2e concert pour moi, avec les 3 dandys deschiens des Fire Warriors. La meilleur façon de ne pas devenir dingue avec eux est de ne pas essayer de les définir, ni musicalement ni physiquement. Musicalement ça change tout le temps, et physiquement le seul qui aurait une tête à être un garçon équilibré, détruit d'entrée tous les espoirs en portant ce soir une chemise, mon vié, une chemise, cong... au delà de la hideur !
Petite différence d'ambiance : à l'
Epicerie le public leur était acquis, tandis qu'ici il ne les écoute guère. C'est dû à la forme du lieu aussi (le bar est très loin) et probablement à la gratuité ! En fait il y a environ 10 personnes qui écoutent, donc potentiellemment 3 fans à part moi.
Mais croyez-vous que cela les démonterait ? Pas du tout. Le groupe se lance sans peur dans du gospel, du blues, de la country (reprise fort efficace de Ring of Fire de Johnny Cash). Ils n'ont pas peur de jouer (certes avec talent) des airs de bossa nova ou un slow en français (le tube de 2003 ?) qu'on pourrait bien qualifier de ...nazes. Ce qui ne serait pas vraiment insultant dans la mesure où c'est bien avec cet accessoire que se font les percussions dans ce groupe!
Heureusement après la pause, on tape dans du plus pêchu, pour mon plus grand plaisir : c'est bien pour cette partie-là que je suis revenu les voir.
L'énervement du chanteur conduit le groupe à sonner comme du Buck 65 (rap blanc hystérique), un morceau me fait même clairement penser aux Beastie Boys ! Ils font ensuite un rock d'enfer qui rameute quelques jolies nymphettes devant la scène (du coup on voit plus les FW mais la vue n'est pas pire qu'avant, au contraire).
Et viennent enfin les morceaux du LP sorti il y a quelques mois. L'ayant malencontreusement égaré, je ne sais plus trop leur nom, désolé pour le futur biographe des FW ! En tout cas ils jouent le fameux morceau de techno nasale (Lipstick/Lipposuccion ?) qui pousse bien au cul, il font aussi un morceau de The Wind bloooooooows, chanson qui me fait toujours marrer !
Et puis un fabuleux morceau que j'avais oublié, World Trade Center, qui ressemble, faute de mieux comme comparaison, à du metal unplugged ! En tout cas une rythmique nasale à faire danser un CRS en faction. Après un slow bluesy encore, ils font mine de partir.
Pour le plus grand trépignement des 3 fans qui réclament à corps et à cris "Fire Warriors", l'anthem du groupe (They got a masterplan !). Evidemment ils reviennent sans se faire prier pour une version très bien mais pas assez forte. Remarque générale ce soir-là : j'étais à 3 mètres de la scène et je trouvais pas ça assez fort, j'ose pas imaginer accoudé au bar à 20 mètres de là !
Et pour finir, toujours sur le mode metal unplugged, nous avons droit à une reprise couinante de Back in Black d'Ac/DC . A la réflexion, peut-être encore plus couinante que l'original, on croirait que le chanteur s'est coincé les testicules dans un moulin à viande... Et puis encore, n'en jetez plus, une reprise (moins inspirée mais c'est une dédicace) de Boys don't cry de Cure, bien sympa quand même !
Ne serait-ce que parce que ces types font le même concert devant des gens qui les écoutent ou ne les écoutent pas, je les trouve décidément très sympathiques et à leur façon, pros !
Je suis sûr qu'un jour les Fire Warriors, au choix :
- vont envahir la Terre en assommant tout le monde avec leurs chansons les plus débiles (comme dans Mars Attacks) ;
- vont faire un tube, gagner une Victoire de la Musique et jouer avant Patrick Fiori au Dôme ;
- vont jouer devant plus de 30 personnes.
Quel que soit votre objectif dans ces trois, Hail to the Fire Warriors ! Live in Marseille est avec vous les gars !
Photos prises par
Pirlouiiiit sur la fin de leur passage (nettement moins inspire*) au Pub Notre Dame le samedi d'avant
* en tout cas rien a voir avec le delire du premier concert ou je les avais vu
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