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Musilac13-15 juillet - Aix les Bains Pour sa 11ème année, le festival Musilac s'installe à nouveau sur les rives du lac du Bourget en Savoie. Pendant trois jours, les têtes d'affiche populaires (internationales et françaises) côtoieront des groupes émergents dans un cadre aussi enchanteur que bucolique.
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Dernière actu : (29/01/2012) Les artistes Franz Ferdinand, Blink 182, Skip The Use et Orelsan seront en concert au Festival Musilac cet été ! Ils rejoignent Lenny Kravitz, Two Door Cinema Club, Shaka Ponk, Miossec, Dionysos, Le Peuple de l'Herbe et Yuksek dans la prog du 13 au 15 juillet à Aix les Bains. Vous pouvez prendre votre billet ici : |
Musilac : vos critiques de concert |
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1 personne aime ce festival.
Présentation complète : C’est désormais une chose acquise : Musilac fait partie du club très fermé des grands festivals d’été. Une réussite d’autant plus réconfortante que ce rendez-vous à part a su conquérir le cœur du public sans jamais renoncer à son idée de départ : faire cohabiter au cœur d’un site naturel exceptionnel, sur la même affiche et sur les mêmes scènes, monuments de la musique (The Pretenders, Patti Smith, Iggy Pop…), stars mondiales (Muse, Mika, Franz Ferdinand, Gossip…), valeurs sûres nationales (Cali, Zazie, Benabar, Olivia Ruiz…), scène électro (The Prodigy, Birdy Nam Nam), mais aussi des valeurs montantes… qui n’en ont plus fini de monter après leur passage (Charlie Winston, Arctic Monkeys…).
Cette année encore, la potion magique concoctée par les programmateurs du festival a été patiemment pensée : les divins barbus de ZZ Top dans le rôle des “monuments historiques”, Indochine, Mika, -M-, Peter Doherty ou encore Phoenix en têtes d’affiche, des valeurs sûres made in France (Renan Luce, BB Brunes) et dans leur sillage une foule de talents à découvrir. Qu’ils soient franchement rock (White Lies, Eiffel), savoureusement pop (Pony Pony Run Run), déjà stars outre-Manche (Paul Weller), surfant sur la vague du succès en France (Cœur de Pirate), branchés sur l’électro (Florence and The Machine, Wax Tailor) ou tout simplement inclassables (Devendra Banhart, Gogol Bordello, Feloche), nous sommes certains qu’ils contribueront à faire de cette neuvième édition un fabuleux moment de partage… en attendant une dixième dont vous nous direz des nouvelles.
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Musilac - Pass 3 Jours : Lenny Kravitz, Orelsan, Skip the use, Blink 182, Franz Ferdinand, Two Door Cinema Club, Shaka Ponk, Miossec, Dionysos, Le Peuple de l'Herbe, Yuksek
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Esplanade du Lac - Aix les Bains (73)
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Lenny Kravitz, pour l'un de ses seuls concerts d'été, sera l'une des têtes d'affiche de la 11ème édition du Festival Musilac, qui se déroulera du 13 au 15 juillet à Aix-les-Bains ! A ses côtés, nous retrouverons Dionysos, Le Peuple de l'Herbe, Miossec, Yuksek, Shaka Ponk, Two Door Cinema Club... Reste...23 noms à découvrir. |
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Le Peuple de l'Herbe
Une volonté de briser les barrières musicales : hip hop, breakbeat, ragga, drum'n'bass, énergies rock’n’roll et puissance des machines…
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Miossec
Miossec réussit - presque - à chaque fois à trouver les mots justes et grinçants pour décrire des situations courantes, tout en composant des musiques qui captent l’attention. Nouvel album en 2011, Chansons Ordinaires, puis tournée en 2012.
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Blink 182
L'explosion punk rock Us.
