Une soirée placée sous le signe des musiques sombres, entre hip-hop et indus, hum alléchant. Kill the Thrill on est accro à Liveinmarseille.com mais que ce soit Picore ou Dalëk, je ne connaissais que sur disque et c'est ma foi fort bloquant.
Etant encore uen fois arrivé à l'heure annoncée, je poireaute un bon moment. Raah même un jeudi ça va finir à pas d'heure, dure réalité envisagée le lendemain au taf vu le manque de sommeil...
Kill the Thrill
Pas grave, Picore déboule sur scène. Curieux de voir ce que ça donne sur scène. Leur son sur www.myspace.com/p1core et le fait qu'ils soient signés sur Jarring Effects préfigure que du bon. Leur premier morceau est essentielement machines et rappellent furieusement le dub indus obsessionnel d'Ez3kiel.
Kill the Thrill
Mais au fil du set, Picore distille sa différence, faite de sons de clarinettes et trompettes free voire d'instant planants sur fond de rythmiques lourdes aux machines, à la basse et à la batterie. Des sons bien bloquant aussi avec la fameuse "antenne" qui réagit au vibration de la paume de amin (vue la premiere fois pour moi avec Jon Spencer).
Kill the Thrill
Mais la furie indus n'est jamais absente, notement avec un morceau où ils sortent une disqueuse qui en plus du fatras bruyant, innonde de gerbes d'étincelles la scène. Du meilleur effet et ça se fond avec la musique.
Kill the Thrill
Sur quelques morceaux, ils prennent le mic pour injecter du hip hop dans leur musique oppréssante. Au final un groupe plus atypique qu'à ce que je m'attendais et aux ambiance bien différente sur scène que sur disque.
Ensuite Kill The Thrill, vu tout ce que l'on a écrit sur eux, je en vois rien à rajouter que de vous encourager à lire nos anciennes chroniques.
Toujours intègres, toujours imperiaux, leur musique sans concession envoûte touours autant, avec, cette fois il me semble, la voix plus mise en avant.
Le dernier album de Dalëk, Abandoned language est fascinant. Sombre, oppressant, viscéral, n’hésitant pas à faire des incursions du côté de la musique industrielle, leur hip hop prend aux trippes.
Le set fut à l'image de l'album. Un mec aux machines mais qui passe ausi pas mal de temps à danser, haranguer le public, un autre qui balance furieusement sur sa gratte des riffs lourds et le MC au flow percutant.
Les boucles des machines sont répétitives, nous emportant dans une transe mécanique, parfois en sortent des sons plus étranges, à la fois indus et malsain.
Ajoutez à cela des riffs obsessionels à la guitare et on obtient un maëlstrom sonore envoûtant. On est porté tout au long du concert par le flow hypnotique du MC, entrainé par lui dans cet univers fascinant.
A la fin du set, je sors épuisé, vidé par cette musique finalement extrêmement physique.
Pas vu Picore pour cause de concert de Benoit Morel (ex-La Tordue) au Poste à Galène ... Je suis arrivé pendant le set de Kill The Thrill.
J'ai regretté l'absence de lumières pendant le début, puis la scène a commencé à s'éclairer ce qui a magnifier les morceaux de Kill The Thrill. C'est en effet indispensable, car autant dans une petite salle comme la Machine à Coudre on peut s'en passer, autant ici (comme à la MJC Mirabeau à l'époque) où le groupe est assez loin du public, il faut quelque chose pour compenser le côté statique des 3 Kill (surtout Nico).
J'aime beaucoup leur musique, mais regrette parfois le côté un peu monotone de celle ci, et toujours cette absence de batteur qui confère aux morceaux une rigidité certaine. A noter sur la fin du set, un morceau chanté en .../... >> La suite