Accueil Chronique de concert Interview avec Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre) dans le cadre du festival Levitation France
Samedi 23 février 2019 : 11513 concerts, 25376 chroniques de concert, 5244 critiques d'album.

Interview avec Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre) dans le cadre du festival Levitation France

Interview avec Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre) dans le cadre du festival Levitation France en concert

Le Quai, Angers Janvier 2019

Interview réalisée le 11 janvier 2019 par Pierre Andrieu



Juste avant le début du festival Levitation FranceThe Brian Jonestown Massacre est programmé en tête d'affiche le soir-même, Anton Newcombe nous (on est accompagné par Titouan Massé) accorde une audience dans la cuisine de son tourbus aux alentours de 17 heures... Après avoir montré patte blanche auprès de l'imposante tour manageuse/ingé son, on pénètre dans la pénombre enfumée du saint des saints, Newcombe nous attend là, assis, affairé sur une set list. T-shirt blanc "Eat shit", lunettes noires vissées sur le crane, cheveux longs, le leader de BJM se révèle immédiatement volubile et aimable, même s'il garde ses lunettes. Rapidement, la machine est lancée : il déroule des réponses longues, enflammées et bien perchées, qui se révèlent un peu difficiles à suivre, tout en ayant la particularité d'être toujours passionnantes. Donc, on oublie les questions prévues, et on se concentre pour rebondir sur les propos de celui qui vient de signer l'excellent album "Something Else".



Complètement fou de travail, l'homme qui nous fume clope sur clope dans les narines a deux (voire trois) coups d'avance, puisqu'un nouvel album BJM est déjà fini (sortie le 15 mars 2019), qu'un deuxième disque en duo avec Tess Parks vient d'être publié et que ce qui fait briller les yeux (quand il enlève ses verres fumés, au bout de 10 minutes) du Brian Jonestown Massacre en chef, c'est le futur disque de L'Épée, un combo flambant neuf réunissant les Liminanas, Emmanuelle Seigner, Bertrand Belin ("the french Nick Cave" selon Newcombe) et lui-même à la guitare et à la production). C'est notre jour de chance : on a droit à l'écoute à plein volume de trois titres, avec en bonus les solos de guitare mimés en rigolant comme une baleine. Puis, quand on descend du tourbus, presque 45 minutes après être arrivés, la poignée de main est suivie d'un selfie (avec Titouan), d'une photo posée, d'une belle accolade et d'un sympathique claquage de bises. Anton Newcombe est le mec le plus à fond que l'on ait eu la chance d'interviewer, et si l'on en juge par l'énergie qu'il met à enchaîner les projets, on risque d'avoir de ses nouvelles discographiques tous les 3 ou 6 mois en 2019, ce qui est "very cool", pour reprendre son expression favorite ! On "rembobine la bande" de l'enregistreur numérique et on vous livre tout de go la teneur des propos de l'infatigable songwriter, très essoufflé tellement il est passionné par ce qu'il dit quand il s'exprime !



Pochette de l'album de BJM, "The Brian Jonestown Massacre (15 mars 2019) Version démo du disque ici.