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Dionysos
Dionysos est la meilleure chose qui soit arrivée au rock français au 21ème siècle : avec leur univers enfantin et gothique à la fois, décliné sur des disques déjantés et poétiques, Dionysos contient le champion du monde de crowd surfing et une violoniste à couettes qui joue en faisant des bonds, ainsi que 3 autres cadors en costard - leurs prestations scéniques dynamitent les salles et les festivals français depuis bientôt une décennie. A lire, une interview de Dionysos datant de 2002...
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Lenny Kravitz
Toujours sous influences seventies, Lenny Kravitz marie soul, groove, funk, rock et pop. Il n'hésite pas à explorer tous les genres musicaux, ce qui apporte une grande richesse à ses compositions. Auteur, compositeur, musicien hors pairs, Lenny Kravitz détient le titre envié de recordman des Grammy Awards du meilleur chanteur rock. Nouvel album en 2011, Black & White America, et tournée qui se poursuivra jusqu'en 2012 (Paris Bercy en Juin 2012). |
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Shaka Ponk
Le groupe Shaka Ponk n'hésite pas à fusionner riffs puissants du métal, chaleur du funk, séquences électro, ambiances ethniques et phrasés hip hop/ragga. Ce métissage se retrouve aussi bien au niveau des styles (métal, électro, rap, funk, rythmes tribaux) que des lyrics, interprétés et mélangés en trois langues : anglais, français et espagnol. Une véritable tuerie en concert ! |
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Franz Ferdinand
En évoluant entre disco punk, pop et rock, Franz Ferdinand réussit à écrire des tubes quasiment à tous les coups... La scottish touch des quatre jeunes sex symbols est imparable sur disque... et sur scène ! De retour en 2012 !
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Yuksek
Yuksek croise science du beat compressé, influences funk à la Chic, basses disco à la Giorgio Moroder, réminiscences daftpunkiennes mais aussi sonorités hip-hop ou trompettes à la Sergent Pepper’s. Le tout dans un format très pop. Nouvel album, Living On The Edge Of Time, en 2011 et tournée partout en France ensuite... A lire, une interview de Yuksek réalisée en novembre 2011...
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Orelsan
Du hip hop français évoluant entre titres de rap électroniques et morceaux Hip R&B pop. Le constat fait dans les textes d'Orelsan n'est pas reluisant sur les jeunes en France... mais l'emballage - radiophonique - fait passer la pilule (amère). Son premier album Perdu d'avance (2009) tient la route et ses concerts également... Nouvel album en 2011 et tournée prévue en 2011/2012 !
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Skip the use
Du funk au rockabilly survolté, du reggae au post-punk nerveux, électro en horizon fluo et disco en pluie paillette, avec une voix venue d’ailleurs sur des riffs de guitare acérés, rythmés jusqu'à l'outrage, Skip The Use est un shaker à genres.
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Two Door Cinema Club
Electro pop rock en provenance d'Irlande du Nord... Les parties vocales de Two Door Cinema Club évoquent celles du chanteur du groupe Phoenix, qui les a pris en première partie sur sa nouvelle tournée...
69 euros 
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4 avis et critiques de concert
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Stolen Sweet Hearts + Sarah Blasko + Eiffel + Maccabees + Coeur de Pirate + White Lies + Wax Tailor + Indochine + Luke (Festival Musilac 2010) - 18 Juillet 2010 - Esplanade du lac/Aix les Bains (critique écrite le 26/07/2010 par Melanie V)
Il est 14h, les barrières bloquent l’accès aux scènes, mais les indofans sont au rendez-vous. Ils chantent déjà sur les tubes des balances du groupe. Nous sommes de retour à Musilac (comme le soleil) pour cette dernière journée. Et après le sprint des fans pour les premiers rangs, nous .../...
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Il est 14h, les barrières bloquent l’accès aux scènes, mais les indofans sont au rendez-vous. Ils chantent déjà sur les tubes des balances du groupe. Nous sommes de retour à Musilac (comme le soleil) pour cette dernière journée. Et après le sprint des fans pour les premiers rangs, nous découvrons Stolen Sweethearts. Et je prends alors conscience qu’ouvrir une journée de festival par un groupe de rock français anglophone est sûrement devenu une tradition. Même si leur musique reste excellente, un plat réchauffé est toujours moins bon.
