Critique de concert ZZ Top

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C’est devant un Olympia complet, malgré des prix à la limite de l’inabordable (de 80 à 140€), que se produisait le trio mythique de rockeurs barbus (à l’exception notable du batteur, dont le nom de famille est pourtant Beard – "barbe" en anglais). Le groupe aux 50 millions d’albums vendus, qui tourne sans interruption depuis 1969, réunit un public intergénérationnel, même si la moyenne d’âge dans la salle est logiquement assez élevée.
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Pas de doute non-plus sur l’âge des protagonistes lorsqu’ils arrivent sur scène : barbes désormais blanches, mais sourire malicieux toujours aux lèvres, les rockeurs texans ne semblent pas un instant lassé par ces années passées sur les routes du monde entier. Et la voix rauque de Billy Gibbons n’a rien perdu de son charme, se révélant tout aussi envoûtante qu’au début de sa carrière.
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Billy Gibbons
S’ils n’ont plus la vigueur de leurs 20 ans, les trois compères compensent par une extraordinaire présence sur scène. Malgré cette formation minimaliste, qui n’a jamais variée en plus de quarante ans, ils emplissent la vaste scène de L’Olympia de leur inoxydable aura. Livrant sans fioriture le blues rocailleux qui a fait leur succès, les ZZ Top sont toujours très solides techniquement, malgré quelques mollesses vite pardonnées.
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Le concert monte petit à petit en puissance, enchaînant le nouveau single I Gotsta Get Paid, efficace, au classique Jesus Just Left Chicago, puis dans l’ordre à Pincushion, Heaven, Hell Or Houston, My Head’s In Mississippi et Beer Drinkers & Hell Raisers. Le premier tube intervient au bout de 35 minutes de concert et il s’agit du mythique Gimme All Your Lovin, dont le refrain est immanquablement repris en chœur par un public sage, mais déjà chaud. En fond de scène défilent quelques images du clip qui met en scène la fameuse Ford Coupe 1933 rouge, emblème du groupe. Le morceau vaut une première grosse ovation au trio, qui réussit à conquérir sans mal le public de L’Olympia.
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Billy Gibbons
Après une grosse heure de show, c’est Sharp Dressed Man et son riff dévastateur qui viennent en remettre une grosse couche et offrir à Gibbons, Beard et Dusty Hill un nouveau triomphe. Quelques minutes plus tard, les deux barbus se saisissent de guitares recouvertes de fourrure blanche pour interpréter Legs, dernier titre avant le rappel.
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Dusty Hill
Ce rappel, justement, débute par Tube Snake Boogie, belle intro avant de lancer l’incontournable et toujours aussi jouissif La Grange, interprété dans une version supersonique et extended qui met enfin la salle en transe. Le groupe achève ce final époustouflant en enchaînant sans répit sur le dernier tube de la soirée, le carrément hard rock Tush, avant de quitter rapidement la scène, sous une énorme (mais courte) ovation.
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Billy Gibbons
Avec beaucoup d’humour (notamment quand Gibbons s’essaye au français) et une interaction permanente avec le public, les ZZ Top étaient là pour faire plaisir au public, mais aussi pour se faire plaisir. Malgré les années, la bande semble s’amuser toujours autant sur scène, et cette joie communicative est une des clefs de la réussite de ce concert. L’autre est bien-sûr ce déluge de riffs crasseux imparables qui vous font rouler dans la poussière comme un tumbleweed dans le désert texan. Avec ses basses vrombissantes et ses percussions simplistes, le trio a toujours cherché l’efficacité et la trouve depuis bientôt un demi-siècle.
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Au tableau des points négatifs, on ne notera qu’un petit manque de puissance vocale, finalement bien peu dommageable et qui mérite à peine d’être souligné. Pour le reste, les ZZ Top auront livré une prestation sans faute, à la hauteur de ce qui était attendu d’eux. A voir, toujours et encore…
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Merci à Pierre et Alice chez Gérard Drouot Productions.
Signature : fredcle 13/08/2012
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Photographe : fredc
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