Orange Rockcorps
12 Juillet & 4 Octobre 2012
En Musique, on peut tous faire bouger les choses... Tel est le credo d'Orange Rockcorps.
En Musique, on peut tous faire bouger les choses... Tel est le credo d'Orange Rockcorps.
Orange Rockcorps
Orange Rockcorps : vos critiques de concert
Présentation complète : En donnant 4 heures de son temps à une association partenaire, les jeunes reçoivent une place de concert à Marseille et Paris. Tu donnes, tu reçois ! Aucune place à vendre ou à gagner… il faut juste participer !
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Nas + Youssoupha + Inna Modja 

Orange Rockcorps : vos dernières critiques de concert
6 avis et critiques de concert
Orange Rockcorps : Lauryn Hill + Nas + Youssoupha + Inna Modja - 4 Octobre 2012 - Le Dome -Marseille 


(critique écrite le 09/10/2012 par Audrey H)
Un concert gratuit en échange de quelques heures de bénévolats, ça vous tente ? Voici le principe d'Orange Rockcorps, "Tu donnes, tu recois", un principe qui met tout le monde à égalité! Et ils ne proposent pas n'importe quel concert ; à l'affiche notamment Nas et Lauryn Hill pour le côté .../...
Un concert gratuit en échange de quelques heures de bénévolats, ça vous tente ? Voici le principe d'Orange Rockcorps, "Tu donnes, tu recois", un principe qui met tout le monde à égalité! Et ils ne proposent pas n'importe quel concert ; à l'affiche notamment Nas et Lauryn Hill pour le côté international ! Côté français Inna Modja etYoussoupha!


Premier artiste : Inna Modja manquée, non pas parce que nous sommes arrivés en retard! mais parce que Nas se faisait désirer en salle d'interview. L'organisation ne nous laisse pas monter la voir, quitte à redescendre ensuite quand Nas aurait daigné se montrer. Nous sommes bloqués dans notre prison dorée : avec champagne et petits fours à volonté! Un vent de rébellion se met à souffler lorsque l'on réalise que, Nas n'étant toujours pas là, c'est Youssoupha que l'on va louper sur scène. Les photographes négocient de pouvoir partir (ils ne peuvent shooter que la première chanson, d'où l'urgence) mais les chroniqueurs aussi.
Comment rapporter un concert que l'on n'a pas pu voir ?


Après quelques galères, nous arrivons dans la salle. Youssoupha a déjà commencé son show : il a bien réussi à mettre le feu. Ses techniques sont certes connues mais ça marche toujours bien (gauche/droite,...). Le public, est composé de jeunes de 15/20ans en moyenne.
Ils connaissent toutes les chansons par cœur.

C'est la deuxième fois que je vois Youssoupha et je réalise qu'à nouveau j'ai le sentiment que ses textes sont un peu facile, clichés et en même temps je suis incapable de raconter ce qu'il a dit. Parallèlement à cela, j'ai beaucoup apprécié ce qu'il dégageait pendant l’interview et cela a vraiment changé ma vision de lui.

Pourtant je suis toujours incapable de parler du contenu. Va falloir que j'y retourne une troisième fois!!!
Dj Abdel nous tient compagnie pendant le changement de plateau.

Arrivée de Nas, qui balance son gros rap ricain newyorkais.

Ca envoie beaucoup de basses.
Ça bouge nettement moins qu'à Youssoupha, on voit que ce n'est pas la même génération. Je trouve que les chansons se ressemblent un peu!

Quant aux textes, impossible d'en parler!
Je n'avais entendu Nas qu'en featuring, où j'avais bien accroché mais là apparemment le rap de ricain pur et dur, ça n'est pas mon dada!

Et puis, à l'idée de la venue de Lauryn Hill, je me retrouve 15 ans en arrière, je n'ai rien cherché sur ce qu'elle avait fait récemment ou pas. C'est sure que j'ai mes attentes, mes coups de cœur!

