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1 avis et critiques de concert
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NOFX, Suicidal Tendencies, Bellrays, Tiken Jah Fakoly, Lilly Wood & the Prick, The Rapture, Peter Doherty (Festival Cabaret Vert 2011) - 27 août 2011 - Charleville-Mézières (critique écrite le 29/08/2011 par Mardi)
Retour sur le samedi 27 août au festival le Cabaret Vert à Charleville-Mézières. Après s'être garé au parking des expositions, on a droit à une belle marche de 15 minutes environ jusqu'au festival, situé en plein centre ville. 2 grandes scènes à contempler, un espace alternatif (comprendre .../...
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Retour sur le samedi 27 août au festival le Cabaret Vert à Charleville-Mézières. Après s'être garé au parking des expositions, on a droit à une belle marche de 15 minutes environ jusqu'au festival, situé en plein centre ville. 2 grandes scènes à contempler, un espace alternatif (comprendre "plus cher") et un espace BD pour lequel il faudra quand même prendre son temps. Ne pas oublier que le Cabaret Vert est un éco-festival, donc l'accent est mis surtout sur le tri. On a bien sûr beaucoup connus les festivals où chacun laisse sa merde traîner parterre. Ici, à chaque poubelle il y a 3 sacs : noir (normal), un jaune (comme à la maison), et un bleu (pour les gobelets, que l'on pourra retrouver au même nombre jonchant le sol après chaque concert).
Le Cabaret Vert, c'est avant tout un public venant d'horizons très différents : punk, roots, crust, mais aussi bobo, hippie, et tout ce qui s'en suit. mais après tout c'est normal, puisque la programmation part dans tous les sens. On retrouvera pour ce samedi : NOFX, Peter Doherty, Tiken Jah Fakoly, Suicidal Tendencies, The Rapture (pour ne citer que les plus connus). ça laisse imaginer l'ambiance (très bonne !)
Lilly Wood & the Prick
J'arrive dans le festival sur la fin de Lilly Wood & the Prick (ouf !) en reconnaissant le fameux tube avec lequel on nous bassine depuis un petit moment déjà. Je n'étais déjà pas fan du genre de groupe "on nous voit à 2 dans les clips, et sur scène, j'ai mon backing band taille foot US". Le public est peu nombreux, atteignant difficilement la régie, mais on sent quand même l'énergie de ces gens, allègrement transmise à toutes les midinettes du premier rang.

Suicidal Tendencies
Changement de scène : j'aime bien Selah Sue. Mais là je viens de conduire 4h, Lilly Wood m'a assommé, je vais rester à la buvette, en attendant Suicidal Tendencies.
Quand on a un nom de groupe comme ça, on ne peut rien laisser au hasard. et c'est bien ce que les fans ont compris. et aujourd'hui, le bandana est de rigueur !
Lorsque les mecs de Suicidal Tendencies débarquent sur scène, commençant à envoyer quelques accords de chauffe avant de jouer le premier morceau, on sent déjà que chaque instrument va être honoré de la meilleure façon qu'il soit. Les guitares sont tranchantes et on a droit a des solos qui vous retournent la tête. La basse claque, parfaitement interprétée également, et la batterie est juste magistrale. dur de mettre un nom sur ce batteur black obèse, qui est juste en train de perforer ses fûts de par sa puissance, son toucher, et l'intelligence de ses breaks. Et il me dit quelque chose, je l'ai déjà vu sur youtube, c'est certain. après quelques recherches, il s'agit en effet de Eric Moore, batteur américain hors pair, s'illustrant notamment dans le r'n'b, genre dans lequel la percu est toujours très fade, et que Eric Moore va s'efforcer de rendre plus qu'intéressant, grâce son groove inégalable, et sa technique sans pareil. autant dire que pour un batteur, c'est réel honneur de voir ce gars en live.
Les morceaux envoient carrément. Dur de dire cela autrement, c'est percutant, ça donne tout simplement envie de secouer la tête, voir même d'envoyer quelques coups de poings dans l'air. Le jeu de scène est fou, le chanteur Mike Muir passera son temps à courir tout le long de scène, s'arrêtant parfois devant le public, exécutant un déhanché dont lui seul a le secret.
Le concert se termine bientôt, et le groupe finira par un des morceaux phares : Pledge Your Allegiance, sur lequel Mike Muir demandera à quelques gars du public de monter sur scène, réel honneur, pour ces fans venus admirer les pionniers du skate punk américain !
Bellrays
Passage à la buvette pour se remettre de ses esprits, et direction l'autre scène pour aller saluer la performance des Bellrays, déjà aperçus au Cool Soul Fest à Clermont-Ferrand, et pour lequel on avait déjà pris une méchante claque.
