Coming Soon + Los Chicros + Zak Laughed 31 octobre 2007- Aux 4 Vents, Clermont-Ferrand Une soirée d’Halloween pas vraiment terrifiante et encore moins horrible avec trois groupes marquants Aux Quatre Vents, à Clermont-Ferrand. Zak Laughed, Coming Soon et Los Chicros ont en effet permis de passer une charmante soirée entre folk, pop et .../...
Une soirée d’Halloween pas vraiment terrifiante et encore moins horrible avec trois groupes marquants Aux Quatre Vents, à Clermont-Ferrand. Zak Laughed, Coming Soon et Los Chicros ont en effet permis de passer une charmante soirée entre folk, pop et rock… Et tout cela dans une ambiance conviviale, s’il vous plaît.
Zak Laughed :
C’est le très jeune (13 ans) Zak Laughed qui est chargé de débuter la soirée avec ses chansons folk pop jouées principalement au ukulélé. Malgré les approximations - bien compréhensibles - au chant (souvent un peu faux) et à l’accompagnement (Zak et surtout son acolyte guitariste, un peu hors sujet), il n’est pas bien difficile de déceler un talent prometteur chez ce gamin visiblement doué. Sa petite voix fluette, ses compositions malines et ingénues, ses reprises bien foutues (Sunday Morning du Velvet Underground, Ice Cream man de Jonathan Richman and The Modern Lovers) et son attitude aussi simple que discrète achèvent de convaincre que le petit bonhomme peut aller loin… s’il n’est pas trimballé sous les projecteurs trop souvent et n’importe comment.
Coming soon :
Coming soon, le groupe suivant, ira loin, c’est sûr, car il possède tout pour réussir : des morceaux immédiatement captivants, un univers original, des idées d’arrangements bien pensées et enfin - last but not least -, des looks et des gueules qu’on n’oublie pas. Fortement influencés par Leonard Cohen, Tom Waits et Nick Cave and The Bad Seeds, les morceaux de Coming Soon ont néanmoins ce charme unique que possèdent les vrais artistes. Le groupe d’Annecy, articulé autour d’un frontman ténébreux et excellent chanteur (dans un registre grave) a la particularité, très agréable sur scène, de savoir varier les plaisirs et les ambiances : les instruments tournent, quasiment tous les musiciens poussent la chansonnette, et avec le même bonheur, ce qui est rare… L’on se retrouve donc avec une combo virevoltant dans un style country folk rock : les guitares sont pleines de cactus, les voix sont torturées, les rythmiques sont imparables et les atmosphères évoquent les déserts américains où soufflent un vent mauvais… Dans un style que l’on pourrait facilement rapprocher d’Herman Dune, Coming Soon risque fort de casser la baraque avec son premier album.
Los Chicros :
Pour terminer la soirée en beauté, le groupe français Los Chicros délivre un set puissant et classieux. Comme la reprise finale le laisse supposer (Here comes the rain again d’Eurythmics passé à la moulinette rock), ce combo propose une musique sombre et brumeuse, alternant entre accalmies aux teintes claires/obscures et déluges soniques très couverts. Ecartelé entre la pop, le post punk et le rock bruitiste (cf leur dernier album Sour sick soul), Los Chicros arrive parfaitement à transporter son auditoire dans un monde truffé de mélodies inquiétantes, de chants des sirènes distordus et de bruits toxiques. Il est permis de penser au Beach Boys, à Grandaddy, au Velvet Underground et à Neil Young and Crazy Horse, que du beau monde donc... Même s’il était un peu difficile d’être aussi enthousiasmant que Coming Soon, Los Chicros a réussi à faire partir très loin le public présent aux Quatre Vents lors de cette soirée organisée par l’asso Hand Clapping Girls. Une soirée qui en appelle bien d’autres espérons-le…
>> Réponse (le 08/11/2007 par Guimauve) C'était une soirée mémorable d'abord parce qu'enfin les Coming Soon jouaient sur Clermont et qu'ils permettaient à Zak .../...La suite
Minor Majority 14 décembre 2006- Aux 4 vents, Clermont-Ferrand
Un groupe au somment de sa forme, un bar accueillant et chaleureux, un public aux anges, voilà à quoi ressemblait le concert des Norvégiens de Minor Majority aux 4 vents à Clermont-Ferrand, à la mi décembre. Sans aucun doute un des concerts de .../...
