4 & 5 juillet 2009 - Cergy (95) En deux jours de concerts en plein air, la 13e édition du festival francilien brasse toujours autant les genres entre rock, rap, chanson française plus ou moins électrique, blues africain, fusion entre soul, électro et rock...
Au programme de cette édition 2009 : Arthur H, Gossip, Thomas Dutronc, Herman Dune, Mogwai, Steel Pulse, Capleton, La Rue Ketanou, Thomas Fersen, Anis, Les Ogres de Barback, Abd El Malik, Still Flyin, Grand Corps Malade, Suicidal Tendencies, Isis, Dillinger Escape Plan...
J’arrive pour Yo Yo Yo Acapulco. Un look hawaïen alors qu’ils viennent de Norvège.
De la pop ukulélé expérimentale mais assez monotone fait que je ne traine pas pour le set de Didier Super de l’autre côté.
Ma première fois avec ce danger public. Bien sur, j’en avais entendu parlé et quelques fois entendu citer, mais on n’est jamais vraiment préparé. Je ne sais pas comment orienter ce passage.
Il est horripilant, cultive ce sentiment, joue et chante atrocement et intentionnellement. Plus c’est méchant, sarcastique, limite et plus le public est content.
La chaleur monte et l’ordre des pompiers arrive : une petite douche pour la foule !
Arriver devant Tunng devient du coup un havre de paix et je me demande si je vais être objective…
Une folk électronique apaisante et des voix douces… merci au programmateur.
Après ce petit trou anglais on peut remonter la cadence avec La Rue Ketanou. Sauf que cela devait être une création spéciale pour le festival avec L’orchestre symphonique du Josem. Mais voilà, à cause d’un problème administratif, nous n’aurons pas l’occasion d’ écouter ces 50 jeunes musiciens. Ceux de La Rue Ketanou, même déçus, sont tout de même là et leur dernier album ne peut que nous faire danser.
Des retrouvailles après quelques projets persos et …des enfants.., Mourad, Olivier et Florent ont bien fait de se reformer. Un très bon moment en somme alors que c’était plutôt imprévu.
Enfin un des groupe pour lesquels je suis venue: Herman Dune.. Je n’en suis pas à mon premier concert mais, même si j’adore cette musique, j’ai toujours du mal avec eux sur scène.
Il me manque de la communication ou juste un minimum de chaleur (même entre eux). Bon je recraque pour Next Year in Zion et je vais me dire qu’ils sont timides…
Thomas Fersen entre en scène 1. Personnage haut sans couleur avec son chapeau à plume, sa robe blanche et son blaser velours. Son acolyte de la tournée ukulélé est toujours là mais cette fois ci ils sont bien entourés. Au milieu de sa ménagerie, ma préférée sera toujours Zaza sa chienne.
La soirée est bien avancée et Emiliana Torrini est déjà en place. Autre passage douceur avec cette jolie islandaise. Son tube radio, Big Jump, est un régal de folk menée par sa petite voix. Finalement c’est ce que j’aime dans ces festivals : le mélange des genres.
Surtout quand Gossip est prévu… maintenant. Ce groupe là ne fait pas dans la douceur mais frappe très fort là où ça fait du bien.
Le charisme de Beth y fait beaucoup mais la discrétion omniprésente d’Hannah en fait tout autant. Le show est là et on attend plus qu’Heavy Cross.
Difficile de passer après eux et c’est Mogwaï qui s’y colle. Désolée si je n’ai pas été aussi sensible à ces dérivations musicales mais, après une furie, ce set parait trop perché pour moi.
Direction le grand petit dernier : Thomas Dutronc. Virtuose, crooner, blagueur, textes décalés tout ça pour un cocktail détonnant. Il joue avec le public juqu’au medley à sa sauce sans oublier un hommage à Michael.
C’est sur ces notes que se terminera le Furia pour moi, pleine de belles découvertes et assouvies de certaines de mes idoles. Réagir à cette critique
Furia sound festival 09, 4 & 5 juillet 2009, Cergy Pontoise base de loisirs
Arrivée un peu tard sur le son d’Improvisators Dub + Iration Steppas, je recherche désespérément le stand presse. Je ne pourrai pas vraiment vous en parler tellement le site est grand, vallonné et le parcourir en cadence reggae est bien agréable.
Finalement parée pour faire des photos, direction Anis pour la première cession. Toujours aussi chaleureux et entrainant, l’enfant du pays est bien maître de cérémonie. Le public surchauffé par cette superbe après midi, s’envole en slam au son du Rodéo Bld.
Au milieu de morceaux plus lents, José fait encore réagir. Il a même parfois du mal à se faire entendre à cause des Cergy commandés. Quoi de mieux que chanter Cergy à Cergy, un peu comme chanter Vitrolles à Vitrolles. Enfin on a du mal à le laisser partir.
Je suis restée jusqu’à la fin sauf qu’il faut filer au pas de course à la scène 1 pour Gabriella Cilmi. Les concerts s’enchaînent à un rythme d’enfer mais bien respecté.
Cette jolie brune, âgée d’à peine 17 ans, est l’interprète de Sweet about me. Une petite tigresse, très bien entourée, nous fait découvrir ses morceaux au milieu de plusieurs reprises comme Whole lotta love et Cry me a river.
Seul horaire qui me permette une incursion sous le chapiteau pour un groupe assez photogénique : Still Flyin. Difficile à décrire alors je vais choisir: des Beach boys en collectif géant. Ils commandent leurs bières au public et ça marche !!! Je ne suis pourtant pas très convaincue par ce style alors je ne traine pas pour ne pas rater Grand Corps Malade.
