VNV Nation + Rotersand + Nomenklatür 17 septembre 2009- La Locomotive -Paris Mais où sont donc les caténaires et les bogies ? Nul rail en vue, ils doivent être bien cachés s’il y en a quelque part. Seuls quelques éléments des décors muraux évoquent un centre de maintenance ferroviaire tout droit sorti de la Compagnie des glaces.
Pas de gigantisme industriel en tout cas, c’est une petite salle (du moins celle où je suis, .../... La suite
Mais où sont donc les caténaires et les bogies ? Nul rail en vue, ils doivent être bien cachés s’il y en a quelque part. Seuls quelques éléments des décors muraux évoquent un centre de maintenance ferroviaire tout droit sorti de la Compagnie des glaces.
Pas de gigantisme industriel en tout cas, c’est une petite salle (du moins celle où je suis, que je suppose être la plus grande des salles de la Loco) configurée intelligemment, avec sa fosse allongée, ses deux plateformes latérales et ses balcons. On s’y sent bien, l’accès à la scène est aisé.
Le public va de jeune à pas très vieux (selon mes critères de trentenaire), Julie la photographe est presque la seule à ne pas être habillée de noir des pieds aux épaules. Dont une belle légion de fans du genre charpentés aux T-shirts so(m)bres VNV Nation. Des beaux spécimens d’extra-terrestres aussi, enfin bon pas tant que ça dans ce lieu où les goths sont peut-être plus la norme que l’exception : quelques créatures asexuées, des colliers de chien à pointes, de la résille, du maquillage noir à outrance, un raver égaré. Bref, un public sympathique.
Sans qu’on s’en aperçoive, les Nomenklatür, première partie française (malgré leur nom), font tardivement leur entrée sur scène. A se demander s’ils n’avaient pas déjà commencé le mix derrière la console, les petits rigolos.
Première fois que je vois un duo de DJs : ça amène visuellement un peu plus de variété, même si le jeu de scène des DJs, qu’ils soient seuls ou plusieurs, a peu de chances d’être exubérant. Et puis ils sont assez marrants : un blouson de cuir tout rivé à l’écran de son portable, hyper concentré sous son chapeau, et un grand bonhomme semblant à l’inverse improviser complètement et s’éclatant bien, manifestement.
Olivier Brucker et Labinsect
Leur mix électrotechno / dark techno n’a rien d’exceptionnel au début, même si on perçoit une certaine jubilation dans la salle, plutôt communicative. Mais quelques passages sont vraiment bons, comme par hasard quand une musicalité plus marquée se fait une place aux côtés de la seule rythmique, ou quand Lab Insect a la bonne idée d’utiliser en plus sa bouche (avec pour objectif de chanter).
Et qu’elle n’est pas notre surprise aussi, de voir à un moment venir sur scène un vrai chanteur de charme, sur un titre lent… hélas aussi vite reparti qu’il était apparu !
Etonnants ces Nomenklatür.
avec le chanteur fantôme
Mais la vraie surprise nous attend encore : c’est Rotersand, un groupe allemand né en 2002 qui assure actuellement la première partie du tour européen des VNV Nation.
Là aussi, un démarrage moyennement remarquable, mais tout de suite un concept gagnant : électro lourde + grosse guitare + voix et une énergie géniale.
de gauche à droite : Krischan, Gun et Rasc
Rasc, le chanteur, un grand chauve charismatique monté sur ressorts, est excellent. Il ne cessera de s’agiter, de solliciter la foule, jusqu’à aller s’y promener pour effectuer un petit "tanz kontrolle" et encourager les mous et les flemmards à bouger !
Ein petit bizzou ?
Mention spéciale pour un de leurs excellents nouveaux titres, qui déchaîne vraiment la foule. Nous sommes tous à entonner en chœur le refrain, sans doute inconnu de la plupart quelques minutes avant (et que j’ai oublié depuis, comme quoi il ne me reste plus qu’à acheter leur album pour que ça me revienne).
Quand les trois membres du groupe s’avancent ensemble sur le devant de la scène pour y lever le poing lors du refrain de leur dernier morceau au titre poétique Exterminate Annihilate Destroy, personne ne semble remarquer que la musique continue toute seule, mais tout le monde dresse le poing en réponse au groupe : l’heure est à la communion de foule.
Qu’on se rassure dans les chaumières, les poings étaient fermés !
Les VNV Nation feront leur entrée sur le même registre : l’hymne Pro Victoria, avec ses tambours et ses (faux) cuivres, va servir de scène musicale pour scander haut et fort (et grand, sur le mur de diodes d’arrière-scène) la déclaration d’intention du groupe : foi, pouvoir et gloire.
