Warning: mysql_num_rows(): supplied argument is not a valid MySQL result resource in /srv/www/concertandco.com/htdocs/vconcert.php on line 957 Faveurs De Printemps: critique, place de concert, billet, billetterie et liste des concerts
19-21 avril 2012 - Hyères "Faveurs de Printemps" est un petit festival dédié au rock indé et folk. Une envie de raconter la musique autrement et de transmettre au public la passion de toute une équipe pour ce courant musical. De cette envie s’est construit un projet sensible et délicat, sans prétention, presque confidentiel, OVNI délicieux en pays varois, qui s’est posé voilà un an, dans ce théâtre à l’italienne en plein cœur de Hyères : le théâtre Denis, avec ses boiseries, fauteuils et rideaux de velours rouge, moulures, balcons…
Faveurs de Printemps : Midlake + Mumford And Sons - 24 avril 2010 - Casino des Palmiers - Hyères (critique écrite le 26/04/2010 par Sami) Sacrée affiche que celle concoctée par l'association Tandem pour clôturer la cinquième édition de son festival "Faveurs de printemps" qui justifiait bien un tour dans le Var.
Un cadre inhabituel pour les concerts de ce soir : l'auditorium d'un casino luxueux avec à coté hôtel, resto, machines à .../...
Sacrée affiche que celle concoctée par l'association Tandem pour clôturer la cinquième édition de son festival "Faveurs de printemps" qui justifiait bien un tour dans le Var.
Un cadre inhabituel pour les concerts de ce soir : l'auditorium d'un casino luxueux avec à coté hôtel, resto, machines à sous.
Une salle très classe avec places assises idéales pour apprécier les groupes programmés, mais tout de même un point noir, ni clim ni bar à proximité, avec cette chaleur suffocante ça n'aurait pas été de trop.
Vu le peu de renommée de Midlake en France, Cathy (chargée des photos) et moi nous demandions s'il y allait avoir du monde, bonne surprise c'est quasi complet.
On se rend assez vite compte qu'une grande partie du public est composé de touristes anglophones qui connaissaient par cœur les chansons de Mumford And Sons.
Leur album "Sigh No More" ne sort ici que ces jours-ci après avoir été un des succès surprises de l'automne dernier au Royaume Uni.
Ils sont quatre et jouent un folk à l'ancienne, en chantant souvent à l'unisson comme leurs cousins lointains Fleet Foxes.
Un vrai enchantement, tant dans les morceaux calmes que ceux plus enjoués.
On sent un reel enthousiasme, autant chez ces jeunes et érudits musiciens que dans un public déjà ou rapidement acquis à leur cause, et pas seulement quand ils s'essaient au français entre les titres.
Des chansons comme "Little Lion Man" et "The cave" déclenchent une euphorie qui fait plaisir à voir et entendre, avec pas mal d'admiratrices quittant leurs sièges pour aller danser près de la scène.
Un peu à la manière de Belle & Sebastian ils s'échangent souvent d'instruments, le chanteur se mettant parfois à la batterie, puis la laisse au contrebassiste, les guitares et banjo passent d'une main à l'autre.
Ça ne nuit pas un brin à la fluidité de l'ensemble et à leur apparente facilité à trousser des mélodies lumineuses, portées par des vocalises presque polyphoniques.
Un moment assez magique, avec l'agréable l'impression d'assister à l'éclosion d'un groupe déjà familier.
Et c'était un peu plus qu'une première partie puisqu'ils ont dépassé l'heure de concert, et grand bien leur en a fait.
Je serai moins séduit par la tête d'affiche Midlake, dont le récent album m'a moins plu que les précédents.
Sur scène le décalage dans le répertoire est saisissant, on a l'impression que deux groupes différents se succèdent, l'un flamboyant, l'autre assez soporifique.
Une constante néanmoins, ce sont d'excellents musiciens, arrivant assez souvent à retranscrire une musique des plus complexes.
Il faut dire qu'ils sont nombreux à s'y employer, avec pas moins de trois guitares, et plus inhabituel de la flûte traversière.
Leur classique "Roscoe" ne se fera pas trop prier pour réveiller les spectateurs les moins attentifs, le concert ne s'emballant vraiment qu'à ce moment là.
Pour retomber peu après dans une austérité qui finit par en lasser pas mal, sans doute assoupis par le confort des sièges et la torpeur de la salle.
Les autres auront apprécié le souci du détail des musiciens et la mélancolie touchante de leur chanteur.
Malgré quelques beaux moments, je suis assez mitigé, mais ne serait-ce que pour ceux qui les ont précédé, c'était une belle soirée.
