The Vines 24 avril 2004- Au Botanique à Bruxelles. On peut dire que les Vines se foutent pas mal des gens qui payent pour venir les voir! 18 euros pour même pas 3/4 d'heure de concert... Faut pas se géner les gars! Il faudrait p-e essayer de casser moins de guitares et de micros ça vous couterait .../...
On peut dire que les Vines se foutent pas mal des gens qui payent pour venir les voir! 18 euros pour même pas 3/4 d'heure de concert... Faut pas se géner les gars! Il faudrait p-e essayer de casser moins de guitares et de micros ça vous couterait moins cher et vous pourriez ainsi rester un peu plus longtemps... c un groupe qui ne vaut pas du tout la peine d'être vu, qui se fout royalement des personnes qui achètent les places de concerts et les cds... y a pas de mots pour décrire ma déception à la fin du concert des vines... Réagir à cette critique
Vic Chesnutt 28 septembre 2003- les nuits botaniques, Bruxelles Bonne nouvelle pour ses fans : Vic va plutôt bien.
Dans l’ambiance chaleureuse et intime de la Rotonde du botanique, il a donné un concert d’une grande et rare générosité, empreint même d’une certaine sérénité. Même si la douleur qui est la sienne .../...
Bonne nouvelle pour ses fans : Vic va plutôt bien.
Dans l’ambiance chaleureuse et intime de la Rotonde du botanique, il a donné un concert d’une grande et rare générosité, empreint même d’une certaine sérénité. Même si la douleur qui est la sienne est toujours présente de manière diffuse à travers les textes, on est aujourd’hui loin de l’atmosphère angoissante de ses premiers concerts.
Certes il a égrené dans l’ordre tous les titres de son dernier album Silver Lake (ne reprenant que 2 anciens titres en rappel), mais seul avec sa guitare et quelques samples, il en a rendu une version plus personnelle et dépouillée qui permettait de mieux faire apprécier la grande qualité des textes à un public averti et hautement respectueux (mis à part une poignée d’imbéciles toujours persuadés qu’être fan de concerts oblige à rester debout pour ne pas passer pour un ringard, même si la majorité des places sont assises et qu’on empêche une partie du public de voir l’artiste).
Il était visiblement serein et ravi d’être là, heureux de nous raconter la genèse de chaque chanson avec humour et malice et donnant même rendez-vous au public pour signer des autographes à l’issue du concert.
Même si les compositions ne sont plus aussi mélodieuses ou trippantes que sur « drunk », « west of rome » ou " is the actor happy ", Vic Chesnutt prouve une fois de plus qu’il est de loin le plus grand songwriter américain (des titres tels que « girls say » ou « the sultan so mightly » sont des splendeurs absolues qui valent à elles seules la peine de se procurer l’album) ainsi qu’un artiste très généreux et attachant, le seul qui plus est, à ma connaissance, qui sache si bien imiter la trompette avec la bouche.
Et s’il s’applique toujours autant à faire trainer les iiii.. et à hurler parfois au loup, son cynisme si particulier nous fait aujourd’hui plus sourire que pleurer. Réagir à cette critique
The Donnas 26 septembre 2003- Botanique, Bruxelles Qu'il me soit permis d'entrée de jeu de décerner un carton rouge à The Rapture, qui n'a même pas daigné bouger ses fesses jusqu'à Bruxelles alors que j'étais impatient de voir sur scène la nouvelle coqueluche des chantres du retour du rock écrivant .../...
Qu'il me soit permis d'entrée de jeu de décerner un carton rouge à The Rapture, qui n'a même pas daigné bouger ses fesses jusqu'à Bruxelles alors que j'étais impatient de voir sur scène la nouvelle coqueluche des chantres du retour du rock écrivant des des journaux aussi variés que Libé, Le Monde ou Rock n'Folk (bizarrement, pas de trace dans Le Figaro...)
Bref, arrivée traditionnelle au Bota en tram puis direction l'Orangerie où jouent les groupes de ce soir. Sur le programme, Serafin, The Rapture et The Donnas. A l'arrivée, un groupe dont j'ai oublié le nom, mais c'était quelque chose du genre White Snake Horse (en tout cas, nulle trace sur le programme) qui termine un set plein d'énergie mais avec un son vraiment pourrave. De toute façon, leurs compos ne méritaient pas beaucoup mieux et seul un jeu de scène relativement bien au point a sauvé leur performance à mes yeux.
Une petite pause plus tard, retour dans la salle pour Hollywood P$$$ Stars, tels qu'annoncés pudiquement sur le programme. Il faut en fait lire Hollywood Porn Stars, détail qui méritait vraiment d'être conté ! Il s'agit d'un quatuor liégeois (oui oui, la ville du café ou du chocolat du même nom, et aussi des gauffres pour les plus gourmand(e)s d'entre vous) qui réussit avec bonheur le grand écart d'influences entre Buckley et les Clash. Quoique, si on gratte bien, on retrouve chez Buckley des reprises du MC5 ! Au final, deux guitaristes chanteurs bons et inspirés mais une section rythmique parfois un peu faiblarde, une bonne maitrise de la scène et des compos aux intros légères et aériennes finissant parfois en riffs incandescents, voilà qui dresse assez bien la silhouette de ce sympathique groupe belge. Ils méritent même un carton bleu du fair play, car juste après avoir annoncé au public le forfait de The Rapture, nos amis Liégeois ont livré - et cartonné - une reprise des New-Yorkais. Sympa! Et puis petit plaisir, l'intro de Sweet Child O'Mine servie pendant un changement de corde de l'un des deux gratteux.