Ensuite la programmation nous avait annoncé La Patere Rose, mais en fait non ça sera Sarah Blasko. Oulala ! que se passe-t-il aujourd’hui ? Serait-ce la chaleur ? La douce voix de Sarah, tout comme le public, semble écrasée sur l’esplanade par ce soleil de dimanche. L’australienne fait étrangement penser à Cat Power, mais le public de majorité indochinoise n’accroche pas, trop fatigué, trop chaud !
Mais Eiffel rebooste tout ça, avec son rock français (en français s’il vous plait) à la Noir Désir. Le chanteur a d’ailleurs des faux airs de Bertrand Cantat. Ils sont relayés haut la main par The Maccabees, qui récolte une ovation du public. Il est 18h. Le soleil libère le public de ses chaines ardentes et laisse battre la mesure de Cœur de Pirate. Les petits canadiens sont beaucoup plus rock qu’on ne le pense. Ils savent garder l’attention du public ; tout en reconnaissant qu’ils ne sont pas les plus attendu aujourd’hui.
Mais la voix candide de la jeune Béatrice laisse place à un parterre de spectateur affamé, qui se remet très vite à sauter sur les White Lies. Le groupe offre une pop grave, puissante et profonde. Leurs guitares électriques, appréciés de tous, quittent la scène en échange des platines de Wax Tailor. Malgré un souci technique, le groupe donne à voir un univers rempli de poésie urbaine, flirtant avec le hip-hop et le funky, entre un violon et une flûte traversière. On est très loin des douces mélopées de Cœur de Pirate. Le groupe parvient à nous faire danser et presque oublier ce qu’il vient après. Et qu’advient-il ? On ne risque pas de l’oublier. Le public sait qu’il doit attendre ¼ heure mais scande déjà leur nom : In-do-chine ! clap clap clap ! Et quand le show tant attendu démarre…c’est la folie.
On ne présente plus un groupe comme Indochine, qui a su prouver sa notoriété, notamment il y a quelques semaines au Stade de France. Comme toujours le public est un "putain de public" pour Nicola, qui ne manque pas de remercier plusieurs fois par une révérence. Le groupe ne s’éloigne pas de ses standards et tubes du moment, sûrement par manque de temps. Une fois le dernier jour arrivée, la bande de Nicola Sirkis doit s’en aller, pour laisser la place aux incroyables Phoenix et Luke. Ces derniers ont su garder la flamme du festival allumée jusqu’au bout.
Bernard Lavilliers peut être fier d’avoir été le parrain de ce festival, confirmant le talent de certains artistes, pour en découvrir d’autres. Mais doucement petit à petit, l’esplanade se calme et laisse dormir le lac. Les hochements de tête frénétiques, les genoux branlant, les poings levés, les cris entre deux chansons et les claquements de main à l’unisson, ne semblent plus que de vagues échos lointains, ricochant sur les eaux du lac. Allez c’est fini, on remballe tout ! A l’année prochaine.
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Settled in motion + Joseph Leon + Zak Laughed + Seasick Steve+Florence and the Machine + Paul Weller + Rodrigo y Gabriela + Mika + Renan Luce + Féloche (Festival Musilac 2010) - 17 Juillet 2010 - Esplanade du lac/ Aix les Bains (critique écrite le 26/07/2010 par Melanie V)
Le soleil n’inonde plus le lac d’Aix les bains, mais la foule envahit toujours l’esplanade. Il est à peine 15h et le public se rue sur les premiers rangs. Débute alors le pétillant groupe de Settled in motion : encore des petits rockeurs français à Ray Ban qui chantent en anglais. Mais ils .../...
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Le soleil n’inonde plus le lac d’Aix les bains, mais la foule envahit toujours l’esplanade. Il est à peine 15h et le public se rue sur les premiers rangs. Débute alors le pétillant groupe de Settled in motion : encore des petits rockeurs français à Ray Ban qui chantent en anglais. Mais ils savent s’y prendre et motivent très vite le public.
