Critique de concert Zen Guerrilla + Man Made Monster + Gasolheads

Les Gasolheads roulent à fond sur l’autoroute de l’enfer avec le compteur bloqué en 1977. D’accord, ils font parfois une pointe en 1978 et rétrogradent de temps en temps en 1976 mais ça ne va pas plus loin ! Ce groupe en provenance de Marseille a placé la soirée sur les bons rails !
On remarque immédiatement que le guitariste est un sacré poseur : sauts en jouant, pieds sur les retours, moues boudeuses, le catalogue complet du Johnny Thunders moyen ! Le chanteur est, quant à lui, fasciné par Johnny Rotten, dit « Johnny le pourri » en français : mêmes gesticulations sur le micro, cravate, attitude hystérique… Pour prouver encore plus leur fascination pour cette période, ils se servent de l’intro de Pretty vacant des Sex Pistols pour débuter un de leurs morceaux ! Les Gasolheads, n’ont rien inventé mais ils y croient dur comme fer et c’est beau à voir !
On rajeunit de 20 ans en assistant à leurs concerts ! Neil Young l’a très bien dit en 1979 : « The king is gone but he's not forgotten, this is the story of a Johnny Rotten. It's better to burn out than it is to rust. Hey Hey, my my, rock and roll can never die. » All right !
Les Man Made Monster sont, eux aussi, une belle bande de poseurs (à part le batteur qui n’a pas les mains libres) ! Le chanteur et le guitariste ont constamment les jambes écartées comme Elvis « The Pelvis » Presley, ils mettent régulièrement leurs pieds sur les retours de scène et font moult signes du diable avec leurs doigts, pas maladroits ma foi. La pose fait partie intégrante du rock ‘n’ roll, c’est sûr, mais ils n’en oublient pas pour autant du jouer du hardcore punk (appellation non contrôlée !) de fort bon aloi ! J’ai l’impression qu’ils ont progressé ces trois mauvais garçons ! Depuis leur concert en première partie d’(International) Noise Conspiracy, qui était déjà bien, ils ont pris une autre dimension ! Leur set a été un pur moment de bonheur : hurlements, riffs saignants, soli déjantés à la pédale wah wah, basse monstrueuse et batterie enflammée ! Leurs morceaux sont tous rapides, directs, puissants, en un mot, jubilatoires ! Que demande le peuple ? Plus de concerts et un album, bordel de Dieu ! Il paraît que l’album arrive : ça va faire mal, j’en ai bien peur ! Un petit détail : pas la peine de parler en anglais entre les morceaux, on sait que vous êtes du coin les gars ! Si vous continuez comme ça, on parlera de Clermont-Ferrand comme de Détroit : avec des trémolos dans la voix ! (Note à moi même : il y a beaucoup de point d’exclamations, ça doit être l’enthousiasme ! ! ! ! !)
Un public moins déchaîné (sauf moi !) et moins nombreux qu’au Germinal à Bourges mais un concert d’anthologie quand même ! Les Zen Guerrilla sont des dieux du rock ‘n’ roll ! Leur mélange de blues, soul et punk est très explosif : il faut manier leur musique avec précaution sinon ça vous pète entre les oreilles ! ! Dès les premières notes, il se passe quelque chose de surprenant dans mon cerveau : une connexion entre mes deux neurones au niveau d’une synapse me rend heureux et je secoue la tête comme un homme préhistorique ! Que c’est bon la régression !
Petite présentation du combo. Le batteur cogne comme un véritable primate, c’est un croisement entre John Bonham, Keith Moon et Dave Grohl : le résultat est monstrueusement puissant, les baguettes volent, ils ne les rattrapent jamais, il veut seulement cogner, cogner et recogner ! Je plains le responsable de l’entretien du kit de batterie ! Le bassiste, comme son collègue de travail, est capable de tout jouer et il ne s’en prive pas ! Lui aussi a la grande classe !
