16-19 juillet 2009 - Iles du Frioul La vingt quatrième édition du festival MIMI aura lieu sur les Iles du Frioul face à Marseille, du 16 au 19 juillet 2009.
d.v.d
Le projet « drum visual drum » est porté par Itoken, percussionniste tokyoïte. Deux batteurs jouant sur des batteries électroniques et un vidéaste, tous trois interconnectés et inter-agissant à travers un même programme informatique “luttent” pour l’espace sur un écran géant, à base de sons et d’images électroniques “cheap”, issus des années soixante-dix. www.dvd-3.com
RadioVision
L’artiste numérique marseillais Renaud Vercey reconstruit un message sonore à partir des captations des ondes hertziennes qui nous environnent : télé et radio-communications, téléphones portables… Création mise en musique par l’artiste libanais Charbel Harber. claradio.free.fr/ | Myspace
Jean-Paul Bourelly
Haïtien de New-York, désormais basé à Berlin, ce déjanté guitariste post-hendrixien est une icône d’une scène très tendance. www.bourelly.de | Myspace
Twist of Fate Lydia Lunch, la papesse du punk new-yorkais des années quatre-vingt, est soutenue par la musique d'un des principaux agitateurs musicaux de Marseille, Philippe Petit. Une ambiance noire, lancinante, lynchéenne. Myspace
Lydia Lunch
Artiste phare de l'underground US. Icône sexuelle, artiste radicale, inlassable et inclassable, Lydia Lunch n’a eu de cesse de dénoncer le conformisme, l’exploitation de la misère, la politique américaine et les violences faites aux femmes. ww.lydia-lunch.org/ | Myspace
Tarek Atoui
Abstract break electronica from Liban. Sa musique se construit entre improvisation sauvage et lyrisme électro-raffiné. Myspace
Matmos
Un des tous premiers projets américains dans le domaine de l’electronica. Ils ont accompagné Björk dans toute son ascension, et ont contribué à l’écriture de ce son si particulier. Myspace | www.brainwashed.com/matmos/
Nicolas Cante
Pianiste qui passe d’un standard de jazz digitalisé à des compositions groove voire de l'électro-jazz déstructurée.... www.yovocorp.net/ | Myspace
Gevende
Ce jeune groupe turc se situe entre jazz et musiques de rue populaires. www.gevende.com
A Filetta
Depuis bientôt trente ans, ces sept chanteurs qui constituent le groupe phare des polyphonies corses, mené par Jean-Claude Acquaviva, chantent des hymnes à leur terre, des "chants originels" dont personne ne connaît l'exacte provenance, tant la tradition de l'île se mâtine d'influences. Myspace
Danyel Waro
Danyel Waro est l'un des principaux acteurs de la renaissance du Maloya, la musique folklorique de la Réunion qu'il joue avec des instruments traditionnels.
Festival Mimi : Infinite Livez vs Stade + Tuxedomoon - 20 juillet 2008 - Hôpital Caroline - Marseille Après un matin orageux, la pluie fait épisodiquement son retour pendant la soirée, mais finalement les concerts ont bien lieu, ouf.
Et il aurait été bien dommage de rater cette soirée…
Après un sandwich, dont le goût m’a fait douter d’avoir bien enlever l’emballage plastique… Place à ceux pour .../...
Après un matin orageux, la pluie fait épisodiquement son retour pendant la soirée, mais finalement les concerts ont bien lieu, ouf.
Et il aurait été bien dommage de rater cette soirée…
Après un sandwich, dont le goût m’a fait douter d’avoir bien enlever l’emballage plastique… Place à ceux pour qui je suis surtout venu ce soir : l’anglais Infinite Livez qui ne joue pas ce soir avec son dj habituel mais avec le duo suisse de Stade.
Les deux formations Infinite Livez / Stade pratiquent le même genre de hiphop très très expérimental…le terme hiphop peut être retenu puisque I.L. rap et que les beats délivrés par le duo suisse sont souvent à base de gros kick.
