Lundi 28 mai 2012 : 9085 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD.
Nuit d'Hiver
Marseille - du 8 au 21 Décembre 2011 Nuit d'hiver #9 édition psyché / Concerts, rencontres, projections…
Nuit d'Hiver
Nuit d'Hiver : vos critiques de concertPrésentation complète : Le festival Nuit d’Hiver est le point d’orgue d’une année de programmation de musiques expérimentales et improvisées
que le GRIM propose tout au long de l’année. Le festival continue d’être l’occasion d’accueillir des productions et formations musicales atypiques, de mettre en œuvre ou de présenter de nouveaux projets et de les diffuser le plus largement possible, à Marseille mais aussi dans la Région PACA. Source : Dossier de presse.Plus d'info
(critique écrite le 23/12/2011 par Pirlouiiiit)
Avant dernière date de la 9ème édition du festival Nuit d'Hiver avec au programme de ce soir la fin de residence de Moondawn (la moitié chantante de Eastern Committee) que je n'avais toujours pas réussi à voir en concert et pour lequel je suis en fait là. C'est aussi une des seules dates qui a .../...
Avant dernière date de la 9ème édition du festival Nuit d'Hiver avec au programme de ce soir la fin de residence de Moondawn (la moitié chantante de Eastern Committee) que je n'avais toujours pas réussi à voir en concert et pour lequel je suis en fait là. C'est aussi une des seules dates qui a lieu à l'Espace Montevideo cette année, et la jauge est limité à 49 personnes (cf ici) le reste du festival étant éclaté dans plusieurs lieux. Personne dans la cour … aurait-ce déjà commencé ? Non c'est juste qu'il fait plutôt froid et même les intoxiqués de la cigarette semblent réfugiés à l'intérieur.
Lorsque nous pénétrons dans le studio musique, Pedro est déjà installé. En fond de scène des images défilent déjà … il s'agit d'un court métrage tourné dans les rues de New York il y a plus de 10 ans (1996 ? d’un certain Cohen) et qui durera l'intégralité du concert (un peu moins en fait puisque le rappel sera joué avec comme fond le bureau de l'ordi de Moondawn). Le public est assis, voire allongé sur le paillasson tressé géant qui constitue le sol.
Les morceaux sont lents, instrumentaux pour la plupart (au début) … ils prennent le temps de se développer … on navigue entre folk et post rock … Et puis il se met à chanter … je me rends compte que j’avais complètement oublié sa voix, qui me fait penser à un mélange de celle de Mathieu de Oh! Tiger Mountain et de Nick Cave dans ses phases les plus lugubres / moins excitées/
Petit à petit c’est le blues qui prend le dessus … avec toujours ces vieilles images de New York, gros plans sur des affiches de prix, les trottoirs, des murs … je suis obligé de me ressaisir car je me rends compte que je suis en train de me laisser sacrément distraire … d’un autre côté il fait noir, Pedro lui-même se retourne régulièrement pour voir les images, alors après tout …
On peut peut-être regretter qu’il n’y ait pas un lien plus direct entre les chansons et les images, mais je passe un très bon début de soirée. Entre chaque morceau il se jette sur ses pédales pour bidouiller des trucs … A la fin comme je le disais plus haut il viendra pour un dernier morceau, qu’il finira derrière le rideau en sortant de scène … J’avoue que ce final m’a bien plus. Bien que simple je l’ai trouvé fort et il restera gravé (peut être parce que son mouvement contrastait avec l’immobilité du reste du set) comme celui de Shellac à l’ Espace Julien cette année.
Après une pause qui permettra au bar de tourner et aux gens de se restaurer nous re-rentrerons sans nos verres dans la salle. Là aussi lorsque nous rentrons, Andy Cartwright l'unique musicien qui constitue Seabuckthorn est déjà assis au milieu de l'espace scène. Le rideau noir en fond de scène a été tiré … je prends donc vite quelques photos avant que la nuit ne retombe.