Ok je ne suis pas fan de slam mais sa réputation le suit et elle est justifiée. Rien à dire sur les textes, tout est parfait, sa voix chaude martèle ses histoires pas toujours noires. L’orchestration est bien présente. Il se sert du prétexte de la crise pour lancer un match instrumental. Un couplet pour le piano, la guitare, la basse et la batterie et lui charismatique au possible. Assez novice dans son répertoire, j’ai adoré l’ironisme et le rythme d’Underground.
C’est reparti pour la course vers la scène 1 et Pascale Picard qui est déjà en place avec ses guitares boa. Le charme de son Smillin envahit le site. Gate 22 est chanté à tue-tête ainsi que sa superbe reprise de Give me a reason.
Je me laisse de nouveau tenter par le chapiteau, intriguée par le grindcore oriental. Surprenante définition de la musique de Secret Chiefs 3 mais on ne saurait mieux la décrire. Le décor et les costumes en imposent déjà, ils ne sont pas là pour rigoler.
Le batteur fait d’ailleurs tomber ses cratch au fur et à mesure et le spectacle est au rendez-vous. Ces rythmes enivrants sont teintés de musique indienne, persane, électronique. Une découverte hallucinante alors qu’Abd Al Malik est déjà en scène.
Autre slamer, autre style, il déclame plus qu’ il ne chante et a surtout une énergie folle. Pour moi, il prend un peu trop la direction du moralisateur même si son écriture est impeccable. Respect pour Soldat de Plomb, Rentrer chez moi et Le Détroit de Gibraltar.
En avant pour la suite avec Arthur H. Inoubliable I wanna Dance with Madonna. Interminablement glam-rock rendant également hommage à Michael Jackson.
Il était l’Homme du Monde ce soir.
Je profite jusqu’au bout du show car Steel Pulse prend au moins 1/2h de retard alors que les autres concerts étaient réglés comme des métronomes.
La première partie reggae de la soirée est à la bourre mais assure le show. Ce collectif très apprécié en France mérite ses fans.
Changement de style radical avec The Go! Team. Un concentré d’énergie pour cette pop expérimentale. La chanteuse a des petits airs Mel B des Spices Girls jusque dans ses tenues et son dynamisme.
Il est 23h et pourtant tout le monde saute au rythme de My Ladies.
Le maître mot de ce festival doit être éclectisme car on enchaîne avec Les Ogres de Barback.
Les quatre frères et sœur apparaissent de plus en plus à l’aise avec la scène et un public nombreux. Grand-mère est toujours incontournable, tout comme la reprise des Beru, Salut à Toi. Les rues de Panam deviennent les rues de Cergy. Et cette fois ça sautille comparé au groupe précédent.
Capleton se fait désirer de l’autre côté. Il a son présentateur perso et 2 invités avant d’apparaître enfin. Insaisissable, il chauffe le public que la sécu maîtrise de moins en moins. Il enchaîne les morceaux déchainés. Il ne veut plus quitter la scène surtout que tous ceux qui sont là dorment au camping et ne décollerons pas non plus.
Pour moi c’est direction la voiture…
Arthur H, The Go Team, Steel Pulse, Capleton, Abd Al Malik, Les Ogres de Barback - 4 juillet 2009 - Furia Sound Festival, Cergy 1er week end de juillet avec le furia sound festival, 13ème édition à Cergy. Ont défilé, entre autres : Anis, Abd Al Malik, Pascale Picard & Band, Grand Corps Malade, Les Ogres de Barback, Arthur H, The GO! Team, Steel Pulse, Capleton.
J'ai pu voir et entendre Abd Al Malik, une jolie surprise .../...
1er week end de juillet avec le furia sound festival, 13ème édition à Cergy. Ont défilé, entre autres : Anis, Abd Al Malik, Pascale Picard & Band, Grand Corps Malade, Les Ogres de Barback, Arthur H, The GO! Team, Steel Pulse, Capleton.
J'ai pu voir et entendre Abd Al Malik, une jolie surprise accompagnée de très bons musiciens, puis Pascale Picard d'une manière furtive mais il ne m'en fallait pas plus tellement cette artiste est surévaluée, du sous Alanis Morisette bref j'aime pas...
Puis vient le 1er grand plaisir avec Arthur H pour 1 heure de bonne musique, charismatique, drôle, sympa qui grâce à son dernier album offre des variations de tempos très intéressants, calme et dansant voilà le nouveau Arthur H.
On enchaîne sur le kiff de la soirée avec Steel Pulse, groupe mythique qui durant une heure nous fait passer un excellent moment en jouant notamment quelques classiques (je préfère les voir dans une petite salle tout de même comme l'Élysée Montmartre en 2005).
Pas de temps à perdre avec sur la scène 2 THE GO TEAM, un super groupe de scène (voir leurs vidéos entre autres sur le net pour comprendre de quoi je parle) joli succès public par ailleurs. Je les adore perso sur scène.
Minuit et une autre belle surprise avec Les Ogres de Barback sur la grande scène, autant sur disque, cela ne me procure rien, autant sur scène je les trouve bon, une autre belle surprise.
Pour finir, une autre légende, Capleton, artiste talentueux et controversé (ses textes homophobes ont été vivement contestés et critiqués à l'époque mais passons) : voix très puissante et un style particulier, genre en plein morceau, au lieu d'enchaîner le refrain, il s'arrête et fait un petit speech (on m'a dit que c'était pour créer de la frustration) bref spécial et intéressant.
Deux mots sur le festival : très bonne organisation, gens sympathiques, pleins de policiers autour mais pas de contrôle en sortant, plus préventif qu'autre chose. Une belle journée passée à la base nautique de Cergy en somme.