Une soirée, pour le festival
Tighten Up, qui commence avec très peu de monde au
Cabaret Aléatoire ... Pas grave. Même seule, l’équipe de
Concerts en Boîte est toujours fidèle au poste !
Le trio d’
Hugo Kant prend place tranquillement et, instantanément, ce qui frappe l’oreille, c’est la flûte qui déchire l’espace son. Ils sont tous les trois dans leur bulle musicale Electro.
Loïc, le casque vissé sur les oreilles.
Quentin, en alchimiste, entre flûte et claviers. Le tout pour une musique qui entête et envoute. Mais surtout avec un public qui arrive petit à petit, irrésistiblement attiré par ce son si particulier.
Leurs corps oscillent au rythme de cette musique que l’on peut qualifier de physique. Le batteur s’agite derrière ses drums. La flûte semble par moment pousser des cris et certains scratchs font penser aux chuintements d’un vieux disque. On y est : On attaque vraiment en plein vif du sujet !
Commence alors la petite musique bien connue de
The Chord Cracker (inspirée de
Tchaïkovsky), mais comme complètement décomposée et recomposée. Les voix se mêlent et
Quentin fait des vocalises en arpentant la scène, la flûte au bec. Les filles du premier rang commencent à danser et le plaisir qui émane de la scène est palpable. Nous sommes embarqués dans ce navire qu’ils dirigent, chacun dans son univers et se donnant à fond. Ils sont totalement captivants, comme toujours.
"Y’a du monde, on va pouvoir continuer !" s’amuse
Quentin.
Alexandre vient se poster tout près de lui et, côté intensité, on monte encore d’un cran. Ayant droit à de petits sauts de cabris de tous les deux, dans un tête à tête intense, avec un
Loïc toujours armé d’un flegme sans faille ... Pour terminer
Thou Shalt Not Kill par un
"Merci !" tout essoufflé ;)
This Old Tune ... Je l’adore celle-ci ! Et je me laisse porter dans leur univers ludique, festif et tourbillonnant, qui alterne les moments doux et poétiques avec les moments puissants et Electro. Puis
Ranjia se met en place, dans une lumière de fin du monde à dominante rouge. Ligne de basse sourde. Clavier façon clavecin. Ambiance très fantasmagorique ... On peut lire les paroles sur les lèvres de
Quentin, qui ne peut s’empêcher de chanter les voix off. On ne voit que son visage, éclairé par les faisceaux de lumière. Solo de guitare d’
Alexandre qui déchire tout, avec des vibrations qui montent et nous envahissent.
Une utilisation toujours aussi ludique des sons, avec un petit piano au son enfantin. Ils sourient tous les trois et leur plaisir donne envie d’être partagé ... Ce dont le public ne se prive pas (il suffit de voir leur visage !) Et puis, encore une fois, ça monte, ça monte et ça vous entre dans le cerveau. Jusqu’à vous faire décoller du sol, pour terminer sur les dernières notes du drôle de petit piano.
"C’est l’heure, mais si vous êtes chauds, on en fait une autre pour laisser la place à The Herbaliser après !" Alors, retour de la flûte pour cette dernière. Avec un public qui participe avec plaisir, à coup de
"Hey !" aux moments opportuns. Ils donnent tout et l’intensité de ce dernier morceau ne me donne qu’une envie : fermer les yeux et me laisser porter. Sur scène, ça va vite et le public manifeste son plaisir sans le bouder une seule seconde. Ça lui apprendra à venir dès le début la prochaine fois :p !!
Quentin Le Roux : Chant - Machines & Flûte
Alexandre Morier : Guitare & Basse
Loïc Marmet : Batterie
Setlist
1 - Dark Night Dreams
2 - The Chord Cracker
3 - Thou Shalt Not Kill
4 - This Old Tune
5 - Ranjia
6 - Ping
7 - Does It Matter ?
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Hugo Kant parti, c’est
The Herbaliser qui va suivre, pour cette programmation du festival
Tighten Up. Mais après turn over de la scène qui va être assez longuet ! Et, d’emblée, ça commence par une musique du diable ...