Sans un mot ni même un regard il commence à jouer … à l’aide de ce truc qui fait de la lumière bleu et fait entrer en résonance les cordes de façon continue (désolé je ne sais pas comment ça s’appelle). Le premier morceau est donc plutôt lourd / bruyant / angoissant… mais lui ne bronche pas. Et puis il lâche le machin bleu … et là ces mains commencent à se balader à toute vitesse sur sa guitare …
Je remarque enfin qu’il s’agit d’une 12 cordes … cela lui permet de jouer des trucs plutôt complexes sans faire forcement appel aux boucles de sample … Ce calme et cette concentration et la beauté de ce que sa musique dégage me fait penser à ce que j’ai ressenti en découvrant Colin Stetson à l’Espace Julien. Il a l’adresse et la réserve de certains joueurs de guitare manouche.
Il est toujours immobile (enfin juste assez oscillant pour rendre toutes mes tentatives de photos dans le noir infructueuses) et je résiste à la tentation de m’allonger car je m’endormirais à coup sûr (signe que ce qu’il joue est doux et agréable … et qu’il fait noir et que je suis un peu fatigué aussi). Il se servira un peu de son archer mais très vite repartira dans des déclinaisons de riffs aussi envoutantes qu’impressionnants. 45 minutes après il se lèvera nous saluera et s’en ira.
(critique écrite le 26/12/2009 par Pirlouiiiit)
Comme l’année dernière je n’aurais finalement pu aller qu’a une seule soirée de ce festival Nuit d’Hiver (# 7). Deux concerts de prévus ce soir avec a 20h30 Jean François Pauvros et Tony Hymas, puis a 22h (et c’est surtout pour lui que je viens) Pascal Comelade accompagné du Bel Canto Orquestra. .../...
Comme l’année dernière je n’aurais finalement pu aller qu’a une seule soirée de ce festival Nuit d’Hiver (# 7). Deux concerts de prévus ce soir avec a 20h30 Jean François Pauvros et Tony Hymas, puis a 22h (et c’est surtout pour lui que je viens) Pascal Comelade accompagné du Bel Canto Orquestra. En me renseignant sur les horaires réels (qui ne seront cette fois pas encore respectés mais raisonnable quand même) j’apprends que "En raison de problèmes de transports / interruption de circulation de l’Eurostar, la participation de Tony Hymas est ANNULEE / JF Pauvros présentera un concert solo".
Pourtant quand j’arrive en haut des escaliers (oui ce soir le concert a lieu dans le "studio théâtre" au premier) je découvre aux pieds de la scène préparée pour Comelade et les siens, deux chaises, deux amplis et quelques guitares, signe que quelqu’un va surement prendre la place du malheureux Tony. Une petite idée de qui ? ;-) Je me cale sur un des coussins par terre, pas loin de Pierre (devenu depuis un moment le photographe attitré du lieu) qui me met en garde contre l’humeur imprévisible du Pauvros.
Je l’avais raté lors de son passage sur le cours Estienne d’orves . Cette fois ej suis au premier rang. Arrive un grand bonhomme aux cheveux masquant son visage, qui se tient un peu voûté (a la Gaston Lagaffe) et empoigne sa guitare et une feuille froissée sur laquelle se trouve un texte qu’il va commencer à nous lire en se déplaçant lentement sans vraiment regarder le public. Il se calera sur la gauche de la scène, cognant le manche de sa guitare sur l’ampli pour marquer la mesure.
S’en suivra un set de 45 minutes pendant lesquels il alternera passage a l’archer, noise, mélodies, chant même (notamment dans sa guitare) … et sera rejoint par Jean-Marc Montera a la guitare, au charango (ou en tout cas une petite guitare bombée) et au ballon de baudruche rouge. Mon attention restera captivée pendant tout le set finalement très varié qui finira d’ailleurs avec Jean Francois Pauvros au piano pour une chanson extrêmement douce. Je ne sais pas combien de temps ca restera accessible en ligne mais vous pouvez cliquer ici pour voir le live dans on intégralité.
Apres une pause ou on nous a fait quitter la salle et pendant laquelle pas mal de gens sont allés s’intoxiquer en toute légalité dans la cour de l’Espace Montevideo (ma petite parenthèse anti tabac) nous sommes remontés. Cette fois beaucoup plus nombreux. Tous les sièges étaient occupés ainsi et tout l’espace entre ceux-ci et la scène. Un peu avant 22h30 ils sont arrivés se frayant difficilement un chemin à travers le public.