Faveurs de Printemps : Mumford & Sons + Midlake - 24 avril 2010 - Casino Les Plamiers - Hyères (critique écrite le 25/04/2010 par Cabask) Dans le cadre de son festival "Faveurs de printemps", l’auditorium du Casino de Hyères accueillait Midlake ce samedi. Au vu, du prix super attractif, je me suis donc rendu sans hésiter de l’autre côté de Toulon, curieux de voir le phénomène sur scène. Je comptais bien profiter auparavant du soleil .../...
Dans le cadre de son festival "Faveurs de printemps", l’auditorium du Casino de Hyères accueillait Midlake ce samedi. Au vu, du prix super attractif, je me suis donc rendu sans hésiter de l’autre côté de Toulon, curieux de voir le phénomène sur scène. Je comptais bien profiter auparavant du soleil pour finir en beauté par cette soirée, mais vu qu’il a surtout brillé par son absence, je me suis contenté de m’y rendre en toute fin d’après midi.
Après avoir mangé une glace au bord du port et voir convaincu deux amies retrouvées là bas de se joindre à nous, en leur faisant écouter un seul titre, mon accompagnatrice et moi-même nous sommes donc rendus au fameux Casino. Le cadre général très guindé est assez surprenant pour accueillir ce type de concert, mais force est de reconnaître que la salle, avec une pente marquée comme dans un grand cinéma, est idéale pour profiter au mieux de la musique, aussi bien visuellement qu’au niveau du son.
Confortablement assis, nous sommes rapidement scotchés par la beauté des harmonies vocales de Mumford & Sons. Le timbre du chanteur très typé voix éraillée/râpeuse me donne des frissons et les arrangements sont hyper efficaces. Composés d’arpèges et/ou d’accords super rythmés, les morceaux sont super bien fichus. Le quatuor évolue dans un style folk pop qui fait parfois penser à Arcade Fire. Cela dit, leur nombre réduit (quatre membres) comparé à l’orchestre canadien, ne les empêche pas de nous enchanter de titres super bien léchés avec des ambiances diablement présentes. Le banjo fait son petit effet et donne un côté country/bluegrass à l’ensemble. Le clavier est très percutant également et la contrebasse ajoute à l’aspect roots des compositions. Cela n’est véritablement pas une musique dans l’air du temps, quoique des groupes comme Fleet Foxes font un tabac dans cette mouvance revival, mais c’est décidément super agréable et varié.
La salle est donc très rapidement conquise et s’emballe même avec des dizaines de personnes, beaucoup d’étrangers visiblement (américains et russes notamment), qui descendent au pied de la scène pour aller danser. On se croirait véritablement à une fête de village country. Contrairement aux apparences, nos amis sont anglais et pas américains, comme leur musique le laisse pourtant croire. Et à bien y réfléchir, ça tombe sous le sens, tant ils parlent naturellement au public, blaguant avec lui, et en français s’il vous plait. Après une heure, nos quatre compères quittent la scène sous un tonnerre d’applaudissements. Le public demande même un rappel, qu’il n’aura pas et j’en profite, faute de CD pour acheter un T-Shirt du groupe. Le roadie m’explique que le groupe est très connu dans d’autres pays d’Europe où il remplit des salles de plusieurs milliers de places, et je veux bien le croire.
Après cette belle claque, je me demande comment Midlake pourra maintenir le public en haleine, surtout quand on connaît son style de prédilection, assez éloigné de ce qu’on vient de voir. Après un premier album qui tire avec insistance vers Grandaddy, cette formation texane a été touchée par la grâce en 2006 lorsqu’il a sorti The trials of Van Occupanther, véritable chef d’œuvre encensé par la critique et par moi-même dans un registre très rock californien des années 70 avec mélodies à tomber. Leur dernier essai intitulé The courage of others est encore plus calme que le précédent et peut même provoquer l’envie de se pendre si l’on l’écoute trop, il faut l’avouer. Bref, tout ça pour dire que passer après nos quatre joyeux lurons n’était pas chose aisée pour le groupe vedette de la soirée.
Ils arrivent en force puisqu’ils ne sont pas moins de 7 avec excusez du peu, et là les Iron Maiden & Co peuvent aller se rhabiller, 4 guitaristes ! Sur plusieurs morceaux, on aura même droit à des soli de flûte traversière à 2, ce qui vous l’avouerez n’est pas très courant dans ce type de concerts ! Je suis donc immédiatement interloqué et curieux d’entendre l’intérêt de la chose. Le concert débute avec une variation en introduction de Winter Dies avec montée progressive où chacun entre à son tour dans la danse. Le son de la basse me frappe d’entrée et son auteur ne cessera de martyriser son instrument tout le long du concert, avec son look de bûcheron des montagnes, cheveux longs et gras et chemise à carreaux de rigueur. On entre de plain pied dans un style pop psyché folk très inspiré des années 70. La flûte très présente sur The Courage Of Others fait indéniablement penser à Jethro Tull, influence qui reviendra régulièrement, tout au long du concert. Sur Rulers, Ruling All Things, la douceur des voix entremêlées et de la flûte font des merveilles : c’est terriblement beau. Cet état de grâce se poursuivra avec le titre éponyme du second album, tout en retenue avec une ligne de chant apaisante à souhait.
