Yodelice - 6 juillet 2011 - Théatre de Verdure, Gémenos (critique écrite le 11/07/2011 par Mkhelif)
Début de la saison des festivals avec Les Arts verts dans la ville de Gémenos pour Yodelice. Rendez-vous au théâtre de verdure pour le concert, un superbe lieu dans ce petit village. Seuls les deux gradins du centre sont remplis, la scène n’étant pas visible depuis les côtés.
Découvert par une .../...
Début de la saison des festivals avec Les Arts verts dans la ville de Gémenos pour Yodelice. Rendez-vous au théâtre de verdure pour le concert, un superbe lieu dans ce petit village. Seuls les deux gradins du centre sont remplis, la scène n’étant pas visible depuis les côtés.
Découvert par une très grande partie du public grâce à son tube Sunday with a flu de son premier album Tree of life, son second album Cardioid sorti en 2010 est déjà un succès avec le tube More than meets the eyes .
Maxim Nucci, le chanteur de Yodelice monte sur scène avec le costume de son personnage : un chapeau melon avec une plume et une larme peinte sur la joue. Accompagné de ses trois musiciens : Sebastien Grandgambe au violoncelle et Xavier Cau à la guitare qui ont une bande noire peinte sur les yeux, et Maxime Zampieri à la batterie qui porte une coiffe indienne à plumes.
Le concert commence avec un coucher de soleil sur les collines de Gémenos. Dès le début Maxim est très énergique sur scène, il saute dans tous les sens, il danse, il improvise un moonwalk. C’est un live très énergique auquel je ne m’attendais pas par rapport au rythme de ses chansons, certes elles sont très entrainantes, mais ce n’est pas du rock. Les quatre membres de Yodelice nous délivrent un bon folk dans un bel endroit.
Évidemment c’est sur More than meets the eyes et Sunday with a flu que le public montre le plus d’enthousiasme. Grâce à la forme du théâtre, le spectacle est autant sur scène que dans les gradins. À la demande de Maxim, le public saute, danse, chante, s’enlace, s’embrasse. Il suffit de quelques “la la la” pour que le public reprenne le refrain en cœur.
Lorsque Maxim revient seul et commence les premières notes de Talk to me, la chanson du film Les petits mouchoirs de Guillaume Canet, dans lequel il jour d’ailleurs, tout le public s’est tu et une nuée de téléphones filmaient la scène.
Pour les deux dernières chansons, c’est une toute autre ambiance qui s’installe. D’abord le théâtre se transforme en grande salle de danse, puis en décor de film de western où le public joue les cuivres.
Finalement c’était un très bon concert, assez court, à peine plus d’une heure, le groupe aura du mal à quitter la scène.
Vanessa Paradis + Albin de la Simone (festival Les Arts Verts) - 16 juillet 2010 - Théâtre de Verdure - Gémenos (critique écrite le 20/07/2010 par Mcyavell) L’été est festif à Gémenos. Des banderoles affichent la tenue du Festival "Les Arts Verts" dès l’entrée de la ville insistant sur les neuf concerts gratuits qui y sont donnés.
L’un d’entre eux a lieu ce soir. Pas celui de Vanessa Paradis mais celui du Stadtorchester Klingenthal, joyeuse fanfare .../...
L’été est festif à Gémenos. Des banderoles affichent la tenue du Festival "Les Arts Verts" dès l’entrée de la ville insistant sur les neuf concerts gratuits qui y sont donnés.
L’un d’entre eux a lieu ce soir. Pas celui de Vanessa Paradis mais celui du Stadtorchester Klingenthal, joyeuse fanfare d’Outre-Rhin qui recueille un joli succès devant la Salle Municipale Jean Jaurès.
Ne tenant pas spécialement à être dans les premiers rangs pour voir Vanessa, je flâne un peu et tenez, c’est cadeau :
Le Théâtre de Verdure est bien bondé à mon arrivée. Vanessa s’y produit deux soirs consécutifs et le concert est annoncé acoustique.
A 21h00 pétantes, voix off de Vanessa : "Bonsoir. C’est un plaisir de vous présenter Albin de la Simone."
