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17 avis et critiques de concert
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Keziah Jones - 12 juillet 2011 - Nice Jazz Festival/Les Ardentes festival (critique écrite le 14/07/2011 par Le Guerrier Du Gig)Keziah Jones c'est à ch... !!!
Je me suis farci son concert de m... aux Ardentes ce week-end. Une horreur! Je vous raconte pas la tronche des gens dans le public, tout le monde s'est fait ch... comme des rats morts! Et pourtant il était accompagné par un batteur et un bassiste (de seconde .../...
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Keziah Jones c'est à ch... !!!
Je me suis farci son concert de m... aux Ardentes ce week-end. Une horreur! Je vous raconte pas la tronche des gens dans le public, tout le monde s'est fait ch... comme des rats morts! Et pourtant il était accompagné par un batteur et un bassiste (de seconde catégorie, je dois dire). Un son de m..., un jeu de guitare POURRI DE CHEZ POURRI et une voix qui déraille à mort. C'ETAIT L'ENFER ! Par-dessus le marché le mec nous refourgue des vieux tubes d'il y a 20 ans, c'est pas la honte, sérieux ? Et 20 ans après, il maîtrise toujours pas ses propres compositions. LA HONTE !
Et voilà que je pars en vacances à Nice et que je me le farcis une deuxième fois en 48 heures, vraiment pas de bol ! Ce coup-ci, il s'est pointé en solo avec un mec aux percus qu'avait vraiment l'air de se demander ce qu'il foutait là. Malgré le fait qu'il s'emmerdait à mort, il avait l'air de faire de son mieux pour pimenter un peu le jeu du Keziah toujours aussi pourri. Mais voilà que la diva Jones qui se rend bien compte qu'elle ne fait que de la m..., fait passer ses nerfs sur le pauvre mec en le foudroyant du regard et compagnie. Quel bouffon, aucune retenue !
Et tout comme aux Ardentes, pour tenter de camoufler son manque flagrant de talent, il tombe la chemise pour s'exhiber torse poil et tenter d'exciter quelques cinquantenaires en chaleur parsemant la foule. Une foule qui se faisait d'ailleurs royalement ch... et n'attendait qu'une chose : qu'il dégage!
Fin du concert, le Jones, sourire goguenard, non content d'avoir pompé l'énergie de tout le monde et à moitié foiré la soirée de clôture du Nice Jazz Festival, s'en va glorieux, pompeux, et persuadé d'avoir conquis les foules !!! Quel blaireau ! Il se prend vraiment pour une superstar alors que c'est qu'une grosse m... mais y'a qu'à lui qu'on l'a pas dit !
Alors ma grande question est la suivante: comment se fait-il qu'un looser pareil se fasse programmer dans des festivals de ce renom ? C'est un gros naze et une sacrée feignasse à nous ressortir ses vieilles m... du tiroir. Je pense que la réponse est claire : ce bon à rien n'est là certainement pas de par son mérite mais simplement parce qu'il a du cash et des relations. BOUFFON !
Keziah Jones, PLUS JAMAIS !!!!!!!!!! Réagir à cette critique |
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Nice Jazz Festival : Charles Bradley + Macy Gray + Seal - 11 Juillet 2011 - Nice Jazz Festival (critique écrite le 15/07/2011 par Mardal) Pour cette édition 2011, le plus ancien festival de jazz en France effectue un retour aux sources : après de longues années dans la banlieue de Cimiez, c’est le très central jardin Albert 1er qui accueille à nouveau les artistes.
L’endroit est agréable et entre les deux espaces dévolus aux .../...
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Pour cette édition 2011, le plus ancien festival de jazz en France effectue un retour aux sources : après de longues années dans la banlieue de Cimiez, c’est le très central jardin Albert 1er qui accueille à nouveau les artistes.

L’endroit est agréable et entre les deux espaces dévolus aux concerts –la scène Masséna et le Théâtre de Verdure- « le village » a été installé : stands de nourriture, de boissons, espace presse, espace VIP, le public déambule benoîtement, comme dans un jardin public… Méga organisation, pour un accueil très réussi.
Ce soir, c’est « soul et Rn’B» côté Masséna, celui que j’ai choisi, avec au programme Charles Bradley, Macy Gray et Seal.

