Il y a un an, environ, j’étais tombé sur un groupe jazzy sur Mezzo, qui m’avait fait arrêter de zapper pour suivre tous le document racontant leur cursus musical. Un truc indescriptible, ceux a quoi ça ressembler le plus pour moi à l’époque était les parties instrumentales des Beasties Boys sur « Ill Communication » repris par un Jimi Hendrix jazzy.
Voilà ma rencontre avec Medeski Martin & Wood.
Alors quand j’apprends qu’ils font un concert à Nice, ni une ni deux, j’achète ma place et me téléporte pour Nice, dans une petite salle, avec uniquement des places assises (merde !) plus un théâtre qu’une salle de concert, et je piaillent d’impatience en voyant le matos sur scène.
Le fly à l’entrée dit que MMW sont au jazz contemporain ce que Jimi Hendrix était à la pop rock. Et puit aussi qu’ils sont maintenant des pointures aux States, merde je suis rentrés dans le star system ?
Nan, et puis je m’en fout, depuis la première rencontre télévisuelle j’ai acheté leur album, et leur univers est tellement grand que c’est presque réducteur de les comparait à un style existant. Medeski Martin & Wood font du MMW.
Le concert est superbe, des problèmes de niveau de son ne seront même pas gênant.
Ce fut un voyage, d’entrée le Chaos s’installe sur scène, j’ai l’impression que trois musicien sortis de nulle part jouent n’importe quoi et n’essayent même pas de s’accorder entre eux.
Imaginer la terre, qui se convulse, qui explose, qui se tord, qui souffre, pour d’un coup donner naissance à une rose d’une beauté sans égale, la vie à était crée.
MMW tout au long d’un set très bien maîtrisé, nous ont emmené dans leur univers pour nous laisser voir des chose splendides qui naissaient d’un chaos destructeur et déstructuré.
Malheureusement j’ai l’impression que beaucoup de monde sont venus voir MMW dans une pensée de voir une « bête curieuse », et donc le lien avec le public sera très faible, mais bon eux aussi en bon Américain ne chercheront pas non plus à nous faire rentrer dans leur délire, il n’y a pas d’échelle, à chacun de se débrouiller.
Pour ma part, le fauteuil doit se rappeler de moi et de mes gesticulations, alors que cela me paraissait « facile » et réducteur, la comparaison avec Jimi Hendrix est vraiment intéressante, il y a un travail sur le son, le rythme, l’ensemble de leur compos qui fait que l’on a plus l’impression de voir des aventuriers en terre inconnue, qu’un jazz-band, même dit contemporain.
MMW font partie des groupes tel Massive Attack, Radiohead, Bjork, ils font leur musique et ne s’embarrasse point de préjuger.
J’attends avec impatience de pouvoir les revoirs, et debout et dansant ce coup-ci, avec peut être juste un peut plus de rapport avec le public (mais bon c’est vrai que le public ne les a pas aider non plus). MMW Rules !!