Critique de concert ZZ Top / Joe Bonamassa

Retour à Nîmes, ce soir, pour assister au concert de nos chers Barbus customisés, une petite année seulement après leur dernier passage dans le sud.
Et quel concert, non d’une pouf !!
Sont peut être vieux les pépés, mais il semble bien falloir toujours compter sur eux dans ce millénaire. Bon, c’est sur, vaut mieux les voir le plus rapidement possible, toutes leurs prestations ne sont pas toujours aussi bonnes, et Billy Gibbons pas toujours aussi en "voix" que ce soir.
Mais avant de se délecter du show délivré par le trio Texans, c’est une petite heure de blues rock à laquelle nous allons avoir droit de la part de Joe Bonamassa et de son groupe, idéale pour mettre le public dans le bain. Je ne connaissais le garçon que de nom, au travers de critiques élogieuses dans la presse rock, curieux donc, d’entendre sa musique en live. L’occasion faisant le larron, comme dirait ma tante, l’affiche de ce soir permettait donc de se cultiver un peu.
Un Joe Bonamassa qui va arriver tout de blanc vêtu, lunettes noires et guitare double manche, et attaquer les hostilités avec un blues/hard rock bien lourd, suivi d’un road song endiablé dont j’aimerais bien trouver le titre (avis à la population, si quelqu’un peut me renseigner…) avec un solo au milieu aux petits oignons.
Difficile ensuite de ne pas penser à Led Zeppelin à certains (nombreux) moments, comme sur ce So many roads au relent de Since i’ve been lovin’ you ou lors de Blue and evil et son riff qu’on croirait tout droit sortie de la guitare à Jimmy Page . Cette mise en bouche de qualité va se conclure sur une bonne reprise de Young man blues , version The Who .
Et nous pouvons donc en arriver à la conclusion que, ma foi, cette prestation était plutôt sympathique et agréable au final et mériterait sans doute une écoute plus attentive en tête d’affiche.
A peine parti des planches, et déjà s’affairent les roadies sur scène, découvrant les ampli vintage et la batterie de Frank Beard , très classe, en forme de moteur de bécane, avec ventilateur tournant sur la grosse caisse. Toujours le sens du détail les Texans.
Et alors que la pendule se rapproche de l’heure cruciale du début du show, s’élève une olà dans les gradins des arènes, petit rituel de base en ce lieu, qui s’y prête d’ailleurs fort bien. D’autant que les arènes sont quasiment pleine ce soir, et cela, je dois dire, à mon grand étonnement et à ma grande satisfaction aussi.
21h30 pétantes, déboule enfin nos trois compères sur Under pressure . Le son est bon, meilleur que pour la première partie car moins fort et mieux dosé, bien que la voix de Gibbons soit légèrement en retrait sur ce premier morceaux, mais ce détail sera rapidement rectifié.
S’enchaîne ensuite les classiques Waitin’ for the bus et Jesus just left Chicago .
Et on commence à se dire, après cette entame de concert que les ZZ Top semble en bonne forme ce soir.
Et comment ne pas être joyeux et arborer un large sourire, voire éprouver un léger sentiment de jouissance, à la vue de ce show si bien rodé, avec tout ces petits gestes, pas de danses, ou mouvements de tête totalement synchro entre Billy Gibbons et Dusty Hill au fil de la soirée ???
C’est vraiment trop bon !!!!
Ca vous met une de ces pêches !!!
Les pépés sont soutenus visuellement par un écran géant diffusant, au choix, des images de paysages, de sexy jeunes femmes, des bout de clips d’époques, des combats de catch, où encore, plus incongrus, des affiches publicitaires du 19èmè/20èmè siècle.
Le show se déroule de manière classique avec Pin Cushion puis I’m bad, i’m nationwide , avant de prendre un virage un chouia plus blues. C’est d’ailleurs le moment de la classique petite mise en scène humoristique du (grand) père Gibbons , qui le voit répondre aux questions posées en Français par une demoiselle venue sur scène spécialement pour l’occasion. Le père Gibbons qui se verra remettre par deux greluches kitsch au possible, présentées comme techniciennes du couvre chef, un chapeau, LE chapeau, pour faire du blues. Et ainsi d’interpréter le Future Blues de Willie Brown , bluesman des années 30, de manière très personnelle il faut dire, le morceau étant à peine reconnaissable, puis le classique Rock me baby de B.B King .
La parenthèse blues se referme et place à Cheap sunglasses . Bon, habituellement, je ne supporte pas ce morceau qui, à mon sens, s’intègre mal à la setlist. Mais là, après le passage blues, non seulement il ne casse pas la dynamique, mais il permet de repartir vers les terres ZZ Topiennes tout en douceur.
Quelques mesures de My Head in Mississippi , l’occasion pour Gibbons de changer les paroles en "My heads in Nîmes", et s’est parti pour le très beau I Need you tonight. Et même sur ce morceau tout romantique, ce dernier ne peut se retenir de faire l’andouille lors du solo, l’effectuant d’une main, posant l’autre sur sa hanche ou sur l’épaule de Hill, mimant de discuter avec lui, comme s’il se désintéressait de la chanson. Y’a pas à dire, ce petit jeu de scène, tout en douceur et en détails, est vraiment un plus dans le show. Moi, en tout cas, je suis fan. Totalement.