A l’autre extrémité du jardin, le Théâtre de Verdure accueille aux mêmes horaires Jérôme Vinson Trio (vainqueur du Tremplin), Trombone Shorty et Avishai Cohen (NdMcY : j’en parlerai plus tard).
La soirée commence pour moi avec une découverte : Charles Bradley. Après avoir été cuisinier pendant la majeure partie de sa vie, puis avoir écumé les clubs de Brooklyn ces dernières années, ce jeune homme a commencé sa carrière officielle aux environs de 60 ans, il en a 63.

Charles Bradley est l’archétype du « soulman », une authentique pièce de musée, qui n’a bien sûr pas sa place dans un musée : costume rouge, cintré, bordure galon d’or le long des manches et du pantalon. Silhouette de Toutankhamon dans le dos, en gommettes argentées, chemise noire, manches transparentes : la totale. Mais si ce n’était que la tenue… tout le reste va avec : la voix éraillée style James Brown, les cris, et le top du top, le jeu de scène, la danse.

Charles Bradley interpelle le public de deux manières, il rappelle régulièrement qu’il nous aime, tous « You know, I love you » puis entre deux « Wait a minute », il effectue un mouvement pelvien saccadé, d’avant en arrière, à faire pâlir Elvis de jalousie, et qui nous fait douter de la nature de son amour pour nous. Une véritable Sex Machine que les nombreuses ménagères de plus ou moins de cinquante ans (elles sont nombreuses ce soir) adorent, elles hurlent, ainsi que les gamines, les hommes, les vieux : tous adhèrent à fond.

On pourrait croire à lire tout ça qu’il n’y a que du miroir, de la mise en scène, mais la musique est vraiment cool : de l’authentique soul / funk à la James Brown. Charles Bradley mérite amplement le titre de Godson. Son orchestre est composé traditionnellement : guitare, basse, batterie, clavier et un saxo une trompette pour la section cuivres. L’essentiel de l’arrangement « soul » est assuré par les brefs coups de fouet sur les cordes de la guitare, les saillies des cuivres, et les accords du clavier son « hammond », comme d’habitude, et ça fonctionne.

Charles Bradley fait l’unanimité tant sa pêche est communicative. Le public est partagé entre hilarité et admiration, non feinte. Sur le dernier morceau, il descend dans la fosse réservée aux photographes et serre des pognes, embrasse le public qui se bouscule pour avoir droit à son « hug » plein de sueur et d’amour.

Il termine devant moi par une accolade prolongée à un vieux bougre ravi et ému de le prendre dans ses bras. On dirait deux frères qui se retrouvent après vingt ans. C’est beau.

Macy Gray entre en scène pour la deuxième partie. Robe rose, boa de plumes blanches, pied de micro couvert de strass. Il ne lui manque que les pantoufles roses pour un look total Blues Brothers. Elle est superbe. Dès les premiers morceaux, elle donne sans forcer de sa voix brisée, source principale de son identité. Il ne faudrait pas, à l’instar de l’artiste précédent, négliger le reste : les musiciens sont au top, on est à fond dans la soul Rn’B mais les arrangements très personnalisés. C’est la Macy’s touch, et j’adore sa musique.

La diva abuse de son jeu de scène, avec tant d’aisance qu’on se demande si ce n’est pas sa vraie personnalité qu’elle exhibe. Féline, mi-chatte mi-panthère, elle minaude, ronronne, boude, feule, fait sa capricieuse. Elle s’adresse volontiers au public, hyper démago, elle n’hésite pas à en rajouter des tonnes. Les Niçois et les Niçoises apprennent à cette occasion que ce sont les plus sexy de la Terre. Elle revient souvent sur cet aspect du public. On est tous très sexy. Bien que je le sache déjà, ça fait toujours plaisir à entendre.

Les morceaux s’enchaînent, Macy parle moins et chante plus. Les tubes sont ceux du dernier album The Sellout, mais elle reprend aussi les titres phares des deux premiers albums dont l’excellent Glad You're Here F. Fergie. Au passage, une superbe reprise de Rod Stewart dont le timbre vocal est si proche : Da Ya Think I’m Sexy ? (on y revient). Puis elle termine, après avoir changé de boa, sur le tube : I Try. Bravo Macy Gray, super show, super musique.

Troisième set avec Seal. On aurait volontiers écouté ses superbes reprises soul pour une soirée homogène, mais c’est principalement les titres du dernier album, plus pop, Commitment que l’artiste donnera. Le public est de plus en plus nombreux, toujours debout et de plus en plus serré sur le devant.