Vais-je adhérer à ce qu'elle propose désormais? Lauryn Hill nous fait durer le suspense pour le premier titre puisqu'elle chante hors de la scène. On a tous hâte de la découvrir : Madame a décidé de faire monter la sauce avant son arrivée. Tout le monde la cherche de toute part. J'ai du mal à comprendre le sens de faire toute la chanson en entier mais bon!

Les titres viennent de l'album "The Miseducation of Lauryn Hill" avec "Killing me Softly, everything is everything, ... mais grosse surprise les titres sont parfois difficile à reconnaitre, sur cette version ultra rock avec beaucoup de distorsions. Déjà que le son est super fort dans cette salle, mais là c'est terrible, je préfère presque l'écouter de dehors! Rien à redire sur ses prouesses vocales! Elle a toujours une voix qui déboite!

En sortant, je me redis encore que c'est la dernière fois que je revois les idoles de ma jeunesse! Mais en même temps c'est toujours dur d'y résister…
Quand à Orange Rockcorps, l'idée est super! Les gens se donnent et sont récompensés par un concert. Par contre côté VIP, on s'adonne au plaisir du champagne en buvant les coupettes devant ceux qui ont trimés toute la journée à donner d'eux même. J'étais très étonnée de tout ce qui était mis en place pour nous recevoir. C'est sûr que ça n'est pas désagréable mais les journalistes ont-ils vraiment besoin d'être reçus avec du champagne pour venir faire leur travail? Qu'attend-on de cela? Une bonne critique? De la com’? Tout cet argent mis ne pourrait-il pas être utilisé ailleurs!
Enfin je ne vais pas changer le monde... Et on n'oublie pas les 2000 jeunes qui ont participé aux actions et pu profiter d'un concert (car comme faisait remarquer Youssoupha, les jeunes n'ont pas toujours accès à cela) et les 30 associations marseillaises qui ont
bénéficié d'un bon coup de main!


Premier artiste : Inna Modja manquée, non pas parce que nous sommes arrivés en retard! mais parce que Nas se faisait désirer en salle d'interview. L'organisation ne nous laisse pas monter la voir, quitte à redescendre ensuite quand Nas aurait daigné se montrer. Nous sommes bloqués dans notre prison dorée : avec champagne et petits fours à volonté! Un vent de rébellion se met à souffler lorsque l'on réalise que, Nas n'étant toujours pas là, c'est Youssoupha que l'on va louper sur scène. Les photographes négocient de pouvoir partir (ils ne peuvent shooter que la première chanson, d'où l'urgence) mais les chroniqueurs aussi.
Comment rapporter un concert que l'on n'a pas pu voir ?


Après quelques galères, nous arrivons dans la salle. Youssoupha a déjà commencé son show : il a bien réussi à mettre le feu. Ses techniques sont certes connues mais ça marche toujours bien (gauche/droite,...). Le public, est composé de jeunes de 15/20ans en moyenne.
Ils connaissent toutes les chansons par cœur.

C'est la deuxième fois que je vois Youssoupha et je réalise qu'à nouveau j'ai le sentiment que ses textes sont un peu facile, clichés et en même temps je suis incapable de raconter ce qu'il a dit. Parallèlement à cela, j'ai beaucoup apprécié ce qu'il dégageait pendant l’interview et cela a vraiment changé ma vision de lui.

Pourtant je suis toujours incapable de parler du contenu. Va falloir que j'y retourne une troisième fois!!!
Dj Abdel nous tient compagnie pendant le changement de plateau.

Arrivée de Nas, qui balance son gros rap ricain newyorkais.

Ca envoie beaucoup de basses.
Ça bouge nettement moins qu'à Youssoupha, on voit que ce n'est pas la même génération. Je trouve que les chansons se ressemblent un peu!

Quant aux textes, impossible d'en parler!
Je n'avais entendu Nas qu'en featuring, où j'avais bien accroché mais là apparemment le rap de ricain pur et dur, ça n'est pas mon dada!