Les cuivres donnent tout de même un petit côté Féria-Jazz qui emballe le public, mais dont personnellement je ne suis pas fan et, surtout, que je ne leur connaissait pas ! Le public, lui, semble bien adhérer et ne pas être étonné par ce manque de "planant". Il se rassemble d’ailleurs bien devant à leur demande. Les morceaux défilent à une vitesse grand V, avec des enchaînements très rapides. Un Rappeur vient les rejoindre (Aïe ... Tout ce que j’aime :P !!) Les mains se lèvent dans la salle. Les casquettes sont de sortie. Ça se met à crier
"Hey !" de partout et à siffler ... Yep ! On est à Marseille mec !!
Côté public, c’est ambiance Dance Floor assurée, à grand renfort de
"Say Yeah !". Côté musique, le clavier un peu rétro donne un décalage plutôt rigolo, mais ça reste franchement ledge tout de même.
"Merci pour l’hospitalité. Bonsoir !" Les morceaux continuent de se suivre ... Et de se ressembler, hélas !
On salue le rappeur qui sort ... Ah ben non, juste on le salue :P !! Mais il ne chante plus et reste sur le côté. Toujours beaucoup, beaucoup de cuivres. Pourquoi pas, mais c’est définitivement trop répétitif et sans trop de recherche mélodique.
Aller hop ! Tout le monde les mains en l’air !! Ça fonctionne plutôt bien sur le public présent, ceci étant. Ils troquent leurs cuivres pour des percus et je dois reconnaitre que c’est festif, certes, mais encore et toujours la même chose. Ils se mettent à deux aux platines pour jouer du scratch. Un peu plus dans l’univers que j’étais venue chercher, avec plus de clavier Electro et surtout plus de flûte. Et en restant sur cette lancée, alors que je prends beaucoup plus de plaisir à ce que j’entends, la salle commence à se clairsemer ... Dommage ! La musique est pourtant plus recherchée, travaillée et surtout plus originale.
Retour des cuivres, du rappeur (qui a laissé tomber son sweet à capuche) et du Hip-Hop ... Mais bon, comme on est un
"Fucking public", tout va bien ! Tape m’en cinq, en veux-tu en voilà ! On part vers un esprit un peu plus Reggae ... Encore un drôle de mélange et toujours, pour moi, un univers qui ne me fait pas rêver. Mais ça danse sourire aux lèvres autour de moi. Une salle festive et pas lourdingue pour deux sous, animée d’une vrai envie de faire la fête. Esprit partagé par le groupe qui se marre bien aussi quand il se présente, avec au moins 12 bouteilles de bière alignées devant la batterie !!
Avant les rappels,
Ghettosocks reste sur scène pour faire sa petite photo. Et il nous fait comprendre que si on crie bien fort, on aura droit à plus ! Alors même s’il ne reste qu’une demi salle ... C’est une demi salle qui crie et qui a droit à son Come Back, sur un fond musical très cinématographique (dommage que tout le concert n’est pas été à l’avenant !)
Le redémarrage se fait en mode très Dance, encore une fois. Puis, transition sur la flûte, très douce et beaucoup plus planante que tout ce que nous avons eu depuis le début. En résumé : C’est au second rappel que je prends mon pied en fait ! Mais pas de sentiments trop hâtif de victoire ...
"Are you ready to a party ?!?" et on repart comme en 40, avec Mr. Rapp et scratch ! Et après avoir demandé à tout le monde de sauter, c’est tout le monde les mains en l’air !! Du Rap pur et dur (parce qu’il parait qu’on en veut encore ...), avec une musique aussi répétitive que le flot de ses paroles et qui se termine par l’injonction :
"Say Herbaliser !!". Mais, il faut le reconnaitre, avec aussi ce petit mot gentil (c’est pas parce que ce n’est pas ma came, que je ne vais pas être sincère) :
"C’est ma première fois ici. C’est magnifique ... Je t’aime !!"
Andy Ross : Flûte & Saxo
Ralph Lamb : Trompette
Chris Bowden : Saxo
Dj Ollie Teeba : Platines
Kaidi Tatham : Clavier
Jack Wherry : Basse
Mickey Moody : Batterie
Ghettosocks : Chant
Setlist
Intro
1 - Horny Librarian
2 - Maximum Overdrive
3 - Who’s The Realest
4 - Take ‘Em On
5 - Geddim’
6 - Ginger Jumps
7 - Sensual Woman
8 - Moon Seq
9 - Extravagance
10 - Bongo Hill
11 - Control Centre
12 - Off
13 - Mother Dove
14 - Stranded On Earth
15 - Missing Suitcase
16 - The Blend (
Danny Glover)
Chronique réalisée par l’équipe de
Concerts en Boîte