Critique de concert Zol + Fabrice Cesario + Emy C + ... (Harsh noise poetry & Modulo discotronic)

Apres le très bon début de soirée passé au calme a la Meson, je décide avant de remonter sur la Plateau (quartier Plaine - Notre Dame du Mont – Cours Julien) de faire un petit crochet par la Machine a Coudre … peut être aussi pour me faire pardonner de ne pas être venu la veille pour la soirée de soutien organisée par Massilia Burning and co.

Autant la veille la Machine a affiché archi complet, autant ce soir c’est plus calme. Il faut dire que venir a une soirée intitulée Harsh noise poetry & Modulo discotronic il faut soit être initié soit vraiment très curieux. Dans mon cas je suis la surtout parce qu’il y a quelques années j’avais chroniqué tant bien que mal les disques d’un certain Zol (label Bourbaki). Je ne sais pas qui est qui mais il se trouve que c’est lui qui attaque. Il s’installe dans un coin de la scène à une petite table ou il y a des machines et une lampe de chevet (en fait un instrument à part entière – voir video plus bas). Très concentré il triturera des sons pendant une petite vingtaine de musique devant un public recueilli. Je dois avouer que ce n’est pas mon type de musique préférée a la base, mais ça n’a pas durer si longtemps que ça donc j’étais encore dans la phase fascination / découverte lorsqu’il a arrêté. Extrême et intéressant.

Apres une courte pause ou Greg Lelay avec sa moustache dessinée sur le front nous passera quelques morceaux étranges, c’est un certain Fabrice Cesario qui viendra s’asseoir sur scène sur un petit coussin, en face d’un gros tas d’instruments, cables, ordi, … posé au milieu de la scène. Très sérieux et caché sous un bonnet, il commencera a tripoter tout cela méticuleusement, mettant délicatement (mais régulièrement) le micro entièrement dans sa bouche.

… ce qui aura l’air de beaucoup amuser deux gars apparemment là par hasard … qui sont d’ailleurs arrivés ici hilares et avaient un peu perdu leur sourire lorsque je suis parti. Il faut dire que la musique de Fabrice Cesario tout comme celle de Zol n’est pas vraiment a vocation festive. Au début je serai la aussi médusé / amusé, mais au bout d’un moment je commencerai a me lasser. Un set un peu plus court aurait peut être été mieux (pour moi en tout cas).

Apres une nouvelle pause DJ (pendant laquelle je suis descendu au bar), ce sera au tour de Emy C de prendre place. Quand je remonterai, je trouverai le sol de la Machine couvert de pages de livres déchirés. Elle accroupie sur le sol devant un magnétophone / radio dont elle change les stations entre les moments ou elle dit ses textes. Ici point d’electro, mais de la poésie ou du slam si vous préférez.

Mais attention pas celui de Grand Corps Malade, plutôt celui de Fred Nevchehirlian. Elle fait semblant de lire, des pages éparpillées par terre ou son livre. Les mots s’enchaînent sans vraiment de sens, mais de l’ensemble se dégage quelque chose. Personnellement j’aime bien écouter ce genre de textes … on se demande toujours dans quelle direction cela va partir. On se laisse porter par ce flow habile …

Cela dit je commence un peu a fatiguer … donc des qu’elle aura fini son set … je quitterai la machine sans avoir vu Greg Lelay & Melanie Diseur qui ont un peu trop tardés a monter sur scène pour moi.

