Suivez nous :facebooktwitterflux concerts
Mercredi 30 mai 2012 : 9284 concerts, 20898 critiques de concert, 4722 critiques de CD.

Critique de concert Wooden Shjips + The Fresh & Onlys + The Civil Wars (Eldorado Music Festival 2011)


Wooden Shjips + The Fresh & Onlys + The Civil Wars (Eldorado Music Festival 2011) en concert


4 étoiles, bon concert

Jaime



Après les prestations classieuses de Botibol, Megafaun et The Leisure Society la semaine dernière, le réjouissant Eldorado Music Festival se poursuit au Café de la Danse ce jeudi 15 septembre, avec une affiche dominée par la présence des maitres du Space Rock, Wooden Shjips... Pour la première de ce groupe américain à Paris, le public est au rendez-vous et ça fait plaisir ! Mais avant le grand moment de Drone Rock, deux groupes sont programmés, les fort dispensables The Civil Wars et les excellents The Fresh & Onlys...





The Civil Wars

On ne s'étendra pas plus que ça sur la prestation de The Civil Wars... Signalons juste que les deux morceaux entendus ont suffi à nous donner envie de fuir à grandes enjambées : une reprise putassière de Billie Jean de Michael Jackson en version folk pop à deux voix (féminine et masculine) et le dernier titre du set, une sorte de country folk FM avec voix trop travaillées et tout le toutim. Fortement déconseillé si l'on n'apprécie pas la folk pop faite pour servir de bande son à des pubs pour hamburgers dégoulinant de graisse, d'énorme pick ups pollueurs ou que sais-je encore.






The Fresh & Onlys

Juste après, on change radicalement de son avec les très mous mais très marquants The Fresh & Onlys, une groupe américain de garage pop psyché très habile pour trousser des pop songs droguées ou très, très légèrement énervées... Tout ça donne envie de fumer des quantités astronomiques de drogues hallucinogènes et d'appendre à voler dans sa tête en ricanant comme un gros benêt. Une idée lumineuse assurément ! En s'inspirant des grandes heures des Doors de Jim Morrison, du rock garage et de la pop sixties attirée par l'espace, The Fresh & Onlys arrive à offrir au public un concert qui permet de passer un très agréable moment, tout en donnant envie de se pencher sur sa discographie parue sur le mythique label In The Red. Belle découverte !





Wooden Shjips

Bon ben là c'est le moment d'y aller, accrochez vos ceintures, préparez vous au décollage, prévoyez de quoi respirer car ça va planer à très haute altitude : Wooden Shjips est sur scène... Malgré un manque de charisme assez flagrant (la palme à l'excellent organiste, complétement hébété du début à la fin des morceaux) et une communication minimale, ce combo de rock pyché américain est de ceux qu'il faut voir en live, si l'on aime replonger avec délectation dans les riches heures du rock satanique fait pour donner l'impression d'emprunter un vaisseau spatial nuitamment. Le guitariste chanteur Ripley Johnson (qui a de faux airs de Warren Ellis de Grinderman) et sa troupe – un très bon batteur et un bassiste parfait – créent des titres truffés de réminiscences des Stooges (ce son de fuzz démoniaque), du Velvet Underground (ces riffs délétères), de Spacemen 3 (ces odes au psychédélisme torturé) et des premiers albums de Pink Floyd (cette voix de fou dangereux perdu dans le cratère d'un volcan en éruption). Nom d'une pipe, ça c'est du space rock ! Armé d'un son titanesque, qui fera fuir certains spectateurs, Wooden Shjips se lance dans un long tunnel fait de titres tous plus psychédéliques les uns que les autres... L'orgue tournoie de manière menaçante comme un vautour prêt à fondre sur sa proie, la guitare se vautre dans la fuzz, l'écho et les effets étourdissants, la voix résonne comme celle d'un gourou en plein sermon pré massacre, les rythmiques basse batterie se font fortes de faire tourner toutes les têtes façon kraut rock. Grand moment du show, quand certains morceaux arrivent en phase terminale et offrent un génial moment de surplace... Ce qui donne l'impression d'un dé-corporation au dessus du Café de la Danse. Normal d'avoir des hallus, avec les infernales projections se matérialisant sur le mur en brique de la salle et les ventilos qui tournent au dessus pour éloigner la chaleur. Pour un peu on se croirait dans la chambre de Martin Sheen dans la fameuse scène d'Apocalypse Now où il regarde son plafond en étant défoncé comme un âne. Après ce fort joli trip, quand les lumières se rallument, on a un peu de mal à tenir debout... Wooden Shjips : à voir absolument en live ! Pour bruler en enfer et réussir à s'en sortir (presque) vivant !



Prochain rendez-vous programmé dans le cadre du Eldorado Music Festival au Café de la Danse, à Paris : Wave Pictures et Man Man ce soir, 16 septembre 2011...


Liens : www.cafedeladanse.com, www.facebook.com/cafedeladanse, www.myspace.com/thefreshonlys, www.myspace.com/woodenshjips, www.facebook.com/pages/Wooden-Shjips, www.facebook.com/thecivilwars, http://thecivilwars.com.



 


Le festival Festival Primavera Sound  : concerts et billetterieLe festival Villette Sonique : concerts et billetterieLe festival Find Out Festival : concerts et billetterieLe festival Rock Am Ring : concerts et billetterieLe festival Au fond du Jardin du Michel (JDM) : concerts et billetterieLe festival Festival Electro Clique : concerts et billetterieLe festival Festival Couleurs Urbaines : concerts et billetterieLe festival Festival B-Side : concerts et billetterieLe festival Aucard de Tours Festival : concerts et billetterieLe festival Festival Days Off : concerts et billetterie
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation