2 avis et critiques de concert
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Radio Dept. + The Raincoats + Young Michelin + The Notes (Festival BBMix 2010) - 27 novembre 2010 - Carré Belle-Feuille, Boulogne Billancourt (critique écrite le 07/12/2010 par Pierre Andrieu)
Après une bonne première soirée au très recommandé festival BBMix à Boulogne Billancourt la veille (avec les super psychédéliques The Warlocks en tête d'affiche... ) place aux concerts de The Raincoats, Radio Dept., Young Michelin et The Notes en ce samedi 27 novembre 2010 hivernal et .../...
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Après une bonne première soirée au très recommandé festival BBMix à Boulogne Billancourt la veille (avec les super psychédéliques The Warlocks en tête d'affiche... ) place aux concerts de The Raincoats, Radio Dept., Young Michelin et The Notes en ce samedi 27 novembre 2010 hivernal et particulièrement triste...

The Notes
Arrivé sur le dernier morceau des statiques et timides anglais de The Notes, l'impression qui prévaut est une sorte de fraicheur glaciale typique du post punk. Au menu délicieusement famélique : voix suave torturée, guitare squelettique, basse basique, c'est minimalisme à tous les étages, et ça appelle d'autre écoutes en live, rapidement !

Young Michelin
Juste après, Young Michelin provoque de nombreux départs furibards dans le public... Il faut dire que le grand écart entre les bons morceaux instrumentaux de surf rock mâtiné de post punk à la Cure et The Pastels et les titres de pop New Wave chantés en français tel un Nicola Sirkis du pauvre (c'est dire !) est assez déroutant, voire effrayant ! La bonne impression laissée par les côtés kitch et directs des titres sans parties vocales est annihilée en un instant dès que le chanteur s'approche du micro avec sa voix maniérée, affectée et trop inspirée par le pire des radios Fm des années 80 : Indochine, Partenaire Particulier etc etc. S'il l'on ajoute à cela des textes désuets, trop décalés et volontairement naïfs, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et donne envie de prendre ses jambes à son cou. Heureusement que les morceaux sans chant sont nombreux !

Radio Dept.
Le point d'orgue de la soirée est atteint, à notre avis, avec la prestation de Radio Dept., un excellent groupe suédois d'électro pop, compensant une cruelle absence de charisme par la présentation d'un set list truffée de tubes ayant la curieuse particularité d'être à la fois psyché, oniriques et politisés (le chanteur explique souvent les paroles). Devant un très nombreux public composé de fans énamourés, le trio se présentant en formation machines/synthés, basse et guitare/chant, et en un claquement de doigt, ça fonctionne, même si les titres sont enchainés à la va vite, s'il y a des problèmes techniques et si les trois musiciens semblent un peu perdus sur la grande scène du Carré Belle-Feuille. Il n'en demeure pas moins que l'immédiateté des compositions, la beauté des mélodies et des parties vocales, sans oublier les vertus planantes et oniriques des synthés et de l'ensemble sont proprement remarquables ! Avec The Radio Dept. en live, on a la troublante impression de naviguer à bord d'un vaisseau spatial dans le cosmos, en toute liberté et avec aucune envie d'atterrir en tête. C'est le groupe qui décide de la fin du voyage à la toute fin du dernier morceau. Et l'on se dit que cette jolie rencontre entre My Bloody Valentine et Cocteau Twins accouche de pop songs hyper réussies.

The Raincoats
Après une courte et très drôle introduction du set des Raincoats (amputé par l'absence de la guitariste Anna da Silva, hospitalisée le matin même suite à une chute lors des balances) par une des organisatrices du festival BBMix, la troupe 100% féminine fait son apparition sur scène pour donner un set de post punk foutraque, brouillon, revêche et attendrissant. Malgré un flagrant manque de cohésion (bien compréhensible, le groupe a le mérite de ne pas avoir annulé sa prestation !) et des atours parfois trop décousus, les premiers morceaux donnent envie de rejoindre la cohorte des fans de ce groupe. Mais comme une conséquente partie du public, on ressent peu à peu de la lassitude à écouter les morceaux des Raincoats. Qui sonnent un peu datés et anecdotiques, si l'on ne vit pas avec ceux ci depuis des lustres. A revoir au complet dans une salle plus petite et intimiste.
Liens : www.myspace.com/bbmix, www.myspace.com/officialradiodept, www.myspace.com/wearethenotes, www.myspace.com/youngmichelin, www.myspace.com/theraincoats. Réagir à cette critique |
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The Warlocks + Bonaparte + Bobby Conn (Festival BBMix 2010) - 26 novembre 2010 - Carré Belle-Feuille, Boulogne-Billancourt (critique écrite le 27/11/2010 par Pierre Andrieu)
Première soirée réjouissante, roborative et rafraichissante à l'occasion du très conseillé festival BBMix au Carré Bellefeuille à Boulogne-Billancourt avec les concerts de Bobby Conn, un excentrique groupe punk 'n soul glam barré composé de fous furieux en treillis, de Bonaparte, une troupe .../...
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Première soirée réjouissante, roborative et rafraichissante à l'occasion du très conseillé festival BBMix au Carré Bellefeuille à Boulogne-Billancourt avec les concerts de Bobby Conn, un excentrique groupe punk 'n soul glam barré composé de fous furieux en treillis, de Bonaparte, une troupe punk 'n cirque extrême et surtout le très attendu show magistralement psyché de The Warlocks, brillants disciples du Velvet Underground !