J’avais gardée un bon souvenir de son précédent passage (il y a 10 ans au Café Julien) a l’époque accompagné d’un autre vieux briscard (le General Alcazar). La formule de l’époque n’a pas changé (des morceaux instrumentaux joués par sur des mini instruments) mais elle a pris encore plus d’ampleur. Un batteur, un bassiste, deux guitaristes, un jour d’instruments à vents (soit un musicien de plus par rapport a il y a 10 ans) qui en fait jouent tous de plusieurs instruments mini, normaux ou carrément détournés. A ce petit jeu là le plus amusant sera surement le musicien le plus à droite de la scène qui outre de la clarinette et des saxos a une table pleines de jouets, bouteille de shampoing, théière, crécelles, ballons etc … avec lesquels il ne cesse de nous surprendre. Mention spéciale à la paille qu’il coupe en soufflant dedans.
Ce qui pourrait tourner a la démonstration d’adresse reste ludique mais surtout complètement au service de morceaux qui naviguent entre musique de cirque, tango et autres rythmes hispaniques, avec parfois quelques incursions dans le (post) rock. Le peu de communication des musiciens sur scène avec le public donne l’impression d’une boite à musique géante (notamment avec tous ces mini pianos). Il règne une très bonne ambiance entre les musiciens qui ne se parlent qu’avec les yeux, jouant parfois les étonnés quand l’un sort un instrument encore plus bizarre que l’autre
Pendant deux bonnes heures ils ont enchainé avec juste une micro pause (rappel). Pascal Comelade me fait toujours penser autant à Pierre Richard pour ses mimiques, sa gêne entre les morceaux (mais cette fois mélangé à Francis Perrin), impression renforcée quand je me disais que le morceau avait des petites airs du Grand Blond … musicalement il est un peu au piano ce que Yann Tiersen est au violon.
En relisant cette chronique je me rends compte que je n’ai absolument pas réussi à retranscrire la magie du moment. Désolé. En tout cas ce concert qui se serait directement placé dans mon top 5 de l’année (si celui si n’avait pas été publié le matin même) m’a donné envie de me plonger dans la discographie de ce grand monsieur.
(critique écrite le 22/12/2009 par Choi) Sur les conseils avisés d'une amie qui avait pris sa claque au concert à Data en Mai (du même accabit que Do Make Say Think selon ses dires), je me suis emmitouflé et j'ai bravé le froid avec elle direction Montevideo samedi soir.
Arrivés un peu trop tard pour la première partie qui se .../...
Sur les conseils avisés d'une amie qui avait pris sa claque au concert à Data en Mai (du même accabit que Do Make Say Think selon ses dires), je me suis emmitouflé et j'ai bravé le froid avec elle direction Montevideo samedi soir.
Arrivés un peu trop tard pour la première partie qui se déroulait au 1er dans le Studio Théâtre, on a quand même pu apprécier l'arrivée ici; endroit où la beauté du lieu s'accorde assez bien avec la beauté des personnes (clin d'oeil à une charmante serveuse).
Le concert va commencer et on prend place assise dans le Studio Musique. Pas toujours agréable de devoir rester assis devant un groupe qui joue à l'énergie.
On découvre une formation originale à deux guitares et une batterie, enfin, une disposition assez étrange des toms, caisse claire et pads, sans grosse caisse. On est dans la recherche sonore, sans occupation des fréquences basses, ce qui leur donne un son plutôt rêche. Des voix aussi, puisque les trois chantent, avec une voix lead au batteur, qui parfois s'accompagne à la guitare sèche. Les structures sont déroutantes, progressives à base d'arpèges et d'harmonies colorées, mais surtout marquées par les ruptures. Un côté Battles en moins organique.
Dans la salle de l'après-concert, la rumeur court comme quoi La Terre Tremble est une expérience, un groupe chargé d'influences. On peut pas vraiment dire le contraire, et la proposition artistique est bien présente. A titre personnel, je n'ai pas été complétement conquis, un peu resté sur ma faim par le côté lacunaire, surtout du point de vue de la basse. Je quitterai quand même les lieux en me disant un bon concert de plus pour clore cette année à Marseille.