Critique de concert Fiesta des Suds : Shurik’n + Ernesto Tito Puentes + Deschannel + Goran Bregovic + Dj Rebel + Mexican Institute of Sound

Depuis pas mal de temps plus habitué aux soirées underground en petit comité, je fais donc mon retour ce soir dans la catégorie soirée grand public, structures institutionnelles…
Ce soir c’est l’ouverture de la Fiesta des suds, que certain présente comme le pré- ( liminaire à la future sodomie culturelle) Marseille 2013.Énormément de monde ! On fait la queue longtemps pour accéder à la fiesta.Apparemment un record d’affluence a été battu ce soir…
Direction la salle des sucres pour voir Shurik’n, le co-leader des marseillais d’I AM. Je ne connais pas du tout sa discographie solo, mais j’ai toujours apprécié sa grosse voix et le côté simple et direct de ses paroles lucides et sincères.
Le set a déjà débuté depuis un moment, et de loin je me demande si Shurik’n s’est fait cloné…car ils sont deux au micro : identiques avec des gros bras body buidés, le crâne rasé de près et donc la grosse voix…
Les basses détruisent tout, mais bon c’est assez habituel dans les concerts de rap…
C’est plutôt sympathique. Shurik’n prends visiblement beaucoup de plaisir à jouer ici, plaisir partagé par le public. On en est déjà à l’heure des (nombreux) rappels.
Akhenaton fera même son apparition…
Pour ma part je retiendrai surtout Samourai (la main sur le katana) et le freestyle sur la prison et la délinquance que Shurik’n nous a livré sur la fin : dans le genre plutôt terrible !
Pendant ce temps là, Fred (mon ami photographe) est au chapiteau pour le concert d’ Ernesto Tito Puentes. Du coup hélas pas de photos de Shurik’n et c’est donc lui qui va résumer la prestation du trompettiste cubain : le big band nous a fait voyager dans un univers musical très riche allant du jazz à la salsa [putaing j’aime pas la salsa moi].


Le chapiteau de la fiesta a été embrasé notamment grâce au percussionniste qui touche sa race et la joue charmeur… mais aussi grâce à la séduisante senora Fuentes… Bon puisque là on a les photos : voir photos !...
Ensuite c’est un des drames de la soirée institutionnelle : l’opération panini dans ta gueule. Bon pour 5 euros on aurait aimé qu’il soit un peu plus goûteux…et surtout le système : je fais la queue dix minutes pour avoir mon ticket sandwich puis je fais à nouveau la queue dix minutes pour avoir le dit sandwich n’avait rien de convivial ni d’efficace…
Du coup on perd souvent pas mal de temps dans les queues alors que les concerts s’enchaînent eux sans trop de temps mort…
Ensuite, direction le cabaret pour la musique atmosphérique et parfois lancinante des stéphanois de Deschannel. Treize ans que ce projet existe et pour moi c’est la bonne surprise et la découverte de la soirée. Ils sont deux : un clavier/chanteur et un batteur minimaliste et métronomique.

On navigue quelque part entre (bonne) new-wave et krautrock. On aura du mal à leur coller le label " Fiesta " pourtant leur musique robotique et mélancolique provoque comme bon nombre d’autres dans ce style une sorte d’hypnose et de laisser aller à planer au-dessus des buildings et des nuages d’échappement.
Après ces instants en apesanteur, je suis ramené à une réalité beaucoup plus terre à terre : il faut aussi (évidemment) faire la queue pour aller secouer sa queue. Pause pipi compliquée.

Ensuite je m’aventure pour la première fois de la soirée au chapiteau.
C’est l’heure du concert de Goran Bregovic. Bondé de monde évidemment. On joue un peu des coudes pour se rapprocher. A un moment j’ai frôle l’étouffement. Mais ça va on n’a pas appelé le Samu.
Pas super enthousiaste au départ, car j’ai déjà vu le monsieur et surtout il a perdu une partie de mon estime depuis son histoire de plagiat de la mélodie de " In the death car "…
L’ambiance tsigano balkanique est évidemment super bonne pourtant je somnole un peu, la fatigue mais aussi la sensation que le show est un peu trop bien huilé, les blagues de Bregovic (qui parle un très bon français) trop préparées.
Bref, l’ennui guète… donc merci au gars qui m’a entraîné dans une danse collective qui aura eu le mérite de me réveiller. Enfin plus réceptif, j’en n’ai plus rien à foutre qu’il n’y ai pas beaucoup d’originalité à entendre l’archi utilisée Bella Ciao…
On danse, on crie, on se donne la main, on veut une kalach, on veut la peau de Gaudin, Guerini et toute la clique… euh, non pas ça…
On aura droit à une majorité des grands classiques des films de Kusturica et ça se terminera même par Kalachnikov… qui devrait devenir l’hymne marseillais non ?