Un groupe au somment de sa forme, un bar accueillant et chaleureux, un public aux anges, voilà à quoi ressemblait le concert des Norvégiens de Minor Majority aux 4 vents à Clermont-Ferrand, à la mi décembre. Sans aucun doute un des concerts de l’année…
Un rapide coup d’œil sur les spectateurs à la fin du concert suffit à comprendre qu’on n’est pas le seul à avoir pris notre pied : on a rarement vu autant de mines réjouies… Il faut dire que Minor Majority et son leader à la voix magique, Pål Angelskår, ont donné le meilleur d’eux-mêmes, en jouant avec foi et bonne humeur leurs irremplaçables morceaux country folk rock. Visiblement ravi de trouver un endroit sympa pour jouer à Clermont-Ferrand (la Coopérative de Mai étant malheureusement encore une fois aux abonnés absents… ), les cinq musiciens et leur excellent ingénieur du son tutoient les étoiles pendant presque deux heures. L’orgue Hammond, la guitare électrique, la section rythmique créent un véritable écrin pour l’épanouissement de la guitare sèche et de la voix du leader du groupe, qui évolue quelque part entre Stuart Staples et Michaël Stipe… Au paradis donc.
Les morceaux de l’excellent album Reasons to hang around font véritablement forte impression sur scène, comme les (brefs) retours vers le passé discographique du combo et les superbes reprises, une de Nick Drake et une, plus surprenante dans ce contexte country folk rock, des Pet Shop Boys. Si quelques solos sonnent un peu trop Dire Straits à notre goût (comme lors du concert au festival de Sédières en 2004), la qualité des morceaux et de l’interprétation est si élevée que cela devient un simple détail… Tant est si bien qu'on voudrait que ce concert de Minor Majority ne s’arrête jamais. Mais après les rappels (dont un magnifique solo du chanteur), le groupe, tout sourire, regagne définitivement les loges. Malgré les « injonctions » au micro de Jean-Luc, le patron du bar à l’hospitalité légendaire, sous le charme. Comme toute le monde !
A lire également : le compte rendu du passage de Minor Majority au festival de Sédières en juillet 2004.
La Position du Tireur Couché 17 décembre 2004- Les Quatre Vents, Clermont-Ferrand
La Position du Tireur Couché : Ceux Qu’il Faut Découvrir absolument…
A l’occasion d’un sympathique concert dans un bar bondé et enfumé (où il faisait presque aussi chaud qu’à Acapulco), les Clermontois de La Position du Tireur Couché ont .../...
La Position du Tireur Couché : Ceux Qu’il Faut Découvrir absolument…
A l’occasion d’un sympathique concert dans un bar bondé et enfumé (où il faisait presque aussi chaud qu’à Acapulco), les Clermontois de La Position du Tireur Couché ont brillamment inauguré leur nouveau statut de « groupe sélectionné sur la compile CQFD des Inrockuptibles ». Personnellement, nous avions déjà remarqué depuis 2001 que ces branleurs autoproclamés faisaient partie de Ceux Qu’il Faut Découvrir absolument… Mais bon, ne dit-on pas souvent : « mieux vaut tard que jamais » ?
Un répertoire composé presque exclusivement de tubes qu’on a envie de chanter à chaque instant de la journée
Après un début légèrement catastrophique (panne de micro pendant LE tube Acapulco), la chanson pop en français des cinq sobres musiciens - aussi sexy que classe - a provoqué les mêmes symptômes sur le public que lors des précédentes « sorties » : trépignements, cris, yeux écarquillés, clap clap avec les mains et… larges sourires sur les lèvres. Que les Inrocks aient (enfin) ouvert les yeux sur le talent de LPDTC ne change rien sur le fond : ce combo joyeusement pop compose toujours des morceaux réjouissants, osés, pétillants et frais, comme son premier album long format l’avait déjà brillamment prouvé en mai dernier. Seulement maintenant, on espère que les sceptiques un peu durs de la feuille arrêteront de tordre le nez et que le combo pourra enfin bénéficier d’une reconnaissance méritée, voire d’une session chez Bernard Lenoir (pour cela, il faut voter pour leur titre Les femmes mariées sur www.lesinrocks.com/cqfd) et, pourquoi pas, une signature avec une grande maison de disques sous le sapin de Noël ?
Mais revenons à nos moutons, ce concert court mais plutôt réussi aux Quatre Vents… Avec un répertoire composé presque exclusivement de tubes (qu’on a envie de chanter à chaque instant de la journée), un chanteur au charisme indéniable, une chanteuse joliment drôle et un groupe sachant faire passer la sobriété et le détail sonore kitsch (et qui tue) au premier plan, il est quand même assez dur de rater un concert… Surtout s’il est conclu avec un Acapulco très attendu et agrémenté de covers impeccablement décalées de Pale Blue Eyes et Harley Davidson du Velvet Underground et de Serge Gainsbourg… Cette dernière étant d’ailleurs annoncée par la chanteuse avec un (très) surprenant : « Et maintenant, une reprise toute pourrie ! »
« Sha la la la », « Oh oh oh » et autres « Ah ah ah »
Comme pour les meilleurs représentants de la pop, les prestations scéniques de La Position du Tireur Couché provoquent des bouffées inconsidérées de joie. Tout le monde ressort donc aux anges, avec une grosse envie de prolonger la nuit jusqu’au petit matin en chantant à tue tête les textes gratinés de monsieur Pradelle. Entrecoupés - bien sûr - de « Sha la la la », « Oh oh oh » et autres « Ah ah ah »… Décidément, il se pourrait bien qu’on entende parler de ce groupe pendant encore un petit bout de temps !