Ton dernier album, "Something Else", qui est sorti en 2018, et le suivant, "The Brian Jonestown Massacre", qui arrive en 2019, sont un retour au son "classique" de BJM après des disques beaucoup plus expérimentaux... Tu avais envie de revenir à des choses plus simples, plus tubesques ?
Anton Newcombe : Pendant que j'enregistrais "Third World Pyramid", j'écrivais aussi les morceaux de "Don't Get Lost", qui est un album expérimental selon toi j'imagine... En fait, moi, j'écris juste des chansons, elles n'ont pas de but ou de direction au départ, c'est après, quand j'ai plein de morceaux, que je décide ce que je vais en faire, j'organise les choses pour que ça donne un disque cohérent qui puisse être joué par le groupe en live. Donc, j'ai écrit deux albums en même temps, parce que quand je commence à bosser, je travaille beaucoup, je peux faire sept chansons en une journée, ça peut être un morceau toutes les heures ou toutes les trois heures. Aujourd'hui, j'ai un nouvel album qui part à l'usine pour être pressé, il sera disponible dans un mois et demi je pense (ndr : le 15 mars 2019 en fait), le disque a été enregistré sur la même période que "Something Else", la différence principale c'est que le disque cité à l'instant je joue de la batterie, alors que sur le prochain disque c'est Sara Neidorf, qui joue avec nous maintenant, qui est derrière les fûts. Je lui ai donné comme indications des trucs du genre : "Tu vois "Hey Joe" par Jimi Hendrix ? Et bien joue comme ça, dans cet esprit, mais de manière super rapide, en gardant en tête que tu ne joues pas ce tube d'Hendrix... " Donc, j'ai séparé les deux albums, l'un avec ce style de batterie un peu dingue et l'autre avec mon style de jeu, qui est très répétitif... J'ai une philosophie à propos de ce que je fais : je ne sais pas si j'ai un style, si j'expérimente avec des trucs rétro, si je suis rétro ou que sais-je encore, ce que je sais c'est que le studio est un instrument, tu peux changer un morceau juste en modifiant un effet sur les baffles. Je m'intéresse au dub par exemple, des trucs comme King Tubby, je suis également fan de krautrock, ce sont des choses qui datent un peu... Quand j'avais onze ans, mes potes et moi on jouait des rythmes punk sur une boite à rythmes ("Boom, Boom"), et on rajoutait des guitares, je fais à peu près la même chose maintenant que j'ai atteint l'age de 51 ans, c'est la même musique ! Mais, bien sûr, maintenant il y a un contexte indie rock et j'ai désormais une culture que je n'avais pas à l'époque, j'aimais juste le son que ça faisais : "CRRRRRRRR" ! (rires)



Je disais ça car sur "Something Else" il y a des tubes immédiats comme "Hold that thought" et "Who dreams of cats"...
Oui, mais tu sais quand je me mets à écrire c'est une véritable frénésie, ça va très vite, je n'ai pas le temps de me rendre compte, de réfléchir à ce que je fais... Pour moi le monde dans lequel on vit est un mystère, on peut utiliser l'analogie avec l'actuel président des Etats-Unis : qui peux comprendre ce qui se passe, qui ? Personnellement, moi, je ne vois pas où on va, c'est un mystère, il n'y a pas de logique là-dedans ! Pour moi, c'est la même chose avec la pop music, ça va au-delà des histoires de drogues... A Berlin, on a des clubs où les gens vont danser, ils ouvrent le jeudi et ne ferment que le mardi ! C'est fou, putain, ils adorent tellement bouger sur ce beat qui fait "Tsss tsss Tsss" qu'ils restent dans le club pour danser non stop du jeudi au mardi ! Il y a aussi des raves avec des millions de gens qui dansent sur ces trucs, c'est dément ! En ce qui me concerne, je fais juste de la musique pour moi, j'essaye de bosser six jours sur sept, le reste du temps je m'occupe de mon fils. Je fais ça uniquement pour avoir la joie de faire de la musique, et, quand j'ai de la chance des gens aiment ce que je fais, ce qui est assez incompréhensible ! Parfois tu es tellement en avance sur ton temps que personne ne comprend ce que tu fais, regarde ce qui est arrivé au Velvet Underground ! Ce groupe faisait des chansons super simples, très sixties, avec des "yeah yeah", c'était un truc potentiellement hyper accessible et qu'est ce qui est arrivé ? Personne n'a aimé ! Et puis des années après, tout le monde a trouvé ça génial, aujourd'hui Lou Reed est hyper respecté partout dans le monde. Donc, on ne peut jamais savoir ce qu'il va se passer... Prends un groupe qui a eu un peu plus de succès comme Kraftwerk, il a tout changé, il a révolutionné la musique avec ses synthétiseurs, ce qu'il a fait n'existait pas avant et maintenant c'est la culture dominante, partout dans le monde : des samplers et des beats ! Ce que je fais, moi, comme musique, c'est un anomalie au 21ème siècle, c'est exotique ! C'est un peu comme si je venais d'Afrique du Nord au début du siècle dernier...