Oups, ils le pensent ce qu’ils disent ?
à imaginer apparaître dans le noir en même temps qu’un fracas de cuivres éclatants. Effet garanti.
Manifestement oui ils le pensent. Ces mecs sont super fiers et vont nous tenir en leur pouvoir ce soir !
Le batteur Mark Jackson, un géant à bouc, derrière sa batterie électronique où il officie avec puissance et un plaisir évident, dégage une présence impressionnante.
M.Jackson (y’a vraiment des pointures à la Loco !)
Quant au chanteur et leader irlandais Ronan Harris, il houspille durant tout le concert la foule pour qu’elle se déchaîne et les noie sous les applaudissements.
Standing
Hélas pour nos compères, ça va mettre un peu de temps à venir.
Le choix des premiers titres va effectivement avoir du mal à rétablir l’ambiance que Rotersand avait su amener, en dehors des fans bien sûr. Des titres un peu trop répétitifs, moyennement "danceable" et assez interchangeables des vieux albums (à l’exclusion de Tomorrow Never Dies issu du 7e et dernier album studio Of Faith, Power and Glory). Quelques soucis avec l’éclairage vont un peu pourrir l’atmosphère aussi, Ronan ne faisant pas beaucoup d’efforts pour masquer son agacement et l’exprimer tout haut, jusqu’aux insultes –toutes gentillettes qu’elles aient pu être.
Heureusement, l’heure des grosses tueries va enfin amener l’ambiance tant attendue du chanteur et de la salle : Chrome (rhaaa), The Farthest Star (yeahhh), Nemesis ("Judgement Day’s not coming Soon enough!"), In Defiance (bonus fraîcheur), Perpetual (tout le monde reprend le refrain instrumental en chantant, hallucinant)…
Chrome
Entrecoupés de quelques rares titres plus lents, mais pas du genre à endormir : l’atmosphérique Homeward, le mélancolique Beloved. Et un seul break véritable dans le tempo sur toute la playlist avec la sublime perle Illusion.
séquence émotion, larmes et auto-jetage du pont
Le temps pour Ronan de souffler un peu. Car le corpulent chanteur ne se ménage absolument pas, déversant son énergie (et des litres de gouttes de sueur) sans compter.
Entre deux titres, il parle pas mal à la salle aussi, et semble avoir un sens de l’humour certain. Il lâche même quelques phrases en français, histoire de se donner l’impression qu’il avait rentabilisé enfin ses longues heures de cours de français au collège !
Bref, on se la pète un peu chez les VNV, mais finalement on est sympas.
"Victory not Vengeance" ? Ils mettent ça à la fin de tous leurs booklets, et je ne sais pas à qui ça s’adresse, mais en tout cas ce soir ce fut bel et bien une victoire pour eux !
Fin du concert vers les 2h du matin après une quinzaine de titres et deux rappels, ils ne se sont pas foutus du monde. Et maintenant que le public est en liesse, le groupe semble apprécier véritablement l’hommage qui leur est rendu.
Espérons que ça leur aura donné envie lors d’une future tournée de ne pas se contenter d’un passage à Paris pour la France.
Merci à Julie pour ses photos, qui ont réellement capté l’ambiance de la soirée.
Et merci à Privategwar2 pour ses vidéos. La prise de vue bouge un peu mais c’est la preuve que, justement, ça bougeait autour ! Réagir à cette critique
New Model Army 18 octobre 2007- la Locomotive - Paris Comme tous les ans, New Model Army vient rappeler à son public ce qu'est un groupe de scène. Clairement New model army fait partie de ces groupes dont on est jamais déçus lorsqu'on les voit sur scène. Pour ma part cela doit être la septième ou .../... La suite
Comme tous les ans, New Model Army vient rappeler à son public ce qu'est un groupe de scène. Clairement New model army fait partie de ces groupes dont on est jamais déçus lorsqu'on les voit sur scène. Pour ma part cela doit être la septième ou huitième fois et il y en aura d'autres tant qu'ils repasseront.
Leur musique dégage toujours une intensité montée en épingle par un vrai savoir faire live: crescendo, refrains qui claquent et surtout de très bonnes chansons qu'ils jouent avec une sincérité absente chez 90 % des groupes de rock actuels.
Le concert de la Loco mettait en valeur les chansons récentes des dernier albums. je suis d'ailleurs allé m'acheter leur dernier car les chansons étaient très bonnes sur scène.