Le guitariste, moins déchaîné qu’à Bourges, n’en a pas moins mis le feu ! Rythmique en fusion, riffs vengeurs, soli chauffés à blanc, n’en jetez plus ! J’ai récupéré son médiator rouge Jim Dunlop USA grâce à un dénommé Rémi. Et bien, je suis déçu : avec ma guitare à la main, quand je joue, ça ne sonne pas pareil ! J’ai gardé le meilleur pour la fin : le responsable des lead vocals est un colosse de 2 mètres chantant comme un dératé et jouant de l’harmonica comme s’il voulait l’avaler. Sa voix, transformée par le passage dans un ampli distordu, est absolument mémorable ! Ses contorsions, mimiques, crachats, trépignements sont à voir absolument !
Ils savent tout jouer ces quatre là : punk, blues, rock, boogie… Fingers, leur blues soul Motown emprunté à Marvin Gaye, est à tomber, les reprises de Can’t explain des Who et de Moonage daydream de David Bowie sont magnifiques. Oh yeah baby ! Ladies and gentlemen, je n’ai pas de mots assez forts pour décrire mon bonheur d’avoir vu cet immense groupe deux fois en un mois ! Un chroniqueur célèbre surnommé TAD avait prévenu : « Vous avez loupé le MC5 ? Allez voir Zen Guerrilla ! » Il avait raison le bougre ! Je ne regrette vraiment pas d’être revenu spécialement en jet privé de Paris, France. « Thank you so very much ! » nous hurle le colosse à la voix de feu ! « You’re welcome in Clermont-Ferrand ! » aurions nous pu lui répondre (si on savait parler anglais) !
Bon, c’est pas tout ça mais, moi, il faut que je retourne écouter à donf Slow motion rewind et Black eyed boogie mais aussi Captain infinity, Chicken scratch et Barbed wire et et…
Organisons tous ensemble une guérilla zen sur tout le territoire !
(Photos de Zen Guerilla par Flore-Anne Roth à Bourges, le 11 avril 2002. Photos des Gasolheads par Hum! à Marseille)
On remarque immédiatement que le guitariste est un sacré poseur : sauts en jouant, pieds sur les retours, moues boudeuses, le catalogue complet du Johnny Thunders moyen ! Le chanteur est, quant à lui, fasciné par Johnny Rotten, dit « Johnny le pourri » en français : mêmes gesticulations sur le micro, cravate, attitude hystérique… Pour prouver encore plus leur fascination pour cette période, ils se servent de l’intro de Pretty vacant des Sex Pistols pour débuter un de leurs morceaux ! Les Gasolheads, n’ont rien inventé mais ils y croient dur comme fer et c’est beau à voir !
On rajeunit de 20 ans en assistant à leurs concerts ! Neil Young l’a très bien dit en 1979 : « The king is gone but he's not forgotten, this is the story of a Johnny Rotten. It's better to burn out than it is to rust. Hey Hey, my my, rock and roll can never die. » All right !
Les Man Made Monster sont, eux aussi, une belle bande de poseurs (à part le batteur qui n’a pas les mains libres) ! Le chanteur et le guitariste ont constamment les jambes écartées comme Elvis « The Pelvis » Presley, ils mettent régulièrement leurs pieds sur les retours de scène et font moult signes du diable avec leurs doigts, pas maladroits ma foi. La pose fait partie intégrante du rock ‘n’ roll, c’est sûr, mais ils n’en oublient pas pour autant du jouer du hardcore punk (appellation non contrôlée !) de fort bon aloi ! J’ai l’impression qu’ils ont progressé ces trois mauvais garçons ! Depuis leur concert en première partie d’(International) Noise Conspiracy, qui était déjà bien, ils ont pris une autre dimension ! Leur set a été un pur moment de bonheur : hurlements, riffs saignants, soli déjantés à la pédale wah wah, basse monstrueuse et batterie enflammée ! Leurs morceaux sont tous rapides, directs, puissants, en un mot, jubilatoires ! Que demande le peuple ? Plus de concerts et un album, bordel de Dieu ! Il paraît que l’album arrive : ça va faire mal, j’en ai bien peur ! Un petit détail : pas la peine de parler en anglais entre les morceaux, on sait que vous êtes du coin les gars ! Si vous continuez comme ça, on parlera de Clermont-Ferrand comme de Détroit : avec des trémolos dans la voix ! (Note à moi même : il y a beaucoup de point d’exclamations, ça doit être l’enthousiasme ! ! ! ! !)
