Festival Aluna : 22 Juin
C’est la cinquième édition de ce festival qui se niche dans un grand camping ardéchois. La capacité a été portée à 20 000 festivaliers maximum par soir grâce à des travaux réalisés cet hiver afin d’aménager l’espace Jenifer où se situe la grande scène. Un petit espace avec des échoppes où sont vendus quelques productions locales permet également de s’alimenter en spécialités régionales et 'internationales' en payant avec la monnaie locale (l’Aluna : sorte de jeton en plastique de 1€ ou 0,5€). Pas forcément facile à échanger lorsqu'il y a du monde… s’il reste des jetons ! Pour se rafraîchir, bières et vin peuvent être également servis dans les quelques bars répartis autour de l’espace Jenifer. Les verres sont consignés et il vous en coûtera 1€ de plus lors de la première consommation… à vous de ramener le verre pour récupérer la consigne. Lors de la prestation de Manu Chao, il était néanmoins assez difficile de se déplacer avec tout ce monde… et boire un coup pouvait vite devenir une épreuve. L’organisation du Festival a vu grand cette année. Monter la capacité des spectateurs à 20 000 par soir n’est pas sans risques. Si les première (8000 pers. environ) et troisième (6000 pers. ) soirées se sont déroulées comme sur des roulettes, la deuxième était sold-out bien avant l’heure (seules 1000 places étaient encore disponible à 14h au guichet pour éviter le marché noir) et a posé bien des soucis aux organisateurs pour juguler la (trop) grande file d’attente des festivaliers qui se pressaient (c’est le moins que l’on puisse dire !) sous la chaleur accablante à l’entrée du site. De plus, le service de sécurité s'est parfois comporté envers quelques spectateurs de façon beaucoup moins prestigieuse que ce qui était noté sur leur tee-shirt. Pour ne pas ternir l'image de ce fabuleux festival en devenir, espérons que, l'année prochaine, ce soient des personnes plus compétentes (et patientes...) qui réguleront les journées de forte affluence.
Un système de navette était mis en place pour accéder au site depuis les parkings à Ruoms... Mais de nombreux courageux préféraient gravir à pied les quelques kilomètres qui leur restaient à faire… il ne fallait pas oublier sa bouteille d’eau ! Pour le retour, après les concerts, ces mêmes navettes vous ramènent au parking à partir de 23h30, mais là encore, il a été difficile à l’organisation d’éviter l’attente trop longue lors d’une affluence élevée. Le petit chemin 'balisé' que devaient emprunter les festivalier ne voulant pas prendre les navettes manquait un peu d'éclairage.
En entrant sur le site, on découvre une grande scène (22 mètres de hauteur, 46 mètres de large et 21 mètres de profondeur) tout en bas et une autre très modeste à coté du village d’artisants. Cette dernière servira dès 17h d’apéritif pour les 2 premiers concerts journaliers. A partir de 19h, c’est sur la grande scène que ce passe le show. Le son, puissant, parfois un peu trop fort au goût de certains spectateurs, est de bonne qualité. Mais impossible de trouver des bouchons d’oreilles pour les spectateurs voulant se protéger des risques auditifs. Il est d’ailleurs étonnant que ce ne soit pas obligatoire d’en mettre à disposition des festivaliers lors d'une telle manifestation…
Globalement, ce festival grandissant devra, pour être parfait, améliorer certains points délicats... Ceci dit, l'organisation était parfaite pour les journées de vendredi et dimanche... Gageons que lors de la prochaine édition, le premier Week-End de juin 2013, ces problèmes seront résolus et je suis sûr que les organisateurs y réfléchissent déjà... afin d’y passer des moments inoubliables sous la lune…
22 juin: 8000 personnes
The Elderberries :
Sur la petite scène le deuxième groupe de la journée commence à jouer son Stoner-rock puissant, avec ces riffs cinglants aux influences des 70’s. Les 5 membres déroulent leur Rock fiévreux et sauvage, procurant au public présent devant la scène une bonne énergie. La lourdeur des riffs et la basse très présente, voire un peu dégoulinante, soutien bien la rage du chanteur. En tournée pour leur 3eme album, ce power trio anglo-saxon mérite le détour…
Le titre phare à noter bien gras et rock
Here till dawn , c’est du lourd ! Cela en début de festival, ça le fait bien ; pas mal de personnes étaient bien surprises par cela, mais après tout, c’est le but d’un festival, faire découvrir de nouveaux talents !!
Ce groupe qui revendique presque une décennie d’expérience (s’étant formé en 2003) devrait, on leur souhaite, faire longue route !!
Pour les découvrir à votre tour aller sur leur myspace et leur facebook et le reste :
http://www.myspace.com/theelderberries
www.theelderberries3.com
www.youtube.com/elderberriesofficial
www.theelderberries.bandcamp.com
Julian Perretta
Une fois cette première découverte, direction maintenant une scène plus grande, avec un jeune qui en fait n’est plus vraiment tout jeune dans le domaine de la musique, enfin, il a sa petite notoriété surtout auprès des jeunes filles. Il s’agit de
Julian Perretta .
Ce jeune nous joue une pop anglaise, bien calibrée par les maisons de disques, bien dans les clous comme on dit. Mais il faut avouer que ça marche ; le public est là, les cris aigus de ses fans et des midinettes s’entendent, donc ça passe.
Coté musique, depuis son titre
Wonder why , en 2010 qui était pas mal pop sur une bonne base de gratte acoustique,
Julian Perretta continue sa lancée ; ses titres sonnent parfois comme du
Mika même, bref, le style un peu la voix haut perchée, et quelques riffs entrainant, parfois rock and roll ; mais ca reste léger, pop.
Ce jeune fait aussi un peu penser à
Phoenix , par ses airs ; d’ailleurs, il a fait une reprise d’eux,
if I fell better, mais version un peu électro ; là, pour le coup, il s’est raté ; je pense que le groupe d’origine doit juste se contenter de toucher les royalties !!
Mais bon, sur scène, le petit assure pas trop mal ; ça crache quand il faut, les musiciens sont là, ça tourne. La veille, il était sur Paname à jouer avec un groupe du sud, si, si, le groupe
SOMA (petite pub pour eux ! héhé) Lors de sa prestation, l’artiste
Perretta nous fera une reprise de
Miss You , des
Stones, ainsi que de
Steve Wonder avec
Superstition
Chanteur à minettes, mais pas mauvais sur scène, on pourra écouter ce que fait ce jeune sur les plateformes légales, sur Deezer. Pour les fans inconditionnelles, le facebook pour lui poster vos cris qui raisonneront sur le web !!
https://www.facebook.com/julianperretta
Lou Reed
Hasard d’une déprogrammation (les
Cranberries se sont désistés au dernier moment !), un "remplaçant" de luxe s’est dévoué pour assurer l’intérim… et quel remplaçant !!
Le public avait la chance de voir une des légendes de Rock lors d’un de ses cinq concerts en France ! Quel bonheur d’entendre en live, que dis-je, de VOIR en live
Lou Reed interpréter ses plus grands titres (
Sweet Jane, Héroïne, Sad Song, Walk on the Wild Side pour les plus connus..) avec sa formation. D’un statisme scénique incroyable,
Lou Reed met cependant en avant son violoniste pour quelques solos précis à faire péter les cordes de son archer.
Le Groove est puissant, les dissonances maîtrisées comme il en a le secret et sa voix, quoi qu’on dise, a toujours ce grain et cette chaleur qui lui sont propres… Les fans se reconnaissent vite et les plus jeunes semblent parfois rester interloqués par cette musique témoin de l’époque New-Yorkaise de
Lou Reed et de son légendaire
Velvet Underground …
Son titre inter-planetaire
Walk on the Wilde Side fera chanter la fosse. La mélancolique
Sad Song (de l’album
Berlin produit par
Bob Ezrin ) est magnifiquement interprétée avec sa tourne au violon lancinante.
Lou Reed restera
Lou Reed , et c’est comme cela qu’on veut le voir…
Izia
Quelle famille ! La fille d'
Higelin a trouvé l’énergie pour faire sa place sur la scène rock… et quelle énergie ! Du rock sans concession, la hargne et l’humour se rencontrent dans son show, avec une petite pointe de provocation, juste ce qu’il faut pour que le public réponde avec frénésie à ses avances.
Apres son premier album éponyme, avec quelques titres qui tuent comme
Back In Ttown qu’elle a fait tourner sur pas mal de plateau comme
Taratata,
One shot not, au alors le fameux
Let Me Alone qui commence tout doucement avec la gratte et qui se finit en tonnerre,
Izia nous revient avec son nouvel opus
So Much Trouble qui réjouira les fans !
Sur cette scène elle défend donc des titres comme bien sur
So Much Trouble qui porte l’album !!
Une prestation où l’on retrouve parfois un grain de voix à la
Janis Joplin, donnant à l’interprétation des titres de ses 2 albums toute la mesure de son talent. Ses musiciens soutiennent un rock carré et agressif et c’est une tornade qui va et vient, de droite à gauche… Sa prestation laisse l’impression d’une grande maturité artistique chez cette jeune femme d’à peine 21 printemps… elle a de qui tenir !
Le son est clair, puissant et le ‘lighteu’ fait du bon boulot ! Une bonne découverte pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore…
Elle n’hésitera pas à provoquer le public, dans la plus pure tradition ‘Rock-and-Roll‘ pour dire de bouger à "ceux qui picolent des bières..." de "bouger leur cul (…) pour gueuler leur joie d’être ici en Ardèche et pas sur Paris et avec cette vie de taré" comme elle dit, avec tout le bordel citadin !!
Fracassant au moins 4 micros sur la scène, elle a fait le show, à sa manière ! Et vive la révolution du téton ! Elle fera quelques titres à la fin du concert en soutif, et ça n’ajoutera que du bon à ce concert !! Bref , ‘Rock and Roll attitude’ à tous les étages comme le dirait Monsieur
Manœuvre !
Pour découvrir son nouvel album, vous pouvez aller sur toutes les plateformes légales, etc… Le truc habituel pour une telle artiste ! On ne la présente plus !
http://www.facebook.com/Iziamusic
Shaka Ponk!!
Après cette magnifique prestation, nous avons eu droit à un groupe qui envoie du lourd. Ce groupe allie vidéo, sons et lumières à la perfection. Le groupe qui monte en flèche, qui a été récompensé aux victoires de la Musique. Cette formation, c’est bien sûr
Shaka Ponk!!
Un chanteur qui déchire, une chanteuse avec une présence énorme, un batteur fou, un guitariste de malade, un bassiste à fond, un clavier pleins de sons, voilà de quoi faire un show digne de ce nom !
Je les avais déjà vu sur Avignon, et idem, le shoot ne baisse pas d'un ton pendant toute la prestation !! C’est à fond dès le départ !
Les riffs limite métal se fondent sur des sons électro, avec un fond rock et le tout en hurlant de manière précises, le public est là, ça crie, ça gueule ! Bref, l’extase !! Ils ont chanté dans l’ensemble les titres de leur album, dont la chanson la plus calme en fait qui est
My name is Stain
Tous leurs titres fonctionnent bien, les intro mettent en place le rythme, les refrains sont hyper carrés, le tout s’envolent parfaitement. Les titres s’enchainent
let’s bang", I’m picky...
Ce qui est fort chez eux, c’est bien leur alliance avec ce fond animé, avec leur Kong nommé Goz qui s’anime, symbolisant le groupe ! Il fait partie intégrante du groupe en fait. La synchronisation entre les chanteurs et Goz est parfaite lorsque ceux-ci se mettent devant l’écran circulaire.
Festival Aluna : 23 juin (complet)
Arthur H
Sous une chaleur accablante, ‘avé’ les cigales en fond, commence à chanter l’autre enfant du grand
Higelin… et demi-frère
Izia, présente la veille sur la grande scène. Le son du clavier résonne, les accords de "Ulysse et Calypso’ annoncent des rythmes chaloupés… En chemise et lunettes noires, avec sa voix envoûtante et grave,
Arthur H déroule son set mêlant des ambiances cinématographiques et des paroles teintées de surréalisme, naviguant tel un flibustier entre des terres intimistes, et poétiques. Parfois Jazzy, parfois plus électrique, voir presque funky-disco, sa musique fait bouger les festivaliers, déjà très nombreux… la soirée s’annonce chaude en attendant
Manu Chao.
Tantôt à la guitare, ou derrière son clavier,
Arthur H semble prendre du plaisir et ses chansons déroulent toutes seules, accompagnant doucement mais sûrement la nuit qui s’avance… Ce formidable pianiste et auteur sait parfaitement nous emmener dans des histoires légères et feutrées.
Ses titres tels que
Ma dernière nuit à New York City , ont retenti comme des hymnes. A signaler aussi, une ballade très douce issue de l’album de
Mystic Rumba de 2010 :
Luna Park .
Pour un de ses derniers titres,
Arthur H interprète
Est-ce que tu m’aimes et là le public un grand "ouiiiiii". Il a apparemment, un public qui lui est fidele et qui connait tous ses titres !
Caravan Palace
Ensuite, place à un autre style de musique, plus électro, plus "rythmé" ; ce groupe c’est
Caravan Palace
Là on passe au registre électro-swing endiablé ! La chanteuse est une vraie pile, qui saute de partout, une présence scénique, une énergie folle !! Coté musicien, un violoniste talentueux commencera le concert avec une intro très longue, mais qui, très efficacement, mettra en place le décor et l’ambiance.
Leur titre hyper dansant et très connu
Jolie coquine a pris là une grand ampleur. Pourtant je connais bien ce morceau, mais là, les watts à fond et l’ambiance donnent une autre dimension ; je redécouvre alors ce groupe et sa force.
Ce mélange de jazz et d’électro donne réellement envie de danser ; imaginez un peu presque 20 000 personnes dansant sur cela !
Caravan Palace a dû bien apprécier son public ce soir là !!
A noter que ce groupe est quand même relativement jeune car il a sorti son premier album en 2008 et le tout nouveau est sorti le 5 mars 2012. Donc une telle ascension en si peu de temps lui promet un bel avenir.
Pour retrouver les dates de la tournée de
Caravan Palace, aller sur concertandco.com tout vous sera dévoilé !!!
Thomas Dutronc
Apres cela, place à
Thomas Dutronc digne héritier de son père !! Thomas marque bien son empreinte par son style manouche classe. D’entrée la bonne humeur est au rendez vous. Son swing manouche est rehaussé de violon et des 3 autres guitares qui l'accompagnent.
Sur scène, il joue ses "classiques" qui sont bien connus du public et qui, il faut l’avouer, bien entrainants. Ceci a été stoppé net par un gros crash son a 20h45. Thomas et ses musiciens essaient alors de combler ce vide, mais cela fut vite rétabli et c'est reparti pour faire bouger le public nombreux. Par contre côté photo, on ne verra (presque) rien ; aucun photographe n’est autorisé sur ce plateau. Gentil le Thomas mais pas cool coté presse. Personne n’est parfait ! (Sauf mon télé-objectif…) Pour suivre sa tournée, aller sur l’agenda concertandco.com…
http://www.concertandco.com/artiste/thomas-dutronc/billet-concert-30099.htm
Dyonisos
Après
Dutronc, place au dieu de la vigne, du vin et de ses excès !! j’ai nommé
Dyonisos !!! Comment embraser une scène aussi rapidement qu’une étincelle ? Tout simplement en faisant jouer la bande à
Mathias Malzieu ! C’était presque les locaux du festival, sans le coté péjoratif du terme, mais disons plutôt les voisins Drômois...
L’énergie déployée par les musiciens, tels des ressorts infatigables, est incroyable… Leur musique est à l’image de leur tournée :
Bird and Roll. De l’énergie à l’état pur, associée à une créativité très prolifique amenant beaucoup d’originalité à ce rock déjanté. La place du violon de Babeth apporte à l’ensemble cette énergie nécessaire au son
Dyonisos. Les guitares envoient du riff cinglant (parfois à la perceuse !), les silences sont suivis par des relances détonantes… Les musiciens font aussi le spectacle.
Mathias saute, joue avec la le public, se donne, transforme une reprise de volée de Platini en but qui fait gagner la France en quart de finale face aux espagnols… dans un cri de joie digne du stade de France… (Hélas, l’incantation n’aura pas d’effet, l’équipe de France ayant finalement perdu ce soir-là 2 à 0 contre l’Espagne !).
Dyonisos fera danser le
Bird’and Roll aux quelques privilégiés qui auront la chance de monter sur la scène. Un set composé de quelques extraits de leur dernier album et de titres plus anciens qui deviennent maintenant des tubes incontournables (
Song for a Jedi ).
Le son très puissant fait résonner la cage thoracique. Et puis, comme à chaque concert que j’ai eu la chance de voir, ce moment de communion avec le public où
Mathias se fait porter à bout de bras par les spectateurs jusqu’à la console son pour haranguer la foule avec son mégaphone, et enfin repartir à l’assaut de la scène par le même chemin, terminant en roulade, épuisé par cette épreuve, mais peut être indispensable pour se recharger en énergie… allez savoir !
Comment être déçu par une prestation de
Dyonisos ? Ne pas aimer le Rock’n’Roll… et encore… la surprise sera de taille !
Pour leurs autres date de tournée aller sur :
http://www.concertandco.com/artiste/dionysos/billet-concert-16315.htm
Manu Chao
Le voilà enfin... Celui pour qui tout ce monde s'est déplacé dans un épique parcours du combattant ! Après que
Dionysos eut allumé la mèche, le public, devant la scène, chauffé à blanc explose et se déchaine dans un mouvement de foule, certains spectateurs, comprimés sur les crash barrières, auront du mal à respirer tellement il n'y avait plus de place, même pour une goutte de sueur ! Assister à la première date de sa nouvelle tournée européenne est à ce prix !
Des feus de Bengale seront même allumés par certains spectateurs, déchainant (un peu trop aux gouts de certains !) la réaction des si peu prestigieux molosses de la sécurité de scène. Mais la fête est bien présente et l'ambiance survoltée... le public danse et ça, c’est la magie
Manu Chao
Avec son groupe
La Ventura formé de 3 musiciens (basse, batterie et guitare électrique),
Manu Chao commence à chanter en s’accompagnant de sa guitare et propose son inimitable univers qui a fait son succès, ce métissage de langues et de musiques emmenant les spectateurs vers des pays lointains, témoignage de ses multiples voyages… 1h30 de show prévu sur le programme, mais ce sera après plus de 2 heures de spectacle et 3 rappels plus tard que les festivaliers seront repus... et encore !
Ces plus grands tubes seront bien évidemment chantés (
Me Gusta Tu, Clandestino ,...) ou même
King Kong Five , pour les nostalgiques de la
Mano Negra, et seront repris en chœur par la foule... Mais il y aura aussi quelques titres inédits ! La puissance de la sono arrosera de mélodies et de rythmes excentriques tous les alentours du site.
(Les balances du matin étaient entendues au bord de l’Ardèche…) Le public y perdrait bien volontairement son âme (et ses scandales...) dans cette transe latino si attendue pendant cette chaude journée, et c’est le micro sur son cœur qu’il a dit au public ‘à bientôt’…
Pour le dernier jour, le 24 Juin, 5000 personnes étaient présentes
La chaleur est étouffante... La fournaise du sud !!!!
Axel
Et dire qu’il faisait 10°C à Paris lors de l’ouverture de cette troisième journée du festival ! La chaleur n’a pas démotivé ce jeune chanteur de Valence, qui s’est produit à 17h00 sur la petite scène…
Axel, de son vrai nom
Axel Reynaud interprète ses titres en solo, à la guitare ou au clavier, devant les premiers festivalier qui n’ont rien voulu manqué du plateau du jour… C’est un univers romantique que décrit …
Axel dans ses chanson et en français…
Ses Chansons décrivent une ambiance intimiste, avec des reflets d’adolescence avec ses doutes et ses passions. Un joli grain de voix
C’est assez basique, mais ça passe plutôt bien ; on sent que ses textes sont encore "jeunes", mais rappelons qu’il est né en 1994. Donc tout jeune !!!! Ses influences principales sont The Beatles, Cabrel et Goldman ou Aubert. Tout cela rassemblé donne ce jeune homme.
Pour l’instant pour écouter ce qu’il fait, ce n’est pas possible ; en recherchant son nom sur le net, je suis tombé sur son facebook :
https://www.facebook.com/pages/AXEL/202179809889763
Aucun lien donc pour faire sa découverte auditive, si ce n’est de guetter une autre date de concert. Affaire à suivre !!
La Cafetera Roja
Ensuite, sur cette même scène, là je prends une claque !!
Le deuxième concert sur la petite scène met en exergue une tribu aux accents internationaux, puisque c’est quatre nationalités et cinq langues qui se sont rassemblées dans
La Cafetera Roja… Et avec une parité que leur envierai nos responsables politiques !
Une pop sympathique teinté de reggae et ragga de belle facture Violoncelle. Ce groupe me fait penser un peu à
True Live (à écouter !!!) Ce groupe donne de l’émotion ! Au début, ça paie pas de mine, on se demande ce qu’ils vont nous servir et puis vlan, la mâchoire qui prend en vrac !! Ça jette !! La voix de la chanteuse est très fine, juste ce qu’il faut, un timbre nickel ! Le chanteur, assure aussi et complète bien le chant.
Niveau musique, la base basse-batterie est hyper carré (le bassiste est quand même marrant, à gesticuler dans tous les sens pour faire 4 notes, mais bon, c’est son style !) ; ce duo basse-batterie fait mène l’ensemble, ca fait très hip hop parfois, à cela s’ajoute le violoncelle qui donne une touche exotique et pour finir la guitare électrique qui joue des petits riffs juste ce qu’il faut aussi, très basique mais bien efficace.
Ce groupe a tout compris : ne pas en faire trop, mais juste ce qu’il faut : Comme disait
Miles Davis : "rien de sert de faire beaucoup de notes, il faut juste jouer les bonnes" .
Sans oublier la touche reggae associée à une reprise des
Beatles (
Eleanor Rudby( )… étonnant et rafraîchissant vers la fin du concert, bref tout ça est un bon mélange, de la pop-bluesy ! Tels les bons vins ardéchois, le mélange de ces cépages musicaux apporte de la vitalité et de plus en plus de monde vient jeter un coup d’œil sur ces sons entraînant… A voir, par curiosité, histoire d’être agréablement surpris…
Pour découvrir ce tout jeune groupe qui n’a que 4 ans, qui sort son second album enregistré en Octobre 2010 et sortie en février 2011 et qui nous vient de Barcelone, aller sur leur site :
http://lacafeteraroja.com/
Inna Modja
Apres cette jolie découverte, un peu de glace, un peu de bière contre ce soleil … On souffle un peu et c’est reparti pour voir
Inna Modja ! Là on est sur de la pop-soul rythme&Blues !
Le live démarre durement, car c’est assez dur de faire bouger les gens avec la chaleur (pas d'ombre devant la scène !!) mais quelques fans la soutiennent et transpirent à grosses gouttes).
La jeune artiste mettra aussi bien l’ambiance en déroulant ses titres qui, en live sonnent assez bien. Malgré comme je l’ai déjà dit, la chaleur, les gens bougeront bien sur ce live. A la fin de son concert, nous aurons droit au single bien connu :
French cancan vous savez le fameux "Monsieur Sainte Nitouche"
Pour enflammer le public elle fera une reprise
Georges Michael avec
I Want your sex plus rock'n'roll que l'originale. Le show est là, les musiciens assurent, bref, un spectacle sympa à voir.
Ayo
Apres cela, nous avons eu droit à
Ayo. Jeune artiste très sympa, qui n’est pas mauvaise au babyfoot ! Beaucoup de sensualité dans ses chansons, très douces.
Ayo a un bon jeu de guitare, un bon rythme.
Sur cette prestation, le bassiste n’était pas non plus un inconnu. C’était le bassiste de Monsieur
Bernard Lavilliers, il s’agit de
Thierry Fanfant .
Pendant son spectacle elle fera une reprise des
Jackson 5,
i want you back ; le public explosera !! Sa voix se marie bien à cette tonalité, et les musiciens derrière rendent très bien le morceau.
Elle interprétera les titres de son dernier album Billie-Eyes de 2011.
Ayo joue aussi très bien du piano et nous fera une belle version de son titre
How many people ? ainsi que
I can’t où c’est elle qui fera l’intro, rejoint par ses musiciens.
Ayo aime vraiment le public de l’Aluna ! Elle n’hésite pas à descendre dans la foule, chanter une reprise de Bob et elle fait tout le tour de l’espace Jenifer.
Hubert-Félix Thiéfaine
Enfin, pour terminer la soirée, voici venu le temps du chanteur maudit (par les paillettes de la télé, mais pas par les nombreux fans venu voir l'une de ses rares apparitions scéniques...). Maudit par les gens qui ne comprennent pas cet univers hanté ou post apocalyptique décrit dans ces chansons, cet écorché vif déroule ces tubes (anciens et plus récents) dans son rock lourd et puissant, asséné de riff par un guitariste énervé et par des basses précises et lourdes.
Depuis plus de trente cinq ans de carrière et seize albums plus tard, toutes les générations écoutent ou ont écouté au moins un peu du
Hubert-Félix Thiéfaine , surtout dans leur jeunesse où sa poésie Rimbaldienne mêlant l'amour, la mort et la folie touche les âmes.
Les fans d'
Hubert-Felix reprennent en chœur
Loreleï, et
la Fille du Coupeur de Joint sera encore cette invitée tant attendue. Une prestation de bonne qualité, qui n'a pas déçu son public...
Rendez vous l’an prochain, le premier Week-End de juin, pour une nouvelle édition de ce (certes jeune) festival, mais qui a passé un palier prometteur cette année…
Rédaction : Galoubet (T.E), Lionel DEGIOVANNI
Photos : Galoubet, Lionel DEGIOVANNI