Lundi 28 mai 2012 : 9085 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD.
Chants de Noël
Bouches-du-Rhone de 3 au 23 Décembre Pour célébrer les fêtes de Noël, le Conseil général 13 propose au fil du mois de décembre, 55 concerts gratuits de chants de Noël dans tout le département.
(critique écrite le 21/12/2011 par Rita)
Une longue file patientait dans le froid en attendant que l’Eglise de l’Estaque ouvre ses portes. Enfin, nous pûmes entrer. Une bonne surprise nous attendait :
Toute pimpante et refaite à neuf, la salle était chauffée, prête pour le spectacle de la Compagnie Lamparo, Lo Còr de la Plana. Il ne .../...
Une longue file patientait dans le froid en attendant que l’Eglise de l’Estaque ouvre ses portes. Enfin, nous pûmes entrer. Une bonne surprise nous attendait :
Toute pimpante et refaite à neuf, la salle était chauffée, prête pour le spectacle de la Compagnie Lamparo, Lo Còr de la Plana. Il ne fallut que quelques minutes pour que les bancs soient tous occupés.
Après un bref discours d’accueil du curé de la paroisse, le Conseiller Général prend la parole à son tour pour se féliciter d’une telle affluence et regretter que de nombreuses personnes n’aient pu entrer. Le spectacle peut commencer.
Sans pitié pour mon arthrose cervicale, ils arrivent en procession (normal, dans une église) par l’allée centrale, chantant en chœur ou se répondant, s’arrêtent, repartent.
J’ai renoncé à me dévisser le cou. Je les attends et je les entends. C’est beau, c’est mélodieux et dans la nef pleine à craquer, chacun écoute dans un silence… religieux.
Ils gravissent les marches de l’autel et s’installent face à nous, élégants dans leurs costumes anthracite toujours chantant et entourés par des musiciens qui s’intègrent au chœur comme des voix supplémentaires. C’est magique. Les bruitages nous font sentir le vent dans les branches, les cris des animaux, les chants d’oiseaux et le crissement des insectes. Le régisseur lumières fait chanter les ombres sur les murs, suit les chanteurs qui se déplacent tout autour de la nef. Même la mécréante que je suis n’a pu rester insensible à l’apparition dans l’obscurité totale d’une sobre croix lumineuse soulignant des chants célestes.
Les musiciens viennent tour à tour nous offrir leur virtuosité. Ils sont tous géniaux, enthousiastes et inventifs. Je vous recommande tout particulièrement le saxophoniste qui accompagne son solo d’un clac de la langue auquel la salle répond, ce qui le met en joie, et nous voilà tous embarqués à claquer en mesure. Il jouera plus tard de deux instruments en même temps, clarinette basse et saxophone.
Petit à petit, ces messieurs se lâchent. Pour le morceau Lei Beveires, un grand dégingandé ayant visiblement forcé sur la bouteille descend dans la salle et zigzague dangereusement d’un banc à l’autre, tombant sur les genoux d’une dame et déchaînant les rires. L’ambiance tourne au délire. Les applaudissements ne s’arrêtent plus. Les artistes applaudissent le public qui applaudit les artistes…
Il y avait même un vin d’honneur qui nous attendait à la sortie, mais vous connaissez le proverbe : Boire ou conduire… nous avons sagement choisi.
Si mon enthousiasme vous donne des regrets, il vous reste encore une chance (jeudi 22 aux Milles). Mais surtout, arrivez une heure avant…
Chants de Noël : Noëls Nomades
Compagnie Lamparo
Lo Còr de la Plana : Manu Théron : chant, percussions / Sébastien Spessa : chants, percussions / Denis Sampieri : chant, percussion, cor / Benjamin Novarino-Giana : chant / Rodin Kaufmann : chant / Christian Noël : effets sonores, bruitages.
(critique écrite le 18/12/2011 par Pirlouiiiit)
La semaine dernière je m'étais cassé le nez sur la poste de l'église Notre Dame du Mont alors que j'étais pourtant venu plus d'une demi heure à l'avance pour voir le Noël des Amériques du Christian Brazier 4tet & Jean-Marie Guyard (dont vous parlera surement un jour McYavell) aussi cette fois j'ai .../...
La semaine dernière je m'étais cassé le nez sur la poste de l'église Notre Dame du Mont alors que j'étais pourtant venu plus d'une demi heure à l'avance pour voir le Noël des Amériques du Christian Brazier 4tet & Jean-Marie Guyard (dont vous parlera surement un jour McYavell) aussi cette fois j'ai pris mes précautions pour être sûr de rentrer à l'intérieur de l'Eglise Saint-Just. A mon arrivée c'est en effet complet. Sur la parvis de l'église un père Noël a apparemment servi du vin chaud au gens venus ce soir. C'est que cette série de concert organisée par le Conseil Général est aussi une grosse campagne de promotion pour celui ci et plus généralement les élus locaux.
