Critique de concert Zone Libre vs Casey & B.James + Jesus is my girlfriend

Direction Avignon pour le concert de Zone Libre vs Casey et B. James. Zarb' qu'ils ne repassent pas par Marseille, les deux concerts précédents, de même que ceux de Casey en solo, avaient plutôt bien rempli le Poste à Galène et l'Affranchi et surtout avec déclenché une putain d'ambiance. Vu l'intégrité de tous ces gens sur scène, je me dis que c'est pas une question de remplissage et de cachet, et surtout souhaite qu'ils repassent rapidement par chez nous. M'enfing, bien qu'on se soit paumé une heure à la recherche de la salle, poireauté sur le parking glauque en attendant qu'elle ouvre, y a pas à dire le lieux est des plus agréable. J'y étais déjà venu pour Nosfell, mais vu que c'était complet de chez complet, on avait pas pu trop apprécié le local. Là c'est autre chose, l'accueil est vraiment sympa, la bière pas chère, avec happy hour jusqu'à 22h, et surtout plutôt bonne. Y a une terrasse pour les fumeurs et surtout la salle est très belle, avec un très bon son. Bref grande classe.

Photo : Flag' prise lors du concert au Lounge
La première partie est assurée par Jesus is my girlfriend, groupe du coin, que j'avais déjà vu au Lounge (Cf. chronqiue de l'époque) et qui m'avait laissé une très bonne impression, dans la lignée rock indé sous influence Pj Harvey. Duo guitare/voix pour elle et batterie/guitare pour lui. L'influence de PJ est clairement digéré, on a pas droit à du mauvais copier/coller mais à des morceaux saisissant sur lesquels veille l'esprit bienveillant de la dame. On navigue entre les morceaux lents, pesant, rugueux et des montées et explosions soniques, tout ça sous tension permanente. Minimaliste mais efficace, le duo va à l'essentiel. On en reprendra volontiers une dose dans une petite salle.

Après le changement de plateau, la dream team Zone Libre vs Casey et B. James débarquent sur scène. Ils attaquent sur Vengeance et enchaînent sur Les contes du Chaos et Quartiers destructeurs, On est proche de la tracklist du nouvel album. D'entrée je suis saisis par le trio instrumental, mais trouve que Casey et B. James sont un peu en retrait, fatigué. D'autant que j'ai vu Oddateee cette même semaine et que le lascar est carrément efficace et charismatique, que ce soit pour le flow ou la présence scénique. Mais dès Une tête à la traîne, mes craintes sont dissipées. Il faut dire que ce titre est une tuerie, et permet à Casey d'entrer dans le jeu, véritable chorégraphie de combat de boxe, on enchaîne flow haché de Casey, basse répétitive et les J'attends mon heure / Je perds mon temps ! scandés par le public. Ça y est, on est dedans. On on le lâchera pas l'intensité jusqu'à la fin du concert.

Vient la marque de la chaîne, issu du dernier album, avec guitares acérées. Vu que je ne lâcherais pas le frontline à 1m de Sergio, j'ai décidé de renoncer à l'athéisme et me vouer au culte de celui-ci. Non,sans déconner, ce mec est fascinant. Véritable ballet, il enchaîne les katas avec sa guitare, en apesanteur, toujours en mouvement, sauf quand il triture les nombreuses pédales devant lui, créant un magma d'effets bruitistes. Un super autocollant Life is too short for guitar solos barre sa gratte. Et il se consacre sur des rythmiques plombées ou des véritables moments jubilatoires comme l'excellente intro sur A la seconde près, bijou mélodique entêtant, suivi de son petit effet slide, qu'il enchaîne ensuite avec un côté saturé. La fascination face au maître (dans le sens arts martiaux) durera tout le concert. Cela n'enlève rien à la qualité du reste du combo, Marc Sens multiplie les expérimentations avec baguette de batterie, perceuse, petitboitierquivibre (oui je sais, ça doit avoir un nom...). Il induit le côté noise, plus présent dans la version trio, que ce soit décharge sonique ou impulsions indé. Il transforme les sons, les transfigure, on a parfois l'impression qu'il scratche avec sa gratte. Cyril à la batterie incarne toujours la classe absolue.

