Au programme ce soir, la publicité des cahiers Oxford et celle du Mac Book Air. Blague à part, j’adore l’album de The Do et le peu que j’ai écouté de Yael Naïm m’a encouragé à prendre mon billet pour ce soir.
C’est The Do qui commence. Là, j’ai eu peur : Dan (basse, claviers) commence par dire «Si vous restez assis, vous êtes bidons» ce qui dans un théâtre revient à insulter une grosse moitié de l’auditoire. Lui & Olivia (guitare, chant) ne sont pas seuls : ils sont accompagnés d’un batteur mais surtout de bandes sons, notamment sur «Playground Hustle», leur premier titre où on se demande pourquoi Olivia chante par dessus sa propre voix enregistrée.
La suite sera d’un tout autre niveau. Certes, on réentendra ça et là des sons enregistrés (notamment des claviers) sortis de nulle part mais la prestation d’Olivia fera oublier tout le reste. Pieds nus, vêtue d’un poncho et d’un fuseau noir, elle fait preuve d’une très grande présence scénique. De plus, sa voix est remarquable, même si sur «On My Shoulders» elle a semblé éviter les aigus.
Ce décor est si magique avec les projos qui éclairaient les magnifiques colonnes romaines derrière la scène que même les moustiques arlésiens étaient de la partie. On les voyait grouiller autour des lampes sur la scène. Dan a même dit : «On se fait bouffer par les moustiques mais c’est cool» et Olivia a quitté la scène après une chasse apparemment fructueuse. Mes deux moments préférés ont été «When I Was Last Home» qu’ils jouent ce soir parce que le décor s’y prête et le rappel «Stay (Just A Little Bit More» pour lequel Olivia avait troqué sa guitare électrique contre une acoustique.
Même les «bidons» en redemandaient.
Si ma chronique s’arrêtait là, je mettrais trois étoiles. Mais il y eut Yael Naim…
Elle ne fut pas aidée par un son carrément à chier avec des basses extrêmement fortes (le public a pourtant prévenu après le premier morceau) et la voix trop mise en avant par rapport aux autres instruments. Mais en plus, elle a fait preuve d’un dilettantisme rare, se trompant dans les paroles de Far Far, étant prise d’un fou rire sur Toxic et j’en passe. Ses fans vous diront certainement qu’elle est «nature», moi j’appelle ça un manque de professionnalisme. Le fond fut atteint sur «Why Do We Fall In Love», question existentielle s’il en est, dont Yael est si fière qu’elle la répète une bonne trentaine de fois. Les mauvaises langues diront qu’elle a réussi à faire pleuvoir. Le ciel s’est en effet déchaîné. La suite fut du grand n’importe quoi, Yael improvisant avec «Singing In The Rain» en ricanant toutes les trois phrases tandis que les techniciens s’affairaient à sauver le matériel avec des tentes. Moi, je suis parti après la pub.
Setlist The Do :
Playground Hustle / At Last / The Bridge Is Broken / Inédit / On My Shoulders / Tammy / When Was I Last Home / Inédit / Aha
Rappel : Stay (Just A Little Bit More)
Setlist Yael Naim :
Far Far / Too Long / Toxic / Lonely / Duo en hébreu (7 Baboker ?) / Avec Les Jambes En L’Air / Why Do We Fall In Love / Singing In The Rain / New Soul / …