En conclusion, on entend souvent dire que la Machine à Coudre est LA salle punk de Marseille, c’est vrai que c’est la qu’on lieu la plupart des concerts des ex Ratakans and co, mais je dirais plutôt que pour moi la Machine a Coudre est LA salle des découvertes a Marseille … C’est la qu’ont eu lieu les premières soirées Bip Hop, c’est la que Antonio Negro (flamenco puro) joue tous les mois, c’est la que la plupart des groupes de chanson française ont eu leur première chance, … et je vois mal ou ailleurs que ici aurait pu avoir lieu cette soirée …
Plus de photos ici
Bonus video :

Autant la veille la Machine a affiché archi complet, autant ce soir c’est plus calme. Il faut dire que venir a une soirée intitulée Harsh noise poetry & Modulo discotronic il faut soit être initié soit vraiment très curieux. Dans mon cas je suis la surtout parce qu’il y a quelques années j’avais chroniqué tant bien que mal les disques d’un certain Zol (label Bourbaki). Je ne sais pas qui est qui mais il se trouve que c’est lui qui attaque. Il s’installe dans un coin de la scène à une petite table ou il y a des machines et une lampe de chevet (en fait un instrument à part entière – voir video plus bas). Très concentré il triturera des sons pendant une petite vingtaine de musique devant un public recueilli. Je dois avouer que ce n’est pas mon type de musique préférée a la base, mais ça n’a pas durer si longtemps que ça donc j’étais encore dans la phase fascination / découverte lorsqu’il a arrêté. Extrême et intéressant.

Apres une courte pause ou Greg Lelay avec sa moustache dessinée sur le front nous passera quelques morceaux étranges, c’est un certain Fabrice Cesario qui viendra s’asseoir sur scène sur un petit coussin, en face d’un gros tas d’instruments, cables, ordi, … posé au milieu de la scène. Très sérieux et caché sous un bonnet, il commencera a tripoter tout cela méticuleusement, mettant délicatement (mais régulièrement) le micro entièrement dans sa bouche.

… ce qui aura l’air de beaucoup amuser deux gars apparemment là par hasard … qui sont d’ailleurs arrivés ici hilares et avaient un peu perdu leur sourire lorsque je suis parti. Il faut dire que la musique de Fabrice Cesario tout comme celle de Zol n’est pas vraiment a vocation festive. Au début je serai la aussi médusé / amusé, mais au bout d’un moment je commencerai a me lasser. Un set un peu plus court aurait peut être été mieux (pour moi en tout cas).

Apres une nouvelle pause DJ (pendant laquelle je suis descendu au bar), ce sera au tour de Emy C de prendre place. Quand je remonterai, je trouverai le sol de la Machine couvert de pages de livres déchirés. Elle accroupie sur le sol devant un magnétophone / radio dont elle change les stations entre les moments ou elle dit ses textes. Ici point d’electro, mais de la poésie ou du slam si vous préférez.

Mais attention pas celui de Grand Corps Malade, plutôt celui de Fred Nevchehirlian. Elle fait semblant de lire, des pages éparpillées par terre ou son livre. Les mots s’enchaînent sans vraiment de sens, mais de l’ensemble se dégage quelque chose. Personnellement j’aime bien écouter ce genre de textes … on se demande toujours dans quelle direction cela va partir. On se laisse porter par ce flow habile …

Cela dit je commence un peu a fatiguer … donc des qu’elle aura fini son set … je quitterai la machine sans avoir vu Greg Lelay & Melanie Diseur qui ont un peu trop tardés a monter sur scène pour moi.

En conclusion, on entend souvent dire que la Machine à Coudre est LA salle punk de Marseille, c’est vrai que c’est la qu’on lieu la plupart des concerts des ex Ratakans and co, mais je dirais plutôt que pour moi la Machine a Coudre est LA salle des découvertes a Marseille … C’est la qu’ont eu lieu les premières soirées Bip Hop, c’est la que Antonio Negro (flamenco puro) joue tous les mois, c’est la que la plupart des groupes de chanson française ont eu leur première chance, … et je vois mal ou ailleurs que ici aurait pu avoir lieu cette soirée …
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Signature : pirlouiiiitle 11/02/2007
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Photographe : pirlouiiiit
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Machine à Coudre - Marseille


le 10 décembre 2011 - Machine à Coudre - Marseille (par Pirlouiiiit)
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