Il était déjà son musicien sur la tournée précédente en compagnie de Matthieu Chedid. Il a cette fois-ci le privilège d’ouvrir la soirée.
Son set est minimaliste. Une intro au clavier à l’issue volontairement fausse, puis des chansons avec cet instrument pour seul accompagnement. "Passer son adolescence à Amiens c’est pourri mais ça fait écrire des chansons", dit-il.
Je ne connais que la première d’entre elles, beaucoup plus agréable lorsqu’il la chante en duo avec Feist, Elle Aime. Des paroles loufoques puisqu’elle aime pêle-mêle "les films hongrois sous-titrés en tchèque", "le civet de bulot", "la mythologie suisse", et, mon préféré, "le kiwi au maroilles" avec cette conclusion, du coup pas forcément flatteuse : "et c’est moi qu’elle aime".
L’intérêt est également dans la chute de la suivante, Quand J’Aurai Du Temps, et davantage dans les paroles axées sur l’absurde que dans les mélodies...
Pendant que "l’amour se détricote" dans Ce Pull, l’attention du public aussi. Mais pas sa patience. Certes, les discussions reprennent gentiment, de façon croissante, mais le public de Vanessa est gentil. Aucune manifestation négative malgré le ton monocorde d’Albin de la Simone, un son auquel un fichier MIDI n’a rien à envier et un vautrage dans les paroles qui serait passé totalement inaperçu sans l’ajout de son "Je me trompe dans le texte". Il faut dire qu’il eu la sagesse de faire court : une vingtaine de minutes. Il termine avec (Demain Je Mange) Mes Amis. Le genre de refrain bête qui vous reste en tête pendant toute la pause. La fin de soirée prouvera que ce garçon est pétri de talent… en tant qu’arrangeur.
La pause est aussi longue que lors d’un changement total de plateau alors que la seule modification à effectuer (déplacement du piano) a duré dix secondes. Sans doute fallait-il laisser la nuit s’installer.
Pause meublée par un Ultra de Vanessa Paradis, au seyant marcel vert fluo et à l’alcool joyeux. Très expressif, il a mis l’ambiance à lui tout seul. D’abord en hurlant ses messages d’amour, tapant dans ses mains et entrainant le public avec lui. Ensuite en provoquant le soutien de celui-ci lors de son éviction musclée par un service d’ordre peu tolérant à la marginalité. On le réentendra plus tard depuis le haut des gradins avant un nouveau silence, définitif cette fois. Nous étions alors happés par Vanessa et peu enclins à la solidarité si exactions il y eut.
Car la belle a décidé de prendre des risques lors de cette tournée et a clairement gagné son pari.
Risque de modifier du tout au tout ses morceaux quitte à désappointer son public. Non seulement le concert est acoustique mais un superbe quatuor à cordes (violoncelle, alto, violons) est omniprésent dans la plupart des chansons. Risque du coup de sombrer dans un répertoire un peu mou du genou. Je crains même qu’elle ne joue pas Tandem, le titre qui l’a réhabilitée à mes yeux après ses insupportables débuts de pré-ado. Joe Le Taxi, justement, perd son côté mambo avec son accompagnement tout neuf (clavier et deux guitares) qui parvient à me le rendre sympathique !
Risques instrumentaux ensuite : elle chante l’intro de Dans Mon Café avec les percussions pour seul accompagnement ; elle s’assied au piano pour Bliss ; elle s’essaie à la guitare pour Saint-Germain ; elle reste seule sur scène et s’accompagne à la guitare sur Jackadi ; elle atteint le paroxysme de l’intimité sur le début des Revenants accompagnée du seul guitariste et de quelques effets sonores et surtout lors d’un duo, assise dans la pénombre face à Albin de la Simone, délicatement souligné d’une dosette de cordes…
Risque de confrontation avec le public lorsque celui-ci se rue inévitablement devant les places assises. Ce que Saez n’était pas parvenu à obtenir voilà deux ans, ce que Julien Clerc n’avait même pas tenté de faire l’année dernière, elle l’ose et parvient à ses fins. Un peu de pédagogie "l’acoustique du théâtre est détruite si vous restez devant les enceintes" et tout le monde regagne sa place !