"Silent Stream" m'a fait penser à "Venus In Furs" du Velvet Underground... Est-ce-que tu pensais à ce titre en composant ?
Heu, non, quand j'avais 5 ou 6 ans, on m'a offert la réplique d'une guitare d'une star de la country de l'époque qui passait à la télé dans des shows très américains de type "Hee haw, this is america !". J'ai essayé de l'accorder pendant deux jours, "do ré mi fa", et puis j'ai abandonné et c'est devenu un truc qui sonnait comme une cithare. Je n'avais aucune idée de ce qu'était la musique, je jouais sur une note... Parfois, je me demande ce que ça donnerait si je transformais en musique tout ce que j'avais en tête... Bob Dylan a dit quelque chose d'intéressant dans sa chanson "It's alright Ma, I'm only bleeding" : "Si on pouvait lire dans mes pensées pendant que je rêve, je serais guillotiné." Je pense souvent à ça, c'est tellement vrai ! Toute ma vie j'ai fait des disques juste en marmonnant du yaourt pendant la composition puis en trouvant les textes au dernier moment au moment d'enregistrer, suivant l'humeur du moment. Regarde le groupe de garage/proto punk The Seeds, dans les années 60, il y a une chanson où le chanteur dit juste "All you do to me is talk, talk" (il chante à tue tête), ça a été mis sur bandes par un producteur et hop, ça a inspiré beaucoup de groupes qui se sont dits "c'est le black jack en lunettes noires, c'est LE SON, on va mettre de la fuzz partout dans nos chansons, bla bla bla". Chacun fait ce qu'il veut mais moi c'est pas mon truc, fuck ! Je ne vais dire comme ça "Cette année je vais me la jouer comme sur "Psychocandy" de Jesus and Mary Chain, je vais mettre de la fuzz partout, bla bla bla !" Moi, j'écris juste de la musique comme je le sens, mais il y a différentes façons de la faire, par exemple j'aime pas mal de trucs en français. Il y a des gens qui volent la musique des autres pour faire la leur et il y a en a qui apportent quelque chose de nouveau. Bob Dylan a beaucoup emprunté à l'histoire de la folk music américaine, mais il a ajouté dessus des paroles géniales (il chante ce vers : "In my time of dying... "), il a clairement apporté son truc. Et puis il y a des groupes comme Spacemen 3 ou Spiritualized, dont on pourrait croire que chaque chanson a déjà été entendue mille fois, sauf que non puisqu'ils les font super bien, à leur manière et avec leur propre son. Moi, j'essaie de faire des choses qui mettent en valeur la tension qui est en moi, sans livrer totalement mon âme. Regarde les Stones Roses : Ian Brown chantait faux, ils jouaient comme des merdes à leurs débuts, un mec a produit le truc et enregistré, ça a donné le tube "I Wanna be adored" sur le premier album, que tout le monde a adoré, justement, et qui est culte aujourd'hui. Ils n'ont jamais réussi à retrouver cette magie, qui était due à quelque chose de magique qui s'était passé lors du passage en studio. Les Beatles ont arrêté de jouer live car ce qu'ils faisaient en studio étaient trop complexe à rejouer sur scène. Mon but c'est d'essayer de provoquer la magie en studio, de créer un moment unique, comme une bouffée de fumée, et de le mettre sur bandes, de l'enregistrer. C'est comme un bon repas, tu réussis un plat dément, tu le manges en buvant une bouteille de vin qui tue, tout le monde te dit "putain de merde, c'est génial, j'adore" mais quand tu veux rééditer l'expérience plus tard avec les mêmes ingrédients, ça marche beaucoup moins bien, c'était quelque chose d'unique, impossible à reproduire. C'est ce que j'aime dans le fait de jouer live... Il faudrait apprendre aux gens à apprécier ça, mais c'est impossible, il n'y a pas d'écoles pour ça ! Tu comprends ce que je veux dire ? C'est comme quand Jacques Dutronc a écrit sa fameuse chanson avec Françoise Hardy qui dansait en mini jupe dans le clip (ndr : "Mini, mini, mini"), ça a marqué et influencé les gens à l'époque, mais maintenant tout le monde est passé à autre chose...



