Critique de concert Wraygunn + Nation All Dust

Soirée longues pattes au Moulin samedi qui recevait Wraygunn sur scène et le team Sud side dans la salle !

Les gars des Aygalades avaient garé leurs vieilles pétoires sur le trottoir devant la salle. Ils sont arrivés en bande, exactement comme les mauvais garçons des années 60 : jean retroussés, boots, la banane gominée, badge sur le revers du perfeceto, boucles d'oreille, tous grands, longilines, les filles qui les suivaient. Putain, tout de suite, on se dit qu'on est vraiment à un concert de rock...
Et on n'a pas été déçu. Les Marseillais de Nation All Dust livrent une première partie tout en rage. Il faut voir le chanteur, jeune freluquet se déhancher comme un beau diable entre deux solos avant de reprendre sa pose favorite : jambes écartés , la tête dans le micro. Alors, bien sûr, leur compo a un peu de mal de sortie de la bouillie noisy pop des années 90.

Il hésite encore entre le mur du son style My bloody valentine et les riffs mélodiques des Pixies...Va falloir choisir les gars, parce que dans la salle, on sent bien que dès que ça part un peu, l'énergie est bonne.

Il y a encore un peu trop de lard autour de l'os, mais la moëlle semble bonne.
Wraygunn, le groupe d'après leur a d'ailleurs peut être montré la voix à suivre.

De loin, le chanteur à la dégaine de Joseph Arthur. De près, il resssemble plutôt à Bashung jeune. La choriste s'habille comme Sheila dans les années 60, le bassiste ressemble à un prof de math avec ses lunettes rondes, le percu, géant noir, est beau comme un dieu (d'après la gente féminine sur place...), le gars au machine a l'air de sortir de l'écurie de Bertrand Burgalat avec son air dégagé et son écharpe gardé autour du cou, le batteur...j'sais pas à quoi il ressemblait.

Bon, bref, qu'est ce qui peut bien sortir d'un tel atelage ? En plus, ils sont portugais mais parle aussi bien que moi le français... Il paraît que c'est la dernière sensation à Paris...Humm, méfi, je me souviens encore de Bloc Party ce printemps dans la même salle...

Et ça commence mal (pour moi) avec des morceaux où les deux choristes (il y a en une autre qui apparaît de temps en temps, avec aussi l'avoir l'air de sortir de chez Sheila) prennent le chant sur des morceaux très dynamiques, mais de cette dynamique pas vraiment mélodique ou emphatique, mais celle qui part sur des ruptures de tempo et hop, ça repart...Bon, moi, je trouve cela un peu artificiel...ça dure, trois, quatre chansons et je commence à me dire "mauvaise pioche". Je ne suis pas le seul d'ailleurs car le public ne réagit pas vraiment.

Et puis, les filles se mettent un peu en retrait et laisse la scène, la musique, la voix, enfin tout au Bashung portugais. Là, un autre concert commence (à moins que cela soit parce que je me suis rapproché de la scène). Et là je comprends pourquoi le team de Sud Side s'est pointé. Le chanteur guitariste (tiens, il ressemble aussi un peu à Shawn Mc Gowan des POgues aussi) met de l'huile sur le feu. Les morceaux se font vraiment plus rocks, incisifs, la mayonnaise prend peu à peu, les symptômes ne trompent pas...J'ai le pied gauche qui commence à battre la mesure, la tête qui hoche et je sens dans mon ventre une putain d'énergie m'envahir. D'autres, devant la scène, se morde la langue pour ne pas lancer un pogo.

Le chanteur qui saute sur la scène finit par enlever sa chemise noire et nous dévoiler un torse maigre, tatoué un peu partout. Il garde ses vieilles ray ban et puis paf, il lâche sa guitare, descend dans le public et se roule par terre en chantant. Iggy Pop ! Le voilà qui se traîne au pied des filles qui ne savent pas comment réagir. Il s'agenouillent collent littéralement son micro sur leur sexe en continuant de chanter ses frustrations ou ses envies. Putain, la température est montée de 10°C d'un coup.

Quand il remonte sur scène, j'aperçois ses pompes, des savates blanches qui, du coup, lui donne un petit côté Nick Cave ! Il boit un eu d'eau et crache tout par terre. Attention, ici, on est pas avec les English, ce mec là ne triche pas, ne pose pas. Le rock, il le vit en revenant à ses fondamentaux : la jeunesse ouvrière pas éduquée qui ne connait pas les bonnes manières et qui déchargent dans des morceaux courts, rapides toute son énergie sexuelle. Rock 'n roll

Ils continueront à jouer encore un bon quart d'heure de folie où le pogo latent finira par éclater devant la scène. Merde, pour un peu, en ressortant de là, on aurait eu envie de foutre le feu aux bagnoles !!!
Le concert durera une heure plus deux rappels.
A lire également sur Concertandco : la chronique d'un afficionado du groupe.
Photos Pirlouiiiit

