Juste avant la flamboyante, jubilatoire et roborative prestation des heavy rockers néo-nélandais de
The Datsuns au Nouveau Casino à Paris, le 1er août 2011 pour le festival
Colors Music Estival, on pouvait lire des commentaires de ce type sur les réseaux sociaux :
" C'est fini les Datsuns ! ", réponse :
" C'est toi qui est fini ! " Verdict post concert ? Après avoir pris une nouvelle fois en pleine tronche les tubesques titres de hard rock mâtinés de rock garage du quatuor venu des antipodes, force est de constater que la carrière des
Datsuns n'en est pas encore à son crépuscule... Certes le buzz n'est plus là (c'est aussi bien, les hipsters têtes à claques sont partis), certes le combo peine désormais à atteindre sur album le niveau d'excellence global de son
remarquable premier effort paru en 2002, mais il n'en demeure pas moins que la troupe ferraille toujours aussi sévèrement en live et n'omet pas de placer sur ses disques (le prochain est visiblement dans les tuyaux) un quota plus que correct de morceaux hyper marquants...
Non, les
Datsuns ne sont pas finis, et ce concert méchamment bien envoyé au Nouveau Casino devant un public nombreux et disparate (placides mais ravis vieux rockers en jean's, jeunes gens énervés bien décidés à se faire éjecter de la scène à coups de pieds au cul... ) est là pour l'attester ! En utilisant leurs fameuses bottes secrètes – chanteur avec un larynx en acier trempé évoquant un jeune
Robert Plant en rut, rugissements sauvagement orgasmiques, rythmiques basse batterie en forme de rouleau compresseur, guitaristes riffant à tout va et faisant des solos ou gimmicks entêtants, énergie communicative et titres imparables -
Dolf de Borst, Ben Cole, Christian Livingstone et
Philip Somervell font mieux que faire le job ou assurer le minimum syndical. En plein milieu de l'été et en cours d'élaboration d'un nouvel album, ils donnent tout et même un peu plus !
Les titres sont servis très chaud, avec le sourire, l'envie d'en découdre et une passion quasi palpable... Et même si les compositions du premier opus sont au dessus du lot (
Harmonic Generator, What Would I Know, Sittin Pretty, Motherfucker from Hell, jam finale psyché blues heavy sexuelle sur
Freeze Sucker... ), le reste de la set list n'est pas mal non plus (cf
Hey! Paranoid People! (What's In Your Head?), Maximum Heartbreak, So Long... ) ! A part un flottement dû à un problème de basse, un nouveau morceau un peu approximatif et une ou deux intros un peu mollassonnes, c'est bel et bien le paradis du heavy rock sur terre, une sorte de tentative réussie de propulser
Led Zeppelin, Deep Purple et
Black Sabbath dans le 21ème siècle, à déconseiller absolument aux chochottes prenant trop au pied de la lettre la soi disant magique revue pop moderne. Les
Datsuns sont conscients d'être, sans doute pour toujours, des seconds couteaux du rock burné mais les étincelles qu'ils provoquent immanquablement quand ils sont ensemble sur la scène d'un club sont foutrement exitantes.
Liens :
www.thedatsuns.com,
www.facebook.com/pages/The-Datsuns,
www.nouveaucasino.net...