4-19 février - Marseille En ce tournant de décennie, il est indéniable que la performance en tant qu’expression artistique connait un renouveau important, déclenchant des nouvelles questions et déployant un nombre considérable de formes interdites. Ce moment particulièrement fertile dans la diversité et la richesse des propositions nous a amenées à une ligne de réflexion qui traverse l’édition 2011 des Rencontres Internationales des Arts Multimédia. Cependant, il ne s’agira aucunement de revisiter l’histoire du happening ou de la performance mais plutôt d’explorer les contours de son renouvellement actuel.
En ce tournant de décennie, il est indéniable que la performance en tant qu’expression artistique connait un renouveau important, déclenchant des nouvelles questions et déployant un nombre considérable de formes interdites. Ce moment particulièrement fertile dans la diversité et la richesse des propositions nous a amenées à une ligne de réflexion qui traverse l’édition 2011 des Rencontres Internationales des Arts Multimédia. Cependant, il ne s’agira aucunement de revisiter l’histoire du happening ou de la performance mais plutôt d’explorer les contours de son renouvellement actuel.
La notion de performance a elle-même vécu de profonds bouleversements, réappropriée par le langage sportif, politique et économique. On peut aussi y ajouter le tournant performatif dans le domaine des sciences sociales, saisissant la notion pour étudier les rituels et processus de socialisation (Erving Goffman) jusqu’à la réinterpré- tation des rôles et des codes identitaires (Judith Butler). Par ailleurs, les artistes ont interrogé le caractère éphémère des événements performatifs pour mettre en place une réflexion sur les dispositifs d’enregistrement et de mise en scène. Élargissant le territoire même de la performance, certaines pratiques l’ont redéfinie dans des stratégies spécifiques d’installation et de mise en forme. Revendiquées un temps comme fusion entre l’art et la vie, les « installations performatives » actuelles n’opposent plus l’événement et sa représentation, et ont progressivement cherché à développer des modalités d’enregistrement des actions éphémères. De la construction de situations où la « réalité » est scénarisée, signalant sa propre artificialité dans l’expérimenta- tion de l’espace social et politique, à l’utilisation d’éléments narratifs et théâtraux ; de l’activation de l’exposition par le spectateur lui-même, à la transformation des fonctionnalités de l’architecture du lieu, lui introduisant un caractère autant flexible qu’instable, en passant par le rôle plus classique du corps et de la redéfinition des identités par l’action, le lexique de la performance a élargi le territoire de l’action dans l’art contemporain.
La dernière édition
Ma 15 février 2011 (21h) David Oppetit & Grégory Le Lay
*25* + Chaos Physique + Vincent Epplay & Samon Takahashi (RIAM 07) - 26 février 2010 - Embobineuse - Marseille (critique écrite le 28/02/2010 par Pirlouiiiit)
La soirée a bien commencé avec le sympathique showcase des Irritones au Lollipop Music Store, après une pause par chez moi me revoici en route vers l’embobineuse. Je vais rarement dans cette salle qui a pourtant une programmation audacieuse et intéressante pour des raisons assez simples et qui .../...
La soirée a bien commencé avec le sympathique showcase des Irritones au Lollipop Music Store, après une pause par chez moi me revoici en route vers l’embobineuse. Je vais rarement dans cette salle qui a pourtant une programmation audacieuse et intéressante pour des raisons assez simples et qui n’ont pas grand-chose à voir avec la musique. D’une part la salle est un peu plus loin que les autres et surtout les concerts commencent très tard (surtout en semaine) et souvent bien après l’heure annoncé (après on tombe dans le même cercle vicieux de certaines salles comme la Machine où tout le monde commence a arriver une heure voire même deux après l’horaire annoncé … sauf les nouveaux venus qui du coup ne reviennent plus par la suite). Bref. Cette fois le concert est annoncé à 21h, ; renseignements pris je me dis que j’irai à 22h et lorsque j’arrive à 22h30 les *25* viennent à peine d’attaquer.
Je suis bien content de les voir même si ce qui m’a fait venir (si loin) ce soir au lieu de rester près de chez moi et de fêter la sortie du nouvel album de Sunday Sunday au Lounge, c’est la pr ésence de Chaos Physique mené par Amaury Cambuzat qui m’avait completement conquis il y a maintenant pas loin de 20 ans lorsque j’avais découvert Ulan Bator en première partie de Sloy au Farenheit. D’ailleurs à l’origine c’est ce nom qui avait été annoncé avant d’être remplacé par ce nouveau trio. Bref revenons aux *25* qui m’ont fichu une sacré claque et qui ont finalement sauvé cette soirée pour moi.