Les gars des Aygalades avaient garé leurs vieilles pétoires sur le trottoir devant la salle. Ils sont arrivés en bande, exactement comme les mauvais garçons des années 60 : jean retroussés, boots, la banane gominée, badge sur le revers du perfeceto, boucles d'oreille, tous grands, longilines, les filles qui les suivaient. Putain, tout de suite, on se dit qu'on est vraiment à un concert de rock...
Et on n'a pas été déçu. Les Marseillais de Nation All Dust livrent une première partie tout en rage. Il faut voir le chanteur, jeune freluquet se déhancher comme un beau diable entre deux solos avant de reprendre sa pose favorite : jambes écartés , la tête dans le micro. Alors, bien sûr, leur compo a un peu de mal de sortie de la bouillie noisy pop des années 90.

Il hésite encore entre le mur du son style My bloody valentine et les riffs mélodiques des Pixies...Va falloir choisir les gars, parce que dans la salle, on sent bien que dès que ça part un peu, l'énergie est bonne.

Il y a encore un peu trop de lard autour de l'os, mais la moëlle semble bonne.
Wraygunn, le groupe d'après leur a d'ailleurs peut être montré la voix à suivre.

De loin, le chanteur à la dégaine de Joseph Arthur. De près, il resssemble plutôt à Bashung jeune. La choriste s'habille comme Sheila dans les années 60, le bassiste ressemble à un prof de math avec ses lunettes rondes, le percu, géant noir, est beau comme un dieu (d'après la gente féminine sur place...), le gars au machine a l'air de sortir de l'écurie de Bertrand Burgalat avec son air dégagé et son écharpe gardé autour du cou, le batteur...j'sais pas à quoi il ressemblait.

Bon, bref, qu'est ce qui peut bien sortir d'un tel atelage ? En plus, ils sont portugais mais parle aussi bien que moi le français... Il paraît que c'est la dernière sensation à Paris...Humm, méfi, je me souviens encore de Bloc Party ce printemps dans la même salle...

Et ça commence mal (pour moi) avec des morceaux où les deux choristes (il y a en une autre qui apparaît de temps en temps, avec aussi l'avoir l'air de sortir de chez Sheila) prennent le chant sur des morceaux très dynamiques, mais de cette dynamique pas vraiment mélodique ou emphatique, mais celle qui part sur des ruptures de tempo et hop, ça repart...Bon, moi, je trouve cela un peu artificiel...ça dure, trois, quatre chansons et je commence à me dire "mauvaise pioche". Je ne suis pas le seul d'ailleurs car le public ne réagit pas vraiment.

Et puis, les filles se mettent un peu en retrait et laisse la scène, la musique, la voix, enfin tout au Bashung portugais. Là, un autre concert commence (à moins que cela soit parce que je me suis rapproché de la scène). Et là je comprends pourquoi le team de Sud Side s'est pointé. Le chanteur guitariste (tiens, il ressemble aussi un peu à Shawn Mc Gowan des POgues aussi) met de l'huile sur le feu. Les morceaux se font vraiment plus rocks, incisifs, la mayonnaise prend peu à peu, les symptômes ne trompent pas...J'ai le pied gauche qui commence à battre la mesure, la tête qui hoche et je sens dans mon ventre une putain d'énergie m'envahir. D'autres, devant la scène, se morde la langue pour ne pas lancer un pogo.

Le chanteur qui saute sur la scène finit par enlever sa chemise noire et nous dévoiler un torse maigre, tatoué un peu partout. Il garde ses vieilles ray ban et puis paf, il lâche sa guitare, descend dans le public et se roule par terre en chantant. Iggy Pop ! Le voilà qui se traîne au pied des filles qui ne savent pas comment réagir. Il s'agenouillent collent littéralement son micro sur leur sexe en continuant de chanter ses frustrations ou ses envies. Putain, la température est montée de 10°C d'un coup.

Quand il remonte sur scène, j'aperçois ses pompes, des savates blanches qui, du coup, lui donne un petit côté Nick Cave ! Il boit un eu d'eau et crache tout par terre. Attention, ici, on est pas avec les English, ce mec là ne triche pas, ne pose pas. Le rock, il le vit en revenant à ses fondamentaux : la jeunesse ouvrière pas éduquée qui ne connait pas les bonnes manières et qui déchargent dans des morceaux courts, rapides toute son énergie sexuelle. Rock 'n roll

Ils continueront à jouer encore un bon quart d'heure de folie où le pogo latent finira par éclater devant la scène. Merde, pour un peu, en ressortant de là, on aurait eu envie de foutre le feu aux bagnoles !!!
Le concert durera une heure plus deux rappels.
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Photos Pirlouiiiit

le 4 avril 2012 - La Flèche d'Or, Paris (par Pierre Andrieu)

le 7 novembre 2005 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
Le Moulin Marseille


le 23 avril 2008 - Moulin - Marseille (par Pirlouiiiit)
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Lundi 28 mai 2012 : 9085 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 













