Lundi 23 juillet. Ma dernière soirée sera celle du voyage à travers le monde et ces différents rythmes. Au programme : Julien Lourau, Dee Dee Bridgewater et les Roots.
Ma première destination sera Cuba aux rythmes chauds d’une Rumba façon Julien Lourau. Une belle rencontre née à Paris avec des musiciens cubains offre à cette nouvelle formation une énergie débordante de vibrations ! Une petite merveille !
Changement de destination et c’est au Mali que Dee Dee Bridgewater nous emmène. La diva du jazz accompagnée de Baba Sissoko et Tata Bambo, deux voix du Mali sur cette scène haute en couleur ! Le bonheur et la transe continuent…
Et le clou de la soirée attention il arrive! Les jardins sont remplis d’un public impatient, bouillant d’excitation attendant les Roots, groupe Hip Hop de Philadelphie. Ici Messieurs Dames pas d’électronique, nous avons là de véritables musiciens, guitare, basse et tuba, clavier et batterie. Âmes et oreilles sensibles s’il vous plaît circuler, parce que la claque que l’on prend est à la mesure de leur réputation ! Dès le début la couleur est annoncée 23 heures ce n’est pas l’heure d’aller se coucher mais de s’enflammer ! Le public les mains levées répondra à l’appel. Une heure et demie de concert et une pression crescendo jusqu’à un bouquet final explosif !
Ils resteront sur scène à saluer et à distribuer des t-shirts et des baguettes signés à un public fidèle et en folie qui ne voudra plus partir !
Un grand merci à toute l’équipe du Nice Jazz Festival pour cette programmation exceptionnelle et variée, qui sait chaque année nous faire découvrir et redécouvrir des artistes de grand talents.
Ma 3e et dernière soirée au Nice Jazz Festival 2007 a mis un certain temps a réellement démarré mais a finit par apporter quelques instants de magie…
Ca commence avec le cubain Raul Paz. Je ne suis pas réellement fan des musiques sud-américaines, donc ce n’est pas avec un très grand enthousiasme que je m’approche de la grande scène…
Finalement, son set sera plutôt sympa (Raul et ses musiciens sont plutôt souriants et décontractés) et même assez émouvant, car plusieurs chansons sont assez mélancoliques (malgré mon niveau d’espagnol perdu, c’est la magie de la musique qui opère) et Raul fait assez bien passer les sentiments…une bonne petite surprise.
Ensuite place au Jazz…b’en oui, on est au Nice Jazz Festival…Et autant l’avouer je ne suis pas non plus un puriste du Jazz.
On a d’abord droit au nouveau projet du saxophoniste Julien Lourau associé au collectif cubano-chilien Rumbabierta.
Evidemment, ça joue bien mais je trouve que ça manque un peu de vie, notamment Lourau qui n’est pas très communicatif…bon, il fait encore jour et la sympathique scène des arènes est un espace concert assis, d’ailleurs on se fait un peu gronder quand on a l’audace de se tenir debout sur les barrières de sécurité. « Allez merde, tout le monde debout ! »… « Euh, non excusez-moi messieurs dames, passez une agréable soirée ». Bon, je plaisante.
Ensuite encore du Jazz, décidément c’est quoi ce festival de jazz qui programme du jazz…quel toupet ! Cette fois-ci je trouve ça plus enthousiasmant, c’est toujours assis puisque à la scène des arènes et le groupe s’appelle Sakesho.
C’est un quatuor parisien. Piano + Basse + Batterie + Steel pan. Le bassiste est un rasta relativement bien connu des musiciens : Michel Alibo. Putaing, il bouge bien ses dreads mais surtout il assure un max ! Les steel pan ce sont ces percus typiques de musique tropicale. Je le redis : c’est pas ma musique favorite mais je passe plutôt un bon moment. Merci.
Vient l’heure de The Roots, que j’avais vraiment envie de revoir. Direction la grande scène. Hélas, un quart d’heure plus tard est programmé Toumani Diabaté, que j’avais vraiment envie de voir, à la scène des arènes. Va falloir faire un choix difficile…
Depuis le départ de Rhazel, The Roots nous avaient livré un moyennement convainquant the tipping point, mais son récent successeur Game theory est nettement plus enthousiasmant et marque un retour aux roots…euh, suis-je clair ?