Je sens ensuite la tension monter avec la longue improvisation, typique du folk/rock des années de Fleetwood Mac où je prédis depuis 5 minutes le titre qui va suivre, à savoir Roscoe. Le public tape dans les mains, en reconnaissant ce "tube" et je me régale vraiment tant c’est efficace. La lenteur reprend ensuite le dessus avec Bring Down torturé à souhait et un Fortune très dépouillé avec un magnifique arpège à la guitare sèche. A nouveau, les harmonies vocales sont parfaites et les notes de guitares électriques toujours bien senties. Ces dernières sont de sorties pour The Horn avec un duo rythmique basse/batterie qui s’en donne à cœur joie. Le son de la basse est à nouveau un régal et j’admets définitivement que derrière les fûts, c’est du très bon également.
Les titres s’enchaînent ensuite dans le même registre et Young Bride, sans doute le titre le plus dansant avec sa basse hyper simple présente, dénote assez sensiblement du reste, et donnerait même presque le sourire ! Sur Core Of Nature, le petit guitariste à la Les Paul jaune se fait plaisir à la wha dans un solo endiablé et le batteur l’accompagne sauvagement également. Son solo sera à l’inverse tout en toucher sur Branches qui clôturera le set.
A ce moment, un tiers de la salle quitte sa place, alors que les lumières sont encore éteintes. Visiblement, les personnes concernées sont restées poliment jusqu’ici et ont eu leur dose. Ou alors, ce ne sont pas des habitués des concerts, ce qui semble mine de rien bien coller, à une partie du public présent ce soir. Pourtant, il était non seulement évident qu’un rappel serait joué, mais surtout qu’il s’agirait de Head Home, ne serait-ce que pour la signification du titre. Ce titre est décidément magique avec sa batterie entraînante, la flûte, le piano et l’harmonie vocale enjoués à souhait. Le soliste nous gratifie pour ne rien gâcher et pour la route d’un dernier solo de guitare.
Après une heure et demie de prestation à la fois éprouvante et envoûtante, la formation de Denton salue son public et s’éclipse. On ressort de là, ravis et admiratifs de la leçon de musique qui nous a été donnée par d’excellents musiciens. Le mur du son et la complémentarité des instruments sont véritablement un régal pour tout amateur de musique. J’ai parfois, l’image aidant avec ces looks assez improbables, eu le sentiment de faire un voyage 40 ans en arrière et d’assister à un concert d’époque.
J’avoue aisément que ça ne respire pas toujours la joie de vivre, mais retrouver sur scène tous les ingrédients de magnifiques albums en ressentant tant de choses différentes n’arrive pas si souvent que ça. Mine de rien, le groupe nous a joué l’ensemble de son dernier album, à l’exception de son dernier titre, et les 6 premiers de mon album favori. Il n’en fallait pas tant pour me ravir !
Set list Midlake : Winter Dies
The Courage Of Others
Rulers, Ruling All Things
Van Occupanther
Roscoe
Bring Down
Fortune
The Horn
Small Mountain
Bandits
Young Bride
Acts Of Man
Children Of The Grounds
Core Of Nature
Branches
Festival Faveurs de Printemps : Sébastien Schuller + Jim Yamouridis - 18 avril 2009 - Théâtre Denis - Hyères (critique écrite le 20/04/2009 par Mcyavell) Je n’étais pas là pour la deuxième soirée de Faveurs de Printemps. Le nom de Sammy Decoster est sur toutes les bouches. Il a paraît-il fait un malheur hier soir.
Pour clore le festival, après Tatiana Sauvage à l’église anglicane, deux personnages qui promettent.
Je suis venu pour .../...
Je n’étais pas là pour la deuxième soirée de Faveurs de Printemps. Le nom de Sammy Decoster est sur toutes les bouches. Il a paraît-il fait un malheur hier soir.
Je suis venu pour Sébastien Schuller mais Jim Yamouridis a excellente presse. Télérama parle de lui en ces termes : "le magnifique Leonard Cohen australien du Massif Central". Pas facile à comprendre au premier abord (c’est Télérama, hein !), surtout quand comme moi on croit qu’il est Grec. Il est en fait Australien d’origine grecque émigré en France.