A la différence de leur premier concert, là on est en présence d'un groupe. En effet, il y a deux ans, j'avais eu la révélation Casey, voyant la dream team en soutien de cette tueuse. Là, l'entité existe vraiment. Voix, grattes, batterie se répondent, composent ensemble. Et la maelström est putain d'efficace. la marque de la chaîne donc avec son je suis inapte à l'intégration qui claque comme une baffe au discours bien pensant. Enchaînement avec Dans nos histoires, un des premiers titres de Casey, tellement bon, et le fascinant Le Mort Vivant, morceau obsessionnel, que l'on se prendra en pleine poire dans un silence quasi religieux. On repart sur le ring avec Si tu me demandes où B. james prouve une fois encore que son flow, sa présence discrète mais puissante, ne le relègue pas au 2e plan. Basse et batterie lourde, gratte aïgue, rapide et obsédante. On est prêt pour Purger ma peine, morceau taillé pour la scène comme on dit, Casey boxe avec les mots. Toujours les même continue dans cette veine belliciste.

Une claque avec Carnet de ma cage, morceau sombre et pesant, où la batterie de Cyril hypnotise et accompagne parfaitement le flow de Casey . Le titre finira dans une chaos bruitiste, que les trois chamans auront le talent de faire durer de façon orgasmique. Je suis en transe. Bon, je vais pas lister tous les titres. On aura droit à l'intégralité du dernier album, avec une mention spéciale pour A la seconde prêt, sa rythmique mortelle (il pourrait presque passer à la radio. Nan, je déconne.) et ces "chaque seconde compte qui te vrillent le cerveau. Et ce Haut lieu du scabreux (je me réserve ce séquestration scandé sur fond de tellurisme sonique pour une prochaine action CGT), où B. James confirme qu'il a toute sa place dans le groupe. On termine avec Ma Haine, titre hargneux et contagieux de Casey et sur l'instrumental de E.L.S.A ou Casey présente le groupe. Hurlements de plaisir de la part du public et déluge sonique sur scène. Comme à leur habitude, pas de rappel mais pas de frustration, on s'est (encore) prit une putain de claque. On le savait mais on a là un des meilleurs groupe de scène de ces dernières années. Un de mes concerts de ce début d'année avec l'Enfance Rouge, le boeuf d'Ahmad Compaoré et Oddateee.

Photos : Pirlouiiiit prise lors du concert à l'Affranchi.

Photo : Flag' prise lors du concert au Lounge
La première partie est assurée par Jesus is my girlfriend, groupe du coin, que j'avais déjà vu au Lounge (Cf. chronqiue de l'époque) et qui m'avait laissé une très bonne impression, dans la lignée rock indé sous influence Pj Harvey. Duo guitare/voix pour elle et batterie/guitare pour lui. L'influence de PJ est clairement digéré, on a pas droit à du mauvais copier/coller mais à des morceaux saisissant sur lesquels veille l'esprit bienveillant de la dame. On navigue entre les morceaux lents, pesant, rugueux et des montées et explosions soniques, tout ça sous tension permanente. Minimaliste mais efficace, le duo va à l'essentiel. On en reprendra volontiers une dose dans une petite salle.

Après le changement de plateau, la dream team Zone Libre vs Casey et B. James débarquent sur scène. Ils attaquent sur Vengeance et enchaînent sur Les contes du Chaos et Quartiers destructeurs, On est proche de la tracklist du nouvel album. D'entrée je suis saisis par le trio instrumental, mais trouve que Casey et B. James sont un peu en retrait, fatigué. D'autant que j'ai vu Oddateee cette même semaine et que le lascar est carrément efficace et charismatique, que ce soit pour le flow ou la présence scénique. Mais dès Une tête à la traîne, mes craintes sont dissipées. Il faut dire que ce titre est une tuerie, et permet à Casey d'entrer dans le jeu, véritable chorégraphie de combat de boxe, on enchaîne flow haché de Casey, basse répétitive et les J'attends mon heure / Je perds mon temps ! scandés par le public. Ça y est, on est dedans. On on le lâchera pas l'intensité jusqu'à la fin du concert.