Bobby Conn
Vision surréaliste que celle proposée à notre arrivée au Carré Belle-Feuille alors que la prestation de Bobby Conn a déjà débuté : un théâtre pouvant contenir 600 personnes assises, un public un peu endormi et, perdus sur l'immense scène, cinq musiciens hystériques et poseurs qui défouraillent du punk rock débridé habillés en soldats... Ouch ! C'est Bobby Conn (chanteur, guitariste pétant le feu et ayant de faux airs de Mick Jagger jeune) et sa troupe de musiciens : un batteur acharné sur ses fûts, une violoniste qui colore joliment le son, un organiste qui se contorsionne comme un dingue et, enfin, un bassiste qui sait ce qu'il faut faire pour groover. Si la tonalité est souvent punk et rock, le combo de Chicago aime à expérimenter en ajoutant des lichettes de soul pop glam, de la musique d'Europe de l'Est et de l'avant garde bizarro. En clair, c'est inclassable ! Et ça gagnerait à être vu dans un lieu plus petit, avec un public pouvant gesticuler debout. Mais de nombreux titres donnent des fourmis dans les jambes et l'envie de rejoindre les rangs de la révolution Bobby Conn ! Ce qui fait passer au second plan les quelques titres un peu anecdotiques. Le must du show : le très explosif titre White Bread.

Bonaparte
Juste après, les Allemands de Bonaparte envoie l'artillerie lourde spectaculaire avec leur cirque ambulant punk : musiciens masqués et déguisés, figurants mimant des scènes inspirées des paroles, nombreux déguisements et autres strip teases ou poses porno ravissant les premiers rangs et les photographes... Les premiers titres, du punk rock façon Sex Pistols et Nirvana avec un soupçon de post punk à la Gang Of Four et The Fall ou d'électro punk, bottent sévèrement les fesses et emportent dans un grand tourbillon festif. Puis au fur et à mesure que le show défile, l'ennui s'empare progressivement de nous (alors que le public commence, lui, à se jeter partout, excité qu'il est par ce show punk pseudo osé) : c'est quand même un peu toujours la même chanson et le cirque provoc à deux balles nous fatigue à la longue... Trop de spectacle tue le spectacle.

The Warlocks
Le final de la soirée est magistralement jouissif et apocalyptique, une invitation - imprimée sur papier sombre - pour un très dérangeant aller simple direction l'enfer psyché des Warlocks... Le public est désormais debout, nombreux et visiblement super fan, et il va se prendre un génial vol plané en compagnie de dignes disciples du Velvet Underground de Lou Reed. Ambiance " noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir ", déluge de guitares distordues gorgées d'effets spatiaux, riffs tétanisants, rythmes rouleau compresseur, voix de camé anesthésié par la prise massive de drogues lysergiques (Shake The Dope Out !!!! ), c'est réellement parfait pour finir la soirée sur une admirable mauvaise note et ainsi cauchemarder toute la nuit en voyant des fantômes déambuler dans un épais brouillard. Les entrelacs de guitares marécageuses, les parties de basse vrombissantes et les mots déclamés d'une voix revenue de tout font très forte impression, propulsant illico presto en Californie ou à New York en 1969. Si ce n'est déjà fait, les fans de Brian Jonestown Massacre, Black Rebel Motorcycle Club et Black Angels doivent impérativement venir communier en live avec cet exceptionnel combo, qui est magistralement emmené par un terrifiant gourou au cheveux de jais du nom de Bobby Hecksher. Une fois qu'on a vu The Warlocks en live, on devient adepte à vie. Mince alors !
Liens : www.myspace.com/bbmix, www.myspace.com/bobbyconn, www.myspace.com/bonaparte, www.thewarlocks.com, www.myspace.com/thewarlocks. Réagir à cette critique |
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