Les lumières s'éteignent et voilà le personnage qui apparaît, vêtu d'une robe 18ème et coiffé d'un chapeau noir avec quelques plumes. Accompagné par trois musiciens,
M.Fersen enchaîne ses textes et personnages où se mêlent cynisme, humour noir, humour, naïveté, désinvolture, rire.
Avec un plaisir manifeste et partagé avec le public (inter-générationnel: de la vingtaine à la soixantaine) nous sommes invités à découvrir de nouveaux textes, poèmes crées un jour de mistral marseillais... Et lorsque le public, suite à quelques notes, chante avant qu'il ne commence, un peu flatté, le Monsieur nous lance
"mais quel accent !", il est vrai...
Fersen reprend alors mais différemment, avec d'autres effets de voix et c'est à nouveau là que le Monsieur a du talent, ne pas copier mais s'adapter, improviser, créer, jouer avec le public.
A trois reprises, rappelé par un public qui ne veut plus partir,
Fersen reviendra sur scène un demi sourire aux lèvres et le désir de partager un certain talent, un certain humour... Puis quel plaisir d'entendre aussi des chansons plus anciennes (
la chauve-souris, le lion).
Et un merci aux intermittents du spectacle qui dirigé par certains gestes,regards du personnage, participent à la theâtralisation de la scène, par des effets lumières, une qualité du son...
Après plus de deux heures de concert nous ne pouvons qu'être détendus, souriants... A la prochaine!