Les Guns, groupe phare de mon adolescence boutonneuse et chevelue, voilà une transistion qui tombe à pic pour parler des Donnas. Je n'en fais pas mystère, vous commencez tous à savoir que c'est mon coup de coeur rock de l'année, j'étais vraiment impatient de les voir en concert.
Ca commence par un You Could Be Mine balancé à fond sur la sono du Bota, lumières clignotantes de partout, pour accompagner leur entrée en scène.
La bande son se tait et place au show ! Attaque comme l'album sur "It's on the rocks" bien maitrisée. Le son est excellent - alors que dieu sait qu'il n'est pas facile à dompter dans cette salle - avec ce bon petit côté roots que gomme souvent le mixage et le mastering sur CD. On continue sur un medley Hyperactive/All messed up et après je dois dire que j'ai un peu laissé tomber le compte, occupé que j'étais à créer un pogo au sein d'un public un vraiment mou, qui avait surement du confondre concert et peep show si j'en crois les "I wanna see your tits" qui fusaient de l'assistance entre les chansons.
Enfin bref, après ce petit moment de poésie toute rock n'roll, revenons à nos moutons : le son est bon, ça bouge bien sur scène mais le public est à chier. Et comme un batteur de hard des années 80, la batteuse en rajoute des tonnes (mais elle frappe bien, mine de rien !) Elles restent également très distantes. Petite déception également car les filles ne s'éloignent que très rarement des versions studios, y'a pas d'impros... Vraiment à la Guns quoi!
Conclusion : j'ai adoré l'album mais la performance live m'a déçue. OK le son était canon - et on a tendance à l'oublier, c'est quand même la moindre des choses - mais tout était attendu et sans surprise, et pour tout dire sans coeur, sans folie, sans passion... Du boulot bien fait, certes, mais est ce vraiment celà le rock n'roll ? Réagir à cette critique
Peaches 21 septembre 2003- Botanique, Bruxelles Salut à tous !
Après tout un été de mutisme, voici donc votre chronique préférée de retour pour une nouvelle saison de concerts qui s'annonce de la meilleure façon qui soit et qui a commencé dimanche soir avec la prestation incandesente de .../...
Salut à tous !
Après tout un été de mutisme, voici donc votre chronique préférée de retour pour une nouvelle saison de concerts qui s'annonce de la meilleure façon qui soit et qui a commencé dimanche soir avec la prestation incandesente de Peaches.
Pour une fois je n'étais pas tout seul à triper puisque le groupe Bless au grand complet m'a fait le plaisir infiniment rock n'roll de venir à Bruxelles s'enfumer la tête pour 12 heures seulement avant de repartir vaillamment au boulot avec le Thalys de 6h40 lundi matin... Mais ils ne seront pas venus pour rien!
La première partie du concert est assurée par Broadcast, groupe anglais on ne peut plus alternatif, qui mélange des influences aussi variées qu'Air, les Doors et le punk pour la section rythmique dans un joyeux bordel electro-rock expérimental. C'est étrange mais pas désagréable ; en tout cas la flamme est là et le public autant que nous mêmes apprécie l'effort.
Un entracte et quelques bières plus tard - et là je dis quelques afin de ne pas effrayer les âmes sensibles qui pourraient éventuellement se trouver dans la liste de distribution de cette feuille de choux à prétention vaguement musicale, dans la mesure où j'ai déjà recu quelques remarques à ce sujet - nous fendons la foule pour arriver au premier rang dès le début du concert de Peaches. Et là, le spectacle commence !
Instantanément, un esprit furieusement rock n'roll descend dans la salle sur un public médusé. Merill Nisker, Canadienne de Toronto vivant aujourd'hui à Berlin débarque seule en scène, tenue sexy, la chanteuse débute un show incroyable sur une bande (gros) son avec une guitare en main, ajoutant à celle-ci un riff punk du meilleur effet. "Dans ta face" semble-t-elle nous dire d'entrée de jeu. Sa présence scénique est tout bonnement hallucinante et colle à son electro-punk nihiliste comme un jean moulant à une belle paire de fesses. Fesses, car il n'est question que de celà dans ces chansons, dont on notera au passage les titres aussi évocateurs que "Suck and let go" ou encore "Fuck the pain away".
C'est quant elle est rejointe sur scène par deux danseuses affriolantes que le show devient total, Merill se faisant entre autres attacher, exécutant un duo virtuel avec Iggy Pop dont l'image est projetée sur un écran et simulant un même un malaise en crachant du sang sur le public à la fin du concert...
