du 1er au 17 décembre - Marseille 9 lieux, 9 concerts gratuits - à la découverte des cultures musicales du pourtour méditerranéen; napolitains, occitans, maghrébins, égyptiens et marseillais pour des rencontres festives et conviviales.
Présentation complète : Un Festival des Méditerranées s'impose naturellement à Marseille !
Proposer de découvrir la diversité des cultures du pourtour Méditerranéen est une nécessité dans cette ville où tous se côtoient sans vraiment se connaître... L'idée est qu'en s'écoutant, ils se reconnaitront peut-être!
C'est la raison d'être de Lo Liame – Le Lien en occitan – tisser des liens, être une passerelle entre les cultures voisines et souvent cousines d'une histoire entremêlée de tant d'échanges! Être fier de sa culture, c'est être ouvert sur celle des autres, la reconnaître comme respectable : l'acte militant et citoyen de Lo Liame pour sa ville!
Pour cette XVI ème édition, nous avons voulu, comme toujours, diffuser ces cultures riches au cœur de la ville : 9 lieux, 9 concerts !
Être présents dans des espaces qui ne sont pas des salles de concerts mais des lieux de rencontres, des restaurants, des bars, des associations...pour une plus grande mixité et favoriser le jeu de la découverte ! Dans cet esprit d'ouverture, tous les concerts sont gratuits!
Ce festival a été créé il y a 16 ans. Aux débuts, la programmation se déroulait presque exclusivement au sein du bar musical « l'Intermédiaire » avec la volonté de faire découvrir la culture occitane. Cette initiative semblait une gageure tant le terme occitan n'évoquait, au mieux, aucun écho dans la conscience collective marseillaise, au pire il était considéré comme dépassé, ringard et passéiste. Aujourd'hui, le terme est reconnu, installé dans le panorama culturel marseillais et le festival reçoit un accueil favorable en Occitanie où il tisse un réseau de liens intéressants plus spécifiquement en Europe du Sud.
Ce festival a permis de découvrir les musiques catalanes, espagnoles, italiennes, occitanes, corses, maghrébines..; et surtout marseillaises ! Toujours ouvrir, décloisonner, aller au devant, repousser les murs de la ville, donner accès à tous à leurs racines.
Un choix éclectique pour toujours plus d'ouverture : de la performance participative au baleti occitan, du rock au chant oriental, du chant chorale à l'électro, nous vous offrons une palette vivante et des musiques méditerranéennes actuelles. L'objectif est de faire découvrir nos cultures voisines par la fête et l'envie de tchacher et danser qui nous réunit.
Nafas invite Tania Zolty (festival des Méditerranées) - 17 décembre 2011 - le Floor - Marseille (critique écrite le 20/12/2011 par Pirlouiiiit)
Après Accoules Sax à la Grotte des Accoules, une petite pause pizza Chez Noël et un tour par l’Espace Julien pour apprécier le virage rock de Keren Ann me voilà finalement au Floor avec un pote pour la clôture du festival des Méditerranées. Ce soir il s’agit du trio Nafas que j’avais justement .../...
Après Accoules Sax à la Grotte des Accoules, une petite pause pizza Chez Noël et un tour par l’Espace Julien pour apprécier le virage rock de Keren Ann me voilà finalement au Floor avec un pote pour la clôture du festival des Méditerranées. Ce soir il s’agit du trio Nafas que j’avais justement découvert ici même quelques mois plus tôt.
La dernière fois ils avaient invité plusieurs personnes (Cyril Benhamou, Laure Bonomo, Jagdish …), cette fois n’y a qu’une invitée : Tania Zolty. Au moment où nous arrivons (tard) la grande salle du Floor (grande par rapport à la partie bar) est blindée. Une partie du public est assise sur des chaises, voire sur ou derrière les tables (car on y mange au Floor avant tout) et il est littéralement impossible de circuler.
Nous écouterons patiemment dans le couloir avant que quelques personnes ne craquent et ne libèrent un peu d’espace. Ma première réaction quand à l’apport de Tania à la musique de Nafas (puisque c’est eux que je connais et non l’inverse) est plutôt mitigé. En effet sur le premier morceau auquel j’assiste le collage me parait un peu artificiel …
Par contre peu de temps après sur la chanson qui parle de pluie, je suis plus agréablement impressionné. Avec sa voix qui évoque celle de Beth Gibbons je me laisse porter et j’apprécie la beauté de sa voix sans plus faire attention aux textes qui sur d’autres me paraissent un peu faciles / convenus (notamment Freedom ?).
Sur d’autres elle me fait penser à Emilie Lesbros à utiliser sa voix comme un instrument plutôt que comme un véhicule de paroles. Au bout d’un moment j’accpete le mélange et ne cherche plus à séparer les morceaux que je connais de ce qu’elle leur ajoute.