BJM est connu pour donner des concerts ultra trippants, ce qui était encore le cas cet été à la Route du Rock, mais dans les festivals tu dois faire face à une nouvelle mode des concerts ultra courts d'une heure... Ce n'est pas énervant de faire des set lists pour respecter cette règle du jeu qui n'est pas adaptée à tes chansons, qui ont besoin de prendre leur temps pour faire monter la sauce et s'épanouir ?
Ouais, c'est la merde, c'est bien chiant, il n'y a aucun moyen de trouver un arrangement satisfaisant. Maintenant je tourne avec cette meuf, le dernier mec était bien mais... Elle est mieux je trouve, j'ai enregistré avec elle. On ne peut pas faire plaisir à tout le monde quand on fait une tournée. Certaines de mes chansons sont si proches les unes des autres, qu'on ne peut pas les jouer lors du même set, même si on me fait des suggestions en ce sens lors du show. C'était cool d'avoir fait cette tournée où on pouvait jouer 3 heures, tous les shows étaient réussis à part un. Il y a aussi des fois où au bout de deux heures j'en ai marre et j' arrête.

A mon avis tes meilleurs concerts sont ceux où tu joues dans un club avec la possibilité de prendre ton temps, comme sur la tournée 2016...
J'ai de la chance d'avoir autant de fans en France et qu'on me dise souvent des choses agréables, et qui ne me semblent pas fausses, lancées uniquement pour me faire plaisir. Je vois arriver des gens de tous les ages à mes concerts, et ils deviennent dingues ! Le concert d'hier à la Cigale à Paris était incroyable, je ne voulais pas faire de rappel, ça avait été génial comme ça, j'ai écouté ce qu'on m'a dit et le rappel était mauvais. Mais avant, le concert était dément, il se suffisait à lui-même, pas besoin de revenir ! J'étais déjà sorti dans la rue et j'étais monté dans le bus, et ils sont venus me chercher... C'était stupide d'y retourner, mais c'est quand même super cool d'être rappelé comme ça ! Sinon, j'ai fondé un super groupe avec Lionel et Marie des Liminanas et l'actrice Emmanuelle Seigner, qui chante... ça s'appelle L'Épée et ça va sortir l'année prochaine, en 2019, j'espère ! Je vous fais écouter un titre ?



Ah oui, cool !
Ça va être le meilleur groupe français à être apparu depuis un bout de temps ! C'est vraiment bon, tu vas voir !

Ça a été enregistré où?
Ils ont commencé à enregistrer à Perpignan, puis ils sont venus dans mon studio à Berlin. Maintenant on bosse pour le sortir correctement, on veut sortir un single et on cherche un label pour la France et la Suisse, peut-être la Belgique, puis le reste du monde...



Vous allez faire une tournée avec L'Épée ?
On en a parlé avec Emmanuelle, oui. Mais je lui ai précisé que je voulais faire des concerts avec mon propre matos et que ça avait intérêt à être un gros truc ! Je lui ai dit que je ne voulais pas tourner dans un van tout pourri, j'ai déjà mon tourbus, je peux faire ce que je veux... Avec ce groupe on peut faire la meilleure musique depuis les yéyés ! J'ai tout le matériel qu'il faut dans mon studio, mais attention, je ne vais pas bouger un seul truc, il faut faire les choses à ma manière ! Ça fait 40 ans que je fais de la musique, j'ai commencé à onze ans, hein.

Il y a juste Emmanuelle Seigner qui chante, ou il y également des duos avec toi et les Liminanas ?
Il y a aussi le "french Nick Cave" qui chante sur l'album... Putain, je retrouve pas son nom ! Vous êtes ok pour écouter un titre de L'Epée ? Je vais passer le titre où il est au micro.

Yep !
(Il passe le titre "On dansait avec elle" à plein volume sur la sono du bus, en faisant moult commentaires enthousiastes) C'est un titre assez calme... Super énergie, "good vibes" ! Sur le disque de L'Epée, il y a seulement un titre en anglais, tout le reste est en français.

