Critique de concert The Young Gods + H-Burns

La première partie est assurée par H-Burns, groupe grenoblois, qui nous présente un répertoire mélancolique et élégant mais peu original, entre rock et folk. Le chanteur est un habitué des lieux, c’est la troisième fois que ce garçon foule la scène du théâtre Denis, et il semble y être heureux. Son jeu de basse est efficace et puissant, le batteur l’accompagne de manière propre sur ces ballades cependant l’autre bassiste semble un peu trop effacé. Ces premiers morceaux plutôt marqués rock sont assez sympathiques même si cela manque parfois de saveur, notamment à cause de leurs intros qui sont faibles.
Le chanteur rappelle dans son chant étrangement Brian Molko (leader de Placebo), on notera d’ailleurs sa générosité et sa sincérité qui sont touchantes. Il délaisse ensuite la basse pour une guitare, sa musique devient alors bien plus folk, cela se révèle finalement ennuyeux mais heureusement ça ne dure que quelques morceaux.
Les gars de H-Burns se montrent meilleurs pour leur dernier morceau, Fires in empty buildings, en effet les riffs sont plus rythmés, le batteur accélère le mouvement, les chants sont comme voilés par les instruments, c’est triste et puissant, on est ici dans la plus pure tradition des groupes garage anglo-saxons.
Enfin, l’attraction principale de cette soirée arrive, les Young Gods, véritables mythes vivants, venus défendre fièrement Knock on Wood, album plutôt orienté vers de la folk assez expérimentale. Le concert débute par un morceau en français très lyrique, mais après le premier refrain tout s’embale, le percussioniste envoie une ambient anxiogène et futuriste, les paroles résonnent telles des incantations. On entre ici dans ce qui a fait le renom de ce groupe, une musique expérimentale inventive et brillante, aux accents électroniques.
La chanson suivante est en anglais, on aperçoit le percussioniste embrayer le mouvement, il guide de belle manière le groupe, dans un genre country/folk innovant avec les superbes vocaux de Franz Treichler, seul rescapé de la formation d’origine. Le public est emballé et va de surprises en surprises durant ce concert, ces gars-là arrivent à chaque morceau là où on ne les attend pas, c’est juste fantastique. On assiste ensuite à quelques morceaux plus acoustiques, le chanteur nous gratifie même d’un solo d’harmonica, c’est plus calme mais toutefois très réussi. Ils enchaînent avec leur chanson Charlotte, petite comptine des plus réjouissantes, qui détend un peu l’atmosphère.
La formation suisse enchaîne par Gardez les esprits, dans une version d’une dizaine de minutes, on se retrouve rapidement comme possédé par cette ambient irrésistible, le public est en apesanteur : ils confirment ici leur réputation de groupe culte aux lives totalement magiques. Leur passé de pionniers industrial/new wave ressurgit sur ce morceau apocalyptique aux sonorités en arrière plan très électroniques. On revient ensuite à une folk agitée et rythmée par un jeu de guitares efficace, Franz Treichler retrouve sa voix grave et éraillée de la période Envoyé, puis sort un mégaphone, c’est jouissif. L’ambiance se calme, le rythme est marqué par un collier de coquillages (assez original avouons-le), ils nous livrent là une musique de très grande qualité.
Les musiciens se retirent sous les applaudissements d’un public conquis, la magie a opéré, et va se poursuivre car ils reviennent pour un rappel de six morceaux. Ce rappel débute par une chanson d’une grande sensibilité nous transportant vers d’autres horizons, le deuxième morceau est excellent, avec des ambiances entre psyché et électro, et un fond sonore que ne sauraient pas renier les Chemicals Brothers. Les guitaristes semblent possédés, leurs instruments sont saturés, le chant est planant encore une fois, on en a le cœur retourné. Le rappel se poursuit, les guitares s’intensifient tandis que des sonorités orientales apparaissent, la voix du chanteur a ici quelquechose de Bowie.
Cerise sur le gâteau, ce dernier saisit son ukulélé à la distorsion énorme, chose rare il faut le concéder, pour une chanson qui nous amène à la conclusion suivante : les Young Gods sont un groupe magique et unique en son genre. Cette soirée fantastique s’achève sur un rock/folk des plus festifs, pour le moins excitant, les héros de la soirée quittent la salle sous les acclamations d’un public ravi.