A lire également : la chronique de l'album de La Position du Tireur Couché, des comptes rendus des concerts de LPDTC depuis 2001 et enfin une interview du groupe en 2002.
The Plastic Gangsters + Elderberries 30 janvier 2004- Les Quatre Vents, Clermont-Ferrand
Un an après leur brillante démonstration aux Quatre Vents, les Plastic Gangsters ont une nouvelle fois brûlé les planches du Bar de Jean-Luc, le bruyant créateur des soirées Psychotroperektion à la Coopé… Impossible de débander avant une heure .../...
Un an après leur brillante démonstration aux Quatre Vents, les Plastic Gangsters ont une nouvelle fois brûlé les planches du Bar de Jean-Luc, le bruyant créateur des soirées Psychotroperektion à la Coopé… Impossible de débander avant une heure très avancée de la nuit avec une pareille équipe ; les deux sets ultra rock ‘n roll éclairés façon Guerre des étoiles et copieusement embrumés avec des fumigènes ont provoqué un attroupement monstre et le record d’entrées payantes (174 !).
La soirée avait été placée sous les meilleurs auspices par Elderberries, une bande de gamins (16 ans) turbulents et pas maladroits avec leurs instruments. A peine sortis du lycée, les francoCanadiens pratiquent déjà une sorte de Blitzkrieg Metal qui décrasse les oreilles. Le répertoire aborde avec une fougue juvénile les tubes de AC/DC, Black Sabbath, Blur ou Led Zeppelin et permet de découvrir quelques compositions sous influences. Si la finesse n’est pas vraiment à l’honneur, l’énergie est bien là : les aficionados du groupe pogotent comme des dératés et tentent même des slams avec réussite ! Dans un bar, il faut oser…
Toujours prompts à fanfaronner, les Plastic Gangsters se sont cette fois-ci fendus d’une superbe et clinquante affiche rouge. Cela permet à chaque membre du groupe - désormais managé par un producteur véreux et accessoirement guitariste : Harvey Di Fontis - de voir son nom écrit en grosses lettres. Une exigence qui permet de satisfaire les égos surdimensionnés de Peter, Mick, Fred, El Drummo, Vince et Harvey. Mais qu'importe, on est prêt à accepter tous les caprices de stars car ce groupe possède deux qualités primordiales : une énergie incroyable et une joie de jouer (très fort) hors du commun.
Bizarrement, les slows sirupeux et les sons clairs ont été oubliés dans la set list. Celle-ci donne en effet la part belle au punk rock garage et à la violence gratuite, pour le plus grand plaisir des fans des Cramps, des Sex Pistols, des Clash et de toute une flopée de fous furieux… Tout le groupe semble ravi de faire un maximum de bruit en reprenant ses titres favoris qu’ils soient exhumés du fin fond des années 60 (Sonics, Standells, Them) ou qu’il aient été publiés dans les années 2000 (The Vines, The Strokes, D4, The Hives). Avec ses cris de bête en rut, le grand Peter Marvel (qui arbore des accoutrements moulants et flashy farouchement désapprouvés par l’office catholique) lance la cavalerie à l’assaut des tympans du public. Ses fidèles lieutenants suivent ses injonctions hystériques à la lettre et se battent presque pour faire le plus de raffut possible : « El Drummo » Ramirez tente d’enfoncer sa batterie dans le sol, Mick « Carburator » Roccco essaye - en vain - de péter une corde de sa basse, Neon Fred est plié en deux sur sa guitare ou ses claviers et Vince-O-Matic fait couler des torrents de lave avec sa guitare en Fuzzion… Malgré le choix de ces noms de scène ridicules, certains ne comprennent pas l’humour du combo. Les tenues glamour enfilées pour le deuxième set ont dû convaincre les plus réticents de l’autodérision de ces voyous en plastique : Fender Stratocaster rose, t-shirt moulant et boa rose, pantalons en cuir, chemises ridiculement voyantes, rien ne manque à leur garde robe !