Mais pour le reste on est en plein délire expérimental.
Même les artistes d’Anticon, en comparaison, feraient presque figure d’artistes commerciaux. Quelques cassures rythmiques, des sons kitscho-bizarres, un Mc aventureux avec une bien belle voix qui m’évoque autant Saul Williams que Sly Stone. Pour une fois ici à Mimi, une bonne partie du public est d’entrée debout devant la scène. Pourtant il n’est pas si facile de danser sur cette musique.
Pour ma part je suis dans la quasi impossibilité de me lever, pour la bonne raison que le (pas très jeune) couple à côté de moi a sorti une « boulette » de la taille d’un abricot…et que dès lors j’ai fumé sans fumer… Merci.
Le prochain qui me dit « ces jeunes tous des drogués », je lui conterai cette petite aventure. Du coup, j’apprécie le concert mais sans plus.
Le meilleur moment sera quand même cette surprenante et jouissive reprise du 1999 de Prince.
Pour les vétérans californiens de Tuxedomoon, je m’étais dis que je resterai un petit quart d’heure et que je m’en irait prendre la navette de retour si ça ne me plaît pas. En effet, dans les années 80, je ne peux pas dire que j’étais réellement fan de leur musique électro-expérimentale (mais que je connaissais trop peu) et les extraits écoutés ces derniers jours ne m’avaient guère plus emballés.
L’intitulé de cette soirée de clôture de Mimi est « Nuit du patrimoine en marche », mais pour moi cela va plutôt être « nuit du paradoxe », puisque je n’ai finalement pas été convaincu à 100% par Infinite Livez vs Stade et qu’au contraire j’ai vraiment adoré le set des « vieux » Tuxedomoon…
Il faut dire que ce soir, le quatuor est quasi débarrassé de sons électroniques,malgré l’utilisation d’une boîte à rythme et d’un synthé… Le synthé/chanteur a en effet plus souvent jouer de la clarinette ou chanter. Trois des quatre musiciens sont des multi-instrumentistes, et les instruments joués sont bien acoustiques : trompette, violon, clarinette,…
Seul le bassiste, conservera jusqu’à la fin son unique instrument. Et c’est justement lui qui a grandement contribué à me faire rentrer à 100% dans le truc par ses lignes de basse très hypnotiques. J’ai été littéralement happé de la première à la dernière note de ce concert. En effet, par ci par là, les échappées vers le sud de l’Europe ou les Carpates ne sont pas pour me déplaire. Un bien curieux et surprenant voyage en réalité.
Dans certains passages instrumentaux climatiques, on s’attendrait presque à entendre une grosse voix à la Léonard Cohen…le grand Léonard n’est évidemment pas là mais le guitariste et le synthé possèdent tout deux de bien singulières voix qui ont participé à mon trip.
Conclusion : une des plus grandes surprises que j’ai eu sur scène, tant je pensais que j’allais m’emmerder… Tuxedomoon, un groupe à découvrir définitivement sur scène. En plus, ils sont plutôt du genre sympas et ont répondu aux deux ( ?) rappels, adieu navette d’1h…dodo à 4h…
Kisetsu + Paolo Angeli + Icons (Festival MIMI 2008) - 18 juillet 2008 - Hopital Caroline, Frioul, Marseille
Cela faisait quelques années que je n’étais pas venu à MIMI (MIMI pour Mouvement International des Musiques Innovatrices) ce Festival, organisé par l’AMI, qui fait que certaines personnes n’hésitent pas à traverser la France pour venir y assister. Il faut dire qu’en plus du coté ultra pointu .../...
