Lundi 28 mai 2012 : 9085 concerts, 20891 critiques de concert, 4722 critiques de CD.
Portes ouvertes Consolat
Marseille du 7 au 9 Octobre Pour sa 6ème édition, le Festival Portes Ouvertes Consolat (POC) sur le quartier des ' Hauts Canebière" propose durant 3 jours de découvrir plus de 40 expositions, installations dans l'espace public, ateliers, performances, concerts, repas de quartier et surprises...
(critique écrite le 11/10/2011 par Pirlouiiiit)
Grosse grosse journée en ce 8 octobre ... et c'est après avoir enchainé piscine, la victoire des français en 1/4 de finale contre les anglais, un bon déjeuner chez Le Boucher, un déménagement, le vernissage d'une expo de BD que me voici à la patte d'oie de la rue Consolat pour assister au concert .../...
Grosse grosse journée en ce 8 octobre ... et c'est après avoir enchainé piscine, la victoire des français en 1/4 de finale contre les anglais, un bon déjeuner chez Le Boucher, un déménagement, le vernissage d'une expo de BD que me voici à la patte d'oie de la rue Consolat pour assister au concert en plein air dans le cadre du désormais festival POC (Portes Ouvertes Consolat).
En fait sur le chemin (au pas de course) vers Dame Oseille où nous avions prévu de manger un morceau, je serai retenu par un son familier. Il s'agissait de la voix de Martin Mey qui donnait un concert entouré des toiles de LoF (avec un t-shirt de la même couleur que la toile centrale du rdc). C'est aussi ce moment que choisira une horde de bourrins avinés (dont un avec des skis) pour passer en beuglant je ne sais quelle chanson corporatiste qui couvrira complétement la voix de Martin (le contraste entre la bêtise de la rue et la douceur de la galerie était impressionnant). Voyant que McYavell était dedans (ce qu'il ne manquera pas de nous raconter) je filerai après être resté un court instant sur la pas de la porte.
Je ne ferai qu'une micro halte à Dame Oseille où j'abandonnerai mes convives pour repartir en sens inverse (je repasserai donc devant Martin dont le son a l'air d'avoir pas mal évolué) direction le haut de la rue Consolat. J'avais hâte de voir la scène coincé entre deux rues et je me réjouissais que ce ne soit pas comme l'année dernière sur le Cours Joseph Thierry, parce qu'avec le mistral cela aurait été intenable !
Légère déception d'un point de vue visuel (et donc photographique) la légère inclinaison de la rue fait qu'on est un peu en dessous de la scène et qu'on ne voit pas la perspective qui devait être magnifique des étages. Deuxième point noir, le fait que les spots ont étés mis (ou en tout cas ont été utilisés) pour n'éclairer que le public.
Les premiers rangs sont inondés de lumières (et sont donc déserts au début puisque ce n'est pas agréable d'avoir de la lumière dans les yeux), et les musiciens sont le plus souvent à contre-jour, sauf entre les morceaux où là ils sont inondés de lumière.
Musicalement je suis bien rentré dedans malgré le froid et la distance (c'est clair qu'en dehors de peut être au Roll'Studio je ne vois pas comment je pourrais être plus près d'eux que la dernière fois au Floor.
Fred Pichot est toujours aussi vivant lorsqu'il joue et c'est lui qui nous parlera entre les morceaux "Nafas : la force, l'ame et le souffle". Ayant déjà dit tout le bien que le pensais de ce groupe je vous renverrai plutôt sur la très belle chronique de Brigitt.
Rejoint par les autres je regarderai la fin du set d'un peu plus loin ... et ce n'est que pendant la premier morceau de Watcha Clan (bravo aux organisateurs pour avoir si bien respecté les horaires !) que je me re-faufilerai devant. Ce ne sera pas sans mal car la densité a fortement augmenté entre temps. Ayant eu un très bon souvenir de leur récent passage à Babel Med j'avais hâte de les revoir.
Et je en serai pas déçu. Cette fois, pas de blah blah évident entre les morceaux, juste du bon son et des bonnes vibrations (marrant je ne me serais jamais cru capable d'écrire "bonnes vibrations" dans une phrase comme cela, mais c'était vraiment le cas). Le sourire de Sista K aux yeux peints, la rage de Supreme Clem', la gniak (et la polyvalence) de Matt et le sang froid de Nassim ... tout est en place et reste naturel !
Dans les trucs qui m'ont plus frappé cette fois, le fait que certaines paroles / chansons reviennent plusieurs fois (à la Manu Chao), le rôle central de Clem avec ses machines, son accordéons, ses percus gnawa, ... Quelques nouveautés comme le morceau où Clem et Matt (qui se fait passer pour un scientifique arpentant la scène en blouse entre deux riffs de basse) restent seuls sur scène.