Vient la marque de la chaîne, issu du dernier album, avec guitares acérées. Vu que je ne lâcherais pas le frontline à 1m de Sergio, j'ai décidé de renoncer à l'athéisme et me vouer au culte de celui-ci. Non,sans déconner, ce mec est fascinant. Véritable ballet, il enchaîne les katas avec sa guitare, en apesanteur, toujours en mouvement, sauf quand il triture les nombreuses pédales devant lui, créant un magma d'effets bruitistes. Un super autocollant Life is too short for guitar solos barre sa gratte. Et il se consacre sur des rythmiques plombées ou des véritables moments jubilatoires comme l'excellente intro sur A la seconde près, bijou mélodique entêtant, suivi de son petit effet slide, qu'il enchaîne ensuite avec un côté saturé. La fascination face au maître (dans le sens arts martiaux) durera tout le concert. Cela n'enlève rien à la qualité du reste du combo, Marc Sens multiplie les expérimentations avec baguette de batterie, perceuse, petitboitierquivibre (oui je sais, ça doit avoir un nom...). Il induit le côté noise, plus présent dans la version trio, que ce soit décharge sonique ou impulsions indé. Il transforme les sons, les transfigure, on a parfois l'impression qu'il scratche avec sa gratte. Cyril à la batterie incarne toujours la classe absolue.

A la différence de leur premier concert, là on est en présence d'un groupe. En effet, il y a deux ans, j'avais eu la révélation Casey, voyant la dream team en soutien de cette tueuse. Là, l'entité existe vraiment. Voix, grattes, batterie se répondent, composent ensemble. Et la maelström est putain d'efficace. la marque de la chaîne donc avec son je suis inapte à l'intégration qui claque comme une baffe au discours bien pensant. Enchaînement avec Dans nos histoires, un des premiers titres de Casey, tellement bon, et le fascinant Le Mort Vivant, morceau obsessionnel, que l'on se prendra en pleine poire dans un silence quasi religieux. On repart sur le ring avec Si tu me demandes où B. james prouve une fois encore que son flow, sa présence discrète mais puissante, ne le relègue pas au 2e plan. Basse et batterie lourde, gratte aïgue, rapide et obsédante. On est prêt pour Purger ma peine, morceau taillé pour la scène comme on dit, Casey boxe avec les mots. Toujours les même continue dans cette veine belliciste.

Une claque avec Carnet de ma cage, morceau sombre et pesant, où la batterie de Cyril hypnotise et accompagne parfaitement le flow de Casey . Le titre finira dans une chaos bruitiste, que les trois chamans auront le talent de faire durer de façon orgasmique. Je suis en transe. Bon, je vais pas lister tous les titres. On aura droit à l'intégralité du dernier album, avec une mention spéciale pour A la seconde prêt, sa rythmique mortelle (il pourrait presque passer à la radio. Nan, je déconne.) et ces "chaque seconde compte qui te vrillent le cerveau. Et ce Haut lieu du scabreux (je me réserve ce séquestration scandé sur fond de tellurisme sonique pour une prochaine action CGT), où B. James confirme qu'il a toute sa place dans le groupe. On termine avec Ma Haine, titre hargneux et contagieux de Casey et sur l'instrumental de E.L.S.A ou Casey présente le groupe. Hurlements de plaisir de la part du public et déluge sonique sur scène. Comme à leur habitude, pas de rappel mais pas de frustration, on s'est (encore) prit une putain de claque. On le savait mais on a là un des meilleurs groupe de scène de ces dernières années. Un de mes concerts de ce début d'année avec l'Enfance Rouge, le boeuf d'Ahmad Compaoré et Oddateee.

Photos : Pirlouiiiit prise lors du concert à l'Affranchi.
Signature : mystic punk pinguinle 24/04/2011
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Photographe : pirlouiiiit
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