Cela faisait quelques années que je n’étais pas venu à MIMI (MIMI pour Mouvement International des Musiques Innovatrices) ce Festival, organisé par l’AMI, qui fait que certaines personnes n’hésitent pas à traverser la France pour venir y assister. Il faut dire qu’en plus du coté ultra pointu (quand j’ai entendu ne serait ce que le nom d’un artiste je peux m’estimer heureux !) il y a le cadre de l’Hôpital Caroline sur les iles du Frioul qui y fait beaucoup aussi. D’autant que depuis que les Nuits Caroline ne sont plus, et que Marsatac a posé ses valises au J4, c’est désormais le seul festival qui a lieu là bas …
On prend la dernière navette, profitant ainsi de la vue du soleil qui se couche lentement sur la côte marseillaise qui s’éloigne et on commence déjà à regretter de n’avoir pris qu’un pull pour deux … car il y a un peu de vent et que sur les gradins au « sommet » du Frioul ça risque d’être pire … Arrivé sur place on constate que la scène à été déplacée de 90° … On n’aura donc pas le faux temple grec en fond de scène …
A 21h30 Ferdinand Richard mont sur scène pour nous présenter la première (mondiale) de Kisetsu (n’oublions pas que MIMI est un « festival – atelier ») fruit de la rencontre entre l’ensemble vocal marseillaise Nom Commun et du bidouilleur japonais Tadahiko Yokogawa (au machines). Le principe : une chorale donc qui chante et lui qui récupère le son et le déforme, module, sample grâce à ses machines, clavier, ordinateur …
Si l’idée est bonne en pratique j’ai trouvé qu’ils n’allaient pas assez loin dans l’interactivité sauf au début … donc le plus clair du temps ca faisait plus chorale + sample que chorale bidouillée. 5 hommes et une femme au chant donc, tous très concentrés et avec des expressions faciales assez différentes : le sérieux, l’amusé, l’inquiet, …
Chacun assurera la « lead » sur un des morceaux … qui seront donc assez différents (du slam au rock / blues). Leur set durera 1h qui me paraitra un peu longue d’autant que je commençais à avoir froid, même si sur la fin il y aura une belle montée en puissance avec tout le monde pour un bon boucan bien construit ! Au final je resterai quand même sur une impression d’inachevé … peut être encore un peu trop frais ?
Après être allé acheter une bouteille de « Fada Agrume » et avoir fini mes gâteaux d’apéro, ce sera au tour de Paolo Angeli et sa fameuse guitare sarde bricolée. En effet en plus des 6 cordes classiques elle dispose d’une deuxième rangée de cordes plus haut (sur lesquels il tape plus qu’il ne joue vraiment) et de tout un tas de truc électromécaniques comme par exemple des pédales actionnées avec ses pieds qui lui permette d’actionne des sortes de petits marteaux qui viennent taper sur la base des cordes.
Impression très mitigée en raison de l’aspect assez déstructuré de la musique accentué par un personnage sur scène que j’ai du mal à cerner prenant des pauses tantôt amusées, tantôt très inspiré, regardant en l’air …. (je me rends compte en l’écrivant que j’arrive très mal à retranscrire ce que j’ai ressenti … désolé). Toujours est-il que là aussi je me suis un peu « ennuyé » par moments …
Sur la fin (le rappel) alors que je m’étais à moitié allongé, il jouera des choses beaucoup plus pêchues, rythmées dont certaines sonneront familières. On me précisera après qu’il s’agissait de « reprises » de Fred Frith (même si je l’ai déjà vu je doute que ce soit ça que j’ai reconnu) et de Bjork (plutôt !). Au final intéressant mais un peu long, surtout quand il y a 3 groupes.
Après un tour à l’abri du vent et autour d’un bon thé chaud, nous regagnerons les gradins pour voir le troisième et dernier groupe de cette soirée intitulée (j’avais oublié de le préciser) « ou ai-je mis ma tête ? ». Il s’agit de Icons projet composé d’un trompettiste / machiniste Serge Adam et de deux danseurs Ziya Azazi et Su Gunes Mihadiz. J’ai beaucoup aimé le début avec le danseur (« derviche tourneur ») qui par définition m’a fichu le tournis.
