Un jour de grève pluvieux il faut beaucoup de motivation pour tenter d’arriver à
La cigale !
J’ai failli craquer plusieurs fois devant les rames de métro bondées et une petite balade mouillée mais j’étais tout de même intriguée par ce bluesman français.
Je ne connaissais pas
Bill Deraime et
ses Mystics Zebra autre qu’avec l’article de concert and co de 2002.
Pas de première partie sur ce coup, une entrée simple, un accueil chaleureux. Les fans sont là, toutes générations confondues.
On commence par chauffer la salle avec Quelqu’un appelle pour répondre en chœur le « aïdiadiadio… ».Puis c’est une avalanche de blues profonds. On entend parfois des petites tonalités reggae comme avec ce super tube
Babylone tu déconnes repris à tu tête par toute la salle (de toutes façons il les connaissent toutes !).
J’adore l’ambiance bon enfant qui règne dans cette salle. Les grands rockeurs aux cœurs tendres sont tous là et les spectateurs sont très détendus, beaucoup de photographes, ici presque tout est permis et pour une fois, on se sent bien. Après
Plus besoin d’ailleurs, Qu’est ce que tu vas faire, ou
Secoue-toi on fait un entracte. (j avais pas l’habitude de ça moi, c’est la mode à Paris !)
Puis c’est reparti pour un nouveau set : Le train roule, Je rêve, Faut que je me tire ailleurs.
Toujours aussi attachant, avec ses petits trous de mémoire où il demande même l’aide du public, sa phrase préférée « Ca va toujours ! C’est cool ! ».
Impossible de ne pas parler des musiciens sensas qui l’accompagnent, surtout
Mauro Serri hallucinant avec sa panoplie de guitares et
David Hadjadj au synthé et ses soli ahurissants.
Cette fois ci il y avait bien une basse d’ailleurs.
Si vous êtes en manque d’une soirée bœuf entre potes n’hésitez plus, c’est la bonne adresse pour de la bonne musique et une décontraction assurée !