Ensuite un court retour au cabaret pour le duo Dj Rebel et Dj Djel. On flirte parfois avec la " soupe populaire " ou on a carrément les pieds dedans mais par moment Rebel nous régale de mixs hiphop old school super bien sentis. Pas eu envie de danser mais assez sympa, bô le son a été embelli par quelques jolies filles légèrement éméchées qui se trémoussaient de façon heu…… jolie.

Final, pour nous, à la salle des sucres pour le mix ethno électro disco de Mexican institute of sound. Ils sont trois : une section rythmique (basse batterie) béton et le gars aux machines qui éructe aussi parfois des onomatopées ou des refrains stupides, heu dans leur cas c’est peut-être un pléonasme.
Alors là, j’aurai du mal à donner un avis définitif. Autant j’ai trouvé les lignes de basses disco d’un putassier de la pire espèce autant ces même lignes de basse ont fini par me faire bouger mon corps, à l’insu de mon plein gré… Bref, c’est bien le putassier quand tu es de bonne humeur.
Non, je pense tout simplement que le qualificatif d’efficace résumera assez bien leur prestation. Ce n’est pas musicalement fantastique mais l’imbrication de samples mariachis, de basse disco, de rythme cumbia finit par bien vriller le cerveau et par donner envie d’enlacer la première danseuse venue. J’ai dit enlacer.
Drame de soirée institutionnelle, dernière partie, j’ai soif d’eau… On me refuse un verre d’eau… je suis donc obligé d’acheter une bouteille d’eau minérale : 5 euros, ça fait cher le pack de Cristalline (30 euros donc…). Vive la Fiesta marseillaise.
Ce soir c’est l’ouverture de la Fiesta des suds, que certain présente comme le pré- ( liminaire à la future sodomie culturelle) Marseille 2013.Énormément de monde ! On fait la queue longtemps pour accéder à la fiesta.Apparemment un record d’affluence a été battu ce soir…
Direction la salle des sucres pour voir Shurik’n, le co-leader des marseillais d’I AM. Je ne connais pas du tout sa discographie solo, mais j’ai toujours apprécié sa grosse voix et le côté simple et direct de ses paroles lucides et sincères.
Le set a déjà débuté depuis un moment, et de loin je me demande si Shurik’n s’est fait cloné…car ils sont deux au micro : identiques avec des gros bras body buidés, le crâne rasé de près et donc la grosse voix…
Les basses détruisent tout, mais bon c’est assez habituel dans les concerts de rap…
C’est plutôt sympathique. Shurik’n prends visiblement beaucoup de plaisir à jouer ici, plaisir partagé par le public. On en est déjà à l’heure des (nombreux) rappels.
Akhenaton fera même son apparition…
Pour ma part je retiendrai surtout Samourai (la main sur le katana) et le freestyle sur la prison et la délinquance que Shurik’n nous a livré sur la fin : dans le genre plutôt terrible !
Pendant ce temps là, Fred (mon ami photographe) est au chapiteau pour le concert d’ Ernesto Tito Puentes. Du coup hélas pas de photos de Shurik’n et c’est donc lui qui va résumer la prestation du trompettiste cubain : le big band nous a fait voyager dans un univers musical très riche allant du jazz à la salsa [putaing j’aime pas la salsa moi].


