Le festival chorus est principalement basé à la mais d’autres salles se joignent à la fête.
C’est le cas de L’Agoreine de Bourg la Reine qui accueille ce soir Yoanna et les Wriggles.
Ce petit bout de femme au caractère bien trempé a conquis le public. Seule avec son accordéon elle roule les rrrr de ses textes incisifs. « Je suis un bordel à moi toute seule » et on la croit tellement elle chante avec ses tripes.
Elle arrive à nous faire scander On n a pas le temps d’être amoureux ou d’autres revendications rythmées de Où c’est qu’j’ai mais mon flingue. Si vous voulez la voir orchestrée elle a deux dates à l’Européen fin avril.
Je finirai avec son proverbe porc : ne fais pas aux truies ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse !
Le problème est maintenant de faire à peu près aussi fort que Gandalf et Pirlouiiiit pour chroniquer les Wriggles.
Donc il ne reste plus que Stéphane, Christophe et Fred pour ce spectacle.
Des artistes complets autant sur leur jeu de scène ahurissant, leurs mimiques hilarantes, leurs textes pertinents.
Tout est juste. Les satires, tellement réelles comme celles des supporters du psg, la chanson des enfants sur le racisme, le complot c’est génial, bienvenue dans un monde où un enfant meurt toutes les trois secondes. Des sujets durs et pourtant réalisés avec sagesse, qui moralisent sur des airs contrastés. Il y a même une nouvelle création sur le marché chinois, de quoi resté dans l’actualité.
La tendresse est aussi au rdv avec désolé Mémé, une de mes préférées qui j’espère aura été entendue par ce public assez jeune.
Le comique, toujours dans l’ironie, avec les faux-culs ou encore le cérémonial du pif grandiose.
Superbe voix, superbes textes, superbes artistes. Réagir à cette critique |