Et puis, à l'idée de la venue de Lauryn Hill, je me retrouve 15 ans en arrière, je n'ai rien cherché sur ce qu'elle avait fait récemment ou pas. C'est sure que j'ai mes attentes, mes coups de cœur!

Vais-je adhérer à ce qu'elle propose désormais? Lauryn Hill nous fait durer le suspense pour le premier titre puisqu'elle chante hors de la scène. On a tous hâte de la découvrir : Madame a décidé de faire monter la sauce avant son arrivée. Tout le monde la cherche de toute part. J'ai du mal à comprendre le sens de faire toute la chanson en entier mais bon!

Les titres viennent de l'album "The Miseducation of Lauryn Hill" avec "Killing me Softly, everything is everything, ... mais grosse surprise les titres sont parfois difficile à reconnaitre, sur cette version ultra rock avec beaucoup de distorsions. Déjà que le son est super fort dans cette salle, mais là c'est terrible, je préfère presque l'écouter de dehors! Rien à redire sur ses prouesses vocales! Elle a toujours une voix qui déboite!

En sortant, je me redis encore que c'est la dernière fois que je revois les idoles de ma jeunesse! Mais en même temps c'est toujours dur d'y résister…
Quand à Orange Rockcorps, l'idée est super! Les gens se donnent et sont récompensés par un concert. Par contre côté VIP, on s'adonne au plaisir du champagne en buvant les coupettes devant ceux qui ont trimés toute la journée à donner d'eux même. J'étais très étonnée de tout ce qui était mis en place pour nous recevoir. C'est sûr que ça n'est pas désagréable mais les journalistes ont-ils vraiment besoin d'être reçus avec du champagne pour venir faire leur travail? Qu'attend-on de cela? Une bonne critique? De la com’? Tout cet argent mis ne pourrait-il pas être utilisé ailleurs!
Enfin je ne vais pas changer le monde... Et on n'oublie pas les 2000 jeunes qui ont participé aux actions et pu profiter d'un concert (car comme faisait remarquer Youssoupha, les jeunes n'ont pas toujours accès à cela) et les 30 associations marseillaises qui ont
bénéficié d'un bon coup de main!
Orange RockCorps w/ Snoop Dogg/Flo Rida/Selah Sue/Lilly Wood & The Prick - 4 octobre 2011 - Le Dôme de Marseille



(critique écrite le 05/10/2011 par Gandalf)
En voilà quand même une bien bonne idée.. "Tu donnes, tu reçois". De jeunes volontaires donnent quatre heures de leur temps pour divers travaux manuels (peinture, ramassage...), et en retour on leur offre un concert où ils n'ont pas à débourser la bonne quarantaine d'euros qu'ils devraient en temps .../...
En voilà quand même une bien bonne idée.. "Tu donnes, tu reçois". De jeunes volontaires donnent quatre heures de leur temps pour divers travaux manuels (peinture, ramassage...), et en retour on leur offre un concert où ils n'ont pas à débourser la bonne quarantaine d'euros qu'ils devraient en temps normal, pour voir des pointures musicales. Cela fait plusieurs années que le concept existe outre Atlantique, mais par chez nous c'est tout récent, et ca commence à faire son petit bonhomme de chemin.

La programmation est orientée djeunz/fun radio/skyrock, ce qui parait logique au vu des bénévoles. Ils vont pas foutre du gros Metal qui tache ou du Jazz fusion, je comprends bien. Cependant, un petit peu de diversité lorgnant vers la pop rock serait sympa pour l'année prochaine...

Enfin je dis ca, mais je m'y suis quand même pointé à cet Orange RockCorps 2011. Car Marseille est la seule autre ville française avec Paris à recevoir l'évènement.
Et l'occasion de voir enfin Snoop Dogg à l'œuvre live a vite achevé de me convaincre de faire l'ô combien long déplacement d'une huitaine de minutes à pattes !

