Le temps de manger un bout, j’arrive un peu à la bourre au Café julien. On n’est visiblement pas très nombreux à avoir eût le courage de sortir en ce début d’hiver. Lorsque j’arrive, Pako Sarr (voix) est seulement accompagné du jeune Oumar Kouyatte (Kora, chant) et c’est le dernier titre avant la pose.
Juste le temps de découvrir (il ne reviendra pas) la voix d’or du jeune Kouyatte. Le petit dernier de la grande famille de griot dégage une sérénité et une maîtrise impressionnantes.
A la reprise, Pako Sarr revient avec sa guitare au chant, tandis que basse, guitare et batterie l’accompagnent. L’appellation pop world correspond assez bien à son répertoire. Les premières chansons très pop, presque folk vont rapidement s’orienter vers un groove discret et terriblement efficace qui va venir porter la voix de Pako Sarr. L’ambiance est détendue, les musiciens sont tout sourire, Pako dégage ce petit quelque chose en scène qui fait que le public répond naturellement à ces appels. Pendant cette seconde partie de soirée, Pako Sarr et son groupe, Juan Cruz Bernabo (basse), yannick Guerin (guitare) et Dimitri reverchon (batterie) vont tout en finesse, passer de la pop-folk à des ambiances nettement plus jazz voir franchement rock sans perdre ce groove aux accents de world qui va monter tout au long du set. Ils peuvent même se permettre en rappel de reprendre Sexual Healing (Marvin Gaye) suivi d’une version rock de Rédemption Song (Marley).