Ce qui ne semble pas le cas de Joseph Leon, qui pourtant nous offre un voyage dans le temps : un retour aux ballades des années 50. Le public assis regarde, contemple, ces mélodies folk, légère et agréable à écouter dans son salon. Le chanteur avouera que la scène du lac était l’office de leur premier concert.
16h30. Les spectateurs sortent quelque peu de leur stupeur, quand le très jeune Zak Laughed et sa bande arrivent. Le jeune homme commence par des airs folk dans la veine des Coming Soon, pour finir de manière plus rock avec des riffs de guitare stridents. Le petit Clermontois fait face à des problèmes techniques mais gère comme un grand. The show must go on ! Il peut partir l’esprit serein.
Car il laisse place à l’américain Seasick Steeve. Le public est déchainé ! Le blues de Steeve nous rappelle le bon vieux rock qu’on aime écouter entre amis autour d’une bière. Steeve nous raconte son enfance, tandis qu’il joue sur une guitare faite maison. Qui a dit qu’un manche à balai ne pouvait pas faire une bonne guitare ? Qui aurait cru que deux papys barbus pouvaient mettre le feu comme ça ? Ah non, pardon, rectification : nous avons eu les ZZ Top !
Mais il est bientôt 18h30 et les vieux rockeurs doivent laisser la scène pour la jeune et magique Florence and the Machine. Cette chanteuse à la voix angélique et fantastique envoute tout le public. Leur musique, dans la lignée d’Emilie Simon, est sublimée par la présence sur scène de Florence. Sa puissance et son énergie lui valent l’ovation du public.
Il est 20h passé et les pic-nic commencent à se déballer. Le sandwich est tout juste avalé que les guitares électriques de Paul Weller résonnent. Et elles vont retentir pendant plus d’une heure, jusqu’à ce que celles de Rodrigo y Gabriela arrivent. Le couple montre que les mots sont parfois inutiles et que la musique par d’elle-même. Les guitares hispaniques sont maltraitées sous les coups rythmés de Gabriela. Leurs mains droites semblent être possédées. Le couple lui-même paraît en transe et communique cette folie. Les musilaciens sont emballés et en redemandent. Rodrigo et Gabriela dévoilent enfin la musique comme plaisir et pas simple divertissement. Une fois parti, et le public avait du mal à les lâcher, la tension ne redescend pas.
Et pour cause : Mika est là ! On crie son nom tout en frappant des mains, et le voilà surgissant dans un décor de cirque lunaire parsemé de fleures multicolores. Mika et sa troupe offre un show haut en couleur, d’une énergie débordante. La mis en scène plonge le spectateur dans un monde à la Peter Pan, dont on ne veut plus partir. Malgré l’engouement de la foule qui en demande toujours plus, le groupe doit quitter les lieux. Déçu ? Pas du tout !
Renan Luce et ses musiciens font chanter le public sur tous leurs tubes, qui en redemande. Le chanteur en casse même une corde de guitare ! Il permet de conservé la pêche du public, contrairement à la veille. Une fois en backstage, le public se vide peu à peu, mais d’irréductibles spectateurs restent et résistent encore à l’appel de leur lit.
Ces noctambules se transforment alors en danseur sous la mandoline de Féloche. Sa musique au parfum exotisme est acclamée par le public. Féloche lui-même semble accablé de devoir quitter cette scène. Mais il est tard et temps d’aller se coucher ! Cette journée chargée en émotion laisse entrevoir des lendemains qui chantent. Et malgré l’ambiance qui règne encore, le flux de spectateur nous amène doucement dans les bras de Morphée.
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PMs Better + Gush + Newton Faulkner + BB Brunes + Devendra Banhart+Gogol Bordello + ZZ Top + -M- + Peter Doherty + Pony Pony Run Run (Festival Musilac 2010) - 16 Juillet 2010 - Esplanade du lac/Aix les Bains (critique écrite le 26/07/2010 par Melanie V)15h30.30°C. Le festival Musilac peut enfin commencer. Les jeunes frenchies de PMS Better et Gush débutent l’échauffement du public. Mais le son pop rock anglais est très vite remplacé par celui de la guitare de Newton Faulkner. Ce chanteur surprend d’abord par ses longues dreadlocks, puis surtout .../...