Le chanteur, ça ne serait pas Bertrand Belin ?
Yeahhh ! C'est lui, oui ! Ce titre là, c'est un duo avec Emmanuelle Seigner, elle m'a dit que j'avais mixé sa voix à un niveau trop faible... Mais c'est moi le producteur, je lui ai dit que c'était magnifique comme ça, que c'était cool ! Je vois et j'entends des choses qu'elle ne perçoit pas. Allez, un autre titre maintenant !

L'album est fini ?
Il reste deux ou trois trucs à finaliser, mais oui il est quasi prêt ! (ce titre est plus rock 'n roll et garage, toujours avec Emmanuelle Seigner au chant en français, ça sonne yéyé ) Là, je fais un solo de guitare ! (et il le mime façon air guitar, à fond dans son truc !) (3ème titre, bien garage, en anglais cette fois) Il y a de la cloche d'église là-dessus, j'adooore cet truc, putain !



Tu as l'air de beaucoup apprécier la culture française...
Oui, j'aime les classiques de la musique made in France... J'aimerais apporter ma pierre à l'édifice et faire des trucs nouveaux même si je ne parle pas français. Ici, vous apportez un soin particulier à la manière de mettre les mots ensemble, à la façon dont ils seront compris et aux sonorités que leur agencement dégagent. Il y a un "je ne sais quoi" (en français) qui fait tout le charme de votre musique. Ça me fait marrer les groupes français qui chantent en anglais et qui essaient de devenir les nouveaux Oasis ou Beatles en provenance de France : à Manchester, ils détestent les groupes de Liverpool, tu penses bien qu'ils ne vont pas chercher à connaître un truc qui vient de chez vous et qui est chanté en anglais ! Le cliché c'est de dire, "c'est plus facile d'écrire en anglais, tu peux faire rimer les vers sans te creuser la tête, en français c'est impossible !" (il hurle "BOUUUAR" comme s'il gerbait, pour signifier que ces gens racontent de la merde) Ces cons oublient leurs jeunes années, quand ils écoutaient "Frère Jacques" (il chante le refrain), un titre très simple qui permet de comprendre qu'en français tu peux faire ce que tu veux : étirer les mots, faire une pause au milieu d'un mot, utiliser la technique du staccato comme Mozart etc etc. C'est de l'art, hein, tu peux faire ce que tu veux, il ne faut pas se limiter à certaines choses déjà faites. Ma manière de procéder, c'est d'écrire beaucoup et de voir ce qui se dégage de l'atmosphère des morceaux. Ecrire ou chanter dans une langue étrangère peut avoir un côté cynique également, mais ce cynisme peut aboutir à des choses géniales si tu as du talent : "Michelle" des Beatles avec son texte en français (il chante "Michelle, ma belle..."), "I wanna hold your hand" interprétée en allemand pour plaire aux fans (ndr : et qui devient "Komm gib mir deine Hand"), la version allemande de "Heroes" qui devient "Helden" dans la langue de Goethe. A la base ce titre, "Heroes" est une sorte de poème qui ne veut pas dire grand chose, il évoque seulement le fait de s'embrasser non loin du mur du Berlin en 1977, mais au final ça donne un grand morceau... Donc j'encourage les gens à bosser beaucoup sur leurs titres puis à se lancer ! Et d'ailleurs sur le prochain album de BJM, qui paraîtra le 15 mars 2019, il y a une chanson en français (ndr : "Tombes oubliées"). Dans les Liminanas, ils n'écrivent pas leurs chansons en français, c'est le frère de Lionel qui le fait. Qu'est ce qu'on en a à foutre ? On va à leurs concerts, et il y a toutes ces putains de bonnes chansons en français, on s'en cogne de savoir qui a écrit quoi ! Un truc ultra important à mon avis, c'est de partager son matos, son studio, son van pour produire de l'art, pour créer des choses en collaborant avec d'autres musiciens et trouver l'inspiration en formant une équipe. Personnellement je vis en Europe, je me sens comme un citoyen du monde, tout ce que j'aime dans le culture américaine est mort. J'ai de mauvais souvenirs de certains trucs aux USA donc j'aime bien me créer de nouveaux souvenirs cool avec des gens sympas. Il y a longtemps on m'avait dit de faire gaffe à la France et aux Français, que vous étiez désagréables avec les étrangers, que vous vous foutiez de la gueule des gens qui parlaient mal votre langue etc etc. Je n'ai pas eu cette expérience là, je pense au contraire que vous êtes cool !



