Le
Nice Jazz Festival n’est plus à présenter, chaque année au mois de juillet, une cinquantaine d’artistes se succèdent sur trois scènes. Les spectateurs circulent selon leurs envies et peuvent s’arrêter entre deux concerts sur les nombreux stands offrant des spécialités culinaires d’ici et d’ailleurs. Cette année, mon choix se portera vers les soirées funk, soul et world.


Jeudi 19 juillet. Deuxième soirée de ce festival, j’arrive un peu en retard. Il y a déjà beaucoup de monde dans les jardins venus voir le maître de la basse Marcus Miller qui est aussi multi instrumentiste (clarinette et piano).



Des mélodies ennivrantes aux solos percutants, il nous fait bondir et rebondir, révélant ses nouvelles compositions.



Deux reprises : Higher ground (Stevie Wonder) et Come together (Beatles), le show se finit par un hommage à Miles Davis : « …À chaque fois que je joue ce morceau, Miles est là avec nous ! », nous dit-il en français.


Ce concert aura ravi le public prêt à accueillir Monsieur Sly Stewart.
Cette deuxième partie de soirée que l’on attendait tant sera une totale déception !

Oh inutile de crier ou de me huer ! Je suis désolé pour les fans prêts à faire 200 Km pour voir leur idole, malheureusement pour eux, notre Sly n’est plus.

Moi aussi j’ai sauté de joie lorsque je l’ai vu au programme, j’en ai parlé à tout le monde et je suis tout excité lorsque le groupe entame « Dance to the music », auquel Sly ne participera pas n’arrivant qu’au deuxième morceau.


Fatigué et ramolli, il a du mal à marcher. Il remue les genoux aux rythmes de sa musique lorsqu’il est assis et il lève les bras vers son public, pas encore refroidi, qui l’acclame. Je compatis à son état de santé ... Sur un « Higher is higher » de 15 min nous ne le verrons que 2 min 15 avant qu’il reparte se reposer en coulisse pendant la moitié du concert.

Il rejoindra son groupe pour un « Family affair » acceptable puis nouvelle absence de Sly qui reviendra néanmoins à la fin dire au revoir à un public plus que mitigé. Je continue cependant à écouter ses magnifiques albums car il ne faut pas oublier que ce génie marqua plus d’une génération avec sa musique.

Encore désolé pour ses lignes. Un fan très déçu !
Photos Roo Ha kim pour www.liveinmarseille.com