On peut regretter , qu'ils n'aient pas fait quelques tubes comme Here come the War, I love the world, Vengeance mais on s'est rattrapé avec Vagabond, No rest, Get me out, What a wonderfull way to go. Justin Sullivan et ses sbires sont l'un des rares groupes dont les années 80 n'a pas à rougir et qui a su traverser 25 ans de carrière sans compromissions, sans baisser la garde et en privilégiant la scène .
C'est un groupe qui aurait pu décrocher le jackpot mais qui n'a pas su ou voulu prendre l'autoroute du succès (les Levellers sont aussi dans ce cas). Réagir à cette critique
Krisiun 20 mai 2007- Locomotive Paris c'etait un concert super sympa de Krisiun, groupe qui est pratiquement inconnu en France mais extrémement connu en Amerique du sud et au Brésil. Les fans de Immolation ont beaucoup aimé. Krisiun avec leur énergie et leur facon de parler au public .../... La suite
c'etait un concert super sympa de Krisiun, groupe qui est pratiquement inconnu en France mais extrémement connu en Amerique du sud et au Brésil. Les fans de Immolation ont beaucoup aimé. Krisiun avec leur énergie et leur facon de parler au public très chalereuse (A la Bresilienne) a Supris de nombreux fans de brutal death metal par leur vitesse impressionante et par leur technique. Il est très rare pour un groupe de première partie de mettre autant d'ambiance ! Réagir à cette critique
GWAR + ELEVENTH PLAGUE 20 mars 2007- La Loco Paris Clairement à ne pas manquer se concert de GWAR, bien sanglant, même si il a été plus court que celui de Reims... Dans une salle avec un son aussi magnifique que la loco, cela ne pouvait que compléter ce spectacle extraordinaire que nous ot offert les .../... La suite
Clairement à ne pas manquer se concert de GWAR, bien sanglant, même si il a été plus court que celui de Reims... Dans une salle avec un son aussi magnifique que la loco, cela ne pouvait que compléter ce spectacle extraordinaire que nous ot offert les GWAR... vivement le prochain !
PS: en première partie, il y avait un groupe que je ne connaissais pas et qui m'a bien surpris, après quelques renseignements péchés de ci de là, je suis en meusure (pour ceux que ça intéresse) de vous donner leur nom... Ce sont les ELEVENTH PLAGUE qui nous viennent tous droit de Paris ; chapeau bas les gars, assurer la première partie de GWAR, il fallait vraiment en avoir une paires presque aussi grosse que celles du chanteur de GWAR... Enfin bref, un groupe parisien à surveiller de très près !
Punish yourself + Exilia 11 mai 2004- Paris, La Locomotive Meilleur concert jamais vu ! C’est con que c’est eu lieu si tard, mais bon faut dire qu’à la loco ça démarre pas à 8 heures. En tout cas, la salle est toujours excellente avec ses allures underground à souhait.
Première partie : Exilia. C’est .../... La suite
Meilleur concert jamais vu ! C’est con que c’est eu lieu si tard, mais bon faut dire qu’à la loco ça démarre pas à 8 heures. En tout cas, la salle est toujours excellente avec ses allures underground à souhait.
Première partie : Exilia. C’est relativement cool, malgré un jeu de guitare assez bas et une voix un peu trop pop sur les premiers morceaux. La chanteuse est en revanche impressionnante et se dévoue corps et âme à chauffer une salle pas spécialement acquise. Des petits pogos démarrent sur la fin de leur set assez court, juste de quoi me faufiler jusqu’au premier rang pour la vedette de la soirée.
La foule se resserre. La scène est recouverte de rideaux pendant le montage du décor, le tout sur fond de la remix pop de mOBCSENE. Quand ca s’ouvre, le plaisir des yeux est total : le tout est recouvert d’éléments fluorescents malsains et de néons. Un écran diffuse en noir et blanc des images de films série B et de fellations, puis nos tarés entrent en scène, le corps à demi nu peint en fluo, clopes et vodkas encore à la main.
àa part sur SUCK MY TV où l’ambiance éclate à toute vitesse : VX 69 se jette au devant des premiers rangs. Le son est impeccable. Ce premier morceau amputé de la fin est suivi par PRIMITIVE plus groovy et au rythme plus lent qui permet au public d’apprécier les déhanchements pervers du chanteur. Drapeau arc-en-ciel déployé dans la fosse. Le show est désormais 100% sexy. SEE YA LATER ALLIGATOR renvoie le rythme rapide pour être suivi par un nouveau hit ROCK’N’ROLL MACHINE extrêmement décadent.