J'étais à ton premier concert en France, aux Trans musicales de Rennes en 2005, c'était pendant les émeutes où de nombreuses voitures avaient été brûlées, et il y avait eu quelques problèmes de son et de lumières, mais j'en garde un très bon souvenir... Et toi ?
(Il allume une énième clope) Ouais, je viens juste de retweeter qu'ils fêtent le 40éme anniversaire du festival cette année... Ce concert était vraiment horrible si tu veux mon avis, mais c'était bon d'être là. C'était une période où j'avais pas mal de difficultés à gérer mes relations avec les autres, je sortais d'années de travail avec des junkies. Bref, dans ma carrière j'ai fait ce que j'ai pu, je ne sais pas si j'aurais pu avoir plus de succès en faisant les choses différemment... Parfois je croise des musiciens qui ont beaucoup plus de moyens que moi mais qui s'emmerdent dans leurs vies d'artistes ; moi, au moins je tente encore des trucs en studio, chaque jour j'essaie de créer de la musique nouvelle.

Une dernière question... Le t-shirt, à la fois marrant et provocateur, que tu portais cet été à La Route du Rock ("Gracias droguas") m'a bien fait rire ! Et le concert à Saint-Malo donnait vraiment l'impression d'avoir pris de la drogue alors que je n'en prends pas... C'est voulu ?
J'étais en Australie et partout là-bas il y a des magasins qui te proposent de faire ton propre t-shirt pour 25 euros, à peu près... Donc je suis allé dans un truc comme ça et j'ai dit "ok, je voudrais faire un t-shirt "Eat Shit" s'il vous plaît !" Dans le magasin suivant, j'en ai demandé un autre avec l'inscription "Gracias droguas". On m'a dit que personne n'achète des t-shirts blancs, j'ai répondu que la couleur n'importe peu, que les gens se focalisent sur le message. Donc, j'ai suivi mon idée, j'en ai fait faire pas mal pour le merchandising quand je suis passé à Paris. Et on a vendu plein de t-shirts blancs avec marqué "Eat Shit" dessus, j'ajoute que, bien évidemment, on a été dévalisés par les Sud-Américains pour les t-shirts "Gracias droguas" ! J'ai inscrit le message en espagnol parce que dans des pays comme l'Espagne, ils ont vraiment beaucoup de came à disposition, ils savent se défoncer comme il faut ! Bon, ces t-shirts c'est marrant, mais c'est aussi un peu plus que ça, c'est une manière de dire "Fuck You" ! Un peu comme Serge Gainsbourg reprenant "La Marseillaise" en reggae !





Track Listing du nouvel album de BJM, nommé "The Brian Jonestown Massacre" (15 mars 2019)

1. Drained
2. Tombes Oubliées
3. My Mind Is Filled With Stuff
4. Cannot Be Saved
5. A Word
6. We Never Had a Chance
7. Too Sad To Tell You
8. Remember Me This
9. What Can I Say

Enregistré au studio Cobra à Berlin en 2018 avec Sara Neidorf à la batterie, Heike Marie Radeker (LeVent) à la basse, Hakon Adalsteinsson (BJM / Third Sound & Gunman & Holy Ghost) à la guitare, Rike Bienert au chant sur "Tombes Oubliées" et Anton Newcombe à la guitare, au chant et à la production...

Photos : Titouan Massé www.facebook.com/titouanmassephoto, twitter.com/titouanbzh, www.instagram.com/tmphotograph, titouanmasse.tumblr.com, www.flickr.com/photos/titouanbzh.



A lire également, une interview d'Anton Newcombe à l'occasion de la sortie de l'album Revelation, ainsi que des chroniques de Brian Jonestown Massacre en live lors d'un extraordinaire concert en 2006 et d'un très bon set au Printemps de Bourges 2010.

Liens : www.facebook.com/pages/Brian-Jonestown-Massacre, www.brianjonestownmassacre.com, www.differ-ant.fr, twitter.com/antonnewcombe...