Parce que mine de rien, Snoop et toute la vague de Rap US des 90s, ca me connait... Le feu que ca mettait les 2Pac, Dr Dre, Notorious B.I.G, etc... Gros souvenirs, coup de nostalgie et coup de vieux, au vu de la jeunesse des 2000 et quelques personnes présentes hier soir !
Mais moi aussi je reçois (le live) et je donne (mon cr) !
L'affiche ne se résumant pas à la star americaine, il faut faire honneur aux trois autres artistes ouvrant la soirée, qui sont Lilly Wood & The Prick, Selah Sue, et Flo Rida.

Malheureusement pour les premiers, le (gros) retard de Snoop Dog à la conférence de presse m'empêche d'assister à leur prestation... Je me console avec une coupe de champagne et la "magie" de voir le Snoop à un mètre de ma pomme. Sans oublier les deux gardes du corps-golgoths l'accompagnant, purement impressionnant... Je leur arrivais à peine aux tétons, tandis qu'ils me faisaient deux fois en largeur ! Vous voyez Michael Duncan ("La ligne verte", "Mon voisin le tueur"...), cette montagne noire de muscles ?!

Ben la même en vrai ! Du coup j'ai pas osé poser de questions à la con du genre combien de femmes il s'était envoyé dans sa vie, j'avais trop peur d'un mauvais geste impromptu de ses gardiens !
Par contre c'est dommage que par deux fois on m'ait refusé de faire une photo personnelle, je pense pas que ca l'aurait franchement dérangé...

D'ailleurs à propos des photos, je tiens pour une fois à "défendre" mes compères photographes de tous bords (oui parce que d'habitude je les taxe volontiers de raleurs :p), qui n'avaient le droit de shooter que pendant le premier titre de chaque combo, ce qui est très peu... Et ensuite de les "fliquer" dans la fosse pour qu'ils ne fassent pas d'autres tirages, je trouve ca dommage et hypocrite, au vu des CENTAINES de téléphones portables aux bonnes résolutions, et à certains apn très souvent en l'air... Comme ca y aura plein de mauvaises photos partout sur le net, et seulement quelques unes de qualité...

Fin de ma parenthèse solidaire, retour aux concerts, avec le show de Selah Sue, qui ma foi était bien plaisant ! Je ne connaissais pas du tout le groupe, mais sa chanteuse a du coffre et un bon flow, il y a de vrais musiciens avec de vrais instruments derrière, et certains morceaux sont enthousiasmants. Contrairement à Francois qui trouve qu'elle surjoue son personnage, moi je l'ai trouvé volontaire et sincère cette frontwoman.

Musicalement par contre ca part un peu dans tous les sens... Du rap par ci, de la soul par là, du raggamuffin' entre les deux... Je n'adhère pas à tout, mais y a une saine envie, et le public réagit en connaisseur, par une bonne ambiance générale tout du long, dont le point d'orgue est le final "Raggamuffin'", qui voit une forêt de bras se lever en rythme !

Le Dj chauffant la salle pendant les rapides changement de matos connait son affaire, et là encore c'est une mega fiesta dans la fosse comme dans les gradins ! Ca chante, ca danse, ca se marre... Y a même un début de baston dans les places assises tout à droite (quand on regarde la scène) !

Le feu ambiant monte d'un cran lorsque Flo Rida investit les planches. Perso je ne connais pas le bonhomme, mais je dois être à peu près le seul, car à son arrivée il a droit à une véritable ovation ! Il va en jouer tout du long, arpentant sans relâche le Dôme, allant au milieu de la foule, faisant monter plusieurs jeunes filles pour se déhancher en choeur, enlevant petit à petit ses fringues du haut pour finir torse-poil et nous gratifier par la meme occasion de sa musculature surgonflée et de ses tatouages nombreux.

Si le show est au rendez vous, durant trente minute (temps de jeu alloué aux trois premiers combos, Snoop ayant droit à quinze minutes de plus) je vais subir son rap qui n'en est pas... J'espere d'ailleurs que ce n'est pas etiqueté comme "rap" dans les bacs, car à mon sens on en est loin... A moins que depuis les années 2000 la signification de "Rap US" ait subitement changé...

