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TOOL

Summum de Grenoble   30 mai 2006

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    Le Summum de Grenoble est bien rempli lorsque le sol se met à trembler. Il est 21h et la foule sait que derrière le rideau, le bassiste Justin Chancellor est en train de nous balancer des secousses sismiques destinées à faire de nous des organismes protéiformes. En effet, les lumières s’éteignent et l’on aperçoit enfin le musicien ainsi que le guitariste Adam Jones qui entame les arpèges lancinants de Lost Keys (Blame Hofmann). Les quatre écrans géants derrière la scène nous livrent des images psychédéliques et Danny Carey et Maynard James Keenan, respectivement batteur et chanteur de TOOL, font leur entrée pour le titre suivant, Rosetta Stoned. Notons la disposition particulière du groupe, qu’on décrira « en croissant de lune » avec les guitariste et bassiste sur les côtés, le batteur et le chanteur au centre, légèrement en retrait. Ici pas de singer sous les projecteurs ; Maynard sera constamment dans une semi-pénombre, reflété par la lumière d’un des écrans géants, gesticulant et se contortionnant, torse nu avec son chapeau de cow-boy. Tandis que le bassiste agite sans cesse sa crinière, on remarquera l’impressionnant stoïcisme du guitariste, dont seul le bras gauche et la main droite bougent de manière constante, alors qu’il nous balance de riffs massifs et des licks à couper au couteau durant tout le set.

    Le son est tout simplement monstrueux, même si la voix, spécialement sur Rosetta Stoned, est quelque peu noyée par la basse cataclysmique. TOOL enchaine avec deux titres de l’album Aenima, Stinkfist (peut-être le plus apprécié par la foule) et Forty-Six & 2, avant de replonger dans des contrées plus récentes avec Jambi. Et oui, comme le dit Maynard, « new album, new Tunes ». Le solo de guitare est reproduit avec une précision nanométrique par Jones et on louera d’une manière générale le travail des musiciens, extrêmement concentrés, qui restituent avec brio les sonorités de leurs différentes chansons. Schism et Right in Two poursuivent les hostilités, le public hoche de la tête, joue les kangourous et ondule selon l’humeur du moment. On remarquera que les adeptes du pogo sont peu nombreux – en raison probablement des rythmiques le plus souvent en mid-tempo – et que les spectateurs peuvent ainsi jouir tranquillement du show sans se faire marcher sur les pieds toutes les deux secondes (oula, je commence à me faire vieux). D'ailleurs, la majeure partie du public était assise, "reléguant" environ 250 personnes dans la fosse.

    La foule acclame alors le riff d’intro de Sober, qui fait figure d’antiquité puisqu’il s’agit d’un titre datant du premier album (1993) mais qui conserve toute sa fraiche noirceur. Enfin, TOOL nous livre Lateralus, l’un des moments forts du concert, surtout pour ce qui est de sa conclusion asphyxiante et des écrans projetant des spirales hypnotiques. Les lumières s’éteignent et les quatre musiciens s’assoient côte à côte en regardant la foule du Summum, qui produit alors un boucan d’enfer pour exhorter le groupe à poursuivre avec le rappel programmé qui contient une plage électronique aux claviers introduisant Vicarious et Aenema. 22h30. Cette fois c’est terminé. Maynard et ses potes se font l’accolade et saluent le public de Grenoble qui demeure heureux mais groggy après une telle explosion d’images et de sons. Parmi les petites variations, on citera l’intermède rallongé de Stinkfist ainsi que le lick central de Schism qui est joué de manière plus speed par Jones. Enfin, Carey se fend d’un solo de batterie avant Sober.

    Le groupe a reproduit ce soir une setlist assez semblable aux gigs donnés ces derniers jours lors de la tournée aux Etats-Unis, faisant la part belle aux titres du nouvel album 10'000 Days, sorti au début du mois de mai et dans le Top 3 du Billboard depuis lors. Pas mal pour un groupe dont personne n’a entendu parler. On pourrait regretter le fait qu’il n’y ait pas eu de première partie, mais en même temps, j’ignore la proportion du public qui aurait jeté davantage qu’une oreille distraite… Dans tous les cas, un concert fabuleux qui malgré quelques problèmes d’acoustique et une setlist sans surprises, fait montre de l’incroyable maîtrise scénique de TOOL. Le groupe passe le 28 juin au Zénith de Paris. Je ne vous dis rien de plus.


    Setlist Grenoble, le 30 mai 2006

    Lost Keys (Blame Hofmann)
    Rosetta Stoned
    Stinkfist
    Forty-Six & 2
    Jambi
    Schism
    Right In Two
    Sober
    Lateralus


    Vicarious
    Aenema

    (article dispo ici : http://systool.over-blog.com)

    Signature : SysTooL
    le 02/06/2006
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