Critique de concert Winter by Marsatac : Little Dragon + Gift of Gab + Kavinsky + Surkin

C’est avec curiosité que j’envisageais cette deuxième soirée de la première Winter Session by Marsatac : une programmation éclectique, mêlant electro-pop, rap, trip-hop et deux grosses têtes d’affiche de la scène French Touch, dans un lieu peu aguerri à ce genre d’affiches, le tout pour un billet finalement assez cher. Pari risqué pour les organisateurs !
Alif Tree
Arrivé un peu en retard, j’entre dans la salle pour la fin de la prestation des suédois de Little Dragon, le groupe à suivre en ce moment, qu’on peut notamment retrouver en featuring sur deux titres du nouvel album de Gorillaz.
La soul nappée d’electro délivrée par le quatuor sent bon le métissage intelligent, à l’image de la chanteuse Yukimi Nagano et de ses origines suédo-japonaises. Malgré une salle assez peu remplie, le public présent se laisse charmer par la rythmique lancinante et les trouvailles sonores dont le groupe a le secret.
Changement d’ambiance radical avec l’arrivée sur scène de l’illustre Gift Of Gab : micro en main, le rappeur américain sonne la charge sans coup de semonce au préalable, bien décidé à faire remuer la salle, qui se remplit peu à peu.
Accompagné de son DJ, sourire imperturbable et communicatif aux lèvres, le maître fait montre de son talent et ne se ménage pas pour mettre de l’ambiance, usant de son flow sensationnel à outrance, pour le plus grand plaisir d’un public qui se montre de plus en plus enthousiaste.
Alternant les titres de son nouvel album Escape 2 Mars et les tubes de son duo Blackalicious, Gift Of Gab se sert de toute l’artillerie hip-hop imaginable pour faire monter la température et ravir les tympans en présence. Une belle performance, saluée comme il se doit par un public conquis, dans une salle qui peine malgré tout à se remplir.
C’est au tour de Kavinsky, le mort-vivant préféré de la scène French-Touch, de monter sur scène et de se mesurer au public marseillais, platines en main. Avec un EP à sortir produit par Guy-Man des Daft Punk, et ce après plusieurs années de disette sonore, autant dire que les attentes de la jeunesse fluo sont grandes.
Les hits electro s’enchainent, et si la foule se masse et danse sans retenue, une partie de l’assemblée reste dubitative. Les connaisseurs se laissent porter par la musique, mais une semi-déception se décèle déjà sur leurs visages : la prise de risque est minime, le set prévisible. S’il n’en reste pas moins efficace, on pouvait espérer plus du bad boy versaillais… Mais personne ne boude son plaisir, et ce set mainstream semble ravir la grande majorité de l’assemblée.
C’est maintenant au tour de l’enfant prodige de prendre le contrôle de la soirée : la transition se fait sans interruption sonore et Surkin fait à son tour face à un public déjà acquis à sa cause. A l’opposé de son prédécesseur, le kid propose une playlist éclectique et surprenante qui a ravi mes tympans, et fait chavirer l’assemblée. On retiendra notamment un "Intro" d’Alan Braxe et Fred Falke qui est arrivé à la fois de manière incongrue et parfaite, pour clôturer le set de l’enfant terrible de la French Touch. Surprenant et pourtant terriblement pertinent, à l’image de la performance de Surkin. Ainsi, entre novices et initiés, la rupture est marquée : Kavinsky héros des premiers, Surkin champion des seconds : tout le monde est satisfait !
En conclusion, une soirée agréable, qui s’est peut-être un peu perdue à vouloir s’accrocher à autant de styles différents dans un lieu pas vraiment approprié : ce qui fonctionnait sur le J4 ne marche pas forcément à l’Espace Julien. On regrettera donc que le public n’ait répondu que partiellement présent, au vu de la qualité de la programmation.
Alif Tree
Arrivé un peu en retard, j’entre dans la salle pour la fin de la prestation des suédois de Little Dragon, le groupe à suivre en ce moment, qu’on peut notamment retrouver en featuring sur deux titres du nouvel album de Gorillaz.
La soul nappée d’electro délivrée par le quatuor sent bon le métissage intelligent, à l’image de la chanteuse Yukimi Nagano et de ses origines suédo-japonaises. Malgré une salle assez peu remplie, le public présent se laisse charmer par la rythmique lancinante et les trouvailles sonores dont le groupe a le secret.
Changement d’ambiance radical avec l’arrivée sur scène de l’illustre Gift Of Gab : micro en main, le rappeur américain sonne la charge sans coup de semonce au préalable, bien décidé à faire remuer la salle, qui se remplit peu à peu.
Accompagné de son DJ, sourire imperturbable et communicatif aux lèvres, le maître fait montre de son talent et ne se ménage pas pour mettre de l’ambiance, usant de son flow sensationnel à outrance, pour le plus grand plaisir d’un public qui se montre de plus en plus enthousiaste.
Alternant les titres de son nouvel album Escape 2 Mars et les tubes de son duo Blackalicious, Gift Of Gab se sert de toute l’artillerie hip-hop imaginable pour faire monter la température et ravir les tympans en présence. Une belle performance, saluée comme il se doit par un public conquis, dans une salle qui peine malgré tout à se remplir.
C’est au tour de Kavinsky, le mort-vivant préféré de la scène French-Touch, de monter sur scène et de se mesurer au public marseillais, platines en main. Avec un EP à sortir produit par Guy-Man des Daft Punk, et ce après plusieurs années de disette sonore, autant dire que les attentes de la jeunesse fluo sont grandes.
Les hits electro s’enchainent, et si la foule se masse et danse sans retenue, une partie de l’assemblée reste dubitative. Les connaisseurs se laissent porter par la musique, mais une semi-déception se décèle déjà sur leurs visages : la prise de risque est minime, le set prévisible. S’il n’en reste pas moins efficace, on pouvait espérer plus du bad boy versaillais… Mais personne ne boude son plaisir, et ce set mainstream semble ravir la grande majorité de l’assemblée.
C’est maintenant au tour de l’enfant prodige de prendre le contrôle de la soirée : la transition se fait sans interruption sonore et Surkin fait à son tour face à un public déjà acquis à sa cause. A l’opposé de son prédécesseur, le kid propose une playlist éclectique et surprenante qui a ravi mes tympans, et fait chavirer l’assemblée. On retiendra notamment un "Intro" d’Alan Braxe et Fred Falke qui est arrivé à la fois de manière incongrue et parfaite, pour clôturer le set de l’enfant terrible de la French Touch. Surprenant et pourtant terriblement pertinent, à l’image de la performance de Surkin. Ainsi, entre novices et initiés, la rupture est marquée : Kavinsky héros des premiers, Surkin champion des seconds : tout le monde est satisfait !
En conclusion, une soirée agréable, qui s’est peut-être un peu perdue à vouloir s’accrocher à autant de styles différents dans un lieu pas vraiment approprié : ce qui fonctionnait sur le J4 ne marche pas forcément à l’Espace Julien. On regrettera donc que le public n’ait répondu que partiellement présent, au vu de la qualité de la programmation.
Signature : croc-blancle 05/03/2010
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Photographe : pixxxo
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