En effet, la voix du gus est la plupart du temps noyée dans un magma sonore d'overbass envoyé par son Dj en haut de l'estrade. C'est du pur dancehall, taillé pour les dance floors... Tout se ressemble, le même rythme ou presque sur chaque compo, bref ca m'a vite semblé ininteressant au possible.
Après je le repète, le mec sait foutre le fire à son public tout acquis à sa cause, et si les donneurs ont reçu du plaisir, alors que demander de plus !

Pour cloturer en beauté cette soirée de bénévolat, voici le Maitre qui se pointe, sourire aux lèvres.
Et là mes amis, nous avons la classe. Pas la classe d'un Pacino, mais une autre forme de classe, qui vient tout droit de sa nonchalance naturelle. Le gars depasse les 1m90, est tout fin, mais il balade sa carcasse tranquillement, comme s'il etait le roi du monde. Ce qu'il est un peu dans la planète rap, avouons le.

Avec son micro argenté incrusté de brillants, ses lunettes, son flow, le Snoop il en impose. Quand de surcroit il enfile ses hits comme d'autres les perles, ca donne une ambiance de tonnerre à faire trembler la voute du Dôme (et pourtant nous ne sommes meme pas 3000 !), et ca me fout une banane terrible ! Les corps basculent, les pas de danse s'enchainent, les bras font le va et vient, les levres brillent et les coeurs palpitent !

La courte cover du "Jump around" des mythiques House of Pain est dantesque, "The next episode", un des meilleurs titres rap de tous les temps, me rend nostalgique-heureux, et le final "Na na na hey hey hey, Snoop Dogg" est l'occasion de faire hurler le peuple ("SAY WHAT ??") !
Mon seul regret est qu'il n'ait pas fait la reprise de Warren G, "Regulate", le meilleur morceau de New Jack de l'Univers !

M'enfin, le Snoop sait tenir une scène, sait s'entourer de bon zicos (eh oui, contrairement à Flo Rida, il y a avait un batteur, un bassiste, un clavier...), sans oublier les trois booty danseuses qui ont du faire triquer plus d'un gadjo dans l'assistance ! Une brune, une blonde et une black incendiaires, bien en chair, en tenue souvent très sexy, et se déhanchant très sensuellement. Un plaisir pour les yeux !
Snoop, t'as tout bon !

Il est 23h et les lumières font déjà leur réapparition... C'etait court, mais c'etait bon ! La soirée fût une fête pour ces bonnes volontés, ainsi que pour les artistes. L'initiative est belle, encouragez là !
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Snoop Dogg en itw ici
et une petite de Selah Sue ici

La programmation est orientée djeunz/fun radio/skyrock, ce qui parait logique au vu des bénévoles. Ils vont pas foutre du gros Metal qui tache ou du Jazz fusion, je comprends bien. Cependant, un petit peu de diversité lorgnant vers la pop rock serait sympa pour l'année prochaine...

Enfin je dis ca, mais je m'y suis quand même pointé à cet Orange RockCorps 2011. Car Marseille est la seule autre ville française avec Paris à recevoir l'évènement.
Et l'occasion de voir enfin Snoop Dogg à l'œuvre live a vite achevé de me convaincre de faire l'ô combien long déplacement d'une huitaine de minutes à pattes !

Parce que mine de rien, Snoop et toute la vague de Rap US des 90s, ca me connait... Le feu que ca mettait les 2Pac, Dr Dre, Notorious B.I.G, etc... Gros souvenirs, coup de nostalgie et coup de vieux, au vu de la jeunesse des 2000 et quelques personnes présentes hier soir !
Mais moi aussi je reçois (le live) et je donne (mon cr) !
L'affiche ne se résumant pas à la star americaine, il faut faire honneur aux trois autres artistes ouvrant la soirée, qui sont Lilly Wood & The Prick, Selah Sue, et Flo Rida.

