Soul et sâle est un groupe de cinq musiciens délirants. Constamment dans la déconnade, parfois même d'un goût un peu douteux, ils nous font découvrir leur univers.
Le chanteur, nanti d'une voix un peu maniérée (la première chanson, on se dit qu'il le fait exprès, mais au bout d'une dizaine, on se dit que non, c'est bien SA voix), dépense une énergie folle pour... peu de résultat. Comme tout le monde le sait, l'Abracadabar est une salle à chier où les gens viennent boire et fumer mais rarement écouter de la musique. Le réel public écumé des brailleurs, doit faire une quarantaine de personnes. La sono étant à la hauteur de la qualité de la salle (à chier, rappelons-le) je n'ai malheureusement pas compris grand chose des couplets de Soul et sâle, sûrement drôles. Dommage que le chanteur louche sur son micro et regarde si peu le public, si on peut appeler ça un public, mais bon, j'arrête de tourner le couteau.
Le guitariste soliste est également chanteur (voix très agréable), à peine plus compréhensible que le précédent, malheureusement.
Clavier très marrant et assez doué, du genre guindé mais déjanté en même temps. Le bassiste est excellent, ça groove grave, mais il semble plus timide que les autres musiciens. Le batteur est fort sympathique et impliqué.
Secouez le tout, imaginez-les déguisés en jamaïcain, en mec à paillettes et en rappeur le temps d'un refrain et ça donne l'ambiance un peu frelatée, malheureusement, par l'Abracadabar. Vivement le prochain concert histoire de mesurer le réel impact de ces gus.