Après un vibrant hommage aux Stooges de l’immense Iggy Pop (Search and destroy, Down on the street, Loose et Penetration), Sympathy for the devil des Rolling Stones et Blittkrieg bop des Ramones viennent mettre un point final à une soirée de feu. L’assistance finit donc comme à chaque fois : enrouée à force d’avoir trop hurlé, fatiguée d’avoir trop bougé et avec les oreilles qui sifflent… Réagir à cette critique
Bolik 28 novembre 2003- Les 4 vents, Clermont-Ferrand
Dans le cadre toujours chaleureux du bar Les 4 Vents, le groupe clermontois Bolik a donné un concert de pop bruitiste à la voix envoûtant, surprenant et réjouissant…
Emmené par François Doreau, un chanteur auteur compositeur discret et .../...
Dans le cadre toujours chaleureux du bar Les 4 Vents, le groupe clermontois Bolik a donné un concert de pop bruitiste à la voix envoûtant, surprenant et réjouissant…
Emmené par François Doreau, un chanteur auteur compositeur discret et habité, le quintette se lance souvent dans de mini symphonies carrément expérimentales, délicieusement pop et joyeusement bruyantes. Ces compositions tarabiscotées sont interprétées par des musiciens peu soucieux de virtuosité ou de justesse ; le but de Bolik est de surprendre l’auditeur pour mieux le faire pénétrer dans son étrange univers… Le chant, étranglé et souvent à la limite de la justesse, n’en est que plus bouleversant. On pense à Robert Wyatt poussant ses cordes vocales dans leurs derniers retranchements mieux faire passer ses émotions.
Que ce soit à la batterie, à la basse, aux claviers, aux guitares ou au chant, tout est fait pour sonner "différent"… Les hurlements dans le micro des cymbales, les interventions au Kazoo, le morceau joué par deux batteurs, le marteau utilisé comme une baguette de batterie, les sonorités distordues de l’antique clavier analogique sont autant de trouvailles sonores bienvenues. Bolik se lance aussi dans des reprises de grands standards du rock… mais à sa manière, peu orthodoxe ! I wanna be your dog des Stooges est donc ralenti et trituré pour devenir une ballade macabre, sombre et grinçante. Les cinq musiciens se permettent même de reprendre à leur sauce (piquante) un morceau que plus personne n’ose jouer : Smoke on the water de Deep Purple. Ce tube de hard rock dont le riff est joué aux claviers et à la basse est consciencieusement massacré à la grande joie des spectateurs…
Beaucoup de groupes ne font ni chaud ni froid, Bolik a le mérite, pour sa part, de s’attacher à créer un univers dérangeant. Ce faisant, Bolik permet de faire resurgir dans l’esprit du public des souvenirs soniques électrisants…
Karton 21 février 2003- Les 4 vents, Clermont-Ferrand Pour promouvoir Juste… , son premier album récemment sorti chez Sudden Impact Records, Karton s’est lancé dans une tournée dont la première étape se situait dans le bar Les 4 vents avant de passer par Paris fin mars.
Pour cette nouvelle .../...
Pour promouvoir Juste… , son premier album récemment sorti chez Sudden Impact Records, Karton s’est lancé dans une tournée dont la première étape se situait dans le bar Les 4 vents avant de passer par Paris fin mars.
Pour cette nouvelle série de concerts, Karton se produit seul et s’accompagne sobrement aux claviers et à l’harmonica pendant la majorité du set mais aussi à la guitare sur quelques titres. Il faut donc une certaine dose de courage pour présenter son répertoire au public dans ces conditions minimales même si l’interprétation, habitée, et les chansons, bien écrites, constituent une protection très efficace contre les éventuels problèmes !
Concentré mais souriant, Karton a principalement interprété les morceaux présents sur son premier album comme Le ciel, L’homanimal, Des gens, Comment tu dors ?, Qui sommes-nous ? mais aussi des titres plus anciens comme Le grand soir ou une reprise de Serge Gainsbourg sans oublier de se lancer dans de nouvelles chansons prometteuses comme Sensations et Bienvenue chez les anges. Malgré la sobriété du traitement, la majorité du public présent a semblé apprécier ces moments intimistes partagés avec un vrai auteur-compositeur-interprète de "chanson française rock", une espèce assez rare en ce moment ! Il semble même que les textes, intéressants, ou les mélodies, captivantes, se soient insinués dans l’imaginaire du public grâce au talent du Monsieur !
Au moment où la monotonie aurait éventuellement pu s’installer, il y avait toujours un solo d’harmonica, de piano ou un titre joué de manière musclée à la guitare (Le grand soir, Juste) pour maintenir l’attention du public.
Après deux ans d’absence, le retour sur scène de Karton s’est très bien passé et laisse augurer de nombreuses bonnes soirées lors d’une tournée qui s‘annonce longue… et couronnée de succès, espérons-le !
(Photos : Jean-Pascal Blache.)
A lire également sur ConcertAndCo.com : une interview de Karton réalisée à l’occasion de la sortie de son album…