Malheureusement pour les premiers, le (gros) retard de Snoop Dog à la conférence de presse m'empêche d'assister à leur prestation... Je me console avec une coupe de champagne et la "magie" de voir le Snoop à un mètre de ma pomme. Sans oublier les deux gardes du corps-golgoths l'accompagnant, purement impressionnant... Je leur arrivais à peine aux tétons, tandis qu'ils me faisaient deux fois en largeur ! Vous voyez Michael Duncan ("La ligne verte", "Mon voisin le tueur"...), cette montagne noire de muscles ?!

Ben la même en vrai ! Du coup j'ai pas osé poser de questions à la con du genre combien de femmes il s'était envoyé dans sa vie, j'avais trop peur d'un mauvais geste impromptu de ses gardiens !
Par contre c'est dommage que par deux fois on m'ait refusé de faire une photo personnelle, je pense pas que ca l'aurait franchement dérangé...

D'ailleurs à propos des photos, je tiens pour une fois à "défendre" mes compères photographes de tous bords (oui parce que d'habitude je les taxe volontiers de raleurs :p), qui n'avaient le droit de shooter que pendant le premier titre de chaque combo, ce qui est très peu... Et ensuite de les "fliquer" dans la fosse pour qu'ils ne fassent pas d'autres tirages, je trouve ca dommage et hypocrite, au vu des CENTAINES de téléphones portables aux bonnes résolutions, et à certains apn très souvent en l'air... Comme ca y aura plein de mauvaises photos partout sur le net, et seulement quelques unes de qualité...

Fin de ma parenthèse solidaire, retour aux concerts, avec le show de Selah Sue, qui ma foi était bien plaisant ! Je ne connaissais pas du tout le groupe, mais sa chanteuse a du coffre et un bon flow, il y a de vrais musiciens avec de vrais instruments derrière, et certains morceaux sont enthousiasmants. Contrairement à Francois qui trouve qu'elle surjoue son personnage, moi je l'ai trouvé volontaire et sincère cette frontwoman.

Musicalement par contre ca part un peu dans tous les sens... Du rap par ci, de la soul par là, du raggamuffin' entre les deux... Je n'adhère pas à tout, mais y a une saine envie, et le public réagit en connaisseur, par une bonne ambiance générale tout du long, dont le point d'orgue est le final "Raggamuffin'", qui voit une forêt de bras se lever en rythme !

Le Dj chauffant la salle pendant les rapides changement de matos connait son affaire, et là encore c'est une mega fiesta dans la fosse comme dans les gradins ! Ca chante, ca danse, ca se marre... Y a même un début de baston dans les places assises tout à droite (quand on regarde la scène) !

Le feu ambiant monte d'un cran lorsque Flo Rida investit les planches. Perso je ne connais pas le bonhomme, mais je dois être à peu près le seul, car à son arrivée il a droit à une véritable ovation ! Il va en jouer tout du long, arpentant sans relâche le Dôme, allant au milieu de la foule, faisant monter plusieurs jeunes filles pour se déhancher en choeur, enlevant petit à petit ses fringues du haut pour finir torse-poil et nous gratifier par la meme occasion de sa musculature surgonflée et de ses tatouages nombreux.

Si le show est au rendez vous, durant trente minute (temps de jeu alloué aux trois premiers combos, Snoop ayant droit à quinze minutes de plus) je vais subir son rap qui n'en est pas... J'espere d'ailleurs que ce n'est pas etiqueté comme "rap" dans les bacs, car à mon sens on en est loin... A moins que depuis les années 2000 la signification de "Rap US" ait subitement changé...

En effet, la voix du gus est la plupart du temps noyée dans un magma sonore d'overbass envoyé par son Dj en haut de l'estrade. C'est du pur dancehall, taillé pour les dance floors... Tout se ressemble, le même rythme ou presque sur chaque compo, bref ca m'a vite semblé ininteressant au possible.
Après je le repète, le mec sait foutre le fire à son public tout acquis à sa cause, et si les donneurs ont reçu du plaisir, alors que demander de plus !