C’était la première fois que je voyais ça et ça allait plutôt bien avec la musique. Il a ensuite été rejoint par la danseuse à qui il a filé une de ses jupes … dont ils finiront par se débarrasser. Plusieurs tableaux avec lui, elle ou les deux, au sol, en sauts, en arts martiaux … des trucs qui m’ont plus ou moins parlé selon les moments.
Certains ont trouvé que le niveau technique des danseurs n’était pas irréprochable … c’est vrai que j’ai noté quelques couacs et que par moments ça aurait peut être pu être plus fluide, mais globalement j’ai bien aimé le mélange des deux. A la limite ce que je n’ai pas trouvé top ce sont les costumes …
Quand ils ont fini nous sommes vite partis pour être sûr d’avoir une place sur la première des deux navettes, ne tenant pas à rester plus longtemps dans la fraiche nuit de l’ile. Car, et je finirai la dessus, psychologiquement j’ai trouvé cela un peu dur de savoir que le premier bateau pour rentrer ne partirai pas avant 2h du matin … un peu l’impression d’être pris en otage (même si je suis venu de mon plein grès et que je serais surement resté jusqu’au bout) … du coup j’étais soulagé de partir (d’autant que le lendemain je bossais)
Eh bien, pour cette 2e soirée après celle d’hier, encore merci à MIMI & à LIM, car mon début de vacances s’est poursuivi dans la transe !
Cette soirée de clôture débute par le griot guinéen M’Bady Kouyaté ( qui doit bien avoir 70 ans), maître incontesté de la kora ( vous savez cet instrument africain révélé dans les 80s par le tube Yéké yéké, et oui le top50 est parfois culturel…). Ce soir, je suis au 1er rang et j’ai vécu des instants de pure magie grâce à ce génie de la musique (en plus d’être encadré par 2 belles inconnues)…
M’Bady Kouyaté est seul sur scène, vêtu d’une superbe tenue typique, avec son imposant instrument. Sa musique demande sûrement un peu de concentration pour y entrer. Au bout de quelques secondes, je me suis totalement laissé emporter…C’était réellement magique ! Dans les premières minutes, M’Bady Kouyaté avait le visage fermé, il regardait parfois les spectateurs en faisant signe « non » de la tête, (à ce moment là, il était limite inquiétant, malgré sa mélodieuse musique). Je pense qu’il devait chercher les mauvais esprits, les ondes négatives, histoire de les éliminer… (n’oublions pas que c’est un griot)
D’ailleurs, il a terminé son 1er morceau par un geste sec et surprenant de la main … bon, ça y est 1er sourire !
Un peu plus tard, il a été rejoint, pour quelques petites minutes, par 2 jeunes noirs (d’une 20taine d’années), qu’il a présenté avec malice ( « ceux sont tous mes enfants »), et qui sont 2 de ses nombreux élèves de kora.
Les 2 jeunes gars ont un peu chanté (pas de kora), et c’était plutôt sympa. Pour le restant du concert, M’Bady Kouyaté est seul avec sa kora et sur certains passages, il chante…Le voyage continue, et le maître, désormais plus souriant, est en communion totale avec son public. D’ailleurs, il demande aux spectateurs de chanter avec lui, une histoire de « maman » « papa » et de naissance (en langue africaine, j’ignore quel dialecte). C’est à nouveau assez magique !
Bref, difficile de décrire ces sensations par des mots, même l’écoute de ses disques ne peut transcrire ça. La présence du bonhomme est énorme et les notes qui sortent de son instrument ont un parfum de douce éternité (« ô temps suspends ton vol »…)
Nous voilà donc tous sur un nuage. Moi, je suis dans les meilleures dispositions pour voir pour la 1ere fois sur scène, mon héro Vernon Reid, dont j’écoutais l’album Vivid (avec son groupe Living colour) en boucles à partir de 1989…Vernon Reid était alors le maître absolu de la guitare rock/fusion et son groupe écrivait de sacré bonnes chansons !
