Jolie soirée filles pour l'édition 2008 du festival itinérant
Les Femmes S'en Mêlent, de passage à Clermont-Ferrand... Malgré l'assistance confidentielle (c'est dimanche soir... ) réunie dans la grande salle de la Coopérative de Mai, le public qui s'était déplacé n'a pas eu à le regretter...
Les France Cartigny :
Malgré quelques bons morceaux (et une joie de jouer visible à l'œil nu),
Les France Cartigny ont un peu pris à froid le public. Il faut dire qu'il est 19h et que les gens arrivent dans la salle, ce n'est pas forcément le moment idéal pour les morceaux entre chanson FM et punk rock strident... Si certains morceaux fonctionnent grâce à des textes bien troussés et des guitares en fusion, d'autres provoquent bâillements et ennui (le single
Merde en particulier), la faute à une voix un peu énervante à la longue et à des compositions pas toujours marquantes.
Los Campesinos :
Belle prestation pour le groupe écossais
Los Campesinos, qui a réussi à faire décoller la soirée avec ses titres de pop euphorisante. Evoluant dans un monde délicieusement pop entre
Arcade Fire, The Spinto Band, Clap Your Hands Say Yeah, We Are From Barcelona et
Architecture In Helksinki, la troupe bigarrée propose un set remuant à base de guitares énervées, de chants hystérico aériens, de claviers vrillants et de violon envoutant. Quand tout le monde se déride enfin, et que des sourires apparaissent sur les visages des musiciens, la partie est gagnée : c'était le seul petit détail qui manquait au début du concert de Los Campesinos, un groupe qui a le mérite de rendre euphorique quand il joue ses chansons...
The Go! Team :
Le concert le plus réussi de la soirée fut celui du groupe anglais
The Go! Team... Les chansons remuantes - entre rock bruitiste à la
Sonic Youth, hip hop façon
Beastie Boys, pop groovy, BO cuivrées de de films Blaxploitation (on pense à
Isaac Hayes) et funk n' soul - de ce groupe emmené par une chanteuse bête de scène ultra sexy sont LA cure de jouvence ultime ! Que la salle soit pleine ou pas, l'enthousiasme de
The Go! Team est le même, et il emporte tout sur son passage... Le mélange ultra épicé servi très chaud (et très fort !) par la troupe bigarrée donne envie de profiter de la vie de toutes les manières possibles : en dansant, en faisant la fête sans penser au lendemain (voire plus si affinités... ). Merci messieurs dames pour la fraicheur !
Lesbians On Ecstasy :
Casquettes en cuir, coupes garçonnes, électro rock défoncé, il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise avec les Montréalaises de
Lesbians On Ecstasy. Vociférations tétanisantes, batterie qui claque, basse vrombissante, claviers maltraités, attitude rock 'n roll, c'est pas exactement de la musique électronique pour les grands mères ! C'est le genre de truc idéal pour finir une chaude soirée sur un dance floor rock. A revoir un samedi soir dans un petit club bondé...
Sites internet :
www.lfsm.net,
www.lacoope.org.