Pour le rappel ils nous feront leur morceau yiddish (ou en tout cas d’Europe de l'est). Je regarderai la fin du fond et pourrait alors profiter des projections sur les murs de la rue (regrettant une nouvelle fois de ne pas avoir de tabouret pour être juste au dessus), projections qui auraient pu être encore plus utilisées / variées à mon avis.
Puis ce sera le moment de se quitter ... les degrés dégringoleront au fur et à mesure que la rue commencera à se vider et nous rentreront tranquillement chez nous bien décidés à revenir le lendemain pour faire le tour des ateliers / lieux d'expo. Malheureusement levés trop tard et ayant trop de boulot à finir pour la semaine qui suivait, nous ne mettrons finalement pas le nez dehors ...
(critique écrite le 28/10/2010 par Pirlouiiiit)
Voyant que McYavell n'a finalement pas réussi à convaincre un de ses collègues de raconter cette soirée c'est donc à nouveau moi (et avec pas mal de retard sur la dite date) qui vais vous dire tout le bien que j'ai une nouvelle fois pensé de Samenakoa (cette fantastique fanfare-mais-pas-que .../...
Voyant que McYavell n'a finalement pas réussi à convaincre un de ses collègues de raconter cette soirée c'est donc à nouveau moi (et avec pas mal de retard sur la dite date) qui vais vous dire tout le bien que j'ai une nouvelle fois pensé de Samenakoa (cette fantastique fanfare-mais-pas-que marseillaise). Mais ce soir ils n'étaient pas seuls pour ce grand concert (organisé par la Meson), point d'orgue de la soirée de samedi de ces Portes Ouvertes Consolat (du nom de la rue Consolat qui traverse ce quartier)
Après avoir fait un peu le tour des différents ateliers pendant la journée je me décide à ressortir de chez moi pour faire un " petit saut " au concert (en effet la veille je me lève tôt pour courir l'Algernon). Sur le programme Samenakoa passe à 20h puis c'est au tour de David Walters à 22h. Je me dis qu'en arrivant à 21h je verrai un demi set de chaque et que je pourrai ensuite rentrer. Lorsque j'arrive sur place (en retard sur mon programme) c'est en fait David Walters qui est sur scène … d'un autre côté vu qu'il joue seul (et que chez Samenakoa ils sont une petite douzaine, c'est assez logique).
Je ne verrai donc que quelques morceaux. Lorsque j'arrive David Walters (que j'avais quitté il y a presque 5 ans assis derrière un drôle de tambour conique, les cheveux dressés en pointes, est debout à la guitare avec une casquette … Le public danse et/ou tape des mains. Il règne sur le milieu du cours Joseph Thierry une ambiance familiale des plus plaisantes. Entre chanson, Martinique, folk, hip hop … les morceaux se succèdent sans se ressembler, si ce n'est par les ondes positives qu'ils dégagent.
Qu'il joue de la guitare, de son instrument conique (qu'il a toujours donc), du clavier, du sample ou même tout simplement de la voix (beat box), il le fait avec une telle adresse et une telle bonne humeur qu'on aura du mal à rester de marbre. Non en effet comme tout le monde, on oublie la fatigue et on se met à bouger et chanter les refrains avec lui pendant les quelques rappels chaudement réclamés par le public.
Pendant le changement de plateau on se promène dans la foule, on recroise les peintres de la Force Molle (déjà croisés à Musique Rebelle) et on finit par tomber sur la Mini Fanfare, tandem breton (Mr & Mme Cornic, elle officiant aussi en solo sous le nom de Stella Pire) multi-instrumentaliste bricoleur qui assurera la transition le temps de quelques morceaux et reprises bien senties. " qui dit mini fanfare, dit mini set " ils proposeront ensuite au public de suivre leur espèce de pedalo des villes pour aller quelques rues plus loin pour voir les cabanes construites par les enfants pendant la journée dans le cadre de ces journées.
Vers 22h15 les Samenakoa et tous leurs instruments entrent en piste. Je remarque tout de seul la présence inhabituelle de Fred Pichot (toujours aussi agité) venu visiblement remplacer Fabien Genais surement en train d'officier dans un autre projet jazz ce soir là. Que dire que je n'ai pas déjà écrit les 4 précédentes fois où je les ai vu ?
Leurs talents et adresses individuels, la richesse de leur répertoire (100% original), leur énergie et bonne humeur évidente, … Samenakoa est vraiment un groupe (j'ai bien dit groupe et non pas fanfare) que chaque marseillais devrait maintenant connaître, au même titre que Massilia Sound System, qui s'écoute aussi bien sur disque que sur scène !
Je ne partirai avant la fin que parce que je commencerai à avoir froids aux pieds (étant venu en tongs histoire de croire que l'été n'était pas tout à fait fini) ce qui m'a rappelé que le lendemain 16 km de course m'attendait …