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The Brian Jonestown Massacre en concert

The Brian Jonestown Massacre par Pierre Andrieu
La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand, le 30/06/2016
Plus de 2 heures 30 de bonheur psyché en compagnie du Brian Jonestown Massacre d'Anton Newcombe dans le club de la Coopé, ça ne se refuse pas ! Pas de première partie (on... La suite

Entretien avec Joel Gion à l'occasion de la sortie de l'album Apple Bonkers et du festival Levitation France en concert

Entretien avec Joel Gion à l'occasion de la sortie de l'album Apple Bonkers et du festival Levitation France par Pierre Andrieu
20/10/2014
"Apple Bonkers", le premier véritable album solo du mythique percussionniste de Brian Jonestown Masssacre, Joel Gion, est une véritable tuerie truffée de mini tubes pop... La suite

Christian Bland, Joel Gion & Spindrift en concert

Christian Bland, Joel Gion & Spindrift par Vilay
La Dynamo, Toulouse, le 22/09/2014
L'été indien nous pousse à croire que le soleil tend à squatter un peu plus que prévu... Le récent passage à l'heure d'hiver nous a quand même rappelé qu'il fallait se remettre au... La suite

Tess Parks & Anton Newcombe : les dernières chroniques concerts

Tess Parks, Cannibale, You Said Strange, The Dandy Warhols (Paris International Festival Of Psychedelic Music 2017) en concert

Tess Parks, Cannibale, You Said Strange, The Dandy Warhols (Paris International Festival Of Psychedelic Music 2017) par Paskal Larsen
La Cigale, Paris, le 05/03/2017
Une petite convention de disques (hors festival) Paris Loves Vinyl le matin à l'Espace Reuilly, histoire de dépenser un peu d'argent (investi dans une édition vinyle originale... La suite

L.A. Witch, Tess Parks, Le Villejuif Underground, Fai Baba, Gong (Paris International Festival Of Psychedelic Music 2017) en concert

L.A. Witch, Tess Parks, Le Villejuif Underground, Fai Baba, Gong (Paris International Festival Of Psychedelic Music 2017) par Paskal Larsen
Le Trabendo, Paris, le 04/03/2017
Une bonne journée de pluie, et hop on enchaîne avec la deuxième soirée du Paris International Festival Of Psychedelic Music au Trabendo. Le Villejuif... La suite

Traams, The KVB, Jacco Gardner, Tess Parks, Noir Boy George, Bryan's Magic Tears (Paris International Festival Of Psychedelic Music 2017) en concert

Traams, The KVB, Jacco Gardner, Tess Parks, Noir Boy George, Bryan's Magic Tears (Paris International Festival Of Psychedelic Music 2017) par paskal
Trabendo, Paris, le 03/03/2017
En raccourci, le nom du festival est "Paris Psych Festival"... Si en effet ce festival se passe bien à Paris, voire en proche banlieue, par contre le psyché n'est qu'un élément... La suite

Tess Parks & Anton Newcombe, Melvins, Wand, Destruction Unit, The Dead Mantra, K-X-P, Indian Jewelry, The Octopus Project, Lumerians, Death And Vanilla, Solids, King Khan & BBQ Show, Noveller, The Blind Suns (Festival Levitation France 2015) en concert

Tess Parks & Anton Newcombe, Melvins, Wand, Destruction Unit, The Dead Mantra, K-X-P, Indian Jewelry, The Octopus Project, Lumerians, Death And Vanilla, Solids, King Khan & BBQ Show, Noveller, The Blind Suns (Festival Levitation France 2015) par Pierre Andrieu
Le Chabada, Angers, le 19/09/2015
Troisième édition pour Levitation France, les 18 et 19 septembre à Angers, au Chabada, avec cette année encore une prog de tous les diables, à la fois hyper indé, psyché à... La suite

The Brian Jonestown Massacre : les dernières chroniques concerts

The Brian Jonestown Massacre, The Soft Moon, JC Satan, Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs, Prettiest Eyes, Holy Wave, Wild Fox, La Luz (Levitation France 2018) en concert