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15h30.30°C. Le festival Musilac peut enfin commencer. Les jeunes frenchies de PMS Better et Gush débutent l’échauffement du public. Mais le son pop rock anglais est très vite remplacé par celui de la guitare de Newton Faulkner. Ce chanteur surprend d’abord par ses longues dreadlocks, puis surtout par sa musique originale. Un son folk à l’énergie débordante, une bouffée d’air frais sous le cagnard d’Aix les Bains. Il prouve qu’un homme seul avec une guitare, et "la cassette" (pour le paraphraser), peut faire vibrer des centaines de personne. Et même avec des reprises de Dead or alive ou Queen, qu’il remanie de manière incroyable.
17h30. On ressent une certaine impatience du public. Mais les BB Brunes arrivent et la tension se transforme en excitation. Le groupe de rockeur pour midinettes a muri. Les BB ont grandi. Leur pop rock français à la sauce anglo-saxonne (tient décidément !) reste léger et prenant, tandis que le chanteur et guitariste se déchaine. Peut être quand faisant semblant d’être une rock star on finit par en devenir une ?
Anyway nous diraient les américains de Devendra Banhart, qui ont su imposer leur style décalé. Un rock à la yéyé reggae, guidé par un chef d’orchestre aux mimiques efféminés et à la voix de chevrotante. Hilarant !
Mais pas autant que Gogol Bordello. Un groupe complètement allumé, cosmopolite. On passe d’un rock tzigane à un rock reggae, aux allures de Rage against the machine. Ils déploient une puissance phénoménale, à laquelle le public n’a pas toujours réagi. Peut-être parce que tout cela n’était que les amuse-gueules ?
21h30. Le plat de résistance arrive enfin ! Qu’y a-t-il au menu ? Du ZZ Top, mais il n’est plus tout frais. Cependant il reste excellent ! Les écrans géant nous offrent des vidéos qui nous emmènent dans un trip quasi psychédélique. Les célèbres barbus n’ont beau ne plus être tout jeunes, ils savent encore manier une guitare comme personne. L’arthrite ne les a pas encore eu et n’est pas près de les avoir apparemment ! Les spectateurs, tout âges confondus, secouent frénétiquement la tête, et brandissent le poing sur les accords de ces guitares endiablées.
-M- rimerait-il avec émeute ? Il semblerait en effet ! Nos papy rockeur à peine sortis de scène le public se bouscule et se chamaille les places, dans l’espoir de mieux entrapercevoir le "roi des ombres". Dans quelles folies Mathieu Chedid et ses musiciens nous amènent-ils ? La mise en scène nous transporte dans un univers bonne enfant et mystérieux, avec l’habituel onde sensuelle des chansons de M. Le chanteur nous démontre encore une fois ses talents de guitariste buccal et le plaisir qu’il prend à jouer avec le public. Ce dernier toujours pris de folie appelle et rappelle M, qui finit par faire son machistador.
Mais très vite la foule s’éparpille. Les gens s’assoient et attendent. Attendent quoi ? Peter Doherty ? Apparemment non. Un autre chanteur seul avec une guitare ! Et des danseuses en tutu ? Malgré de beau texte et une voix des plus agréables l’effet est soporifique. Il est vrai qu’il est tard (ou très tôt) mais il faut reconnaitre qu’après des groupes fort en émotion, le petit Anglais reste mignon et quelque peu boudé par les musilaciens.
1h30. Ouf ! le dessert arrive ! Un Pony Pony Run Run avec une crème rock, saupoudré d’électro. Le groupe met tout en œuvre pour réveiller le public. Et y parvient en offrant ce cocktail sur-vitaminé qui donne envie de rester.
En définitif, une ouverture de festival plutôt réussie avec ses temps forts, ses surprises et ses déceptions, tout ça sous un soleil de plomb.
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