Pas de doute, The Bellrays est avant tout un groupe de rock n'roll. les riffs sont accrocheurs, la guitare (Gibson SG pour les aficionados) a le son qu'il faut, la basse un groove incomparable, et la batterie, rock à souhait, juste comme il faut. L'autre couleur de ce groupe, c'est le chant. Lisa Kekaula dispose du truc. le truc qu'elle fera passer aux gens, et qui lui reviendra. Cette chose bizarre, qui contient l'énergie, le groove de la soul, et ce timbre de voix envoutant. d'ailleurs elle le dira "I give YOU a saturday night, and you give ME a saturday night, ok ?" et c'est exactement ce qu'il s'est passé; les gens se sont moqués d'écouter un son bizarre, une batterie un peu trop compressée, et une basse presque absente, le "fluide" est passé par là, et est retourné à l'envoyeur.
Tiken Jah Fakoly
Retour à la grande scène (enfin surtout à la buvette) pour écouter la prestation de Tiken Jah Fakoly. Enfin non, je n'étais pas venu pour ça, mais je n'ai pas eu le choix (les goûts et les couleurs ...).
A la fin, tout le monde se précipite sur l'autre scène, afin de ne pas manquer la prestation de Peter Doherty (mais où est passé mon noeud coulant ????) l'occasion de profiter du vide aux stands et de s'enfiler un bon sandwich de festival !

NOFX
L'heure fatidique approche. le groupe d'aujourd'hui, c'est certain, c'est NOFX. La ridicule bannière de (environ 80cm X 100cm) est dévoilée, le clavier et son drapeau aux couleurs de l'arc-en-ciel installé, ainsi que tout le backline. Les fans invétérés reconnaitront sur scène Jay et Limo, techniciens et régisseurs du groupe, que l'on pourra également retrouver dans le DVD NOFX Backstage Passport (où NOFX va jouer dans des pays où le groupe n'est jamais allé - Afrique du Sud, Israël, Chine, etc) Jay se fera d'ailleurs un malin plaisir à chauffer le public, en racontant n'importe quoi pendant le check micros, ne cessant de répéter "Hooowww ! How ! Hoooooowwwwww ! How ! How !" rappelant le morceau Perfect Government (cf Punk In Drublic) dans lequel on entendra "How did the cat get so fat ?"
El Hefe débarque sur scène pour prendre une photo avec son portable du public, une glacière fait son apparition derrière la batterie, et tout le groupe rejoint son crew derrière celle ci afin de s'envoyer une rasade d'on ne sait pas quoi, avant d'attaquer. Fat Mike arbore une chevelure bleue (rien d'étonnant lorsque l'on connait tous les stades capillaires du groupe) et Melvin est toujours aussi laid.
Je suis au 5ème rang environ, en plein milieu, et pendant l'intro, ça commence à être dur. Le premier morceau, Dinosaurs Will Die, me fait souffrir. Je me dis que ne tiendrai jamais jusqu'à la fin, tellement j'ai pris de coups, de mecs sur la gueule, tirage de maillot et tout le toutim. Je me dirige vers la régie, et me dis que je ne reverrais peut-être pas ce groupe si tôt. Alors je retourne dans le bouillon, histoire d'en découdre. Tout le long du set, on aura droit à quelques très bons classiques tels que Stickin in my eye, Leave it Alone, It's my job to keep punk rock elite, ou encore linoleum. on a également droit à plusieurs morceaux reggae tels que Reeko, ou Eat the meek, avec une trompette honorée par El Hefe. An a bien sûr droit à notre quota de blagues pipi caca, surtout entre Fat Mike et El Hefe. La setlist reste tout de même moyenne, même si on aura l'honneur d'écouter We Called It America, super titre punk n'roll de l'album Coaster, sorti il y a peu. Les slams pleuvent, garçons comme fille, Fat Mike se moque des Français, et ça en devient presque malsain, tellement il nous compare aux Américains. Monsieur est malade, certaines phrases ne sont pas chantées, mais peu importe.
Les mecs de ce groupe ne sont pas beaux, leur musique ne passe pas à la radio, mais ils sont là depuis presque 20 ans. Sans eux, plein d'autres groupes n'existeraient pas. La setlist n'est pas la mieux, ils ne joueront pas The Decline (célèbre morceau de 18 minutes), ils se moquent un peu du public, mais on repart content d'avoir vu ce groupe mythique.
Je rentre dormir, en écoutant le début du concert de The Rapture, me rappelant un morceau sur lequel j'ai probablement dansé en 2004... Ce groupe commence à dater, mince... Réagir à cette critique |
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