alors là...alors là...MAIS ALORS LA!!!!!! ça faisait longtemps que j'avais pas vu ça à Marseille. Au départ pourtant, rien d'alléchant; mardi soir, concert gratuit, du funk. Au café Julien, salle qui, même si elle reste charmante, n'a rien proposé de très excitant récemment... quand au funk, les DJs restent quand même difficiles à égaler...
Mais alors là.... j'arrive en retard au Café, et là, première surprise, la salle est pleine, et en plus une super bonne humeur y règne. Apparemment un public de fidèles (déjà?) coup d'oeil vers la scène, je vois six gaillards en costume de funk traditionnel, mais cette fois plutôt élaboré, avec notamment le bassiste qui s'est enfoncé un téléviseur sur la tête; deuxième surprise, la musique: groove imparable, riffs de guitare mesquins, mise en places funk proches de la parodie, très peu de paroles, à la limite du slogan, solos complètement débiles et bien sentis. Excellent. Tout d'un coup, le guitariste ( un incroyable sosie de Thomas, ex-guitariste d'Homosuperior -d'ailleurs les déguisements et les mises en place de Slump y font un peu penser aussi) se met à présenter tous les musiciens, mais dans des borborygmes incompréhensibles (à la Kenny de Southpark) complètement assumés. Là c'est la grande différence avec d'autres groupes de funk, Slump se permet des dérapages où ils pourraient "perdre" le public (simulation de panne de courant, musique qui reste bloquée, dissonances persistantes), mais ça passe très tranquillement, la bonne humeur et les tournes ultra dansantes du groupe leur permettent ce genre de loufoqueries. En fait, tous ces tours de passe-passe sur scène m'ont aussi beaucoup rappelé Opossum, qui faisait ce genre de "blagues" au public (notamment lors du concert en hommage à Hendrix dans ce même café julien, même bonne humeur du public, costumes délirants, musique azimutée...).
Honnêtement, mise à part la scène electro-reggae-hiphop, je n'avais pas vu un tel groupe depuis longtemps à Marseille, simplicité, qualité, joie communicative; allez, on chipote, il manque peut-etre un ou deux refrains qui tuent pour relever encore un peu la sauce. Bref, si vous pensez que le funk est mort, ou si vous voulez juste faire la fête, ruez-vous au prochain concert.