Pas énormément de monde mais quelques habitués qui font un mur au pied de la scène. Sur la scène Ben aka Lee Zeirjick est déjà plein de grimaces, pendant que son frère aka Joss Paincogne comme un forcené dans le fond et que El Vice tendu comme un arc nous assomme de sa basse. Evidemment les regards se tournent vers Ben … qui se mord la langue, fais des va et vient un peu idiots sur scène ce qui pourrait faire sortir l’auditeur du set si celui-ci n’était pas d’une telle puissance. Non rien à dire le gars en fait pas le couillon, il est réellement habité. Ceux qui ont d’ja eu l’occasion de le voir en solo savent de quoi je parle.
Et la je prends conscience que la dernière fois que j’ai vu les *25* c’était il y a presque 2 ans et que deux puits le son du trio a pas mal évolué. Fini la déconne. Un vrai son dur pour un groupe dont je commence à mieux comprendre les affiliations et points communs avec la clique Pandemonium, Kill the Thrill and co ! Apparement (d’après ce que me dira Ben de Ed Mudshi) la plupart (voire tous) des titres joués ce soirs sont nouveaux et seront sur le nouvel album qu’ils sont en train de finaliser. Bref un régal et la barre qui est placée très haut pour les suivants.
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Les suivants dont j’attends beaucoup comme je le disais. Un peu trop sans doute. Lorsque je les vois se mettre en place, Amaury Cambuzat la clope au bec je suis inquiet. Je me doute bien que je ne vais pas reprendre la même claque qu’avec Ulan Bator qui a quand même pas mal changé depuis le départ de son bassiste historique Olivier Manchion mais quand même … Trio guitare basse batterie avec aussi un clavier pour Amaury. Je retrouve ce côté post rock qui me plait bien mais il manque quelque chose … je n’accroche pas et fini même par me lasser et une certaine gêne s’installe. Je commence à trouver que Amaury remercie trop le public entre les morceaux (et surtout trop vite). Ses petits instants perdus pour aller allumer une autre cigarette sont autant de moment où l’ambiance installée par un morceau plus nerveux que les autres retombe …
Et puis comment peut on jouer une telle musique en fumant un cigarette ! Que Basile des Cowboys From Outerspace fume comme un poseur en jouant de la basse ok, mais là ça ne colle pas du tout. De plus certains morceaux me plaisent moins … les plus calmes qui ressemblent à ceux qui avaient marqué un tournant dans l’album Végétale … J’ai l’impression que je ne suis pas le seul car les premiers rangs se dispersent et ceux qui restent là et aimeraient bouger ont un peu de mal a trouver le rythme.
Le clavier qui pourrait être utiliser pour donner un côté grave ou mystique (à défaut de la puissance sonore et de la tension que j’aurais aime retrouver) est finalement sous utilisé. Quant au batteur Pier Mecca qui a l’air bien enrhumé et au bassiste Diego Geko (qui a joli mégaphone qui n’est pas vraiment utilisé), ils sont tellement discrets qu’on se demande si ils prennent du plaisir à être là. Mon esprit commence à vagabonder ailleurs, je m’assois sur un banc sur le côté et même à la fin quand Amaury tape dessus avec son manche de guitare je n’y crois plus …
Je les regarde de loin vider la scène … j’attendrai une bonne demi heure plus bien sûr qu’il y ait un troisième truc ce soir … j’en arrive à me dire que cette soirée qui fait partie de la 7ème édition du RIAM (Rassemblement International des Arts Multimédia) n’est ce soir pas très multimédia. Rien ne permet de se rendre compte qu’il s’agit d’autre chose qu’un simple plateau. Mon regard se promène dans ce lieu que je ne fréquente pas assez. Des gens jouent à de vieux jeux d’ordi, les affiches provoc’ signées le Dernier Cri couvrent les murs, … et sur scène la suite s’installe dans le silence … je me serai attendu à un truc plus interactif ou quelqu’un du RIAM qui présente ma soirée à défaut d’un liant naturel.
Quand Vincent Epplay & Samon Takahashi ont fini de s’installer et commencent à jouer je suis un peu trop crevé pour faire l’effort nécessaire pour rentrer dans cette musique dont je ne suis naturellement pas trop fans. Vincent et Samon se font face, chacun d’un côté d’une table couverte de câbles, prises, boutons, interrupteurs … qu’ils bidouillent, triturent, effleurent … la musique qui en sort est à l’image du dispositif, conceptuel, minimaliste, dissonante, …
Moi qui me, plaignais il y a 5 minutes du côté pas trop multimédia de la soirée je me surprends à les trouver trop statiques et à me dire qu’avec quelques projections cela aurait peut être été plus attractif pour moi. Les gens se sont rapprochés du devant de la scène … j’en profite pour m’en aller. En partant je passe devant le stand de disques et je regrette d’être venu sans argent … car je rate encore une occas’ d’acheter le vinyle des *25*
Plus de photos de la soirée par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Chaos Physique ici
et une de Vincent Epplay & Samon Takahashilà
Drumcorps + TVestroy (festival RIAM #5) - 19 février 2009 - Poste à Galène - Marseille (critique écrite le 20/02/2009 par Pirlouiiiit)
On me reproche parfois de trop raconter ma vie en début et/ou fin de chronique, ce à quoi je réponds que de dire dans quelles conditions on arrive / est lorsque le concert commence permets bien souvent d'expliquer certaines choses. Ce soir on atteint des extrêmes et je suis totalement incapable .../...