Risques payants. Le public est conquis, ne lui tient pas rigueur, au contraire, de son fou rire qui devient général sur Be My Baby. Ce titre passe pratiquement à la trappe, Vanessa ne peut plus chanter, Albin ne peut plus siffler, nous sommes hilares.
Aucune période de sa carrière n’est passée sous silence même si sa collaboration avec Lenny Kravitz n’a été mise à l’honneur qu’à deux reprises.
Vient le temps des rappels parmi lesquels Tandem. Débuté à la guitare acoustique par la violoncelliste, il gagne en amplitude au fil des minutes, deux autres guitares venant s’ajouter, les violonistes assurant les chœurs et les spectateurs la rythmique.
Une gamine bien briefée par sa mère crie "Vanessa un bisou !" depuis dix minutes. Elle finira par en obtenir un sur la main. Maman doit être contente.
Musiciens : Albin de la Simone : clavier, basse, arrangements / Pascal Colomb : basse, flûte / Raphaël Chassin : percussions / François Lasserre : guitare / + un quatuor à cordes
Setlist :
Pourtant (00)
Que Fait La Vie ? (00)
Junior Suite (07)
Scarabée (88)
Dans Mon Café (00)
Marilyn & John (88)
Chet Baker (07)
Bliss (00)
Saint-Germain (00)
Jackadi (07)
When I Say (07)
La Mélodie (07)
Sunday Mondays (93)
Joe Le Taxi (88)
Be My Baby (93)
Le Temps De L’Amour (Françoise Hardy)
Les Revenants (07)
L’Incendie (07)
Rappels :
La Vague A Lames (90)
Dis-Lui Toi Que Je T’Aime (90)
Divine Idylle (07)
Tandem (90)
Il Y A (09)
Marc Lavoine - 9 Juillet 2010 - Théâtre de Verdure - Gemenos (critique écrite le 16/07/2010 par Le Gaillou) Il fait encore jours et les cigales chantent toujours quand Marc rentre sur scène dans ce merveilleux Théatre de Verdure de Gèmenos. Pas de première partie ce soir, le public, essentiellement féminin, est venue au rendez-vous.
On peut parler de rendez- vous amoureux … Même de premier .../...
Il fait encore jours et les cigales chantent toujours quand Marc rentre sur scène dans ce merveilleux Théatre de Verdure de Gèmenos. Pas de première partie ce soir, le public, essentiellement féminin, est venue au rendez-vous.
On peut parler de rendez- vous amoureux … Même de premier rendez-vous amoureux entre un public acquis à sa cause et un chanteur décontractée, sur de lui, tout de noire vêtue qui dès le premier sourire fait chavirer le cœur des femmes… S’instaure alors un véritable jeu de séduction entre Marc et son public…qui commence dès son 1er titre "Rue des acacias"… Marc occupe l’espace de la scène en marchant tel un chat assuré de son effet…distribuant son plaisir d’être sur scène et de constater que son pouvoir de séduction reste intact…
Ces fans ne s’y trompent pas d’ailleurs en essayant de capter un de ses sourires en s'agglutinant au-devant de la scène dès la 2nd chanson …mais on note une certaine retenue dans le public qui a le regard vague , fredonne timidement les paroles préférant se laisser bercer par sa voix chaude tout en essayant de croiser son regard…"il est beau Marc !"…
Le tour de chant continue telle une balade douce et agréable mêlant anciens et nouveaux titres…la nuit s’installe… MMarc prend la guitare "Je ne veux qu’elle", donne son médiator, envoie des bisous au public…tout le monde est sous le charme et ne demande qu’à s’enflammer… Marc enchaîne alors sur un son plus rock et plus rythmé…enfin le public se lève " Parking des Anges" et s’embrase sur "Dis moi que l’amour ne s’arrête pas"… Personne n’a envie que cela s’arrête... Enfin Marc nous délivre le tube qui lui colle à la peau depuis plus de 20 ans " Elle a Les Yeux Revolvers" … on se prend à rêver sous ce merveilleux ciel étoilé d’été…d’amour, de romantisme...et j’aime ça.