La ressemblance avec Leonard Cohen saute aux oreilles avant même qu’il ne chante. Une voix nous dit "Bonsoir mes amis, je voudrais commencer par une prière". Ce timbre si particulier nous fait penser au divin Canadien. C’est confirmé par le chant sur la prière en question. La voix est grave et ensorceleuse, l’accompagnement à la guitare simple et charmeur. Une bien belle mise en bouche.
Il enchaîne avec un morceau plus rythmé Travelling Man sur lequel on apprécie Fab Barré à la clarinette, Seb Martel (déjà venu dans ce festival en solo voilà 2 ans) à la guitare et Sarah Murcia à la contrebasse. Pas de percussions, de temps en temps, Sébastien bat la mesure avec son pied sur sa housse de guitare.
Jim, assis derrière son micro, introduit ses morceaux avec des phrases quelquefois énigmatiques : "Parfois, dans notre vie, on a le choix", "une chanson sur l’amitié et le soutien de l’un envers l’autre dans toute la fragilité", "où je veux être : to be est le mot clé", "les nuages jaunes qui vont être gris"... J’essaie de comprendre le message en m’accrochant aux paroles pendant la première minute du morceau, puis j’abandonne et me laisse bercer par la musique. C’est le week-end, je n’ai plus envie de réfléchir.
Ne connaissant pas du tout le répertoire de Yamouridis, je ne peux sortir un morceau en particulier. Celui qui parle d’amour me va bien ce soir (Sébastien Martel à l’harmonica), tout comme Yellow Clouds qui se termine par de merveilleux chœurs de Sarah et Seb derrière la voix toujours leonardienne de Jim.
Toutefois, un sentiment de déjà entendu se produit dès le milieu du set. Les mélodies sont soignées mais pas impérissables, les solos trop rares (on aurait aimé davantage de clarinette et de contrebasse), pas de pic d’intensité.
Les pics d’intensité, on sait qu’il y en aura chez Sébastien Schuller. Son album Happiness (sorti depuis déjà quatre ans) recèle quelques pépites dont ma préférée, le Jay-Jay-Johansonien Tears Coming Home. Ce soir, il présente son nouveau projet : Evenfall. Début en solo sur le piano mal éclairé au fond de la scène. L’éclairage sera d’ailleurs le point noir (c’est le cas de le dire) de la soirée. Peut-être à dessein, pour parfaire l’ambiance ténébreuse des compositions ?
Rejoint par un guitariste, un bassiste, un batteur et un claviériste (désolé de ne pas vous donner leur nom, ils n’ont jamais été présentés…), Sébastien prend place derrière son pupitre (clavier + Mac). Les cinq premiers titres sont des nouveautés. La performance du groupe est correcte, faisant penser aux concerts d’Archive, avec d’excellents arrangements et une interprétation musclée. Mais les compositions semblent moins abouties que celles de Happiness, peut-être méritent-elles plusieurs écoutes pour être mieux appréciées. Sébastien chante beaucoup (plus que sur son premier album) et se permet souvent de tenir son micro : il lui suffit quelquefois de sa main droite pour pianoter, d’un doigt pour appuyer sur Entrée, de sa main gauche pour bidouiller (le micro a changé de main). Je me surprends à bâiller.
Et puis, pour la plus grande joie du public résonnent les premières notes de Sleeping Song pour laquelle Sébastien Schuller a regagné le fond de la scène (les deux claviers sont dos à dos). L’interprétation est prenante, le rythme est plus rapide que sur le disque, la rythmique s’en donne à cœur joie et le guitariste est épanoui. La salle aussi, l’ovation reçue par ce titre pourrait faire réviser les plans de Sébastien sur la dose d’anciens morceaux à insérer dans son spectacle. Me voilà définitivement réveillé, d’autant que sur le morceau suivant, la basse est anormalement forte (un curseur bloqué ?). Certains murs de la vieille ville ont dû se lézarder !
Après un morceau un peu plus rock’n roll, suivi de Donkey Boy et d’encore un nouveau titre, les musiciens nous disent au revoir pour de faux.
Le rappel sera le meilleur moment, puisqu’ils jouent Weeping Willow, une des pépites de Happiness. Les deux claviers sont à nouveau dos à dos et construisent la plus belle mélodie de la soirée. Lorsque le guitariste commence son solo et que la rythmique se densifie, on est aux anges. Tout simplement énorme.
Une dernière nouveauté viendra conclure le set. A la sortie, le sentiment des spectateurs semble général : pas assez d’anciens titres, pas assez de lumière. Et déception pour moi que Tears Coming Home n’ait pas été jouée.
Deux moments d’anthologie toutefois et un festival qui a, encore cette année, été de grande qualité. Merci aux membres de Tandem pour la perspicacité de leurs choix, leur organisation, leur accueil et leur disponibilité. A l’année prochaine.