Pour cloturer en beauté cette soirée de bénévolat, voici le Maitre qui se pointe, sourire aux lèvres.
Et là mes amis, nous avons la classe. Pas la classe d'un Pacino, mais une autre forme de classe, qui vient tout droit de sa nonchalance naturelle. Le gars depasse les 1m90, est tout fin, mais il balade sa carcasse tranquillement, comme s'il etait le roi du monde. Ce qu'il est un peu dans la planète rap, avouons le.

Avec son micro argenté incrusté de brillants, ses lunettes, son flow, le Snoop il en impose. Quand de surcroit il enfile ses hits comme d'autres les perles, ca donne une ambiance de tonnerre à faire trembler la voute du Dôme (et pourtant nous ne sommes meme pas 3000 !), et ca me fout une banane terrible ! Les corps basculent, les pas de danse s'enchainent, les bras font le va et vient, les levres brillent et les coeurs palpitent !

La courte cover du "Jump around" des mythiques House of Pain est dantesque, "The next episode", un des meilleurs titres rap de tous les temps, me rend nostalgique-heureux, et le final "Na na na hey hey hey, Snoop Dogg" est l'occasion de faire hurler le peuple ("SAY WHAT ??") !
Mon seul regret est qu'il n'ait pas fait la reprise de Warren G, "Regulate", le meilleur morceau de New Jack de l'Univers !

M'enfin, le Snoop sait tenir une scène, sait s'entourer de bon zicos (eh oui, contrairement à Flo Rida, il y a avait un batteur, un bassiste, un clavier...), sans oublier les trois booty danseuses qui ont du faire triquer plus d'un gadjo dans l'assistance ! Une brune, une blonde et une black incendiaires, bien en chair, en tenue souvent très sexy, et se déhanchant très sensuellement. Un plaisir pour les yeux !
Snoop, t'as tout bon !

Il est 23h et les lumières font déjà leur réapparition... C'etait court, mais c'etait bon ! La soirée fût une fête pour ces bonnes volontés, ainsi que pour les artistes. L'initiative est belle, encouragez là !
Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici
et une petite de Snoop Dogg en itw ici
et une petite de Selah Sue ici
Interview de Nas & Damian Marley à l'occasion de l'Orange Rockcorps - 12 Juillet 2010 - Le Dome - Marseille 


(critique écrite le 02/08/2010 par Bertrand 13rugissant)
Nas & Damian Marley arrivent assez tard, juste le temps d’une petite conférence de presse. Ils arrivent tout juste de Bruxelles en avion, et ont l’air particulièrement fatigués… On va quand même essayer de profiter de cette venue rare pour tirer profit de cet instant !
Bertrand 13RU: Nas .../...
Nas & Damian Marley arrivent assez tard, juste le temps d’une petite conférence de presse. Ils arrivent tout juste de Bruxelles en avion, et ont l’air particulièrement fatigués… On va quand même essayer de profiter de cette venue rare pour tirer profit de cet instant !
Bertrand 13RU: Nas est venu poser sur Road to Zion, est ce que c’était les prémices de votre album : Distant relatives ?
Damian : Non, on ne peut pas dire ça comme ça. C’était la première fois qu’on faisait de la musique ensemble, donc c’était… l’inspiration, tu vois…
Bertrand 13RU: Vous étiez dans le même état d’esprit, dans la création de l’album ?
Damian : : Comme pour Road To Zion… Oui.
Bertrand 13RU: Comment vous avez participé à l’initiative Orange Rockcorps ?
Nas : Wow… C’est probablement ma 3eme fois. C’est par l’amour…
Bertrand 13RU: Est ce que vous pensez qu’on pourrait développer le projet en Haïti, en Jamaïque, en Afrique ?
Nas : Ouais, ça pourrait être une bonne chose.

