Critique de concert Yes

Ce fut le soir du samedi 19 novembre 2011 que Yes joua (pour la millième fois) à Paris. Quand on entre dans la salle, on voit juste la batterie, les claviers et les amplis qui sont installés, et quelque technicien par-ci par-là qui termine les préparatifs.
Puis les lumières s'éteignent (boucan dans la salle) et on entend l'ouverture classique si spécifique à Yes... Et là : surprise ! Une déception nous envahit : ils on remplacé la suite de l'Oiseau de feu de Stravinsky par un air médiocre beaucoup moins excitant. C'est le premier point faible. Cette introduction termine et nous entendons les premières notes de la première chanson du concert : Yours is no Disgrace.
Et bien ils ont très bien joué ce mythique morceau du Yes Album. Nous pouvons donc apprécier les musiciens sur scène, ainsi que le son de leurs instruments. Du point de vue de la sono, c'était du correct un peu juste. La basse était bien forte (mais je ne m'en plains pas), la guitare aussi, les claviers étaient assez faibles, quasi imperceptibles à certains moments. Là où ça clochait, c'est pour la batterie qui était un peu trop forte à mon goût.
Squire : son jeu était parfait, très précis, magnifique. Avec sa Rickenbaker au son rauque, il a charmé la salle entière ! Lui-même était dans une forme assez bonne (je crois même qu'il a maigri), on voyait bien qu'il s'éclatait sur scène, bien qu'il ait joué ces chansons des milliers de fois !
Howe : très bon, excellent. Il n'a pas changé, son agilité est toujours la même. J'ai quand même regretté le fait qu'il ne bougeait pas trop, mais c'est vrai que quand on joue du Yes, on ne peut pas se permettre de faire le pitre ! Il avait l'air un peu vieux et un peu maigre, mais rien que l'entendre jouer valait la peine d'avoir acheté l'entrée au concert.
White : le jour où j'aurais 69 ans, et la forme pour jouer de la batterie comme il l'a fait... ! Il a complètement assuré durant tout le concert. Peut être lui manquait-il un peu de force à certains moments clés (ex : le passage entre Your Move et All Good Peaple) mais dans l'ensemble, c'était satisfaisant.
David : et bien cet homme a considérablement remonté dans mon estime lorsque je l'ai entendu chanter comme Anderson. Il chante comme Anderson, c'est fou ! Mais ce n'est tout de même pas Anderson... Il est quand même arrivé aux fameuses notes dans Heart of the Sunrise (Sharp ! Distance !).
Downes : il a tout juste assuré le strict minimum. Il était médiocre : mais que voulez vous, ce n'est pas Wakeman ou Moraz. Il ne fut même pas fichu de bien jouer sur le morceau Tempus Fugit, le morceau dont lui même a composé la partie des claviers !
La setlist était plutôt satisfaisante... Il y avait l’essentiel des grands classiques :- Yours is no Disgracern- Heart of the Sunrisern- Starship Trooperrn- I've Seen All good Peoplern- Roundaboutrn- Owner of a Lonely Heartrn- And You and Irn- Wonderous Stories Ils ont joué aussi une grande partie de leur nouvel album : Fly From Here. Ce fut les seuls moments un peu barbants pour mon goût...
J'ai quand même regretté un petit Siberian Khatru, ou un America, ou Going for the One. Les claviers n'était vraiment pas très bons, surtout dans Owner of a Lonely Heart, où j'ai l'impression qu'ils se sont tous un peu foirés... Les meilleurs moments furent Roundabout, And You and I (Qu'ils ont merveilleusement bien joué) et la fin de Starship Trooper.
En conclusion, je suis satisfait du concert, ils ont bien joué, ils nous on pas trop cassé les oreilles avec le niveau de son, et la setlist était bien. Bref, ce fut un excellente soirée, et si j'avais l'occasion d'y revenir, j'en serais ravis ! Le prog-rock n'est pas tout à fait mort !
Signature : LoveYes
le 06/12/2011
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