Ensuite le premier et meilleur morceau de Sexplosive GAYS BOYS IN BONDAGE est d’une rare violence : on ne s’est jamais senti aussi gay. « Joli drapeau » nous dit VX pendant que HOLY TRIN TINH nous permet de reprendre notre souffle avant le monstre de la soirée : SEXY. En lumière noire, deux femmes habillées en rose et blanc investissent la place et vont mettre dans le set du piquant en s’attouchant de façon vulgaire et profondément indécente : le show gagne en consistance.
Strip-tease sur CNN WAR ou le chanteur slip baissé, le sexe caché par un chapeau de cow-boy rose hurle avec une agressivité remarquable. BLAST OFF SIDDHARTA JUNKIE démolit tout avec son ambiance disco : décidément on a droit à beaucoup de bons morceaux que l’on attendait pas, la setlist est parfaite. Malgré une intro pas terrible A STATION IN SPACE, le hit de Disco flesh donne lieu à de nombreux pogos. Pendant que le gratteu aligne les canettes de bières, le chanteur nous vide sa vodka dessus et tente d’exploser sa bouteille sur un amplia vant de se faire sévèrement réprimander par un mec de la sécurité. Visiblement le show va se terminer alors tout le monde se déchaîne sur WE ARE READY mais le groupe semble en avoir encore à donner. VX est enfin intégralement à poil et se tripote avec un autre mec sur GIMME COCAINE. Il commence à y avoir beaucoup de monde sur scène entre les danseuses, les musiciens et les simples figurants. ça s’éternise un peu avec un morceau qui est je crois SHADOWSTEEPLASTIC (excusez la mémoire de votre fidèle serviteur). Nos gays boys se flagellent avec des mousquetons et viennent au contact des premiers rangs sucer les doigts des groupies sur THEY DON’T WANT YOU puis tout le monde se barre.
Ca revient pour une dernière chanson NO ONE TO TALK WITH ou la vedette se jette sur les premiers rangs avant de laisser à nouveau la scène vide sur ce morceau qui arrive un peu tard dans le set. Excellent ! Il manquait quand même Criminal, Night of the hunter et T4 song et c’aurait été l’apothéose.
Sorry pour OOMPH qui passait après et que j’ai pas vu. C’est vrai que j’étais venu que pour Punish yourself et que je serais resté si il y avait pas le dernier métro à prendre. Enfin quoi qu’il en soit, c’était vraiment le meilleur groupe que j’ai jamais vu sur scène même si ça a fini un peu orgiaque. J’ai discuté avec d’autre personnes là-bas : ils sont tous unanimes sur la question.
Suck my TV
Primitvie
See ya later alligator
Rock’n’roll machine
Gays boys in bondage
Holy trin tinh
Sexy
CNN war
Blast off Siddharta junkie
A station in space
We are ready
Gimme cocaine
Shadowsteelplastic (?)
They don’t want you
Raised fist , Comeback kid 3 mai 2006- la Loco - Paris Raised Fist. La loco.
Sounds of violence.
Condense de violence brute au coeur de la loco, Raised fist est reeellement un enorme claque..... alors que le premier groupe , que mon histoire ne retiendra pas, finit son set , on sent deja la tension .../... La suite
Raised Fist. La loco.
Sounds of violence.
Condense de violence brute au coeur de la loco, Raised fist est reeellement un enorme claque..... alors que le premier groupe , que mon histoire ne retiendra pas, finit son set , on sent deja la tension qui monte a l idee du concert des suedois
Ce groupe rassemble pourtant tous les cliches les plus ecules du harcore old school, les chansons sont toutes assez proches, avec passages lourds et syncopes, suivi d acceleration a 200 bpm, le chanteur hurlant sur un ton monocorde du debut a la fin mais c est finalement ce qui fait la force du groupe;on ne va pas voir raised fist pour son originalite, mais pour son impressionnante debauche d energie, pour la puissance phenomenale de son son..
Leur prestation est a la hauteur de nos esperances, carre, precis, violent, avec un chanteur affable a l encontre du public et un homme- machine derriere les futs.
Une grosse demi heure eprouvante !!
Si bien qu on ne laisse que quelques chansons au groupe qui a la malchance de suivre raised fist (les programmateurs sont cruels...), Comeback kid, qui malgre un son honnete et quelques bon riffs ne soutient vraiment pas a comparaison, et voit une fosse clairsemee lui faire face
on se barre donc se reposer les oreilles ailleurs , un peu sonnés , mais heureux....