Ce soir, il fait donc partie du septet d’un autre maître de la guitare : James Blood Ulmer, que je découvre pour l’occasion…Ils sont donc 7 sur scène : bassiste, batteur, harmoniciste, violoniste électrique, pianiste/claviers (le seul non afro-américain du groupe), Vernon Reid ( guitariste électrique donc, et parfois un peu de chant) et James Blood Ulmer ( guitare électrique aussi et chant)…Ils débutent par un blues instrumental vitaminé, devant le public assis…
On comprends tout de suite que Vernon Reid n’est pas le seul virtuose du groupe : ils y vont tous de leur petit solo, et à ce petit jeu le violoniste et le clavier montrent des qualités assez exceptionnelles de feeling et de technique…Mais à aucun moment c’est ennuyeux, on est en plein blues et l’émotion est privilégiée ! En plus, il se dégage de l’ensemble des musiciens une bonne humeur communicative et le plaisir d’être là…Vernon Reid se révèle rapidement comme un leader et il aime chambrer ses potes quand ceux-ci prennent un solo…
Sur le 2e titre, James Blood Ulmer (avec des bottes en croco…) entre en scène, il s’assit au centre du front de scène et impose sa stature et sa voix énorme (assez grave, et taillée pour le blues : grand !)
Le groupe alterne compos et standards de blues (le set est essentiellement blues) : superbe version de Spoonful ( de Willie Dixon, chanson que j’adore), Little red rooster. A certain moment l’incroyable M’Bady Kouyaté est venu danser en bas de la scène en faisant signe au public, excellent !
Moi, je suis aux anges mais ce n’est pas encore le nirvana…
Puis un des musiciens demande au public de clapper des mains…Vernon Reid, pas du tout content du résultat, s’est mis à bondir d’un bout à l’autre de la scène, pour provoquer une réaction.
En américain : « non, là c’est pas ça ! » « et là, vous pouvez faire mieux, aahhhh… », puis il a pointé un spectateur au milieu du public « eh, ce gars dégage de la lumière… », « eh debout, le gars qui a la lumière ! ».
Alors je ne sais pas si le public n’a pas compris ce qu’il disait ou au contraire « trop bien compris »…mais le résultat a été qu’on s’est levé en masse et que nous étions nombreux à danser devant la scène pour la suite du concert…Encore des moments magiques, décidément une soirée excellente !!!
Devant cette liesse, le groupe a enchaîné avec mon titre préféré de la soirée, un énorme riff 70s qui a permis aux quelques chevelus (dont je fais désormais partis) de secouer la tête ! Ca y est, je suis gravement dedans ! Vernon Reid, avec son petit chapeau, son bandana, ses 2 longues dreadlocks, est là devant moi !
Au souriromètre, le bassiste est le vainqueur, vraiment sympa à regarder ce gars là ! Puis, ils calment le jeu, en enchaînant 2 ou 3 titres plus cool, dont une superbe ballade blues. J’ai l’impression que James Blood Ulmer verse une larme : il dégouline de sueur ! Les gars n’ont pas envie de quitter la scène, ils demandent aux organisateurs combien de temps ils peuvent jouer encore…
Finalement, ils ont joué encore près de 20 minutes, et n’ont malheureusement pas pu répondre au rappel, à cause d’impératifs d’organisation (l’équipe MIMI travaille depuis plusieurs jours, et y a dû avoir des heures sup ?...). Pour moi, cette soirée restera inoubliable : des moments où le temps s’arrête, où on a l’impression
d’une immense communion et qui rappelle des valeurs essentielles comme la fraternité et le plaisir d’être ensemble pour faire la fête. Vive la musique ! Je n’avais plus connu de tels sentiments depuis Fishbone, l’été dernier … Un dernier mot, pour la photographe que j’ai fini par perdre de vue, si tu lis ces lignes, merci de me contacter pour les photos de mon idole, comme on avait dit…