On ne ressort évidemment pas de là indemne, et si j'en crois ce que je vois sur les visages du nombreux public autour de moi, nous sortons tous d'un trip de deux heures extraordinaire... Après une telle performance, il nous faudra d'ailleurs à tous une bonne demi-heure pour redescendre des sommets où Peaches avait su nous emmener !
Et en bonus DVD, nous avons même croisé les demoiselles à la fin du concert et les avons aidé à porter leurs cartons jusque dans le camion !
Conclusion : une expérience à tenter absolument, du grand esprit rock n'roll, au Trabendo ce vendredi pour les Parisiens.
A bientôt pour de nouvelles aventures, Réagir à cette critique
Overhead + The Raveonettes 15 mai 2003- Le Botanique, Bruxelles Salut à tous,
retour au Bota une semaine après le grand ramonesage de tympans à la sauce punk, cette fois-ci en charmante compagnie puisque Claire et Mélanie ont décidé ce soir d'envoyer bouler Chopin et Beethoven pour plonger dans le grand .../...
Salut à tous,
retour au Bota une semaine après le grand ramonesage de tympans à la sauce punk, cette fois-ci en charmante compagnie puisque Claire et Mélanie ont décidé ce soir d'envoyer bouler Chopin et Beethoven pour plonger dans le grand chaudron rock... Chapeau mesdemoiselles !
20h, il n'y a presque personne alors qu'Overhead prend place sur scène. Une séance de roulage sous les yeux bienveillants du molosse qui garde la porte d'entrée plus tard et le concert commence, avec lui la douce caresse mélodique de ces quatre jeunes français aussi. Dommage que le public soit venu si peu nombreux découvrir cette musique teintée de Buckley, de Radiohead et de Led Zep façon The rain song. Un bassiste bien dans le ton, qui nous a offert des milliards de plans ; le batteur et le deuxième gratteux corrects. Le chanteur est pas mal, avec une voix un peu à la Saybia. Il m'a fait triper, le con, à avoir les même basket jaunes que moi ! Je l'ai quand même trouvé un peu juste niveau voix, ne retrouvant pas la pureté ni le timbre cristallin de l'album. Le début du concert le fait bien, avec de bonnes montées d'ambiance ; les versions proposées s'éloignent peu ou prou de l'album et durent bien. Le public, au départ dubitatif (attention, je n'ai pas dit éjaculateur précoce), commence à apprécier nos quatre amis. D'après ce que je vois, quelques connaisseurs ont eu le bon goût de venir comme moi accompagnés de jolies filles, ce qui ne gâche rien. Cependant, au bout d'une demi-heure de concert, je commence à sentir un peu de lassitude. Si le groupe est bien au point musicalement et maîtrise bien les effets, divers et variés, qui composent le background sonore de leurs morceaux, la communication avec le public n'est pas vraiment leur fort. D'accord, ce dernier était plus que clairsemé, mais quand même, je l'ai senti prêt à s'enthousiasmer à condition d'y être un peu aidé. Làs, Overhead est agréable à écouter mais les musiciens sortent rarement de leur trip pour partager avec l'auditoire et j'ai eu l'impression qu'ils jouaient leur musique avant tout pour eux. La performance scénique m'a laissé sur ma faim, malgré un bon son (mis à part une basse un peu saturée) et une bonne maîtrise technique globale. Malgré tout, courrez acheter leur album et écoutez-le en boucle, ça vous fera du bien (surtout toi Nobs!)
Une demi-heure plus tard, changement radical d'ambiance pour la tête d'affiche de la soirée, The Raveonettes, quatuor danois passé par Manchester. Salle bondée, où tous les anglophones de Bruxelles semblent s'être donné rendez-vous. Après la quiétude paisible d'Overhead, le volume semble bien avoir décuplé, de même que l'énergie contenue dans les chansons. Le style est un peu bizarre et en tout cas c'est difficile d'accrocher dès les deux-trois premières chansons. Il faut d'abord comprendre la philosophie de nos amis vikings - garage avec que des chansons en si mineur - et se laisser aller au rythme de leurs riffs de déménageurs. A la fin de la première chanson, je comprends vite que c'est un peu trop violent et trop fort pour les filles, qui s'éclipseront finalement à la fin du quatrième morceaux. C'est vrai que le son est très agressif et que les basses ont de méchants airs de ce qui se fait dans la fosse à Bercy, au moins au début du concert. Ca ira mieux sur la fin. Tout l'album défile (facile, il dure 26 minutes et compte 8 chansons) plus quelques inédits qui sortiront sur le prochain opus. Un heure de concert plus tard, rappel compris, on retient le look du groupe, le chant bizarre à base de double voix chanteuse (qui joue de la basse aussi, respect!) - chanteur et le jeu de scène du guitariste qui se donne bien. Quant à la musique, comme je l'ai dit plus haut, on aime ou on aime pas, c'est ça l'avant garde. Réagir à cette critique