Les barbus (en partie) repartent ensuite dans les reprises de standard et interprètent un Hey Joe, version Hendrix, en hommage à ce dernier.
Juste le temps ensuite pour Dusty Hill de distribuer son médiator à la jeune femme portant les cornes lumineuses d’AC/DC dans les premiers rangs, et s’est parti pour un Brown Sugar, un Party to the Patio bien meilleur que sur album et unGot to paid tout en slide.
Et puis arrive le triptyque magique pour tous les fans du ZZ Top des années 80, à savoir Gimme all your lovin’, Sharp Dressed man et enfin, avec les guitares en fourrures, Legs.
Mais que c’est bon tout ça !!
A ce moment de la chronique, je voudrais faire une dédicace au monsieur en short long à carreaux près de la buvettes à gauche de la scène, torse nu sur la fin de la soirée, totalement à fond pendant l’ensemble du concert. Pas toujours dans le rythme, certes, mais à fond. Et quand je dis "à fond", je reste loin du compte. Alors je sais pas si le monsieur en question lira ces lignes mais je voudrais le remercier de vivre la musique comme ça. Ça me fait toujours extrêmement plaisir ce type d’attitude, qui tranche avec le relatif statisme de l’ensemble des publics. C’est de la musique, du Rock, c’est quasiment tribal, c’est fait pour bouger, bordel !C’est fait pour être en transe !!
Donc, merci monsieur.
La fin du concert approche et voit revenir les ZZ Top en veste à paillettes et à étoiles vertes, pour un rappel classique composé de La Grange et de Tush, qui voit le public des arènes se réveiller enfin un petit peu. Nous n’aurons pas droit, à ma grande tristesse, à Viva Las Vegas comme mon cher et tendre collègue Gandalf a eu à Monaco, mais bon, on n’avait pas le Prince ici, que des Tatoués en familles, quelques jolies pouf et autre rockers divers.
Et voilà, 1h30 pile et puis s’en vont mais ne boudons pas notre plaisir car nous avons eu droit ce soir à un très bon concert de nos Texans.
Un cri du cœur : allez voir les ZZ Top tant qu’il en est encore temps.
Et quel concert, non d’une pouf !!
Sont peut être vieux les pépés, mais il semble bien falloir toujours compter sur eux dans ce millénaire. Bon, c’est sur, vaut mieux les voir le plus rapidement possible, toutes leurs prestations ne sont pas toujours aussi bonnes, et Billy Gibbons pas toujours aussi en "voix" que ce soir.
Mais avant de se délecter du show délivré par le trio Texans, c’est une petite heure de blues rock à laquelle nous allons avoir droit de la part de Joe Bonamassa et de son groupe, idéale pour mettre le public dans le bain. Je ne connaissais le garçon que de nom, au travers de critiques élogieuses dans la presse rock, curieux donc, d’entendre sa musique en live. L’occasion faisant le larron, comme dirait ma tante, l’affiche de ce soir permettait donc de se cultiver un peu.
Un Joe Bonamassa qui va arriver tout de blanc vêtu, lunettes noires et guitare double manche, et attaquer les hostilités avec un blues/hard rock bien lourd, suivi d’un road song endiablé dont j’aimerais bien trouver le titre (avis à la population, si quelqu’un peut me renseigner…) avec un solo au milieu aux petits oignons.
Difficile ensuite de ne pas penser à Led Zeppelin à certains (nombreux) moments, comme sur ce So many roads au relent de Since i’ve been lovin’ you ou lors de Blue and evil et son riff qu’on croirait tout droit sortie de la guitare à Jimmy Page . Cette mise en bouche de qualité va se conclure sur une bonne reprise de Young man blues , version The Who .
Et nous pouvons donc en arriver à la conclusion que, ma foi, cette prestation était plutôt sympathique et agréable au final et mériterait sans doute une écoute plus attentive en tête d’affiche.
A peine parti des planches, et déjà s’affairent les roadies sur scène, découvrant les ampli vintage et la batterie de Frank Beard , très classe, en forme de moteur de bécane, avec ventilateur tournant sur la grosse caisse. Toujours le sens du détail les Texans.
Et alors que la pendule se rapproche de l’heure cruciale du début du show, s’élève une olà dans les gradins des arènes, petit rituel de base en ce lieu, qui s’y prête d’ailleurs fort bien. D’autant que les arènes sont quasiment pleine ce soir, et cela, je dois dire, à mon grand étonnement et à ma grande satisfaction aussi.
21h30 pétantes, déboule enfin nos trois compères sur Under pressure . Le son est bon, meilleur que pour la première partie car moins fort et mieux dosé, bien que la voix de Gibbons soit légèrement en retrait sur ce premier morceaux, mais ce détail sera rapidement rectifié.
S’enchaîne ensuite les classiques Waitin’ for the bus et Jesus just left Chicago .