A l'interieur c'est en effet bien plein. J'arrive justement pendant le discours d'un élu, qui passera ensuite la parole à la présidente du CIQ du coin. Ce simple terme de CIQ qui me fait dresser le poil quand je vois ce que certains CIQ constitués essentiellement de personnes agées et donc représentatives en génétal uniquement des préoccupations e cette tranche d'age arrivent à imposer dans certains quartiers. Bref je l'égare ... Lorsque ceux qui ont finit de se faire de la pub avec des trucs qu'ils ont fait organiser avec notre argents quitte la scène la lumière diminue et sur scène Nicola Marinoni apparaît seul, à côté de l’hôtel aux percussions ... dans le fond de l'église ça tambourine derrière les portes qui s'ouvrent ...
Arrivent alors Raphael Imbert (saxophone) et Thierry Daudé (trompette) suivis du Cor de la Plana, à savoir Manu Théron, Sébastien Spessa, Denis Sampieri, Benjamin Novarino-Giana et Rodin Kaufmann (tous en costard, et tous sauf Manu avec cravate). Le premier morceau sera joué et chanté ainsi, en avançant lentement dans l'église. Et ce ne sera que le début ... tout le long du concert le groupe circulera, se scindera, une partie montant sur le mezzanine, faisant certaines parties dans la chapelle latérale elle aussi bondée. Pas de micros pour les voix et cuivres, tout est en acoustique.
Je m'attendais à voir un nième concert du Cor de la Plana avec quelques solo de Raphael Imbert (et avais même envisagé la possibilité de m'échapper à la moitié pour aller du côté des Petites Soeurs des Pauvres pour voir un bout du Noel des Amériques mais il s'agissait là d'une véritable création avec le meilleur des formations qui le composaient, tellement pleine de rebondissements et de surprises que je n'ai pas pu partir.
Outre le côté itinérant, il y avait aussi en plus des musiciens cités ci dessus un autre gars aux machines (dont je n'ai trouvé le nom nulle part). Assez souvent en coulisse a triturer ses boutons et touches il fera quelques sorties avec une planche équipé de baffles et de boutons diverses pour malaxer en direct les sons qu'il captait avec son micro …
Tous ces sons samplés ou triturés donnaient un côté résolument non classique à la performance, ce qui j'en suis sûr devait hérisser le poil à certains. Mais la phase la plus controversée, sinon en tout cas qui aura à mon avis fait le plus jaser, sera le morceau où Benjamin Novarino-Giana nous fera un véritable sketch (de mime) comique sous le regard faussement sévère de ses comparses (dont certains avaient bien du mal à se retenir de sourire). Alors que tous les autres étaient sur scène et jouaient ou chanter il arrive du fond de l’église tel un véritable clown, en titubant comme si il était ivre (et avec les mimiques qui vont avec), se prenant les pieds dans la marche, et allant jusqu'à embrasser des personnes du public ou s’asseoir sur les genoux de l'une d'entre elles. Sur un répertoire de chant de Noël il fallait oser. Pour tout vous dire j'avais l’impression de voir Bourvil devant moi.
Après ce morceau particulièrement festif, encore quelques morceaux dont un duo/duel Theron / Imbert. Après le salut final il reviendront pour un rappel qui sera le miroir du premier morceau ... c'est à dire qu'ils le joueront en sortant de l'église, où il seront suivi par le public qui se mettra à danser devant eux (même un début de farandole !). Pour ce dernier morceau Sebastien aura sorti sa guitare et Denis son cuivre. Lors de ce final très Lo Cor de la Planaesque il sera clair que les musiciens se sont au moins autant régalés que nous (ceci était aussi perceptible pendant le concert) et que la fusion qui n'étaient pas forcement évidente sur la papier a pleinement fonctionné.
Pour conclure sur ces "Noël du Conseil Général" (dont c'était si j'ai bien compris la 19ème édition), vu leur succès et étant donné que partout ils sont obligé de refuser du monde, je me demande si le CG ne pourrait pas imaginer de demander une légère participation au public (5 euros ?) ce qui leur permettrait de subventionner autre chose plus en développement que ce rendez vous apparemment déjà bien installé ?
Setlist : Lazzaru / Adieu Siatz Sénher Peire / Fa freg / Gobbula / L'a quauqua ren / N'ai pus auvit / Litanie Lauretane / Lei paures / La legenda de Jèsus Críst / Lei beveires / Lo Marrit riche / Ninnaredda
(critique écrite le 21/12/2010 par Marie No) Absolument magique, la Major était pleine à craquer, les éclairages mettaient en valeur la cathédrale et l'acoustique de ce lieu se prêtait superbement bien à ces chants sacrés de Noël.
Dommage que je ne puisse pas les revoir encore une fois ....cela a été un beau cadeau de Noel - Merci encore au .../...
Absolument magique, la Major était pleine à craquer, les éclairages mettaient en valeur la cathédrale et l'acoustique de ce lieu se prêtait superbement bien à ces chants sacrés de Noël.
Dommage que je ne puisse pas les revoir encore une fois ....cela a été un beau cadeau de Noel - Merci encore au Conseil Général pour cette belle programmation !!!