Finalement, vu les difficultés rencontrées pour suivre un concert sur la grande scène : sol bosselé, arbres en plein milieu du champ de vision, public bien massé…
je n’ai suivis, avec regrets, qu’un quart d’heure du concert des Roots et j’ai vraiment préféré qu’il y a 4 ans aux eurockéennes. Les chansons du dernier album sont bien explosives sur scène et l’apport d’un tuba énergique est un point positif.
Bref, un quart d’heure bien vitaminé qui fait bien bouger le corps et péter les neurones mais je fais le choix d’aller découvrir Toumani Diabaté à la scène assise des arènes…
Pas un choix facile, mais finalement on a touché les étoiles avec ce concert du musicien malien…
D’abord les conditions sont meilleures ici, ça y est des gens sont debout devant mais on peut y voir quelque chose, le son est très bon et l’ambiance dans les premiers rangs est vraiment très très bonne.
Toumani Diabaté est un joueur de Kora, reconnu dans le milieu de la musique africaine et qui a même récemment eu droit à un bout de célébrité grâce à sa participation au dernier album de Bjork…
Toumani est entouré d’une bonne dizaine de musiciens, chanteur et danseuse (tous originaires d’Afrique de l’ouest mais de pays voisins…) qui nous ont offert un moment magique où tous les repères temporels et matériels se sont vus modifiés.
Toumani s’est adressé parfois au public notamment pour nous évoquer la culture Mandingue de tous ces pays d’Afrique de l’Ouest: Guinée, Côte d’Ivoire, Mali… qui autrefois (avant la colonisation) ne formaient qu’un…Du coup ces propos ont rajouté de l’émotion à ce concert qui n’en manquait déjà pas.
Dans le public quelques africain(e)s sont aussi là et mettent une bien jolie ambiance !
Un voyage assez inoubliable qui se termine en apothéose avec l’arrivée sur scène de Dee Dee Bridgewater (dont le dernier projet musical explore ses racines africaines…) et ses musiciens qui ont joué plus tôt sur la grande scène (bon, je suis pas allé les voir à cause d’un mauvais souvenir persistant d’un tube sirupeux que chantait Dee Dee dans les 80s, désolé).
Donc, une bien belle fin de soirée et j’ai juste le regret que The Roots ait été programmé au même moment.
>> Réponse (le 20/08/2007 par Cyndy) TRISTE!
Trés attristée de voir l'ex princesse des FUGEES dans un état si pitoyable... Plus de voix, plus da charme, .../...La suite
The Roots 23 juillet 2007- Arênes de Cimiez, Nice Jazz Festival The Roots en concert, c'est toujours quelque chose à voir, parce qu'on vient chercher ici quelque chose que l'on ne trouve pas ailleurs dans ce milieu Hip Hop desormais trés formaté.
The Roots c'est une grosse tête d'affiche, d'excellents musiciens, .../...
The Roots en concert, c'est toujours quelque chose à voir, parce qu'on vient chercher ici quelque chose que l'on ne trouve pas ailleurs dans ce milieu Hip Hop desormais trés formaté.
The Roots c'est une grosse tête d'affiche, d'excellents musiciens, des mecs capables de jouer n'importe quel rythme et de rentrer dedans avec une fougue bien à eux, The Roots c'est un MC énergiseant et de haut vol, c'est Questlove bien sûr batteur GENIAL et âme du groupe.
Alors hier soir à la scène pinède des arênes de Cimiez bien remplies, c'était du Hip Hop jazzy, une reprise du "Master of War" de Bob Dylan sur presque 20 minutes !! des solos poussés des membres du groupe, une vraie joie d'être sur une scène qu'ils affectionnent et ça ce voit !
J'y retournerai forcement, sans me lasser, merci "The LEGENDARY ROOTS "! Réagir à cette critique
Dimanche 22 juillet. Une soirée soul avec John Ellison, Salomon Burke, Booker T & the MGS, Isaac Hayes et Charles Walker. Ce soir, je suis là à l’heure et je trouve un John Ellison en forme, débordant d’énergie, prouvant que l’âge ne marque pas certains hommes habités par la soul et le Rythm’n blues. Il nous attire, nous fait bouger et nous chauffe pendant près d’une heure.