Le chapiteau de la fiesta a été embrasé notamment grâce au percussionniste qui touche sa race et la joue charmeur… mais aussi grâce à la séduisante senora Fuentes… Bon puisque là on a les photos : voir photos !...
Ensuite c’est un des drames de la soirée institutionnelle : l’opération panini dans ta gueule. Bon pour 5 euros on aurait aimé qu’il soit un peu plus goûteux…et surtout le système : je fais la queue dix minutes pour avoir mon ticket sandwich puis je fais à nouveau la queue dix minutes pour avoir le dit sandwich n’avait rien de convivial ni d’efficace…
Du coup on perd souvent pas mal de temps dans les queues alors que les concerts s’enchaînent eux sans trop de temps mort…
Ensuite, direction le cabaret pour la musique atmosphérique et parfois lancinante des stéphanois de Deschannel. Treize ans que ce projet existe et pour moi c’est la bonne surprise et la découverte de la soirée. Ils sont deux : un clavier/chanteur et un batteur minimaliste et métronomique.

On navigue quelque part entre (bonne) new-wave et krautrock. On aura du mal à leur coller le label " Fiesta " pourtant leur musique robotique et mélancolique provoque comme bon nombre d’autres dans ce style une sorte d’hypnose et de laisser aller à planer au-dessus des buildings et des nuages d’échappement.
Après ces instants en apesanteur, je suis ramené à une réalité beaucoup plus terre à terre : il faut aussi (évidemment) faire la queue pour aller secouer sa queue. Pause pipi compliquée.

Ensuite je m’aventure pour la première fois de la soirée au chapiteau.
C’est l’heure du concert de Goran Bregovic. Bondé de monde évidemment. On joue un peu des coudes pour se rapprocher. A un moment j’ai frôle l’étouffement. Mais ça va on n’a pas appelé le Samu.
Pas super enthousiaste au départ, car j’ai déjà vu le monsieur et surtout il a perdu une partie de mon estime depuis son histoire de plagiat de la mélodie de " In the death car "…
L’ambiance tsigano balkanique est évidemment super bonne pourtant je somnole un peu, la fatigue mais aussi la sensation que le show est un peu trop bien huilé, les blagues de Bregovic (qui parle un très bon français) trop préparées.
Bref, l’ennui guète… donc merci au gars qui m’a entraîné dans une danse collective qui aura eu le mérite de me réveiller. Enfin plus réceptif, j’en n’ai plus rien à foutre qu’il n’y ai pas beaucoup d’originalité à entendre l’archi utilisée Bella Ciao…
On danse, on crie, on se donne la main, on veut une kalach, on veut la peau de Gaudin, Guerini et toute la clique… euh, non pas ça…
On aura droit à une majorité des grands classiques des films de Kusturica et ça se terminera même par Kalachnikov… qui devrait devenir l’hymne marseillais non ?

Ensuite un court retour au cabaret pour le duo Dj Rebel et Dj Djel. On flirte parfois avec la " soupe populaire " ou on a carrément les pieds dedans mais par moment Rebel nous régale de mixs hiphop old school super bien sentis. Pas eu envie de danser mais assez sympa, bô le son a été embelli par quelques jolies filles légèrement éméchées qui se trémoussaient de façon heu…… jolie.

Final, pour nous, à la salle des sucres pour le mix ethno électro disco de Mexican institute of sound. Ils sont trois : une section rythmique (basse batterie) béton et le gars aux machines qui éructe aussi parfois des onomatopées ou des refrains stupides, heu dans leur cas c’est peut-être un pléonasme.
Alors là, j’aurai du mal à donner un avis définitif. Autant j’ai trouvé les lignes de basses disco d’un putassier de la pire espèce autant ces même lignes de basse ont fini par me faire bouger mon corps, à l’insu de mon plein gré… Bref, c’est bien le putassier quand tu es de bonne humeur.
Non, je pense tout simplement que le qualificatif d’efficace résumera assez bien leur prestation. Ce n’est pas musicalement fantastique mais l’imbrication de samples mariachis, de basse disco, de rythme cumbia finit par bien vriller le cerveau et par donner envie d’enlacer la première danseuse venue. J’ai dit enlacer.
Drame de soirée institutionnelle, dernière partie, j’ai soif d’eau… On me refuse un verre d’eau… je suis donc obligé d’acheter une bouteille d’eau minérale : 5 euros, ça fait cher le pack de Cristalline (30 euros donc…). Vive la Fiesta marseillaise.
Signature : roohakimle 23/10/2012
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