Et on commence à se dire, après cette entame de concert que les ZZ Top semble en bonne forme ce soir.
Et comment ne pas être joyeux et arborer un large sourire, voire éprouver un léger sentiment de jouissance, à la vue de ce show si bien rodé, avec tout ces petits gestes, pas de danses, ou mouvements de tête totalement synchro entre Billy Gibbons et Dusty Hill au fil de la soirée ???
C’est vraiment trop bon !!!!
Ca vous met une de ces pêches !!!
Les pépés sont soutenus visuellement par un écran géant diffusant, au choix, des images de paysages, de sexy jeunes femmes, des bout de clips d’époques, des combats de catch, où encore, plus incongrus, des affiches publicitaires du 19èmè/20èmè siècle.
Le show se déroule de manière classique avec Pin Cushion puis I’m bad, i’m nationwide , avant de prendre un virage un chouia plus blues. C’est d’ailleurs le moment de la classique petite mise en scène humoristique du (grand) père Gibbons , qui le voit répondre aux questions posées en Français par une demoiselle venue sur scène spécialement pour l’occasion. Le père Gibbons qui se verra remettre par deux greluches kitsch au possible, présentées comme techniciennes du couvre chef, un chapeau, LE chapeau, pour faire du blues. Et ainsi d’interpréter le Future Blues de Willie Brown , bluesman des années 30, de manière très personnelle il faut dire, le morceau étant à peine reconnaissable, puis le classique Rock me baby de B.B King .
La parenthèse blues se referme et place à Cheap sunglasses . Bon, habituellement, je ne supporte pas ce morceau qui, à mon sens, s’intègre mal à la setlist. Mais là, après le passage blues, non seulement il ne casse pas la dynamique, mais il permet de repartir vers les terres ZZ Topiennes tout en douceur.
Quelques mesures de My Head in Mississippi , l’occasion pour Gibbons de changer les paroles en "My heads in Nîmes", et s’est parti pour le très beau I Need you tonight. Et même sur ce morceau tout romantique, ce dernier ne peut se retenir de faire l’andouille lors du solo, l’effectuant d’une main, posant l’autre sur sa hanche ou sur l’épaule de Hill, mimant de discuter avec lui, comme s’il se désintéressait de la chanson. Y’a pas à dire, ce petit jeu de scène, tout en douceur et en détails, est vraiment un plus dans le show. Moi, en tout cas, je suis fan. Totalement.
Les barbus (en partie) repartent ensuite dans les reprises de standard et interprètent un Hey Joe, version Hendrix, en hommage à ce dernier.
Juste le temps ensuite pour Dusty Hill de distribuer son médiator à la jeune femme portant les cornes lumineuses d’AC/DC dans les premiers rangs, et s’est parti pour un Brown Sugar, un Party to the Patio bien meilleur que sur album et unGot to paid tout en slide.
Et puis arrive le triptyque magique pour tous les fans du ZZ Top des années 80, à savoir Gimme all your lovin’, Sharp Dressed man et enfin, avec les guitares en fourrures, Legs.
Mais que c’est bon tout ça !!
A ce moment de la chronique, je voudrais faire une dédicace au monsieur en short long à carreaux près de la buvettes à gauche de la scène, torse nu sur la fin de la soirée, totalement à fond pendant l’ensemble du concert. Pas toujours dans le rythme, certes, mais à fond. Et quand je dis "à fond", je reste loin du compte. Alors je sais pas si le monsieur en question lira ces lignes mais je voudrais le remercier de vivre la musique comme ça. Ça me fait toujours extrêmement plaisir ce type d’attitude, qui tranche avec le relatif statisme de l’ensemble des publics. C’est de la musique, du Rock, c’est quasiment tribal, c’est fait pour bouger, bordel !C’est fait pour être en transe !!
Donc, merci monsieur.
La fin du concert approche et voit revenir les ZZ Top en veste à paillettes et à étoiles vertes, pour un rappel classique composé de La Grange et de Tush, qui voit le public des arènes se réveiller enfin un petit peu. Nous n’aurons pas droit, à ma grande tristesse, à Viva Las Vegas comme mon cher et tendre collègue Gandalf a eu à Monaco, mais bon, on n’avait pas le Prince ici, que des Tatoués en familles, quelques jolies pouf et autre rockers divers.
Et voilà, 1h30 pile et puis s’en vont mais ne boudons pas notre plaisir car nous avons eu droit ce soir à un très bon concert de nos Texans.
Un cri du cœur : allez voir les ZZ Top tant qu’il en est encore temps.
Signature : jorma
le 12/07/2010
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le 12/07/2010
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Photographe : yann b
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>> Réponse (le 17/07/2010 par Gandalf) Yeah merci pour la chro Eric, et super photos encore une fois Yann ! Pour "Viva Las Vegas", en effet vous n'aviez pas le prince, et c'est dommage car meme si c'est pas un titre fabuleux, il fait plaisir à voir, car rare dans leurs setlists il me semble. Pour le reste, setlist identique. > Réagir à cette critique
>> Réponse (le 29/07/2010 par Tina La Killer)


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