Je ne sais pas à quelle heure ils ont attaqué, mais plus d’une heure après mon arrivée, après avoir salué tous les 4 à l’issu d’un final explosif où Fred Pichot viendra prendre appuie sur la grosse caisse de la batterie, le trio repartir pour un morceau au beat technoïde ce qui décidera les gens à se débarrasser des chaises et autres tabourets haut pour se mettre à danser.
Bref une nouvelle fois (de gauche à droite) Fred Pichot, Ahmad Compaoré et Sylvain Terminiello, quelques jours après avoir régalé le public du Paradox dans le cadre du Festival Meltin’Art auront mis le feu dans le cadre de la clôture du festival des Méditerranées, tout en nous faisant découvrir une nouvelle artiste. Bravo ! Le concert ayant duré beaucoup plus longtemps que prévu, nous n’aurons pas le courage de tenter un passage à la Machine à Coudre …
Lo Cor de La Plana (festival des Méditerranées) - 08 décembre 2011 - Bar de la Plaine - Marseille (critique écrite le 09/12/2011 par Pirlouiiiit)
Comme je le disais dans l’autre chronique, ce soir je vais passer un bon bout de ma soirée dans la rue Ferrari … en effet j’ai décidé de couvrir la première soirée du festival Meltin’Art au Poste à Galène, et l’une des soirées phare du festival Les Méditerranées au Bar de la Plaine. J’ai donc .../...
Comme je le disais dans l’autre chronique, ce soir je vais passer un bon bout de ma soirée dans la rue Ferrari … en effet j’ai décidé de couvrir la première soirée du festival Meltin’Art au Poste à Galène, et l’une des soirées phare du festival Les Méditerranées au Bar de la Plaine. J’ai donc commencé par le Poste et raté le premier set (20min) du Cor de la Plana. Lorsque j’arrive il y a toujours beaucoup de monde, et les chanteurs sont en train de se frayer un chemin vers le fond du bar où sont installés les micros … je m’engouffre dans la brèche. Arrivé devant je retrouve tout un tas de têtes familières dont certaines sur lesquelles j’ai fini par mettre des prénoms (depuis le temps !)
De gauche à droite ils prennent place Rodin Kauffmann (et ses nouveaux tatouages), Benjamin Novarino-Giana, Manu Théron, Denis Sampieri et Sebastien Spessa. Comme la dernière fois que je les ai vu aux Archives Départementales pas de Manu Barthélémy … Le premier rang est à 40 cm de leurs visages (je suis au deuxième rang et essaie de slalomer entre les têtes avec mon appareil photo). Je viens à peine de rentrer et suis déjà en sueur. Je n’essaie pourtant même pas de retirer mon pull car il m’encombrerait. J’ai donc décidé de suer.
Je ne connais pas assez bien leur répertoire pour vous donner le titre des morceaux joués mais il y en eu une sur une veille, sur une voisine, leur tube (celui qui fait "cocu ! cocu !" et un nouveau morceau qui sera l’occasion d’une grande farandole ce qui vu la taille du lieu et le nombre de personnes présente relève de l’exploit !
En fait la deuxième partie du set sera un poil plus respirable, le groupe ayant annoncé une pause de 10 minutes, pendant laquelle Oncle Bo a commencé à assurer l’intermède aux platines, avant de se raviser et d’enchainer directement sur leur nouveau morceau justement. Au rayon nouveautés (outre les tatouages de Rodin que je n’avais pas remarqués avant) et quelques autocollants (pas récents) sur l’interieur des tambourins que je n’avais pas eu l’occasion de repérer avant, l’utilisation d’un gros tambour en peau de chèvre (dont joue avec puissance Rodin justement.
Inutile d’insister sur le fait que ce fut le feu ce soir encore. Public très varié et déchainé. A noter l’arrivée sur la fin du chanteur d’un groupe de punk local notoire qui après avoir tapé dans la main de Manu en train de chanter chantera et dansera comme un fou. La musique du Cor de la Plana n’a décidemment aucune frontières !
Décidemment qu’est ce que j’aime ce groupe capable de jouer dans un petit bar comme dans une église ou un truc institutionnel, qui bien que tournant partout dans le monde n’oublie pas ses racines comme ils le montrent à l’occasion de concerts comme celui-ci. A noter qu’en ce moment (Noël oblige) ils font aussi le tour de la Région avec notamment Raphael Imbert et (l’ex Aixinki) Nicola Marinoni dans le cadre des Noël Nomades dont vous trouverez toute la programmation par ici. Le concert finira par un Joyeux Noël à tous … moi je retournerai vite au Poste à Galène.
Trio Compaoré & Hamadouche & Théron feat. Nielo & Sam Karpienia (festival les Méditerranées) - 02 décembre 2010 - No Mad Café - Marseille (critique écrite le 09/12/2010 par Pirlouiiiit)
C'est sans aucun doute l'excellent concert du duo Compaoré – Hosdikian du week-end précédent au Roll'studio, qui m'a donné le courage d'affronter le froid pour me rendre jusqu'au No Mad café 'salle un peu plus loin que la moyenne de celles que je fréquente plus assidument. Ayant repéré lors du .../...
