Marseille du 2 au 11 Septembre Avec la mer méditerranée pour scène et la rade de Marseille comme décor, le festival se déguste les pieds dans l'eau entre Diva géante, piano flottant, pianocktail, duels pianistiques et fanfares.
Présentation complète : Pour la 5e année consécutive, le « Festival Flottant, Un Piano à la Mer » transformera vos plages en une magnifique salle de spectacle à ciel ouvert.
Les pieds dans le sable, la mer et le coucher du soleil, de vrais décors naturels qui n'ont rien à envier aux plus beaux décors d'opéras! L'instrumentarium de la Cie est adapté à des espaces hors normes pour dévier les courants musicaux et les adapter à notre imaginaire, pianocktail, piano flottant, piano sub-aquatique, orgue de barbarie...
Loin des routes tracées par les musiciens, nous mélangeons allègrement travail musical, théâtral et visuel pour un spectacle total et convivial dans des endroits idylliques...
Water-Groove (Compagnie La Rumeur) : Cathy Heiting, Jonathan Soucasse + Samenakoa : Un Piano a la Mer (Festival Flottant) - 11 septembre 2009 - Plage des Corbières, l'Estaque (Marseille) (critique écrite le 12/09/2009 par Mcyavell)
L’été n’est pas terminé à Marseille. Pique-niques, serviettes et maillots de bains sont de sortie en ce vendredi soir pour la première soirée du Festival Flottant proposé pour la troisième année par la Compagnie La Rumeur.
Le cadre est la sympathique plage de sable fin des Corbières à .../...
L’été n’est pas terminé à Marseille. Pique-niques, serviettes et maillots de bains sont de sortie en ce vendredi soir pour la première soirée du Festival Flottant proposé pour la troisième année par la Compagnie La Rumeur.
Le cadre est la sympathique plage de sable fin des Corbières à l’Estaque, qui incite les festivaliers à abandonner leurs espadrilles et à se promener nus pieds sur le site.
J’ignore si cette plage a une telle affluence en plein mois d’août à l’heure de la baignade. Mais la difficulté à se garer a été la première surprise de la soirée. Bravo au staff de la promo.
La Compagnie La Rumeur est coutumière de spectacles aussi variés qu’originaux. Nous avons déjà évoqué sur ce site quelques-unes de leurs créations comme Piano Dansé ou Piano Flottant. D’autres délires comme Bizet Etait Une Femme ou Pianocktail font partie de leur catalogue.
Un aperçu de ce dernier concept nous est justement proposé en animation : un piano de savant fou surmonté de fioles multicolores (les jolies couleurs sont dues aux boissons, alcoolisées ou non, qu’elles contiennent). Le savant fou derrière son clavier joue du rock and roll ou des concertos et distribue (gratuitement ce soir) le cocktail qui résulte de sa performance. Un certain accord (le do dièse mineur si j’ai bien entendu) apporte au cocktail une touche particulièrement savoureuse bien que quelque peu nocive…
Sur la plage, la diva géante (Cathy Heiting) est déjà en place et attend son héros. On pense qu’il approche puisqu’une barque se profile. A son bord un pianiste plutôt habile de ses dix doigts mais qui n’a pas les orteils marins. Un gros plouf et quelques secondes plus tard arrive (toujours par la mer) le vrai héros campé par Jonathan Soucasse.
J’ai déjà loué les qualités de Cathy et Jonathan avec leur Sudden Jazz Trio. Deux artistes à la formation lyrique mais à la palette aussi étendue que l’art musical. Pour preuve, leur répertoire de ce soir : Le Cygne de Saint-Saëns, Besame Mucho, Casta Diva, Chem Cheminée de Mary Poppins, Sunny… La diva y fait apprécier sa voix. Le pianiste prend un malin plaisir à librement interpréter les partitions comme sur la déjantée reprise de Smells Like Teen Spirit.
Sur la plage, ça sent plutôt la citronnelle dont les mères de famille ont enduit leurs pas-encore-pré-ados et le Mosquito n’est fort heureusement présent que dans la chanson.
Un petit break est laissé à Cathy Heiting pour qu’elle repose sa voix sollicitée comme d’habitude pour sa prestation sur Casta Diva. Jonathan Soucasse nous offre alors seul deux de ses compositions avant de faire le lien avec la performance suivante.
Sébastien, trompettiste de Samenakoa, "fanfare survitaminée" l’a en effet rejoint sur la barque. Puis deux percus et un sousaphone se frayent un passage sur la plage. Le piano aqueux de Jonathan disparaît vers l’ouest (à l’heure qu’il est il doit voguer au niveau des Saintes-Maries) et la fanfare grossit à vue d’œil.
S’y ajoutent trois saxos, deux trompettes, un trombone, un banjo. Les chanteurs se relaient pour proposer un répertoire très varié (du hip hop, du rock’n roll, du jazz, du reggae, du funk… et de l’humour). Certains des visages des musiciens nous sont familiers, vus dans d’autres projets (Slapstick, Outch Men).
Je suis réconcilié avec les fanfares depuis ma double rencontre avec La Fanfarine. Samenakoa va continuer à balayer mes a priori même si, selon les propres dires d’un de ses membres, ils "essaient" ce soir les morceaux de leur nouvel album. J’apprécie l’ensemble de la prestation notamment les fort entraînantes plages funk qui incitent les Estaquéens à se déhancher.
Les serviettes sont désormais recouvertes de sable, les salades des Tupperware restés ouverts croustilleront davantage. Trois prévoyant(e)s qui avaient pensé à amener leur maillot dansent dans l’eau. Ils symbolisent l’ambiance de la soirée. Ca avait l’air parti pour durer une bonne partie de la nuit. L’espoir de pouvoir faire une étape gastronomique au retour nous a fait quitter le site vers 23h40.
Ce soir, ça s’appelait Water Groove, Samedi ce sera Rétro-Piano et dimanche La Plage-Piano. Pensez au maillot, à la serviette, fermez bien votre Tupperware. Et arrêtez-vous aux baraques de chichis et de panisses de l’Estaque à l’aller. Au retour, elles sont fermées. :-(