C’est marrant de voir que l’essentiel est constitué du peuple Niçois, tous âges confondus. Sur un communiqué de presse, le député maire Christian Estrosi précisait la volonté de revenir aux sources avec un retour du grand public populaire grâce au déplacement du festival dans le centre-ville. On peut dire que c’est réussi.

C’est peut-être le fait de succéder à deux bêtes de scène, mais il ressort que Seal manque un peu de personnalité. Son show est généreux, plus long que les deux précédents, l’artiste se donne à fond mais il lui manque ce brin de folie, de délire qui animait les deux précédents. A bien écouter, on pourrait penser que ça tient en partie aux arrangements musicaux ou scéniques : Charles Bradley se rapproche du public par l’entremise de son jeu de scène décapant, burlesque, baroque quasi-hystérique. Macy Gray parvient aux mêmes fins par le registre intimiste.

Seal ne joue ni sur l’un, ni sur l’autre, et de plus, sa musique très orchestrale prend une hauteur qui devient de la distance. Musique qui est toutefois excellente, même si elle n’a pas été choisie en cohérence avec le programme de la soirée. Réagir à cette critique |
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Nice Jazz Festival 8/8 : Bozilo + Sonny Rollins + Charles Lloyd + Leela James + Kurt Rosenwinkel Standards - 25 juillet 2009 - Jardins de Cimiez - Nice (critique écrite le 29/07/2009 par Mcyavell)
Sur le dernier album de Kurt Rosenwinkel, Deep Song, figurent Brad Mehldau au piano et Joshua Redman au saxophone. Tous les deux étaient présents lors de l'ouverture du Nice Jazz Festival. Alors, on espère qu'ils sont toujours là pour donner un coup de main au guitariste. Pour Mehldau, c'est .../...
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Sur le dernier album de Kurt Rosenwinkel, Deep Song, figurent Brad Mehldau au piano et Joshua Redman au saxophone. Tous les deux étaient présents lors de l'ouverture du Nice Jazz Festival. Alors, on espère qu'ils sont toujours là pour donner un coup de main au guitariste. Pour Mehldau, c'est vite réglé : pas de piano sur la scène. Redman n'est pas là non plus. Guitare / basse / batterie. Autant dire que ça va vite tourner en rond. Ils nous jouent des standards (Back Up de Larry Young, Reflections de Thelonious Monk, More Than You Know de Chépuki) avec un schéma simple : sur le thème qu'il joue à la guitare, Kurt Rosenwinkel développe (abuse ?) des variations.

Certes la (très jolie !) contrebasse nous invite constamment à battre la mesure, certes le jeune homme est plutôt doué, mais à la fin de chaque pièce, on est tenté de dire : "Oui. Et ?" Comme Kurt Rosenwinkel annonce toujours les titres après les avoir interprétés, on peut jouer à les reconnaître. Pas évident du tout d'autant que les déclinaisons que le guitariste fait subir au thème sont extrêmes. Kurt semble prendre du plaisir et le partage avec quelques spectateurs.
Kurt Rosenwinkel (guitare), Eric Revis (contrebasse), Rodney Green (batterie)

Pour Leela James, ce sera vite fait, ce n'est pas pour moi. J'en viens à me demander si les programmateurs du Nice Jazz Festival ne l'ont pas confondue avec une autre James (Etta ? Marianne ?). Du R'N'B caricatural. Pas grand chose à reprocher à Leela James (voix et présence scénique) mais son répertoire et ses deux choristes me laissent coi. Sur mes notes, j'ai écrit trois points d'interrogation. A la réflexion, j'étais en dessous de la vérité.
Si vous n'aimez pas le saxophone, le festival est terminé pour vous. Trois maîtres en la matière se succèdent en effet : deux septuagénaires, Charles Lloyd et Sonny Rollins et Julien Lourau, même pas quadra. Moi, ça me va. De plus, leur instrument de prédilection à tous trois est le sax ténor, mon préféré.

Un des points forts de Charles Lloyd a toujours été le choix de ses musiciens, notamment les pianistes. Sa formation a en effet accueilli des noms aussi prestigieux que Keith Jarrett qui s'y révéla, Joe Zawinul et Michel Petrucciani. Jason Moran qui leur succède a donc certainement un bel avenir devant lui. Le premier solo de Charles Lloyd me parait énorme pour un monsieur de 71 ans. Le suivant relativisera mon jugement. Charles Lloyd s'efface sur de longues plages pour laisser ses trois compagnons lui permettre de recharger ses accus.

