Suivez nous :facebooktwitterflux concerts
Samedi 26 mai 2012 : 9523 concerts, 20890 critiques de concert, 4719 critiques de CD.

Critique de concert We Used To Have A Band + Syd Matters + Cocoon


We Used To Have A Band + Syd Matters + Cocoon en concert


5 étoiles, concert à ne pas manquer

Jaime

Nous sommes arrivés pourtant très en avance, mais le temps de faire la queue, de se faire fouiller (par solidarité) et de rejoindre la petite scène cachée au fond dans les pins, nous avons raté les 2 premières chansons de We Used To Have A Band. Dommage.

Le public est déjà attentif au jeu de scène de Marion Rampal et François Richez, tous les deux debout pour l’occasion. Ils sont souriants, plus bavards qu’à l’habitude.
Dans le soleil, du moins dans le jour gris couchant, ils sont bercés d’un jeu de lumières vives dans l’odeur délicieuse de pin humide.
Il est question de Passiòn, il s’assoit. Elle reste debout, femme fière et aimante.
Elle le cherche du regard, le couve, lui est concentré sur son jeu.



Un goéland nous rejoint dans hautes branches du pin le plus proche et profite avec nous de Shadows gone.
Puis François sort de son cocon pour nous expliquer le thème de la chanson suivante, amusante (faire se réconcilier deux amis amoureux de la même personne).
Pour notre plus grand plaisir François chante beaucoup plus qu’auparavant.



Déjà six chansons et il leur faut quitter la scène pour changer de plateau et accueillir Syd Matters.
We Used To Have A Band a à peine le temps de nous donner rendez vous en Avignon dès les jours suivants.

Syd Matters arrive rapidement en scène. Pas de temps perdu à parler pour se raconter des politesses. Ils entament River Sister douce et claire, Wolfmother et ses notes basses et moelleuses. Puis ils prennent le temps de profiter des applaudissements nourris, pour sourire et glisser un "bonsoir".
Jonathan Morali leur leader, a l’œil sur chacun, attentif et précis.




Hi Life nous soulève dans une lumière chaude.
Chacun des 5 musiciens est concentré sur son travail, le corps en alerte, artisans, ils façonnent en direct.
Leur façon de couper leur jeu en plein élan et de nous rattraper pour nous emmener encore plus loin coupe le souffle. Le goéland perché là haut prend certainement des notes.

Et le final de Bones….ce final de Bones....nous laisse perdus dans le noir.

"Nous ne parlerons pas" glisse-t-il dans un sourire entre deux.
Qu’ils trafiquent dans la pénombre ou explosent en pleine lumière on s’accroche.

Le public attrape chaque occasion proposée pour participer (taper des mains, claquer des doigts, siffler), les ceintures attachées sont attachées, prêts au décollage.



I Might Float dans son plus simple appareil, enchanteresse.
Jean-Yves Lozac'hClément Carle (batterie et back vocals) tiennent difficilement en place. Ils sont tous agités d’ailleurs.

Encore un échange d’instrument entre Rémi Alexandre et Olivier Marguerit qui jouent guitare, clavier, flute, percussions etc etc en assurant des back vocals parfaitement.
On vérifie notre ceinture en se frottant les yeux.



Ils interrompent Rest abruptement.
Jonathan capte nos mines incrédules d’un "Ca va ?" : son visage se fend d’un large sourire lumineux et moqueur…avant de renvoyer de plus belle. Oui. Ca va.

L’échappée se poursuit : on change de monture, on glisse, vole, court sur le fil, plane.
Dans l’étrange Anytime Now, soudain plongés dans le noir, comme sous l’eau bercés par des complaintes de baleines, ils nous ramènent à la surface nous laissant divaguer à la surface.

"Merci beaucoup, bonsoir". Tonnerre d’applaudissements et sifflets suppliants.
Un rappel Me and My Horses.

Si je ferme les yeux, j’y retournerai.



Un long, très long changement de plateau pour le troisième et dernier groupe de la soirée. Cocoon.
J’en profite pour le lever le nez et constater qu’on voit les étoiles. On va pouvoir sécher.

L’ambiance de ce groupe après We Use To Have A Band et Syd Matters m’apparaît tellement calme et bon enfant.
Le public est ravi. Les gens se sont amassés vers les barrières. Ils penchent la tête en reprenant en chœur.



Mark Daumail nous explique qu’ils sont très heureux de revenir dans la région après une mésaventure dans le coin (ils glissent un rapide coup de griffe à une salle voisine).
Laissons là la rancune, et continuons.


A nouveau souriants ils proposent des chansons pop sucrées. Ils alternent des reprises variées (Hey ya d’OutKast, Empire State of Mine d’Alicia Keys et JayZ…) et leurs morceaux.

Ces deux jeunes adultes, Mark Daumail (chant et guitare) et Morgane Imbeaud (clavier et chant) sont pourtant bien plus qu’un duo ce soir sur scène : accompagnés de deux violons, un violoncelle / un ukulélé et un batteur. A cette énumération je me mets en face de la scène pour constater qu’ils sont bien tous là. Je peinais à les entendre distinctement.



Leur set est soigné et régulier.
Ils nous encouragent parfois à nous réveiller et à participer. Il se fait tard. Après leur tube Comets et une dernière, nous devons nous en retourner.

Nous nous faufilons parmi les gens bercés de douceur, et rejoignons le chemin sableux sinuant à travers les pins dans la nuit. Finalement après avoir été très inquiets à cause de cette pluie battante, quelle belle nuit d’été au Festival du Gaou.


 


Le festival Festival Europavox : concerts et billetterieLe festival Villette Sonique : concerts et billetterieLe festival Festival Art Rock : concerts et billetterieLe festival Festival Couleurs Urbaines : concerts et billetterieLe festival Festival Primavera Sound  : concerts et billetterieLe festival Au fond du Jardin du Michel (JDM) : concerts et billetterieLe festival Rock Am Ring : concerts et billetterieLe festival Festival Electro Clique : concerts et billetterieLe festival Aucard de Tours Festival : concerts et billetterieLe festival Festival Days Off : concerts et billetterie
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation