Marseille du du 12 au 14 janvier 2012 Dans la douce continuité de Jazz sur La Ville, La Meson et Le Cri du Port se réunissent à nouveau pour proposer une thématique « Autour du Piano ». Pour l'occasion, la Meson accueille l'un des beaux pianos de l'Atelier Rossignol.
Duo Cathy Heiting - Jonathan Soucasse (festival Autour du Piano) - 13 janvier 2012 - la Meson - Marseille (critique écrite le 16/01/2012 par Pirlouiiiit)
Tout juste arrivé de La Friche où j’ai assisté à la renaissance de d’Aqui Dub, alors que je suis en train d’accrocher mon vélo à l’emplacement poubelles en tout près de l’entrée de la Meson, j’entends la puissante voix de Cathy Heiting et le piano de Jonathan Soucasse à travers la porte ! Il y a .../...
Tout juste arrivé de La Friche où j’ai assisté à la renaissance de d’Aqui Dub, alors que je suis en train d’accrocher mon vélo à l’emplacement poubelles en tout près de l’entrée de la Meson, j’entends la puissante voix de Cathy Heiting et le piano de Jonathan Soucasse à travers la porte ! Il y a l’air d’avoir une sacré ambiance là dedans … et là je me dis que c’est surement mort pour le hot-dog que je comptais manger à l’intérieur …
Cathy Heiting et Jonathan Soucasse sont deux drôles de loustics qui ont tout un tas de projets comme Sudden Jazz, Si Bizet était une femme, Piano Dansé (la première fois que je l’avais vu lui), un Piano à la Mer (la première fois où je les avais vus tous les deux), qui si je ne me trompe pas sont tous basés sur l’interprétation (souvent abracadabrante sinon en tout cas bien personnelle) de tubes des 2 derniers siècles.
N’étant pas spécialement fan de reprises (il n’y a que dans le jazz où je commence à le tolérer) je n’ai pas eu l’occasion de les voir si souvent que cela, mais là entre la Friche donc et la Machine à Coudre (qui ne commencera pas avant 22h au mieux) j’en profite. De plus cette date fait partie comme celle de Nicolas Cante à la Cité de la Musique de la 5ème édition du festival Autour du Piano organisé par La Meson.
Finalement lorsque je rentre nous ne sommes pas si nombreux que ça (une trentaine de personne – il doit rester des saucisses !). Tout le monde est confortablement assis contre le mur et fais face à Jonathan et Cathy qui à mon entrée son en train de faire un morceau très jazz. La voix de Cathy est en effet bluffante … je comprends pourquoi McYavell (qui aime beaucoup les belles voix féminines jazz) est sous le charme du duo. Et dans tous les registres (même Opéra). Ce qui veut dire que le jeu de Jonathan est tout aussi varié !
Ce qu’il y a de très agréable chez eux c’est qu’avant tout malgré leur talent / adresse ils ne se prennent pas au sérieux. En ça ils me rappellent un peu Opossum (en moins électrique). Ils sautent du coq à l’âne, parfois même en plein morceau osant des mash-up (comme on dit) à faire pâlir de jalousie DJ Zebra. Leurs domaine de prédilection restant quand même l’âge d’or du jazz vocal semble-t-il, mais aussi de la disco …
Bref que des morceaux que tout le monde connait plus ou moins, magnifiquement interprétés et avec le sourire, voire avec des rires. Ils mettront véritablement le feu, lui partant dans des délires flamenco/claquettes (Meson oblige) et elle n’hésitant pas à inviter des spectateurs à danser avec elle. Je me retrouverai comme tout le monde à fredonner les chansons et ne pourrait et déposerai même mon appareil pour taper dans mes mains ..
Le concert finira après de multiples rappels (il faut dire vue l’épaisseur du carnet de paroles ils ne pouvaient pas nous faire croire qu’ils n’avaient plus de morceaux à leur répertoire. Ce soir je n’ai certes entendu que des reprises, mais de morceaux dépoussiérés et joués / chantés avec un tel enthousiasme et une telle liberté que c’était rafraichissant. Ajouter à cela qu’il restait des hot-dogs et vous comprendrez que je garderai un très bon souvenir de ce passage par la Meson …
Nicolas Cante (Improvisium 1.1 - festival Autour du Piano) - 12 janvier 2012 - Cité de la Musique - Marseille (critique écrite le 13/01/2012 par Pirlouiiiit)
Après l’échauffement de hier au Lollipop Music Store, les choses sérieuses recommencent ce soir avec en début de soirée Nicolas Cante à la Cité de la Musique, suivi de RIT au Paradox … enfin c’était le programme initial … En arrivant à la Cité de la Musique je ne suis pas trop sûr de ce que je .../...