On me reproche parfois de trop raconter ma vie en début et/ou fin de chronique, ce à quoi je réponds que de dire dans quelles conditions on arrive / est lorsque le concert commence permets bien souvent d'expliquer certaines choses. Ce soir on atteint des extrêmes et je suis totalement incapable de faire la part entre mon énervement et ma non appréciation de la performance de Drumcorps.
Concert annoncé à 21h (sur le site du Poste) et sur le site du festival « ouverture des portes » à 21h (j'aurais du me méfier). Intriguer par la présentation j'ai tout fait pour ne pas être trop en retard … pour arriver finalement dans un Poste assez peu rempli à 21h30 dans lequel nous attendrons jusqu'à 22h10 que les écrans qui remplissaient la scène se mettent à briller et jouer …
TVestroy tient plus de la vidéo que du concert mais c’était plutôt intéressant. En fait (et je m’aide de la doc sur le site de RIAM) « TVestroy expérimente les liens entre la matière visuelle et sonore dans leur radicalité potentielle. Générés depuis la même source, le son et l’image ne sont pas seulement synchronisés l’un avec l’autre mais émergent simultanément : le son est l’image. ». Derrière une rangé de téléviseurs à tubes cathodiques, 3 grands écrans … le tout projetant la même chose sous le contrôle de Danny Perreault et Thomas Ouellette Fredericks perchés sur la mezzanine à côté des consoles de son et lumière …
Assez abstraite, très géométrique beaucoup de carrés et lignes … peu de couleurs ; captivant avec, ou plutôt générant une musique qu’on aurait presque aimée plus techno ou en tout cas plus dansante … Par moment ça part en crescendo mais n’explose jamais vraiment. Ca finira par un grand coup de stroboscopes dans nos yeux … A 22h35 après nous en avoir mis plein les yeux les écrans se sont éteints et donc tus.
Et a commencé une nouvelle attente insupportable (avec la même musique de fond à laquelle j'ai commencé à devenir allergique – pavlov) … 45 minutes pendant lesquels on a regardé les télés se démonter assez rapidement et puis Aaron Spectre installer son matériel : une table, un ordi et une guitare … et je déroule un câble et je le renroule en m'y reprenant à plusieurs reprises, je cherche un truc pour caler mon ordi, je range mon sac, je le déplace, je vais le mettre dans les loges, je reviens, je retouche aux câbles, je déplace le pied de micro, je déplace la guitare … honnêtement j'ai eu l'impression que c'était quelqu'un qui était venu donner un coup de main et qui essayer de gagner du temps pour que quelqu'un ou quelque chose arrive … mais non c'était bien lui …
Du coup quand à 23h20 il est ré apparu j'étais à crans. Vous me direz j'aurais pu partir si j'en avais marre … mais non je ne voulais pas avoir attendu pour rien … je voulais voir ce que la petite cinquantaine de personne présente ce soir semblait attendre avec une patience surnaturelle (personne ne bosse demain ou quoi ?). Quand il est arrivé d'un coup la salle m'a semblé beaucoup plus remplie. Les cameramen / photographes jusque là assez discrets ont envahi le devant de la scène … et quelques personnes à fond ont commencé à danser / bouger.
Musicalement c'est un mélange de machines, samples et de guitare par moments. Je n'ai pas du tout accroché. Certes il avait déjà l’air un peu nerveux / pas tranquille avant mais alors là … il s’est mis à s’exciter sur ses machines, sauter dans tous les sens mais de façon hyper saccadé … alors moi qui avait commencé à m’endormir … bref. Les gens ont réagi au quart de tour … il passait son temps à dégager les dreads qui lui tomber sur les yeux comme dans un chorégraphie, alternant de son ordi à sa machine. Puis sur un morceau il allait vers sa guitare pour faire quelques soli de métal pour la plus grande joie des headbangers de devant…
Moi ça m’a plutôt laissé de marbre … trouvant cela soit trop exagéré soit au contraire pas assez. Je suis resté quelques morceaux et puis je suis parti. J’espère que cette chronique donnera envie à quelqu’un de plus expert / fan en la matière d’écrire quelques lignes.