Un public moins déchaîné (sauf moi !) et moins nombreux qu’au Germinal à Bourges mais un concert d’anthologie quand même ! Les Zen Guerrilla sont des dieux du rock ‘n’ roll ! Leur mélange de blues, soul et punk est très explosif : il faut manier leur musique avec précaution sinon ça vous pète entre les oreilles ! ! Dès les premières notes, il se passe quelque chose de surprenant dans mon cerveau : une connexion entre mes deux neurones au niveau d’une synapse me rend heureux et je secoue la tête comme un homme préhistorique ! Que c’est bon la régression !
Petite présentation du combo. Le batteur cogne comme un véritable primate, c’est un croisement entre John Bonham, Keith Moon et Dave Grohl : le résultat est monstrueusement puissant, les baguettes volent, ils ne les rattrapent jamais, il veut seulement cogner, cogner et recogner ! Je plains le responsable de l’entretien du kit de batterie ! Le bassiste, comme son collègue de travail, est capable de tout jouer et il ne s’en prive pas ! Lui aussi a la grande classe !
Le guitariste, moins déchaîné qu’à Bourges, n’en a pas moins mis le feu ! Rythmique en fusion, riffs vengeurs, soli chauffés à blanc, n’en jetez plus ! J’ai récupéré son médiator rouge Jim Dunlop USA grâce à un dénommé Rémi. Et bien, je suis déçu : avec ma guitare à la main, quand je joue, ça ne sonne pas pareil ! J’ai gardé le meilleur pour la fin : le responsable des lead vocals est un colosse de 2 mètres chantant comme un dératé et jouant de l’harmonica comme s’il voulait l’avaler. Sa voix, transformée par le passage dans un ampli distordu, est absolument mémorable ! Ses contorsions, mimiques, crachats, trépignements sont à voir absolument !
Ils savent tout jouer ces quatre là : punk, blues, rock, boogie… Fingers, leur blues soul Motown emprunté à Marvin Gaye, est à tomber, les reprises de Can’t explain des Who et de Moonage daydream de David Bowie sont magnifiques. Oh yeah baby ! Ladies and gentlemen, je n’ai pas de mots assez forts pour décrire mon bonheur d’avoir vu cet immense groupe deux fois en un mois ! Un chroniqueur célèbre surnommé TAD avait prévenu : « Vous avez loupé le MC5 ? Allez voir Zen Guerrilla ! » Il avait raison le bougre ! Je ne regrette vraiment pas d’être revenu spécialement en jet privé de Paris, France. « Thank you so very much ! » nous hurle le colosse à la voix de feu ! « You’re welcome in Clermont-Ferrand ! » aurions nous pu lui répondre (si on savait parler anglais) !
Bon, c’est pas tout ça mais, moi, il faut que je retourne écouter à donf Slow motion rewind et Black eyed boogie mais aussi Captain infinity, Chicken scratch et Barbed wire et et…
Organisons tous ensemble une guérilla zen sur tout le territoire !
(Photos de Zen Guerilla par Flore-Anne Roth à Bourges, le 11 avril 2002. Photos des Gasolheads par Hum! à Marseille)
Signature : pierre andrieule 04/05/2002
Envoyer un message à pierre andrieu
Voir toutes les critiques de concert rédigées par pierre andrieu

le 27 mai 2005 - La Machine à Coudre, Marseille (par Philippe)

le 8 novembre 2003 - L’Atelier, Thiers (63) (par Pierre Andrieu)

le 11 octobre 2003 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 22 février 2003 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand

le 7 décembre 2011 - Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 13 juin 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 11 juin 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