Bertrand 13RU: Connaissez-vous Marseille ?
Nas : Oui, ça ressemble à quelques endroits. Je ne suis jamais allé en Algérie, j’ai vu des films, et ça ressemble. C’est un endroit magnifique, des gens magnifique.
Bertrand 13RU: Tu connais des groupes locaux ? Iam ?
Nas : : Oui.
Bertrand 13RU: Pensez-vous que la rencontre entre le hiphop et le ragga était inévitable ?
Nas : Il y a toujours eu un lien entre le hiphop et le reggae, j’aime les mélanges, tu vois…
Bertrand 13RU: Tu écoute beaucoup de Reggae ? et toi Damian, du hiphop ?
Nas & Damian : Ouais…
Bertrand 13RU: Quels artistes ?
Nas : Il y en a tellement… Du old school, jusqu’à maintenant, tout. Sizzla, Capleton, Supercat.
Damian : J’écoute ce qui me passe, Snoop, Nas, beaucoup que vous connaissez, de la black music.
Bertrand 13RU: Dans Distant Relatives, beaucoup de samples viennent de l’Afrique, comment les avez-vous choisit ?
Damian : On voulait que notre album reflète la musique africaine, on a cherché à la représenter, à la définir. Dans As we enter, Amadou & Mariam… L’album représente l’Afrique sur différents niveaux.
Bertrand 13RU: Vous avez joué sur scène avec Amadou & Mariam, à Paris pour la première fois, qu’est ce que ça vous a fait ?
Nas : C’est un honneur, un grand honneur…
Bertrand 13RU: Vous allez le refaire ?
Nas : Ouais, surement, j’aimerai vraiment les amener aux Etats Unis pour un concert, ce serait cool…
Bertrand 13RU: Le live est important pour vous ?
Damian : Ouais, communiquer est plus simple que de parler au téléphone, c’est mieux…
Bertrand 13RU: Et tu penses quoi d’internet ?
Damian : : Internet, c’est un outil… C’est moderne, comme le monde dans lequel on vit, tu vois. C’est comme pour les CDs qui ne se vendent pas autant que les téléchargements, c’est la voie que prend la jeunesse.
Bertrand 13RU: Quel est votre message que vous voulez faire passez dans l’album ? L’espoir, un futur pour ceux qui sont dans le besoin ?
Nas : C’est juste de s’aimer plus simplement, le hiphop et le reggae ont les mêmes racines, comme pour les artistes américains et jamaïcains : L’Afrique. On veut juste célébrer ça, notre cœur est dans la musique, et on veux ouvrir les portes. On parle de beaucoup de choses, qui nous concerne, donc ce n’est pas un seul message, que l’on veut porter, c’est juste 2 artistes qui parlent avec leur cœur, de leurs souffrances, et cherchent à fixer d’une façon ce qui ne va pas en Afrique, les mensonges à propos de son Histoire, de l’actualité dans les médias. Ca me concerne, et c’est ce qui est mis en musique.
Bertrand 13RU: Beaucoup d’artistes Hiphop américain deviennent de plus en plus populaire mondialement, comment arrivez vous à rester vrais par rapport à vous-même ?
Nas : Je ne sais pas… Populaire c’est populaire… Si un de tes enregistrement devient populaire, passe sur les grandes radios, on l’appellera populaire aussi, l’enregistrement devient populaires aussi. Ce n’est pas mon trip. Chaque enregistrement que tu fais doit te représenter ce que tu ressens, ou ce que tu va faire, maintenant, on s’en fout de savoir si c’est populaire, underground, reste vrai… Ca ne me concerne pas, sur ce point. Je fais juste ce que je sens.
Bertrand 13RU: Juste un mot pour le public ?
Nas : J’aime la France, c’est génial d’être ici, en été. On reviendra pour Orange rockcorps, dès qu’ils le veulent…



Mercredi 22 mai 2013 : 10319 concerts, 21942 critiques de concert, 4855 critiques de CD. 