The Brian Jonestown Massacre, The Soft Moon, JC Satan, Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs Pigs, Prettiest Eyes, Holy Wave, Wild Fox, La Luz (Levitation France 2018) par Pierre Andrieu
Le Quai, Angers, le 21/09/2018
Encore un week-end bien rempli à Angers pour le festival Levitation France, déclinaison française du rassemblement organisé à Austin par les Black Angels et leurs potes... Les... La suite

The Brian Jonestown Massacre en concert

The Brian Jonestown Massacre par lol
La Cigale, Paris, le 20/09/2018
Je dois l'avouer, je connaissais mal The Brian Jonestown Massacre au moment d'aller à ce concert parisien du mois de septembre. Mais les nombreux articles et chroniques positives... La suite

The Brian Jonestown Massacre, Etienne Daho, The Black Angels, Grizzly Bear, Shame, The Liminanas, Le Villejuif Underground  (La Route du Rock 2018) en concert

The Brian Jonestown Massacre, Etienne Daho, The Black Angels, Grizzly Bear, Shame, The Liminanas, Le Villejuif Underground (La Route du Rock 2018) par Pierre Andrieu
Fort de Saint-Père, près de Saint-Malo, le 17/08/2018
Après une première soirée de fort bon aloi à La Nouvelle Vague de Saint-Malo en compagnie de Marlon Williams, Ezra Furman et The KVB, c'est avec une joie non dissimulée que... La suite

The Limiñanas (avec Anton Newcombe, Bertrand Belin et Emmanuelle Seigner en invités) en concert

The Limiñanas (avec Anton Newcombe, Bertrand Belin et Emmanuelle Seigner en invités) par Lebonair
Le Trianon - Paris, le 29/03/2018
C'est une magnifique aventure qui est vécue par le couple Liminana, Lionel et Marie. Plus qu'un groupe, c'est surtout une belle histoire d'amour, notamment musicale, qu'ils ont... La suite

The Liminanas : les dernières chroniques concerts

The Liminanas + Make-Overs en concert

The Liminanas + Make-Overs par sami
Espace Julien, Marseille, le 13/12/2018
Une fois n'est pas coutume c'est un groupe étranger qui fait la première partie d'un groupe Français, et c'est du costaud avec les Sud-Africains de Make Overs. Un... La suite

(mon) Rock en Seine 2018 : The Orielles, Nick Murphy, The Limiñanas, Gothking, Carpenter Brut, Malik Djoudi, Anna Calvi, King Gizzard and the Lizard Wizard en concert

(mon) Rock en Seine 2018 : The Orielles, Nick Murphy, The Limiñanas, Gothking, Carpenter Brut, Malik Djoudi, Anna Calvi, King Gizzard and the Lizard Wizard par Philippe
Parc de Saint-Cloud, le 24/08/2018
Damnation, l'été 2018 s'est déjà enfui ! On a eu beau y poser autant de jalons festivaliers que possible (Tinals, Hellfest, Eurocks...), nous voilà déjà à sa borne de fin, celle... La suite

The Brian Jonestown Massacre, Etienne Daho, The Black Angels, Grizzly Bear, Shame, The Liminanas, Le Villejuif Underground  (La Route du Rock 2018) en concert

The Brian Jonestown Massacre, Etienne Daho, The Black Angels, Grizzly Bear, Shame, The Liminanas, Le Villejuif Underground (La Route du Rock 2018) par Pierre Andrieu
Fort de Saint-Père, près de Saint-Malo, le 17/08/2018
Après une première soirée de fort bon aloi à La Nouvelle Vague de Saint-Malo en compagnie de Marlon Williams, Ezra Furman et The KVB, c'est avec une joie non dissimulée que... La suite

The Soft Moon, The Liminanas, Amber Arcades, Jojo Beam, One Sentence Supervisor (Festival Minuit Avant La Nuit 2018) en concert

The Soft Moon, The Liminanas, Amber Arcades, Jojo Beam, One Sentence Supervisor (Festival Minuit Avant La Nuit 2018) par Dissy
Parc Saint-Pierre - Amiens, le 22/06/2018
"Minuit avant la nuit", un bien joli nom pour ce tout nouveau festival qu'on qualifierait de "pointu mais pas que", à Amiens. Quand on a découvert quelques semaines auparavant... La suite