Après l’échauffement de hier au Lollipop Music Store, les choses sérieuses recommencent ce soir avec en début de soirée Nicolas Cante à la Cité de la Musique, suivi de RIT au Paradox … enfin c’était le programme initial … En arrivant à la Cité de la Musique je ne suis pas trop sûr de ce que je vais voir, Nicolas Cante ayant plusieurs répertoires allant de grand public / très dansant (avec son irrésistible Mekanik Kantatik) à très contemporain / expérimental (que ce soit seul ou en duo) et je sais qu’il avait deux albums sur le feu, justement dans ces deux extrêmes.
Des petits tracts joliment dispersés sur les tables à l’entrée répondront à ma question. Nous sommes là pour fêter la sortie de Improvisum 1.1 disque coproduit par La Meson qui décidemment se bouge niveau discographique aussi (après les deux albums de Kabbalah et le Erem de Akosh S & Gildas Etevenard). Dans le public beaucoup de têtes connus, dont pas mal de gens "de la profession" (je parle de musiciens, journalistes, programmateurs …).
Je me cale au premier rang pas forcement au meilleur endroit pour les photos mais il y a de la place et je pourrai bouger, et puis comme il y a déjà au moins 2 photographes sur pieds je me dis qu’il y aura déjà de beaux souvenirs de cette date (je ne forcerai donc pas trop niveau photos). J’attends confortablement installé quand les lumières diminuent. On le devine qui arrive dans l’obscurité avec sa démarche caractéristique (mélange d’excitation et de timidité) …
Je ne sais plus si il s’est adressé à nous ou a attaqué tout de suite mais ce qui est sur c’est qu’il a assez vite commencé par mettre des trucs dans son piano (un bosendorfer) ; boules de billard, pelle pour décoller le papier peint, t-shirt, morceau de bois … Alors certes c’est la moindre des choses que de faire cela lorsqu’on fait de la musique expérimentale … comme les guitaristes / bassistes qui glisse tout un tas de trucs entre leurs cordes, mais il y a des fois où ça tombe à plat … pas là !
Le piano étant équipé de plusieurs micros reliés à des machines, il bidouille, sample, boucle les sons au fur et à mesure pour un résultat … comment dire … déconcertant dans un premier temps et qui très vite devient cohérent. Je crois que je ne serai pas trop capable d’en dire plus sur la musique et que le plus simple serait d’écouter des extraits du fameux disque ;-) Par contre je peux vous en dire un peu plus sur comment j’ai vécu la chose, plus quelques infos pratiques.
Je ne sais pas combien de morceaux compte le disque mais ce soir il n’aura joué que 4 morceaux (peut être 5) pendant plus d’une heure et demi. Je manquerai de m’endormir une fois ou deux, mais encore une fois ce n’est pas un signe de lassitude. J’ai d’ailleurs remarqué que je n’étais pas le seul à écouter les yeux fermés par moments. Il y a avait des moments très calmes pendants lesquels (moi !) je me retenais de faire clic clic à tout va, et d’autres beaucoup plus énervés.
Entre les morceaux il s’adressera au public avec émotion (ceux qui l’ont déjà vus voient sans doute), comme amusé / étonné de voir que nous étions si nombreux (public et les gens qui le soutiennent Meson / Cri du Port / … ) à le suivre dans ses délires. Ces interventions entre les longs morceaux donnaient beaucoup de fraicheurs et détendaient bien l’atmosphère (autant d’attention et d’écoute pendant les morceaux ça se sent).
A la fin du concert après nous avoir salués il nous invitera à boire un coup au bar ! Je déclinerai la coupe de champagne offerte pour me rendre vite au Paradox (où le concert s’avérera annulé pour cause de travaux) … Ne pouvant pas exprimer mon admiration pour le travail et la folie si joliment canalisé de ce savant fou extrêmement sympathique c’est donc via cette chronique que je l’exprime …