Bon alors, déjà, on mange au resto sur la plage du souleil, je prends un loup grillé, 'achement bon... (bon à savoir : les coupettes sont carrément énormes, d'ailleurs là-bas ils disent pas "coupette" mais "coupe"). Donc on décolle le ventre plein pour la Villa Rouge, Christian commence un peu à se tendre, le stress du bug des machines... La Villa .../...
Bon alors, déjà, on mange au resto sur la plage du souleil, je prends un loup grillé, 'achement bon... (bon à savoir : les coupettes sont carrément énormes, d'ailleurs là-bas ils disent pas "coupette" mais "coupe"). Donc on décolle le ventre plein pour la Villa Rouge,
Christian commence un peu à se tendre, le stress du bug des machines... La Villa se remplit assez vite,
Tom D dans la grande salle avec un son de folie, un caisson de basse qui résonne dans mon bidon qui ondule, ça part très bien, très festif, une clientèle joyeuse et initiée pour ce 2ème jour du printemps rouge... Dans la petite salle (où il fait vachement meilleur niveau température),
Cebb du Bar Live s'installe aux platines et ça rend l'atmosphère nettement moins agréable (désolée mais franchement j'accroche pas un brin) c'est décousu et incohérent, pas terriblement engageant pour se mettre à danser. La petite salle si fraîche se vide à moitié, et Mme
Christian Sims (Amandine pour les intimes) se met à angoisser à côté de moi.
2h du mat, sous pression,
Christian et
Thierry se foutent derrière leurs machines et c'est parti ! Transition très tranchante; dès les premières secondes du live, le rythme s'accélère, acquérant une fluidité et une efficacité envoûtante. Les clubbers se laissent faire, et l'énergie
"I love Tekhouse" (un titre pile-poil pour ce live) agit directement sur le bassin des p'tites nanas qui se rassemblent devant le plateau. En 5 min,
Christian et son déhanchement très hip-hop (photos et vidéo à l'appui si besoin...) reremplit la salle, ça se met à crier de partout, à bouger, à s'amuser quoi ! Le dancefloor est extraordinairement réceptif et réactif à ce qui se passe derrière les machines, et je crois que c'est là que tient la magie redoutable de
Christian Sims, dans cette capacité à communier avec son public, à le faire participer à son jeu, son live est un échange mutuel, passionnel et passionné, une véritable fusion des esprits au moyen des émotions du corps.
Pendant ce temps dans la grande salle...
Jack de Marseille a commencé à mixer, on va faire un petit tour histoire de jeter une oreille. Chaleur intense, public un peu statique, plutôt occupé à chercher un
"quatre-heures" qu'emporté par le mix, je reste 2 minutes, c'est propre mais rien d'exceptionnel, et je sens un étrange souffle qui m'appelle because...
I love Tekhouse aussi beaucoup... Je ramasse mon oreille et je retourne au point de départ; la différence d'ambiance est saisissante, indice d'agitation maximum, hurlements constants et popotins hystériques, c'est l'effet
Christian Sims, eh ben on en a de la chance ! Evidemment trop court, le live se termine sous les applaudissements et les cris exaltés d'un public absolument conquis, pas de bug redouté et une performance impeccable des deux machinistes de la Tekhouse, une implacable efficacité qui a bousculé tout le monde, la soirée est lancée, et admirablement !
Anorak prend le relais sur le même ton, et nous offre un set de qualité, en continuation parfaite du live, ça retourne et ça entraîne,
Anorak : chapeau !
Pendant ce temps dans la grande salle...
Jack de Marseille s'est mis en place, cette fois ça danse et ça frappe comme il faut, on dirait que la soirée s'emballe, MAIS, aberration caractérisée et à mon avis artistiquement et humainement préjudiciable, la Villa Rouge, frappée comme tous les Clubs de la région d'un arrêté préfectoral, doit fermer ses portes à 4h, et évacuer les clubbers déchaînés et les Dj's tous justes à point ! Soit dit en passant, les afters ouvrent à 5 h, et ça donne une foule de gens très excités éparpillée dans les rues de la ville, un peu saoûl un peu tout, pas près d'aller se coucher, je trouve que c'est une drôle de décision (dans quel but d'ailleurs ? Est-ce qu'il est interdit de s'amuser seulement de 4 à 5 ? ). J'avale mon verre (en plastique et sans complexe) et on fonce dans la Clio retrouver notre toutou en pleine forme (hélas...). Retour vers Marseille tranquillou, everybody est bien fatigué, vidé, mais ressourcé, ça fait du bien de faire la fête, ça fait du bien de voir (et d'entendre) qu'il y a toujours de vrais artistes, des artistes pour qui le djing est avant tout au service de la danse et du plaisir, un pur travail de communion, d'échange et de passion. Morale de la soirée :
I love Tekhouse and I love
Christian Sims !
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