Ils font bien le boulot, par exemple sur une pièce où Reuben Rogers (déjà énorme avec Joshua Redman lors de la soirée d'ouverture) délivre un solo de contrebasse très applaudi suivi d'un phénoménal chorus de batterie de Eric Harland. C'est le seul titre où Charles Lloyd a troqué son saxo pour une flûte. Il la reposera ensuite à côté d'un superbe tárogató rouge (saxophone en bois originaire de Turquie) qui ne sera hélas ! pas utilisé.
Beaucoup de tendresse dans cette heure avant une heure et demie de passion. Car la passion existe. Elle a des lunettes noires et une barbe blanche.

Ce monsieur-là a 79 ans. Sa démarche voûtée et lente lui en donne plus. Et puis il commence à souffler dans ce lourd saxophone ténor. Il ne s'arrêtera que 90 minutes plus tard. Ici, les plages de récupération sont courtes. Bien sûr, ses musiciens font eux aussi des soli mais Sonny Rollins reste là à les regarder et lorsqu'il a fini de souffler, c'est pour mieux le faire dans son instrument. Il adore répéter les phrases et là où le final d'un morceau pourrait être expédié en quelques secondes, le thème est martelé avec une énergie qui semble croître à chaque nouvel ajout. Une énergie inversement proportionnelle à sa difficulté à se déplacer.

Chez moi en revanche, le poids des ans se fait sentir et après huit jours de festival, j'ai du mal à rester debout immobile. Je fais donc le choix de me dégourdir les jambes et j'entame le tour de la scène Jardin. La sono est parfaite et le son du saxo résonne dans toute l'enceinte du village. Sonny Rollins souffle sans relâche dans des dialogues avec son batteur ou des monologues incroyables. Cet homme mourra sur scène.

Les spectateurs sont rassasiés et l'affluence pour Bozilo va s'en ressentir. Bozilo, c'est Bo pour Bojan Z, Zi pour Karim Ziad et Lo pour Julien Lourau. Ce soir, ce sera Bolo. Julien Lourau nous annonce en effet l'absence de Karim, alité.
En deux titres, la dose de saxo de son projet précédent est déjà dépassée. Brighter Days vu au Cargot de Nuit réduisait en effet le saxophone à la portion congrue. Ici, c'est du 50/50 avec le piano. Le plus souvent au ténor, il succède à Sonny Rollins, sans craindre la comparaison, dans un style très différent, moins percutant, plus fluide.

Bojan quant à lui fait comme toujours preuve de maîtrise, la main gauche sur l'orgue, la droite sur le piano sur Zeven, caressant le Yamaha sur la pièce suivante (une compo de Lourau qui y joue du soprano). Mon voisin qui les a vus et adorés avec le batteur trouve que sans, "c'est pas pareil" et quitte sa place. Bojan a écrit un Blues Pour Julien, symbole de la complicité palpable entre les deux hommes. Ils ne peuvent s'empêcher de nous prendre comme cobayes pour un morceau expérimental avec Bo qui tape les cordes à l'intérieur de son piano pendant que Lo utilise son sax comme caisse de résonance et joue avec ses clés. D'autres places se sont libérées à ce moment-là... Il est vrai qu'un vent de plus en plus frais et violent soufflait, décoiffant Julien et incitant les festivaliers à rentrer chez eux. Sans le sempiternel impératif horaire, les deux hommes auraient bien continué devant quelques inconditionnels increvables.
C'est l'heure des bilans. Le Nice Jazz Festival 2009 a tenu toutes ses promesses et même au-delà. Mes préférences vont à la soirée blues de lundi avec le moment d'émotion de la huitaine (BB King), celle de vendredi avec la divine Melody Gardot et celle de mercredi (Lisa Ekdahl, McCoyTyner, Carla Bley Big Band, James Taylor) sans oublier les performances de Lucky Peterson dimanche et Sonny Rollins ce soir.
Côté fréquentation, 35 800 spectateurs ont assisté aux différentes soirées avec des pics pour les plateaux Saadiq / Corea / N'Dour / Gardot et Lucky Peterson / Keziah Jones.
Dans le train du retour, je continue le rêve en composant mon band idéal :
Joshua Redman (saxo), Brad Mehldau (piano), Gary Valente (trombone), Joe Bonamassa & Derek Trucks (guitares), Reuben Rogers (contrebasse), Christian Vander (batterie), Stéphane Belmondo (trompette).
Ou alors, si j'ai besoin de tendresse, Carla Bley au piano et Melody... Réagir à cette critique |
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