H-Burns : www.myspace.com/hburnsmusic / Album : How strange it is to be anything at all
Young Gods : www.myspace.comtheyounggods / album : Knock on Wood
Le chanteur rappelle dans son chant étrangement Brian Molko (leader de Placebo), on notera d’ailleurs sa générosité et sa sincérité qui sont touchantes. Il délaisse ensuite la basse pour une guitare, sa musique devient alors bien plus folk, cela se révèle finalement ennuyeux mais heureusement ça ne dure que quelques morceaux.
Les gars de H-Burns se montrent meilleurs pour leur dernier morceau, Fires in empty buildings, en effet les riffs sont plus rythmés, le batteur accélère le mouvement, les chants sont comme voilés par les instruments, c’est triste et puissant, on est ici dans la plus pure tradition des groupes garage anglo-saxons.
Enfin, l’attraction principale de cette soirée arrive, les Young Gods, véritables mythes vivants, venus défendre fièrement Knock on Wood, album plutôt orienté vers de la folk assez expérimentale. Le concert débute par un morceau en français très lyrique, mais après le premier refrain tout s’embale, le percussioniste envoie une ambient anxiogène et futuriste, les paroles résonnent telles des incantations. On entre ici dans ce qui a fait le renom de ce groupe, une musique expérimentale inventive et brillante, aux accents électroniques.
La chanson suivante est en anglais, on aperçoit le percussioniste embrayer le mouvement, il guide de belle manière le groupe, dans un genre country/folk innovant avec les superbes vocaux de Franz Treichler, seul rescapé de la formation d’origine. Le public est emballé et va de surprises en surprises durant ce concert, ces gars-là arrivent à chaque morceau là où on ne les attend pas, c’est juste fantastique. On assiste ensuite à quelques morceaux plus acoustiques, le chanteur nous gratifie même d’un solo d’harmonica, c’est plus calme mais toutefois très réussi. Ils enchaînent avec leur chanson Charlotte, petite comptine des plus réjouissantes, qui détend un peu l’atmosphère.
La formation suisse enchaîne par Gardez les esprits, dans une version d’une dizaine de minutes, on se retrouve rapidement comme possédé par cette ambient irrésistible, le public est en apesanteur : ils confirment ici leur réputation de groupe culte aux lives totalement magiques. Leur passé de pionniers industrial/new wave ressurgit sur ce morceau apocalyptique aux sonorités en arrière plan très électroniques. On revient ensuite à une folk agitée et rythmée par un jeu de guitares efficace, Franz Treichler retrouve sa voix grave et éraillée de la période Envoyé, puis sort un mégaphone, c’est jouissif. L’ambiance se calme, le rythme est marqué par un collier de coquillages (assez original avouons-le), ils nous livrent là une musique de très grande qualité.
Les musiciens se retirent sous les applaudissements d’un public conquis, la magie a opéré, et va se poursuivre car ils reviennent pour un rappel de six morceaux. Ce rappel débute par une chanson d’une grande sensibilité nous transportant vers d’autres horizons, le deuxième morceau est excellent, avec des ambiances entre psyché et électro, et un fond sonore que ne sauraient pas renier les Chemicals Brothers. Les guitaristes semblent possédés, leurs instruments sont saturés, le chant est planant encore une fois, on en a le cœur retourné. Le rappel se poursuit, les guitares s’intensifient tandis que des sonorités orientales apparaissent, la voix du chanteur a ici quelquechose de Bowie.
Cerise sur le gâteau, ce dernier saisit son ukulélé à la distorsion énorme, chose rare il faut le concéder, pour une chanson qui nous amène à la conclusion suivante : les Young Gods sont un groupe magique et unique en son genre. Cette soirée fantastique s’achève sur un rock/folk des plus festifs, pour le moins excitant, les héros de la soirée quittent la salle sous les acclamations d’un public ravi.
H-Burns : www.myspace.com/hburnsmusic / Album : How strange it is to be anything at all
Young Gods : www.myspace.comtheyounggods / album : Knock on Wood
Signature : decapsuleurle 11/10/2009
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