Après ça, j’ai un peu de temps avant que Salomon Burke arrive et j’en profite pour aller rassasier une petite faim par une portion de socca (spécialité niçoise) avec un petit rosé bien frais… Je reviens sur la scène des jardins où les fidèles du King of soul sont très nombreux. L’arrivée très attendue de sa majesté Salomon Burke est à la mesure de cet homme très imposant, il entame d’entrée son premier morceau ravi de l’amour d’un public qu’il ne décevra pas. Je dois partir non sans un petit regret au bout de quatre morceaux, car ce soir, je suis là pour Booker T.
Je me dirige donc vers la scène des arènes. Assis à 3 mètres du groupe tout l’esprit et le son de Stax se mêlent au ressenti de la maîtrise et de la sérénité de ces musiciens et compositeurs hors pair.
Après quelques morceaux d’anthologie entrelacés de solos d’un Steve Cropper envoûtant et d’un Booker T hypnotisant, je repars serein et satisfait ne regrettant plus le King.
La soirée se poursuit par un Isaac Hayes décevant mais moins que Sly heureusement !
7 claviers sur scène, pas de cuivres, une prestation un peu somnolente
et un « Joy » où la sensualité de la voix à laisser place à l’ennui.
Je décide de repartir aux arènes où je découvre un Charles Walker explosif. Comme John Ellison ce sexagénaire a su garder une fraîcheur et un dynamisme véritable, me voilà replongé pour la troisième fois dans le passé et quelle joie !
Groundation 20 juillet 2007- Nice Cimiez Simplement FA-BU-LEUX ! Du grand Groundation, avec une qualité sur scène qui est à la hauteur des plus grands (au sens "technique"), un son parfait.... rien a dire sinon de ne pas rater le prochain concert de Groundation ! Réagir à cette critique
Nice Jazz Festival : Marcus Miller + Sly & the Family Stone 19 Juillet 2007- Arénes de Cimiez - Nice Le Nice Jazz Festival n’est plus à présenter, chaque année au mois de juillet, une cinquantaine d’artistes se succèdent sur trois scènes. Les spectateurs circulent selon leurs envies et peuvent s’arrêter entre deux concerts sur les nombreux stands .../...
Le Nice Jazz Festival n’est plus à présenter, chaque année au mois de juillet, une cinquantaine d’artistes se succèdent sur trois scènes. Les spectateurs circulent selon leurs envies et peuvent s’arrêter entre deux concerts sur les nombreux stands offrant des spécialités culinaires d’ici et d’ailleurs. Cette année, mon choix se portera vers les soirées funk, soul et world.
Jeudi 19 juillet. Deuxième soirée de ce festival, j’arrive un peu en retard. Il y a déjà beaucoup de monde dans les jardins venus voir le maître de la basse Marcus Miller qui est aussi multi instrumentiste (clarinette et piano).
Des mélodies ennivrantes aux solos percutants, il nous fait bondir et rebondir, révélant ses nouvelles compositions.
Deux reprises : Higher ground (Stevie Wonder) et Come together (Beatles), le show se finit par un hommage à Miles Davis : « …À chaque fois que je joue ce morceau, Miles est là avec nous ! », nous dit-il en français.
Ce concert aura ravi le public prêt à accueillir Monsieur Sly Stewart.
Cette deuxième partie de soirée que l’on attendait tant sera une totale déception !
Oh inutile de crier ou de me huer ! Je suis désolé pour les fans prêts à faire 200 Km pour voir leur idole, malheureusement pour eux, notre Sly n’est plus.
Moi aussi j’ai sauté de joie lorsque je l’ai vu au programme, j’en ai parlé à tout le monde et je suis tout excité lorsque le groupe entame « Dance to the music », auquel Sly ne participera pas n’arrivant qu’au deuxième morceau.
Fatigué et ramolli, il a du mal à marcher. Il remue les genoux aux rythmes de sa musique lorsqu’il est assis et il lève les bras vers son public, pas encore refroidi, qui l’acclame. Je compatis à son état de santé ... Sur un « Higher is higher » de 15 min nous ne le verrons que 2 min 15 avant qu’il reparte se reposer en coulisse pendant la moitié du concert.
Il rejoindra son groupe pour un « Family affair » acceptable puis nouvelle absence de Sly qui reviendra néanmoins à la fin dire au revoir à un public plus que mitigé. Je continue cependant à écouter ses magnifiques albums car il ne faut pas oublier que ce génie marqua plus d’une génération avec sa musique.