C'est sans aucun doute l'excellent concert du duo Compaoré – Hosdikian du week-end précédent au Roll'studio, qui m'a donné le courage d'affronter le froid pour me rendre jusqu'au No Mad café 'salle un peu plus loin que la moyenne de celles que je fréquente plus assidument. Ayant repéré lors du concert de Interpol que la tramway s'arrêtait juste devant le Dock des Suds et donc non loin du No Mad je décide d'y aller en tramway (même si un aller-retour en transport en commun ne devient rentable qu'au delà de 6h de sortie par rapport au vélo). Mais c'est aussi l'occasion de faire un bout de route avec le McYavell que je retrouve à l'arrêt Noailles. En l'attendant j'ai le temps de voir qu'on a eu chaud puisqu'à partir de demain et pour quelques jours cette ligne s'arrêtera à Belsunce …
Ils arrivent (le tram et McYavell). On prend place … il commence à me raconter Sarah Quintana dont il vient de voir le set à l'Équitable Café … quand à Belsunce le tram s'arrête. Terminus, il y a des bus de relais un peu plus loin. Chiotte. Finalement on ira donc prendre des vélos. Ce qu'on aurait du faire depuis le début. Avec tout cela lorsque nous arrivons là bas le concert à bien évidemment commencé. Entrée gratuite, juste l'adhésion à prendre (2 euros) comme je ne suis pas venu depuis très longtemps. Là haut un peu moins de monde que ce que je pensais (d'un autre côté vu le temps).
Sur la scène qui paraît immense trône au milieu Ahmad Compaoré … à sa gauche son complice depuis longtemps … le fameux Hakim Hamadouche que je n'arrête pas de croiser en ce moment, et à l'autre bout de la scène Manu Théron. Vu la réussite de la précédente rencontre entre Manu et le duo Gildas Etevenard - Fantazio on pouvait s'attendre au meilleur. Nous arrivons en fait sur la fin d'un morceau (d'après la setlist ça devait être le 3ème).
Sur le suivant il s'agit presque d'un solo de Hakim. Au chant et au mandoluth il me fait penser à Idir même si il ne me semble pas qu'il chante en kabyle. Sur la fin il sera (si mes souvenirs sont bons) rejoint par Ahmad. Dans le public, ça danse, ça filme, ça scande des noms. Puis ils feront allusion à quelques invités ... le nom de Edmond Hosdikian (le saxophoniste du trio Oriental Fusion avec Compaoré et Hamadouche) est prononcé, mais ce sera Sam Karpienia qui montera sur scène, rapidement rejoint par son acolyte Nielo qui était parti accordé sa mandole.
Ce sera donc l'occasion pour Nielo et Hakim de croiser leurs manches, pour Sam et Manu de croiser leur voix, sous l'arbitrage de Ahmad qui agite ses baguettes comme un chef d'orchestre. Au moment où ils quitteront la scène après un long (et bon) morceau, je serai convaincu qu'ils vont y revenir. Suivront plusieurs morceaux assez différents, allant de truc assez dansants entrainants à des trucs beaucoup plus "expérimentaux" / instrumentaux / déstructurés sur lesquels Manu aura un peu de mal à poser sa voix.
En fait on aura le droit tour à tour à des solos, duos et parfois trios (voir quintet comme cité ci dessus), des instrumentaux, des morceaux avec chant (provençal ou arabe). Sur les instrumentaux le jeu de Ahmad fait toujours plaisir à voir ... même si certains trucs paraissent plus conceptuels / visuels que musical (comme quand il amorti le son avec son pied gauche) son jeu est d'une grande finesse, habileté, diversité ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais.
Hakim qu'on avait aussi croisé il y a longtemps aux côté de Rachid Taha, ou récemment aux côtés de Patti Smith ou encore la semaine dernière sur la scène de Tricky est lui aussi completement absorbé par ce qu'il fait. Qu'il soit assis, debout, de dos contre l'ampli
Quelques 8 morceaux plus tard ils arrêteront et si il était clair que Manu avait envie de continuer, en revanche cela n'avait pas l'air d'être le cas de Hakim qui s'en est tenu à la liste des chansons inscrites sur la feuille au sol. Un peu dommage (surtout pour moi qui suis arrivé en retard) ... juste quand j'avais l'impression que tout le monde était en train de rentrer dedans ... et avec le nombre de personnes qui auraient pu venir sur scène, outre Sam et Nielo il y avait aussi Arnaud (ex D'aqui dub), Jali (le Papet de Massilia) et même Ed Hosdikian qui finira par arriver (mais trop tard).
Bref nous resterons un peu plus longtemps dans la salle avec un petit goût d'inachevé mais avec la certitude que nous reverrons dans un futur proche de bien belles choses de la part de ces 3 musiciens avec ou sans leurs invités !